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ActualitéWalloniemercredi 18 décembre 2024

Les problèmes de transport scolaire

Synthèse

Loïc Jacob a dénoncé l’arrêt soudain d’un transport scolaire à Hamoir, après réexamen du dossier par le TEC, alors que des élèves de maternelle et de primaire risquaient de devoir emprunter seuls des lignes régulières et traverser une nationale pour rejoindre leur école. Il a demandé une clarification des critères de la circulaire et une solution pour les familles concernées. François Desquesnes a indiqué avoir saisi ses services pour examiner le dossier et rechercher une solution, tout en rappelant les contraintes budgétaires et la nécessité de développer des alternatives locales comme le covoiturage. Le ministre a précisé vouloir privilégier, dans ce cas ponctuel, la solution la plus humaine possible, tandis que le député a suggéré de prolonger le dispositif jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Débat · 3 interventions

  1. LJ
    Loïc Jacob
    Les Engagés

    Monsieur le Ministre, encore une question sur les transports en commun puisque, hier, la presse relatait la situation particulière de parents et d’élèves de l’entité de Hamoir – que je connais particulièrement bien – et de transports scolaires vers l’école d’un magnifique petit village qui s’appelle Filot. Petit point sur la situation: il y a quelques années, une école a été obligée de fermer, faute d’élèves. Les élèves se répartissent dans les écoles des villages voisins. Pour permettre aux populations peut-être un peu plus fragilisées d’aller dans ces écoles moins desservies par les transports en commun, un transport scolaire est mis en place, avec l’autorisation de l’ensemble des administrations. Jusque-là, tout allait bien. Et puis, au mois de novembre de cette année, patatras! La directrice, qui fait bien son travail, demande une prise en charge supplémentaire, qui lui est accordée. Et puis, le 25 novembre, le chauffeur de car arrive à l’école et signale gentiment à la directrice qu’il n’y aurait plus de transport scolaire pour l’ensemble des élèves, sans courrier préalable à l’administration, ni même à l’administration communale, ni même à la direction de l’école, qui aurait peut-être pu trouver des moyens alternatifs de répondre aux besoins. La raison? Une réanalyse du dossier par le bureau régional du TEC, qui juge que ces petits élèves ne rentrent plus dans les critères de la circulaire. Grâce à la mobilisation des élus locaux, une solution transitoire a été mise en place jusqu’au 20 décembre. Mais, Monsieur le Ministre, le 20 décembre, on y est. Et donc, en l’état, au mois de janvier, si rien ne change, les élèves de maternelle et de primaire devront prendre les lignes régulières seuls, traverser une nationale et un village seuls pour aller dans l’établissement scolaire de leur choix. Et ce qui est encore plus aberrant, c’est que ce transport scolaire va continuer à circuler et prendre exactement le même itinéraire puisqu’il doit desservir d’autres établissements. Mais il ne chargera plus ces élèves qui ne respectent pas ces critères. Si j’évoque ce sujet, Monsieur le Ministre, c’est pour mettre en lumière les écueils de la circulaire actuelle. Comment comptez-vous travailler la question du transport scolaire, de manière générale? Que pouvez-vous répondre aux parents qui sont dans la situation que je viens de décrire?

  2. FD

    Monsieur le Député, en ce qui concerne la situation locale particulière, j’ai demandé à mes services qu’ils se penchent sur le dossier et qu’ils essaient de trouver la meilleure des solutions. Ceci étant, il est impossible de faire circuler des bus s’il n’y a pas les moyens budgétaires – loin de là – pour prendre en charge l’ensemble des élèves qui se destinent au réseau scolaire, et notamment dans les endroits où la population est relativement dispersée. Il faut donc trouver également des solutions. Et j’en appelle aussi à l’imagination et à la créativité au niveau local. Des solutions de covoiturage sont souvent des solutions qui permettent de trouver des solutions concrètes. Je pense qu’à l’avenir, nous devrons davantage travailler sur ce type de solution si l’on veut résoudre à la fois la nécessité d’amener des élèves – y compris ceux qui vivent dans des zones isolées – vers les écoles et répondre à ces besoins en toute sécurité, et d’autre part être dans une situation où la durée de trajet n’est pas excessive d’une part, et où, d’autre part, le coût pour la collectivité – le coût à la fois budgétaire, mais également le coût environnemental – est équilibré. Il va falloir travailler sur ces enjeux de mobilité scolaire. Mais ici, en ce qui concerne le dossier ponctuel, on va essayer de trouver la solution la plus humaine possible. Surtout que la question se pose en année scolaire, ce qui est évidemment une difficulté supplémentaire.

    Agressivité 92%Constructivité 90%Factuel 82%Émotionnel 93%
  3. LJ
    Loïc Jacob
    Les Engagés

    Monsieur le Ministre, merci pour votre réponse et merci d’avoir pris en considération le sujet évoqué. Je vous rejoins : il faut que chacun puisse faire la part du travail qui lui revient et puisse discuter avec l’ensemble des acteurs. En l’occurrence, ici, je pense qu’une des solutions serait de permettre une prolongation du dispositif jusqu’à la fin de l’année scolaire afin que chacun puisse avoir le temps de trouver une solution alternative. Il ne faut pas oublier l’objectif, qui est de permettre à un public plus défavorisé d’accéder à l’école de son choix.

    Constructivité 75%Émotionnel 44%

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