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UrgenteWalloniemercredi 16 avril 2025

Les inquiétudes du Relais social du Brabant wallon» Question urgente de Mme Céline Tellier à M. Yves Coppieters, Ministre de la Santé, de l’Environnement, des Solidarités et de l’Économie sociale, sur «la pérennisation des actions du Relais social du Brabant wallon

Synthèse

Les députées ont alerté sur les difficultés budgétaires du Relais social intercommunal du Brabant wallon, dont une grande partie des subsides est jugée non structurelle, dans un contexte de sans-abrisme et de mal-logement touchant aussi cette province. Elles ont demandé des garanties sur la pérennité des maraudes, de l’hébergement d’urgence et des projets menés avec le Housing First et « Territoires zéro sans-abrisme ». Le ministre a confirmé un financement structurel de 117 000 euros pour 2025, l’appui du Housing First à hauteur de 250 000 euros et des moyens importants liés au PRW 235, tout en soulignant le caractère temporaire de certains dispositifs et leur non-pérennisation automatique. Il a admis que ces financements restent insuffisants et a indiqué que la question serait à nouveau examinée dans les ajustements budgétaires à venir.

Débat · 7 interventions

  1. Monsieur le Ministre, dans la presse de ce matin, le journal L’Avenir consacre une page à la situation du Relais social intercommunal du Brabant wallon qui y fait état de ses difficultés budgétaires, puisque la directrice du relais social indique que 80 % des subventions sont facultatives et non structurelles. Avec certains collègues de ce Parlement, Mme Tellier, qui interviendra juste après moi, mais aussi Mme Gysen, nous avons rencontré, à la demande de la directrice, l’équipe du Relais social intercommunal du Brabant wallon vendredi dernier. La situation du Brabant wallon est particulière, puisque nous n’avons pas de ville de plus de 50 000 habitants et nous avons un relais social intercommunal qui existe depuis maintenant trois ans à l’initiative des CPAS de Wavre et de Nivelles. Monsieur le Ministre, connaissez-vous la situation du relais social? Comment peut-on répondre aux besoins des équipes? En effet, la situation du Brabant wallon n’est pas la même que dans les autres relais sociaux de Wallonie.

    Agressivité 61%Émotionnel 54%
  2. Monsieur le Ministre, n’en déplaise aux clichés, le Brabant wallon souffre aussi de sans-abrisme et de mal-logement qui touchent aujourd’hui près de 900 personnes dans notre province et près de 287 enfants. C’est un enjeu considérable qui explique l’existence du Relais social intercommunal du Brabant wallon depuis trois ans maintenant. Il a développé avec beaucoup d’énergie et de créativité toute une série de synergies avec différents acteurs. Comme l’indique la presse ce matin, dans L’Avenir, le réseau social étant par définition intercommunal, ne peut compter que sur 15 % de ses budgets réellement structurels, contrairement aux réseaux sociaux urbains, soit 85 % de son budget total, qui aujourd’hui est constitué de bric et de broc, de subventions facultatives à renégocier d’année en année, soit chez vous, soit auprès de votre collègue en charge du Logement, la ministre Neven. Pouvez-vous aujourd’hui rassurer le Relais social du Brabant wallon sur la pérennité de ses projets? On parle des maraudes, on parle de dispositifs d’hébergement d’urgence qui accueillent aujourd’hui 20 à 25 personnes. On parle de toute une série de projets qui touchent de façon extrêmement concrète les personnes sans abri.

    Agressivité 59%Émotionnel 42%
  3. Mesdames les Députées, j’ai échangé durant plus d’une heure hier en commission sur cette thématique et je vais rappeler la situation. Le Relais social du Brabant wallon bénéficie d’un financement structurel de 117 000 euros, financement confirmé pour l’année 2025 et qui permet son fonctionnement. Un second aspect financier est que le Brabant wallon bénéficie aussi de la politique du Housing First. Cette remise en logement de toute une série de populations précaires très importante dans la lutte contre le sansabrisme. Cela correspond à une enveloppe de 250 000 euros. Le Brabant wallon bénéficie aussi des projets «Territoires zéro sans-abrisme». Je suis bien conscient que c’est un projet qui se termine le 25 novembre prochain, qui ne sera pas continué tel quel, puisque c’était une seule vision dans ce projet. Cependant, on compte bien atteindre nos objectifs d’ici là. Le Relais social du Brabant wallon, comme tous les relais sociaux, a toujours été mis au courant de l’aspect financier compliqué, mais surtout de l’aspect précaire de certains financements. Je parle du PRW 235 «Territoires zéro sans-abrisme». Dans ce cadre, sur le PRW, ces projets exceptionnels et temporaires, le relais a bénéficié d’un peu moins de 500 000 euros pour de l’investissement et un peu plus de 1 500 000 euros pour du frais de personnel et du frais de fonctionnement. Conformément au choix du Gouvernement précédent, ils savent très bien que c’est quelque chose qui ne s’inscrit pas dans le temps et il n’y a pas de financement pour pérenniser des projets très importants, mais qui étaient temporaires. Toute une série d’appuis structurels va être assurée en termes de continuité. C’est insuffisant, j’en suis bien conscient. J’en discute tous les quinze jours en commission, mais on verra aussi dans les ajustements budgétaires des années prochaines ce que l’on pourra faire.

  4. Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour votre réponse. Je crois que c’est important de bien distinguer les subventions – ils en sont tout à fait conscients, et cela a été dit lors de cette réunion – puisque le Plan de relance n’est pas destiné à être pérennisé. Si l’on peut stabiliser la situation en tant que relais social intercommunal, mais aussi avec des politiques comme le Housing First qui pour eux est une priorité, on aura déjà avancé. J’entends bien votre réponse et j’espère que vous pourrez les rassurer pour qu’ils puissent poursuivre des politiques très importantes.

    Agressivité 41%Constructivité 82%Factuel 61%Émotionnel 46%
  5. Je vous avoue que je ne suis absolument pas rassurée par vos propos, Monsieur le Ministre. Aujourd’hui, le subventionnement structurel – je ne sais pas si vous écoutez ma réplique – c’est 2,5 ETP sur les 16,5 ETP qui sont employés par le relais social. Cela veut dire que 14 personnes vont potentiellement perdre leur emploi d’ici quelques mois par votre faute. Surtout, l’ensemble des missions qu’elles remplissent, aujourd’hui, on sait que ce sont des missions de proximité, de création d’un lien de confiance avec les personnes concernées. On parle de la fin des maraudes qui touchent aujourd’hui 82 personnes concrètes. On parle de la fin de l’hébergement d’urgence, à travers le projet «Territoires zéro sans-abrisme» que vous évoquez...

    Agressivité 67%Émotionnel 49%
  6. Je termine, Monsieur le Président. J’entends aujourd’hui que vous confirmez que ce projet ne sera pas continué...

    Agressivité 76%Émotionnel 77%
  7. C’est votre responsabilité, Monsieur le Ministre, d’aller trouver des financements. Vous avez un conclave budgétaire la semaine prochaine, je compte sur vous.

    Agressivité 89%Émotionnel 83%

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