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ActualitéWalloniemercredi 29 juin 2022

L’hébergement des réfugiés ukrainiens

Synthèse

Anne Laffut souligne l’essoufflement de l’hébergement privé des réfugiés ukrainiens et demande un renforcement rapide de l’offre publique, en s’interrogeant sur les places disponibles à court et moyen terme. Elle évoque les besoins croissants des communes, le recours possible à la réquisition et cite l’exemple flamand de capacités d’accueil déjà importantes. Le ministre répond, selon les éléments repris, qu’il n’est pas question de proposer des logements insalubres, que des outils d’orientation de l’hébergement existent et que des places publiques doivent être ouvertes progressivement, avec environ 1 000 places annoncées en juillet et 3 500 à l’automne.

Débat · 3 interventions

  1. Monsieur le Ministre, dès l’entame de la guerre, de nombreux hébergeurs privés ont fait preuve de solidarité et ont mis à disposition leur logement ou une partie de celui-ci à destination des Ukrainiens. Force est de constater qu’aujourd’hui, il y a un essoufflement qui s’est accentué à l’approche des vacances, car certains hébergeurs se sentent obligés parfois de rester chez eux. Si nous pouvons évidemment comprendre l’appel à candidatures et à la solidarité qui a été lancé dans l’urgence auprès des particuliers, il est impératif aujourd’hui de proposer une offre publique importante. Qu’en est-il aujourd’hui de la situation et quels sont les logements publics qui sont ou seront mis à disposition des Ukrainiens dans les semaines et les mois à venir?

    Agressivité 45%Émotionnel 49%
  2. C’est clair qu’il y avait beaucoup d’inconnues et qu’il y en a toujours aujourd’hui. Je comprends qu’il y aura 1 000 places en juillet et 3 500 en automne. J’entends aussi que l’on n’est pas vraiment en période de crise. Je me demande parfois ce que l’on appelle «période de crise», parce que si cette situation n’est pas considérée comme telle, j’ai peur de ce qu’une période de crise pourrait nous réserver. La réquisition paraîtrait normale aujourd’hui. Il y a peut-être lieu d’aller voir ce qui se passe en Flandre, où 25 000 places ont déjà été créées, et 13 000 sont encore disponibles. Ils ont aussi le projet de village d’accueil. J’aurais aimé que la Wallonie puisse aussi s’inspirer et voir comment on pourrait créer.

    Agressivité 38%Constructivité 55%Factuel 54%Émotionnel 55%
  3. Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour ce complément d’information. Il n’est pas envisagé ou conseillé de fournir des logements insalubres ou de mauvaise qualité. J’entends les outils _housing tools_, mais en tant que bourgmestre, chaque commune est aujourd’hui assaillie de demandes de Fedasil et de demandes de personnes qui souhaitent des logements. Au début de la crise, beaucoup de personnes s’étaient proposées. On en a de moins en moins aujourd’hui. On garde quelques logements en tampon. Il est vrai qu’il y a de magnifiques expériences sur le terrain, des partages et des rencontres merveilleuses entre Ukrainiens et familles d’accueil, mais on constate un manque de places très important. On attend la suite et l’ouverture des places promises avec impatience.

    Constructivité 54%Factuel 50%

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