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Les locataires en tant que nouvelles victimes de la réforme des primes à la rénovation

Synthèse

Christie Morreale a dénoncé les effets de la réforme des primes à la rénovation sur les bailleurs, en soulignant le cas d’un propriétaire ayant commencé des travaux sans pouvoir bénéficier du montant de prime attendu, ce qui pourrait soit freiner les rénovations énergétiques, soit entraîner une hausse des loyers au détriment des locataires. Cécile Neven a répondu que la réforme visait à préserver les primes dans un contexte budgétaire difficile, que la période transitoire devait protéger les investissements déjà engagés, et que les primes restent maintenues pour les bailleurs. Elle a rappelé l’existence du lien avec la grille indicative des loyers, la possibilité de recourir au Rénopack à taux zéro et a indiqué que la réforme globale prévue pour le 1er octobre 2026 tiendra compte de cet enjeu.

Débat · 3 interventions

  1. Madame la Ministre, à chaque jour son lot de victimes dans la réforme que vous avez proposée sur les primes en Wallonie. Je ne vais pas revenir sur celles dont on a parlé hier, car il y en a déjà un certain nombre. Aujourd’hui, on apprend dans la presse qu’un propriétaire, qui a des biens qu’il met en location, souhaitait faire des travaux pour faire en sorte que les biens, qui sont des passoires énergétiques, soient modifiés et isolés. Malheureusement, il apprend qu’il n’aura pas droit aux 40 000 euros de prime pour cette rénovation alors qu’il avait déjà commencé à casser une partie de sa maison. Il se retrouve face à deux solutions: soit il a droit à 16 000 euros et à la grille locative... La grille locative, c’est un dispositif que l’on soutient, mais quand il s’était préparé à 40 000 euros et qu’il n’a que 16 000 euros, il ne saura pas se tenir dans ce crédit. Il a deux options: soit il va décider de ne pas faire les travaux et cela restera une passoire énergétique, soit il va faire les travaux et il changera le loyer. Dans les deux cas, c’est le locataire qui en sera victime. Quelle est votre réaction face à ce type de situation?

    Agressivité 83%Constructivité 56%Factuel 57%Émotionnel 89%
  2. Madame la Députée, derrière chaque personne et chaque dossier, il est évident qu’il y a une réalité humaine. Ce que nous avons fait, c’est sauver les primes parce que je vous assure que, au regard de la situation budgétaire inextricable dont nous avons hérité, un moratoire se serait justifié. La période transitoire n’est pas conçue pour inciter un maximum de gens à vite faire un paiement. Elle est conçue pour sauver les personnes qui se sont investies financièrement. Les primes sont maintenues pour les bailleurs. Il faut le répéter. Le lien avec la grille indicative des loyers est une très bonne chose. Il faut rappeler qu’il s’agit de pratiquer un loyer qui est dans la moyenne. Le bailleur garde la possibilité d’avoir accès à un Rénopack, qui est un prêt à taux zéro. Enfin, la réforme globale que nous allons mener, qui sera en vigueur au 1er octobre 2026, prendra bien évidemment cet aspect en compte.

    Constructivité 93%Factuel 88%Émotionnel 57%
  3. Vous n’avez pas contribué à sauver la planète puisqu’on voit bien que, au contraire, on va renoncer à des isolations de maisons alors que c’est la priorité. Au contraire, cela va augmenter le prix des loyers, alors même que, aujourd’hui, dans la presse, nous apprenons que la Wallonie en particulier est face à une augmentation du prix des loyers et que l’accès au droit au logement est menacé. Vous contribuez à aggraver la situation avec votre réforme.

    Agressivité 64%Émotionnel 51%

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