Débats
Questions parlementaires
1 082 questions classées par date.
Les logements touristiques illégaux
Valérie Bluge a alerté sur la présence de nombreux logements touristiques illégaux en Wallonie, estimant qu’ils échappent aux contrôles, privent les communes de recettes et créent des nuisances, des risques de sécurité et une concurrence déloyale pour les opérateurs en règle. Valérie Lescrenier a rappelé que le Code wallon du tourisme impose une reconnaissance préalable et des conditions strictes, dont l’attestation de sécurité incendie, tout en soulignant qu’une part importante de l’offre reste non enregistrée. Elle a indiqué que le règlement européen STR, applicable en 2026, obligera les plateformes à mieux համագործérer avec les autorités et à cesser de promouvoir les hébergements non enregistrés, en attendant Tourisme Wallonie met ses données à disposition des communes.
La grève du 25 novembre dans les services publics
Germain Mugemangango a dénoncé la grève du 25 novembre comme une mobilisation contre les réformes du MR et des Engagés, en ciblant notamment la réforme des pensions, le gel des recrutements dans les services publics et le relèvement de l’âge de la retraite, qu’il a jugés pénalisants pour les agents publics. Il a demandé à la ministre si elle entendait écouter les manifestants et renoncer à sa politique. Jacqueline Galant a répondu que le gouvernement mène depuis un an des réformes qu’elle juge nécessaires pour moderniser et rendre l’administration plus efficace, tout en affirmant respecter le droit de grève et de manifestation ainsi que les travailleurs impactés par ces actions. En réplique, Mugemangango a maintenu que le gouvernement ne prenait pas en compte les conditions de travail pénibles des agents et a appelé à entendre leurs revendications.
Les accusations autour de l’arrêt du projet de centre pour les femmes victimes de violences intrafamiliales à Profondeville
Stéphanie Thoron a relayé les accusations du CPAS de Profondeville selon lesquelles un retard de signature ministérielle aurait entraîné la perte de subsides pour un projet de centre d’hébergement destiné aux femmes victimes de violences intrafamiliales, tout en interrogeant le ministre sur son éventuelle responsabilité, sur l’existence d’autres dossiers similaires et sur la simplification administrative. Yves Coppieters a réfuté toute responsabilité, rappelant que les délais et contraintes du financement européen PNRR étaient connus dès 2022, que le dossier n’a été déclaré complet qu’en mai 2025 et que l’arrêté a été signé dans un délai qu’il juge normal. Il a indiqué qu’une rencontre avec le CPAS était prévue dans l’après-midi pour tenter de trouver une solution et a affirmé que d’autres projets avancent dans le cadre du même programme. Stéphanie Thoron a pris acte de la réponse, a souligné la lourdeur des procédures et a insisté sur la nécessité de simplifier les démarches de subvention.
La fermeture de la maternité de Lobbes et la problématique des déserts médicaux
Les députés ont interpellé le ministre sur la fermeture annoncée de la maternité de Lobbes au 15 janvier 2026, en dénonçant le risque de désertification médicale en zone rurale et en demandant quelles mesures seraient prises pour garantir l’accès aux soins, attirer du personnel et préserver une répartition équilibrée des maternités en Wallonie. Yves Coppieters a expliqué que la fermeture s’explique par la baisse du nombre d’accouchements, en dessous du seuil d’agrément de 400 naissances par an en moyenne sur trois ans, ainsi que par les difficultés de recrutement de gynécologues et de personnel d’encadrement. Il a indiqué que l’AViQ et la direction d’Helora avaient été contactées, que la réaffectation des lits se ferait en concertation, et que l’hôpital accompagnerait le personnel dans la transition. Le ministre a aussi rappelé que, selon le KCE, la Belgique compte trop de lits de maternité et que la maternité de Lobbes n’est pas considérée comme isolée, étant située à environ 30 minutes de deux autres maternités.
La fermeture de la maternité de Lobbes
Les députés ont dénoncé la fermeture annoncée de la maternité de Lobbes au 15 janvier 2026, en soulignant la pénurie de gynécologues-obstétriciens, la baisse du nombre d’accouchements et le risque de voir les zones rurales perdre des soins de proximité. Yves Coppieters a expliqué que la fermeture découle du non-respect du seuil d’agrément de 400 accouchements par an en moyenne sur trois ans, confirmé par le rapport du KCE qui préconise une concentration des maternités pour des raisons de qualité et de sécurité. Il a précisé que l’AViQ n’avait pas encore été informée, qu’un contact avait été pris avec Helora, et que la réaffectation des lits ainsi que l’accompagnement du personnel se feraient en collaboration avec l’AViQ. Le ministre a ajouté que Lobbes n’est pas une maternité isolée puisqu’elle se situe à environ 30 minutes de deux autres maternités, et qu’il faut réallouer les ressources vers des structures plus grandes.
Les difficultés pour l’industrie technologique belge de retrouver son souffle
Olivier de Wasseige a alerté sur le recul de l’industrie technologique belge selon le baromètre d’Agoria, évoquant la baisse des investissements, la stagnation de la croissance et la perte d’emplois, qu’il attribue notamment au cadre réglementaire, aux coûts salariaux et énergétiques, ainsi qu’aux incertitudes sur les incitants à la R&D. Pierre-Yves Jeholet a reconnu des indicateurs préoccupants et a insisté sur des réponses structurelles portant sur le coût du travail, la compétitivité, la souveraineté énergétique, la formation et les talents numériques, tout en soulignant les opportunités liées à l’IA et aux investissements dans les secteurs spatial, aéronautique et de défense. Le député a salué cette approche, rappelant la nécessité d’une réponse mêlant mesures fédérales et régionales pour éviter une industrie technologique à deux vitesses en Wallonie.
La situation de l’entreprise NMC à Eynatten à la suite de la procédure de licenciement collectif
Jean-Paul Bastin a alerté sur la procédure Renault engagée chez NMC à Eynatten, qui vise environ 60 à 65 suppressions d’emplois sur un site industriel important de 574 travailleurs, et a पूछा les perspectives ainsi que l’existence d’une cellule de reconversion. Pierre-Yves Jeholet a indiqué que l’entreprise avait exprimé une intention de licenciement collectif liée aux tensions du secteur de la construction et à la conjoncture mondiale, en précisant que la procédure devait encore être formalisée auprès de l’opérateur de formation de la Communauté germanophone. Le ministre a ajouté qu’un contact avait déjà été pris avec le FOREm et que, avec son pendant germanophone, les autorités veilleraient à l’accompagnement et à l’encadrement des travailleurs concernés. Jean-Paul Bastin a salué ces clarifications et a rappelé l’importance d’une coordination entre les bassins d’emploi de part et d’autre de la frontière linguistique et avec les pays voisins.
Les difficultés croissantes pour les chercheurs d’emploi face au marché du travail
Bénédicte Linard a dénoncé la dégradation du marché du travail wallon, en évoquant l’exclusion annoncée de 85 000 chômeurs, la baisse des offres d’emploi, la faible progression du taux d’emploi et les effets attendus des réformes APE. Elle a demandé quelles mesures concrètes permettraient d’augmenter durablement le taux d’emploi, en plaidant notamment pour des investissements dans la transition écologique et des emplois de qualité. Pierre-Yves Jeholet a répondu que la situation économique et géopolitique est difficile, mais a mis en avant plusieurs réformes déjà engagées: réforme du FOREm et du suivi des chercheurs d’emploi, concertation renforcée entre le FOREm et les CPAS, réforme des aides à l’embauche ciblant les personnes éloignées de l’emploi, et refonte des outils d’emplois de proximité intégrant l’économie sociale. Il a contesté que les décisions budgétaires entraînent automatiquement des pertes d’emplois et a présenté ces chantiers comme des leviers pour relever le taux d’emploi.
La collaboration de la biotech wallonne avec des acteurs chinois du secteur
Anne Laffut a interrogé le ministre sur l’essor des collaborations entre biotechs wallonnes et acteurs chinois, en soulignant les opportunités de marché mais aussi l’absence d’un cadre clair garantissant sécurité juridique, transparence et réciprocité. Pierre-Yves Jeholet a répondu qu’il fallait soutenir la coopération scientifique et stratégique avec la Chine, deuxième puissance économique mondiale, tout en exigeant des garanties strictes en matière de contrôle, de propriété intellectuelle et de protection des données, afin d’éviter toute exportation de savoir-faire. Il a insisté sur la nécessité de renforcer l’écosystème biotechnologique wallon pour maintenir la compétitivité des entreprises face à un concurrent stratégique. En réplique, la députée a cité l’exemple d’EsoBiotec, entreprise wallonne ayant bénéficié de tests cliniques en Chine, pour illustrer l’intérêt concret de ces partenariats.
Le flou sur le maintien de l’activité de l’usine d’embouteillage de Valvert à Étalle à la suite des déclarations du groupe Nestlé
Mélissa Hanus a interrogé le ministre sur les conséquences possibles du plan mondial de restructuration annoncé par Nestlé, qui prévoit 16 000 suppressions d’emplois, pour le site d’embouteillage Valvert à Étalle, où travaillent 60 personnes, en relevant l’absence d’informations claires de la direction et les inquiétudes syndicales. Pierre-Yves Jeholet a indiqué qu’aucune menace explicite ne visait à ce stade le site d’Étalle, tout en affirmant que son cabinet resterait attentif à la situation et poursuivrait les contacts avec l’entreprise dans le cadre d’une vigilance concernant l’ensemble des 648 travailleurs de Nestlé en Belgique. La députée a salué la réponse tout en estimant que les bons résultats du site plaident pour un maintien de l’activité, et a invité le ministre à prendre contact avec la direction et les représentants des travailleurs.
La neutralité des directeurs financiers des communes
Guillaume Soupart a interrogé le ministre sur la neutralité des directeurs financiers communaux, à la suite de photos du directeur financier de Mons aux côtés du collège communal lors d’une manifestation, avec des signes d’appartenance politique et syndicale. Il a estimé que cette situation posait un problème d’apparence de neutralité, compte tenu du rôle de contrôle budgétaire de cette fonction et de la situation financière difficile de la ville. François Desquesnes a rappelé le principe de neutralité de l’administration dans l’exercice de la fonction, tout en soulignant que la liberté d’expression et d’action dans la sphère privée demeure garantie par l’article 19 de la Constitution, sous réserve du respect des principes généraux du droit. Le député a maintenu que, dans ce cas précis, le devoir de retenue aurait été atteint et a appelé à une évolution du cadre législatif et des mentalités.
Les irrégularités dans l’achat du terrain de la caserne de Binche
Maxime Daye a interrogé le ministre sur d’éventuelles irrégularités dans l’acquisition du terrain destiné à la future caserne de Binche, en signalant que 1,3 million d’euros auraient été payés sans mandat officiel préalable par le collège ou le conseil de zone de secours. Il a invoqué les inquiétudes exprimées par plusieurs bourgmestres et demandé si le ministre avait été informé du dossier. François Desquesnes a rappelé que la tutelle spécifique sur les zones de secours relève du ministre fédéral de l’Intérieur, tout en précisant qu’il dispose d’une tutelle générale d’annulation. Il a annoncé qu’une instruction serait donnée à son administration, qu’une enquête administrative serait menée et qu’il prendra position sur la base du rapport à venir.