Commerce international
Les conséquences de l’accord entre l’Union européenne et l’Australie pour l’agriculture wallonne
Les députés ont dénoncé les effets cumulés de l’accord UE-Australie sur l’agriculture wallonne, en particulier l’augmentation des quotas d’importation de viande bovine, ovine et de sucre, ainsi que le risque de concurrence jugée déloyale et de remise en cause des normes appliquées aux producteurs européens. La ministre a répondu avec prudence, rappelant que seuls les textes complets permettront d’évaluer l’accord, tout en soulignant qu’il s’agit à ce stade d’un avantage géopolitique pour l’UE mais aussi d’un dossier sensible pour l’agriculture. Elle a indiqué que les contingents annoncés restent inférieurs à ceux du MERCOSUR, qu’aucune concession supplémentaire n’a été faite dans le secteur agricole, et qu’il faudra examiner les mécanismes de sauvegarde, le respect des standards et l’impact cumulé des accords commerciaux. Sur le plan wallon, elle a évoqué la réforme de l’accès à la terre et la mise en place d’un repère/marque forte pour mieux valoriser les produits locaux et réduire la dépendance des agriculteurs aux marchés mondiaux.
L’aboutissement de l’accord de libreéchange avec l’Australie et ses conséquences pour l’agriculture wallonne
Les députés ont dénoncé l’accord de libre-échange UE-Australie en soulignant ses risques pour l’agriculture wallonne, notamment l’augmentation des quotas d’importation de viande bovine, ovine et de sucre, ainsi que l’effet cumulatif avec d’autres accords comme le MERCOSUR. Ils ont demandé quelle position la ministre comptait défendre au Conseil européen et dans les trilogues, et quelles mesures elle envisageait pour protéger les filières et valoriser la production locale. Anne-Catherine Dalcq a répondu avec prudence, en rappelant que seuls les textes complets permettront d’évaluer l’accord, tout en relevant que les contingents annoncés restent inférieurs à ceux du MERCOSUR et que le vrai enjeu concerne l’impact cumulé sur les marchés, les mécanismes de sauvegarde et le respect des normes. Elle a aussi mis en avant le travail régional sur l’accès à la terre et la mise en place d’un repère/marque forte pour mieux identifier et soutenir les produits issus de l’agriculture de proximité.
La livraison de machines-outils wallonnes à l’industrie militaire russe
Les députés ont interrogé le Ministre-Président sur des machines-outils wallonnes d’occasion qui auraient transité via des pays tiers vers l’industrie militaire russe, en demandant si le dispositif de contrôle comportait une faille et s’il fallait renforcer les sanctions ou prévoir des mécanismes de traçabilité plus stricts. Adrien Dolimont a répondu que la Wallonie respecte le droit international, le droit européen et les sanctions contre la Russie, qu’aucune autorisation n’avait été délivrée pour ces biens en vente libre non soumis à licence, et que les éléments de l’enquête de presse restaient à vérifier. Il a ajouté qu’une réflexion plus large au niveau européen pouvait être utile dans le cadre de futurs paquets de sanctions, afin d’éviter tout renforcement de la capacité militaire russe.
Les conséquences pour les entreprises wallonnes des nouveaux droits de douane américains
Olivier de Wasseige a alerté sur l’instabilité des nouveaux droits de douane américains et sur leurs effets négatifs pour les entreprises wallonnes, notamment en matière de prévisibilité, d’exportations et d’emploi, en demandant quelles mesures d’accompagnement l’AWEx mettait en place et quelles coordinations existaient avec le fédéral et la Commission européenne. Pierre-Yves Jeholet a souligné l’impact de ces fluctuations sur les exportateurs, a plaidé pour une souveraineté industrielle européenne, la diversification des marchés et une réponse européenne ferme et proportionnée, tout en indiquant que l’AWEx agit pour rassurer les entreprises en coordination avec le fédéral. Le questionneur a ensuite insisté sur la nécessité de pousser l’Europe à avancer vers plus de souveraineté et d’aider les entreprises à diversifier leur clientèle afin de compenser d’éventuelles pertes sur le marché américain.
La chute des prix du lait
Les députés ont alerté sur l’effondrement du prix du lait, passé en quelques mois d’environ 55 à 35 centimes le litre, soit sous les coûts de production, et ont demandé des mesures urgentes pour soutenir la trésorerie des exploitations, en particulier les jeunes installés. La ministre a reconnu une situation préoccupante et a indiqué avoir saisi l’Union européenne depuis novembre, plaidant pour revoir les seuils d’activation des mécanismes de crise et pour renforcer la valorisation du lait en Wallonie par davantage de transformation et de débouchés à plus haute valeur ajoutée. Elle a également évoqué des aides à l’investissement et une concertation suivie avec les acteurs de la filière. Les intervenants ont enfin insisté sur le risque d’une nouvelle crise structurelle du secteur si aucune réponse rapide et coordonnée n’est apportée.
La collaboration de la biotech wallonne avec des acteurs chinois du secteur
Anne Laffut a interrogé le ministre sur l’essor des collaborations entre biotechs wallonnes et acteurs chinois, en soulignant les opportunités de marché mais aussi l’absence d’un cadre clair garantissant sécurité juridique, transparence et réciprocité. Pierre-Yves Jeholet a répondu qu’il fallait soutenir la coopération scientifique et stratégique avec la Chine, deuxième puissance économique mondiale, tout en exigeant des garanties strictes en matière de contrôle, de propriété intellectuelle et de protection des données, afin d’éviter toute exportation de savoir-faire. Il a insisté sur la nécessité de renforcer l’écosystème biotechnologique wallon pour maintenir la compétitivité des entreprises face à un concurrent stratégique. En réplique, la députée a cité l’exemple d’EsoBiotec, entreprise wallonne ayant bénéficié de tests cliniques en Chine, pour illustrer l’intérêt concret de ces partenariats.
L’approbation de l’accord avec le MERCOSUR par la Commission européenne
Loïc Jacob a interrogé la ministre sur la réaction de la Belgique après l’approbation par la Commission européenne de l’accord avec le MERCOSUR, en rappelant l’opposition déjà inscrite dans la DPR et dans une résolution parlementaire. Anne-Catherine Dalcq a confirmé le refus de l’accord en l’état, indiqué qu’au minimum une abstention belge serait défendue en raison du non de la Wallonie, et dénoncé l’absence de clauses miroirs ainsi que les risques de concurrence déloyale et de pression sur les secteurs agricoles. Elle a précisé que le texte est désormais transmis au Parlement européen et au Conseil européen, où la Belgique maintiendra cette ligne. Loïc Jacob a conclu en appelant à poursuivre la mobilisation en faveur des agriculteurs et de la politique agricole wallonne.
L’impact des droits de douane américains sur l’économie wallonne
Valérie De Bue a interrogé le ministre sur l’impact des droits de douane américains sur les exportations wallonnes, en rappelant l’importance du marché américain, l’existence d’une veille de l’AWEx et la création d’un groupe de travail fédéral-régional. Pierre-Yves Jeholet a souligné la fragilité et l’imprévisibilité générées par ces mesures, leur effet potentiel sur les exportations, l’investissement et plusieurs secteurs clés, tout en insistant sur la nécessité de maintenir le dialogue avec les États-Unis. Il a annoncé sa participation à une mission économique avec la Princesse Astrid début octobre et a plaidé pour la diversification des débouchés via les accords commerciaux et pour le maintien d’une capacité de production en Wallonie afin de soutenir l’ancrage industriel.
La labellisation des vins effervescents
Les députés ont salué le lancement du label interrégional « BelBul », présenté comme un outil de valorisation des vins effervescents belges à l’international, et ont पूछा le soutien de la Région, notamment via l’APAQ-W. Loïc Jacob a aussi interrogé la ministre sur l’état d’avancement de la mise à jour des AOP et de l’IGP du secteur, ainsi que sur la stratégie de développement cohérente de la filière. Anne-Catherine Dalcq a répondu que le vin belge connaît une reconnaissance croissante, a qualifié « BelBul » de marque faîtière privée et d’initiative interrégionale positive, et a indiqué qu’un éventuel soutien promotionnel serait examiné selon les dispositifs existants. Elle a précisé que le processus lié aux AOP et IGP est suivi en Wallonie, tandis que Loïc Jacob a insisté sur la nécessité d’actualiser ces appellations et a signalé un risque de hausse du foncier pour les agriculteurs.
Les conséquences de l’accord belge concernant les nouvelles techniques génomiques (NTG)
Anne Lambelin a dénoncé le soutien belge à l’entrée en trilogue sur les nouvelles techniques génomiques, estimant qu’il ouvre la voie à un affaiblissement des contrôles de sécurité, à une influence accrue des multinationales et à une perte de transparence pour les consommateurs. La ministre Anne-Catherine Dalcq a répondu qu’il ne s’agissait pas d’un texte final mais d’un mandat de négociation, a insisté sur la distinction entre OGM et NTG ainsi que sur la différenciation entre NGT1 et NGT2, et a indiqué que la Belgique se repositionnerait au moment du texte final en fonction de ses points d’attention. Elle a ajouté que les règles wallonnes de coexistence n’étaient pas encore à modifier à ce stade. Lambelin a répliqué que ce vote rendrait un retour en arrière difficile et pourrait remettre en cause l’étiquetage des produits.
Les limitations de l’exemption douanière pour les importations agricoles en provenance d’ukraine
Florent a interrogé le ministre sur la position défendue par la présidence belge dans la prolongation de l’exemption douanière accordée aux importations agricoles ukrainiennes, en soulignant les tensions ressenties par certains agriculteurs wallons et la limite imposée à plusieurs produits, mais pas au blé. Il a également questionné les raisons de cette exclusion et plaidé pour une meilleure régulation de la spéculation sur le blé au niveau européen. Le ministre a répondu en rappelant les éléments de contexte de solidarité avec l’Ukraine et l’équilibre recherché avec la protection des secteurs agricoles concernés, tandis que Florent a pris acte des réponses en insistant sur la nécessité d’une action européenne contre la spéculation sur cette denrée de base.
La manifestation des agriculteurs à l’aéroport de liège
Eddy Fontaine a relaté le blocage symbolique des accès à l’aéroport de Liège par des agriculteurs, qui dénoncent les accords commerciaux européens et les importations de produits agricoles concurrençant la production locale, en soulignant que l’agriculture serait la variable d’ajustement dans les accords de libre-échange. Il a interrogé le ministre sur sa réaction face à cette colère, sur l’éventuelle reprise des rencontres avec les organisations agricoles et sur les moyens de les rassurer. Le ministre a indiqué qu’il rencontrerait à nouveau les représentants agricoles le jour même à 17 h 30 afin de faire le point sur leurs préoccupations.
Les conséquences pour la wallonie du contournement des sanctions concernant l’interdiction d’exportation du bois russe
Le député a alerté sur des contournements présumés des sanctions liées à l’interdiction d’exporter du bois russe via des pays tiers ou des sociétés écrans, et a पूछा si la Wallonie était concernée, quels contrôles existaient et quels risques pesaient sur les entreprises wallonnes susceptibles d’avoir importé involontairement ce bois. Il a aussi insisté sur la nécessité de fermeté dans l’application des sanctions et a encouragé l’utilisation de bois local. Le texte fourni ne contient toutefois pas d’éléments de réponse du ministre Willy Borsus.
Les nouvelles règles européennes en vue de la réduction de la déforestation
Di Mattia a interrogé la ministre sur la position de la Belgique face au projet européen visant à limiter l’importation de produits liés à la déforestation et à la dégradation des forêts, en soulignant les critiques d’ONG jugées insuffisamment prises en compte par le texte. Il a demandé si la ministre comptait plaider pour une version plus ambitieuse avant l’entrée en œuvre du dispositif. La réponse ministérielle a mis en avant l’importance d’une clause de révision et la nécessité de tenir compte de situations différentes au sein de l’Union européenne, tout en indiquant que certains éléments du débat européen répondaient déjà aux préoccupations environnementales.
L’interdiction des missions économiques en israël suite à l’assassinat d’une journaliste palestinienne
Germain Mugemangango a dénoncé la mort d’une journaliste palestinienne en Cisjordanie, l’attaque du cortège funéraire et, plus largement, la politique israélienne qu’il a qualifiée d’apartheid, en demandant au ministre-président s’il comptait prendre des sanctions. Il a interrogé plus précisément la possibilité de fermer la représentation économique à Tel-Aviv et d’interdire à l’avenir les missions économiques en Israël. Il a également insisté sur ce qu’il considère comme un traitement différencié d’Israël par rapport à d’autres pays, qu’il juge contraire à la cohérence des positions internationales.
L’impact du brexit sur le secteur laitier
Caroline Cassart-Mailleux a interrogé le ministre sur les conséquences du Brexit pour le secteur laitier et, plus largement, pour l’industrie agroalimentaire wallonne, en relayant les alertes de la FEVIA et en demandant si le Gouvernement avait pris connaissance des chiffres, mené des contacts avec la fédération et envisagé un soutien sectoriel. Willy Borsus a indiqué que la situation était suivie de près et qu’il prévoyait des rencontres à ce sujet, en soulignant les effets directs et indirects du Brexit sur le secteur. La députée a pris acte de cette vigilance et s’est félicitée que l’AWEx soit également mobilisée, tout en annonçant un suivi du dossier, notamment à l’approche d’une échéance en octobre.
Les résultats des exportations wallonnes en 2020
Le député a relevé que, malgré la crise sanitaire, les exportations wallonnes en 2020 n’ont reculé que de 5,3 %, soit 47,3 milliards d’euros, un résultat meilleur que les premières prévisions et supérieur à celui observé lors de la crise de 2009, tout en soulignant l’importance de soutenir la liquidité des entreprises pour préparer la relance. Le ministre a présenté des explications jugées rassurantes, en mettant en avant des perspectives favorables pour 2021, notamment grâce au redémarrage progressif de la zone euro et à l’avancement de la vaccination chez les partenaires commerciaux. Le député a ensuite estimé que les conditions semblaient réunies pour un retour progressif à un rythme plus normal des exportations.