Les limitations de l’exemption douanière pour les importations agricoles en provenance d’ukraine
Florent a interrogé le ministre sur la position défendue par la présidence belge dans la prolongation de l’exemption douanière accordée aux importations agricoles ukrainiennes, en soulignant les tensions ressenties par certains agriculteurs wallons et la limite imposée à plusieurs produits, mais pas au blé. Il a également questionné les raisons de cette exclusion et plaidé pour une meilleure régulation de la spéculation sur le blé au niveau européen. Le ministre a répondu en rappelant les éléments de contexte de solidarité avec l’Ukraine et l’équilibre recherché avec la protection des secteurs agricoles concernés, tandis que Florent a pris acte des réponses en insistant sur la nécessité d’une action européenne contre la spéculation sur cette denrée de base.
Débat · 2 interventions
- FFlorentEcolo
Monsieur le Ministre, sous la présidence belge, un accord est intervenu entre le Parlement européen et les États membres concernant 23 PW – Session 2023-2024 – CRI n° 15 – Séance plénière – Mercredi 10 avril 2024 une prolongation de l’exemption douanière pour les importations agricoles d’Ukraine. Pour rappel, cette exemption douanière a été mise en place suite à l’ignoble invasion criminelle de la Russie en Ukraine pour soutenir le marché agricole ukrainien sous très forte tension. Cependant, ces importations ont également engendré un certain nombre de frictions dans le monde agricole wallon lors de la crise agricole, parce que certains agriculteurs y voyaient une forme de concurrence déloyale. Cette prolongation de l’exemption douanière est assortie d’une limitation sur certaines productions telles que les volailles, les œufs, le sucre, le miel, le maïs, qui seront plafonnées de mi-2021 à la fin 2023. Par contre, assez étonnamment, les blés ukrainiens ne sont pas concernés par cette limitation. Mes questions sont de deux ordres. Quelle position la présidence belge a-t-elle défendue dans ce dossier? Comment trouve-t-on un équilibre entre la nécessaire solidarité avec le monde agricole ukrainien et la protection des agriculteurs wallons? Quelle est la motivation sous-jacente à la décision de ne pas limiter les blés ukrainiens, au regard de la volatilité de ce marché? En effet, début mars, les blés étaient au prix plancher. Si vous me le permettez, j’aimerais élargir la réflexion concernant l’importation de blé. La présidence belge ne pourrait-elle pas profiter de l’occasion pour obtenir une régulation de cette spéculation sur cette denrée alimentaire de premier ordre? Je pense qu’il serait bénéfique de mettre un terme à ce jeu de traders sur cette denrée alimentaire de base. Je verrais d’un très bon œil que la présidence belge s’empare de la question.
Agressivité 52%Constructivité 63%Factuel 50%Émotionnel 56% - FFlorentEcolo
Merci pour ces éléments de réponse. On est très attentifs à l’évolution du cours du blé, qui continuera sans doute de perturber également les marchés locaux. On se rappelle également que la gestion par stocks a vraiment ses limites, donc on ne pourra sans doute pas en faire une politique de régulation des prix à la hausse ou à la baisse. La présidence belge a pu montrer par le passé qu’elle peut malgré tout insuffler des choix importants dans certaines politiques. Je pense que là, il pourrait y avoir un consensus sur la nécessaire régulation de cette spéculation sur le blé. Et si d’aventure l’Union européenne, qui n’est pas la Wallonie, qui a quand même un poids plus important, devait parler de manière assez forte pour que cesse cette spéculation, je pense que ce serait un très bon signal.
Agressivité 55%Constructivité 98%Factuel 55%Émotionnel 53%
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