Débats
Questions parlementaires
1 082 questions classées par date.
La nouvelle fermeture de l’E19
Vincent Crampont a évoqué la nouvelle fermeture de l’E19 pendant plus de dix heures après un accident impliquant des poids lourds et a demandé s’il y avait eu un débriefing, ainsi que la manière dont la police et les communes avaient coordonné la gestion des itinéraires de délestage. Il a aussi plaidé pour des mesures structurelles, notamment des demi-tours automatisés encadrés par la police, un maillage d’itinéraires de déviation connu à l’avance et une meilleure collaboration avec les applications de navigation. François Desquesnes a expliqué que l’accident, survenu sur l’E19/E42, avait bloqué les trois bandes à la suite d’un carambolage impliquant un camion-citerne, entraînant aussi une pollution de la chaussée et des réparations urgentes, ce qui justifiait la durée de l’intervention. Il a précisé que les services de police s’étaient rapidement positionnés, que le gouverneur avait mobilisé des moyens complémentaires et qu’un débriefing avait eu lieu le lendemain matin, tout en invitant le député à déposer une question écrite ou orale pour en connaître le contenu.
Les enjeux de mobilité pour les travailleurs wallons suite à la nouvelle feuille de route bruxelloise
Le député a souligné que près de 18 % des travailleurs bruxellois résident en Wallonie et a interrogé le ministre sur les garanties à offrir aux navetteurs wallons face aux contraintes de mobilité à Bruxelles, notamment Good Move, les zones de basse émission et la nécessité de concertations interrégionales. François Desquesnes s’est réjoui de la formation d’un gouvernement bruxellois de plein exercice, a évoqué la vignette et l’élargissement du Brupass XL à des gares wallonnes, et a rappelé que la plupart des flux passent par le train. Il a aussi indiqué que des collaborations existent déjà avec la Flandre et Bruxelles pour gérer les travaux sur le ring et informer les usagers, tout en souhaitant des avancées avec les autorités fédérales et régionales compétentes.
La soutenabilité financière de Charleroi et des grandes villes wallonnes
Nicolas Tzanetatos a interrogé le ministre sur la dette très élevée de Charleroi et, plus largement, sur la soutenabilité financière des grandes villes wallonnes, en soulignant la hausse de l’endettement, la nécessité d’efforts d’assainissement et la dépendance à l’égard des aides régionales et des banques. François Desquesnes a répondu qu’une vingtaine de communes étaient en difficulté, que l’assainissement relevait à la fois du Fédéral, de la Région et des communes, et que le plan Oxygène n’avait pas atteint ses objectifs en raison notamment d’un manque d’efforts initiaux et du retrait des banques. Il a précisé que la Wallonie avait dû se substituer aux banques, avec 223 millions d’euros prêtés à Charleroi sur trois ans et 9,2 millions d’euros pris en charge au titre des intérêts et annuités, tout en visant un retour progressif des communes vers l’équilibre budgétaire.
Les conséquences désastreuses de l’imposition des allocations de chômage pour les CPAS
Germain Mugemangango a dénoncé la fin de l’exemption fiscale sur les allocations de chômage, qu’il estime entraîner une perte moyenne d’environ 165 euros par mois pour les chômeurs, avec des effets aggravés pour les CPAS. Il a interpellé le ministre sur les mesures envisagées pour protéger les personnes concernées et sur l’intervention éventuelle auprès du fédéral. François Desquesnes a répondu qu’il s’agit d’une décision fédérale encore à l’état d’intentions, qu’elle s’inscrit dans une trajectoire jusqu’en 2029 et qu’elle s’accompagnerait d’une revalorisation des allocations la première année ainsi que d’un relèvement de la quotité exonérée d’impôt. Il a soutenu que l’objectif du gouvernement Arizona est de renforcer l’incitation au travail et que le gouvernement wallon appuie ce choix.
La préparation de l’Europe et de la Wallonie à un réchauffement climatique de 4 degrés
Céline Tellier a alerté sur les projections d’un réchauffement pouvant atteindre 4 degrés en Europe et a interrogé le ministre-président sur le renforcement des politiques d’atténuation et surtout d’adaptation en Wallonie, ainsi que sur l’actualisation des outils de modélisation et cartographies des risques. Adrien Dolimont a répondu qu’une étude de vulnérabilité du territoire wallon avait déjà été réalisée avec différents scénarios climatiques, et qu’une stratégie d’adaptation ainsi qu’un plan de territoire étaient en cours d’élaboration, en complément des mesures d’atténuation du PACE. La députée a salué l’existence de cette étude tout en insistant sur la nécessité de budgets d’investissement dédiés et d’une diffusion des résultats aux communes, estimant que l’adaptation devra être financée pour éviter des coûts bien plus élevés en cas de catastrophes.
La livraison de machines-outils wallonnes à l’industrie militaire russe
Les députés ont interrogé le Ministre-Président sur des machines-outils wallonnes d’occasion qui auraient transité via des pays tiers vers l’industrie militaire russe, en demandant si le dispositif de contrôle comportait une faille et s’il fallait renforcer les sanctions ou prévoir des mécanismes de traçabilité plus stricts. Adrien Dolimont a répondu que la Wallonie respecte le droit international, le droit européen et les sanctions contre la Russie, qu’aucune autorisation n’avait été délivrée pour ces biens en vente libre non soumis à licence, et que les éléments de l’enquête de presse restaient à vérifier. Il a ajouté qu’une réflexion plus large au niveau européen pouvait être utile dans le cadre de futurs paquets de sanctions, afin d’éviter tout renforcement de la capacité militaire russe.
L’utilisation de machines-outils produites en Wallonie par l’industrie de l’armement russe
Freddy Mockel et Jean-Paul Bastin ont interrogé le ministre-président sur l’enquête de presse indiquant que des machines-outils wallonnes d’occasion auraient transité par des pays tiers avant de se retrouver dans l’industrie d’armement russe, possiblement au détriment de l’Ukraine, et ont demandé si le dispositif de contrôle présentait une faille. Adrien Dolimont a répondu que la Wallonie respecte ses obligations internationales et les sanctions contre la Russie, qu’aucune autorisation n’avait été délivrée pour ces biens, et qu’il s’agissait d’éléments en vente libre non soumis à licence ni à la liste des biens à double usage. Il a souligné que les faits rapportés devaient encore être vérifiés, tout en appelant à une réflexion plus large au niveau européen sur les prochaines sanctions afin d’éviter tout renforcement de la capacité militaire russe.
Le bilan de la lutte contre le gaspillage alimentaire
Özlem Özen a dénoncé l’ampleur du gaspillage alimentaire en Wallonie, rappelant l’objectif de réduire de 50 % ce gaspillage d’ici 2030 et demandant un bilan chiffré, l’état de la concertation avec la chaîne agroalimentaire et les mesures structurelles envisagées. Yves Coppieters a répondu que le plan REGAL s’inscrit dans le Plan wallon de gestion des déchets, qu’il a déjà été évalué positivement, mais que les chiffres doivent encore être consolidés par un opérateur désigné par le SPW ARNE. Il a annoncé une feuille de route pour mettre en œuvre la transposition de la directive européenne, avec des actions ciblées sur la prévention dans l’HORECA, la formation, la gestion des stocks, le don alimentaire, l’accompagnement et la sensibilisation du public. La députée a reconnu ces intentions tout en soulignant la contradiction entre l’absence de données de base et l’ambition de réduction, et a annoncé suivre le dossier de près.
La chute des prix du lait
Les députés ont alerté sur l’effondrement du prix du lait, passé en quelques mois d’environ 55 à 35 centimes le litre, soit sous les coûts de production, et ont demandé des mesures urgentes pour soutenir la trésorerie des exploitations, en particulier les jeunes installés. La ministre a reconnu une situation préoccupante et a indiqué avoir saisi l’Union européenne depuis novembre, plaidant pour revoir les seuils d’activation des mécanismes de crise et pour renforcer la valorisation du lait en Wallonie par davantage de transformation et de débouchés à plus haute valeur ajoutée. Elle a également évoqué des aides à l’investissement et une concertation suivie avec les acteurs de la filière. Les intervenants ont enfin insisté sur le risque d’une nouvelle crise structurelle du secteur si aucune réponse rapide et coordonnée n’est apportée.
Les conséquences pour l’agriculture wallonne de la chute brutale des prix du lait
Les députés ont alerté sur l’effondrement du prix du lait, estimant que la chute récente met en danger la viabilité des exploitations wallonnes, notamment après d’autres संकटes sanitaires, et ont demandé des aides de trésorerie ainsi qu’une réaction européenne comparable à celle de 2015. La ministre a reconnu une situation préoccupante, soulignant la hausse des volumes, la dépendance de la Wallonie aux marchés mondiaux et la nécessité d’agir à la fois au niveau européen et régional, notamment en révisant les mécanismes de crise et en renforçant la transformation locale à plus forte valeur ajoutée. Elle a évoqué des leviers d’investissement existants et un dialogue maintenu avec les acteurs de la filière.
La privatisation du logement public
Jori Dupont a dénoncé la volonté, selon lui, de sous-investir dans le logement public et de recourir à des mécanismes de privatisation via des projets sur terrains publics, estimant que le logement public doit rester un pilier du droit au logement, de la mixité sociale et de la lutte contre la précarité. Cécile Neven a répondu qu’il existe une pénurie de logements abordables et adaptés, dans un contexte budgétaire wallon difficile et de fragilité financière de nombreuses SLSP, ce qui justifie, selon elle, la recherche de financements innovants. Elle a défendu des partenariats public-privé de type DBFM, avec mise à disposition de terrains publics par l’État et prise en charge par le privé de la conception, construction, financement et entretien, tout en maintenant pour le public les missions d’attribution, d’accompagnement locatif et social. Dupont a répliqué que la pénurie résulte d’un choix politique de désinvestissement et a rejeté toute remise en cause du logement public.
La fin de l’occupation à vie d’un logement social
Olivier Maroy a estimé que le logement social doit rester un filet de sécurité temporaire et non un logement à vie, en soulignant le manque de rotation dans le parc, l’allongement des listes d’attente, les cas de surdimensionnement et la nécessité de lutter contre d’éventuelles fraudes. Cécile Neven a répondu que la réforme vise à préserver le filet de sécurité dans un contexte budgétaire tendu, en retravaillant les critères d’attribution, en réintroduisant le lien avec l’insertion socioprofessionnelle pour les candidats en capacité de travailler, en favorisant la mobilité et en responsabilisant davantage les locataires. Elle a aussi jugé le taux de refus trop élevé et indiqué que des sanctions doivent pouvoir viser les comportements inadéquats.