Débats
Questions parlementaires
838 questions classées par date.
Le financement des structures collectives d’enseignement supérieur (SCES)
Anne Laffut a interrogé le ministre sur les difficultés des SCES, financées par la Région wallonne et la Fédération Wallonie-Bruxelles, en rappelant les critiques issues d’un audit et de rapports d’évaluation, ainsi que la mise à zéro de la ligne budgétaire 2025. Pierre-Yves Jeholet a répondu que l’écosystème de la formation continue est trop complexe et peu lisible, et que l’audit de 2023 comme le comité de pilotage relevaient des problèmes de cohérence, de gouvernance, de visibilité et de coûts jugés excessifs. Il a indiqué que le Gouvernement avait pris acte de ces constats et ne maintiendrait pas des outils ne s’inscrivant pas de manière pertinente dans l’écosystème de la formation continue.
La ligne de tram de Liège
Diana Nikolic a interrogé le ministre sur le calendrier des exercices multidisciplinaires liés à la mise en service du tram de Liège, estimant qu’un premier exercice prévu le 14 mars, pendant la marche à blanc, pourrait révéler des ajustements encore nécessaires avant l’ouverture. François Desquesnes n’a pas détaillé le calendrier complet dans l’extrait, mais a été interpellé sur la nécessité d’anticiper d’éventuelles adaptations et sur l’impact possible sur la date de mise en service. Dans le même échange, Caroline Cassart-Mailleux a dénoncé le manque d’information autour de la fermeture totale de la N66 à Modave pour travaux, tandis qu’Isabella Greco a demandé au ministre de s’opposer à la fermeture annoncée de 20 gares, surtout en Wallonie, et Desquesnes a répondu qu’il défendrait fermement le réseau ferroviaire wallon tout en appelant à la cohérence entre les politiques de mobilité wallonnes et fédérales.
L’installation de nouveaux radars sur le territoire wallon
Arnaud Dewez salue le déploiement annoncé de 150 nouveaux radars en Wallonie, tout en interrogeant leur efficacité concrète et la capacité de traitement des amendes par les CRT et les parquets, qu’il estime souvent débordés. François Desquesnes confirme l’installation en 2025 de 150 radars fixes, répartis entre radars ponctuels, tronçons et feux, mais souligne que la demande des zones de police et des bourgmestres dépasse largement l’offre actuelle en raison des limites de traitement de la police et de la justice. Il rappelle qu’un décret de 2019 permet de convertir de petits excès de vitesse en amendes administratives et annonce avoir donné instruction à son administration d’accélérer ce traitement pour désengorger les services judiciaires. Le député se félicite de cette orientation et soutient la démarche du ministre.
L’état des routes wallonnes
Julien Liradelfo a dénoncé l’état dégradé des routes wallonnes, estimant que les taxes de circulation, de mise en circulation et kilométriques ne se traduisent pas par un entretien suffisant, avec des risques pour la sécurité et des indemnisations liées aux dommages subis par les usagers. François Desquesnes a contesté certains chiffres avancés, précisé que les indemnisations évoquées s’élèvent à 502 000 euros, rappelé le rôle des communes en cas de danger immédiat et souligné que les budgets consacrés à l’entretien augmentent, notamment de 70 % pour le raclage-pose et de 50 millions d’euros via la SOFICO. Il a également indiqué que 100 % des recettes du prélèvement kilométrique des poids lourds sont reversées à la SOFICO pour l’entretien et l’amélioration du réseau, tout en reconnaissant un besoin de financement supplémentaire.
L’interdiction de l’abattage à domicile
Christine Mauel a interrogé le ministre-président sur l’interdiction de l’abattage à domicile des porcs, chèvres, moutons et gibiers d’élevage, en s’inquiétant de l’impact sur le bien-être animal, du transport vers les abattoirs et des solutions possibles pour les zones rurales. Adrien Dolimont a justifié la mesure par la difficulté de contrôler le respect des règles, notamment l’étourdissement, et par la volonté d’harmoniser le cadre avec d’autres Régions et de privilégier les abattoirs professionnels. Il a précisé que la Région continuerait à soutenir la recherche sur l’abattage à la ferme avec l’Université de Liège, tout en travaillant à une adaptation législative pour garantir le respect du Code du bien-être animal.
Le manque de vétérinaires dans les fermes et zones rurales
La députée a souligné la pénurie croissante de vétérinaires pour gros animaux en zone rurale, en évoquant la charge de travail, les contraintes de nuit, la simplification administrative et la nécessité d’un Observatoire des vétérinaires pour objectiver les causes et cartographier les zones à risque. La ministre a confirmé le caractère préoccupant et multifactoriel du problème, précisant que l’Observatoire a bien été mis en place et soutenu par la Région wallonne, qu’il a permis de dégager des chiffres utiles à l’élaboration d’un plan d’action, et que des soutiens existent pour favoriser les associations de vétérinaires et la formation. Elle a aussi rappelé le rôle des autres niveaux de pouvoir, notamment la Fédération Wallonie-Bruxelles pour la formation et l’État fédéral pour l’agrément et l’AFSCA, tout en indiquant mener des concertations avec les praticiens ruraux.
L’implantation potentielle du Puy du Fou au fourneau Saint-Michel à Saint-Hubert
Guillaume Soupart a interrogé la ministre sur l’éventuelle implantation du Puy du Fou au fourneau Saint-Michel, en soulignant les retombées touristiques et économiques attendues, ainsi que les enjeux de superficie, de mobilité et d’emplois. Valérie Lescrenier a confirmé l’intérêt du groupe pour la Wallonie, tout en précisant que sa priorité actuelle est un projet au Royaume-Uni et qu’il est trop tôt pour tirer des conclusions concrètes. Elle a indiqué qu’aucun contact approfondi n’a eu lieu avec la Province de Luxembourg, propriétaire du site, et que celui-ci ne semble pas répondre aux critères initiaux du projet, notamment en matière d’espace et d’accessibilité.
Les difficultés rencontrées par 135 000 familles de Wallonie pour payer leurs factures d’eau
Jori Dupont a dénoncé la hausse du prix de l’eau en Wallonie, qu’il estime lourde pour les ménages, et a critiqué le fait que 135 000 familles soient en difficulté pour payer leurs factures. Il a jugé le renforcement du Fonds social de l’eau insuffisant et non structurel, estimant qu’il ne profite qu’à une minorité des ménages concernés et ne règle pas la précarité hydrique. Yves Coppieters a répondu qu’un plan plus ambitieux avait été présenté au Gouvernement pour mieux utiliser ce fonds, en simplifiant les démarches, en automatisant davantage l’accès, en formant des tuteurs énergie et en lançant une campagne d’information avec les CPAS et les associations. Le ministre a insisté sur le caractère fondamental du droit à l’eau et sur la volonté du Gouvernement d’améliorer l’accès à ce soutien pendant la législature.
La localisation du futur hôpital de Verviers
Le député a interrogé le ministre sur la localisation du futur hôpital de Verviers, en soulignant les enjeux d’accessibilité, d’impact environnemental dans le bassin de la Vesdre, et de réaffectation du site actuel afin d’éviter un chancre urbain. Le ministre a indiqué que l’AViQ n’avait pas été saisie d’une demande de subsidiation pour une reconstruction sur un nouveau site et que les financements existants concernent des travaux de réhabilitation sur le site actuel. Il a précisé qu’un financement du plan hospitalier ne peut pas simultanément soutenir des rénovations sur place et un nouvel hôpital ailleurs, et a demandé à l’opérateur de clarifier ses intentions. Le député a enfin relevé qu’une étude externe évoquerait un déplacement du projet et a élargi la réflexion à l’aménagement global du bassin de la Vesdre.
L’impact de la réforme annoncée par la coalition Arizona sur les infrastructures hospitalières wallonnes
Valérie Dejardin a interrogé le ministre sur l’impact de la réforme annoncée par la coalition Arizona sur les infrastructures hospitalières wallonnes, en particulier les risques pour le financement, la planification et la capacité d’investissement des hôpitaux. Yves Coppieters a apporté des éléments de réponse sur les implications attendues de cette réforme pour le secteur hospitalier, en précisant la position de son administration sur les effets potentiels pour la Wallonie et les établissements concernés.
Le report du programme d’avion à hydrogène développé par Airbus
Eddy Fontaine a interrogé le ministre sur le report, voire l’abandon, du programme d’avion à hydrogène d’Airbus et sur ses conséquences pour la Wallonie, en particulier pour la SONACA et les PME wallonnes impliquées dans les ailes et les réservoirs à hydrogène. Pierre-Yves Jeholet a estimé qu’il s’agit d’un recul attendu au vu des difficultés générales de la filière hydrogène, tout en rappelant que d’autres technologies de décarbonation de l’aviation restent en développement. Il a jugé les effets sur les entreprises wallonnes limités, en soulignant que la Région avait anticipé cette évolution et demeure engagée dans des sociétés comme Safran et la SONACA. Eddy Fontaine a pris acte de cette réponse et a indiqué rester attentif à la suite.
Le Sommet international pour l’action sur l’intelligence artificielle
Les députés ont interrogé le ministre sur la stratégie wallonne face au développement de l’intelligence artificielle, en insistant sur les enjeux d’investissement, de partenariats public-privé, de formation, de compétitivité et de création technologique, ainsi que sur les risques sociaux et éthiques, notamment l’impact potentiel sur l’emploi des femmes. Pierre-Yves Jeholet a répondu que la Wallonie devait anticiper l’IA plutôt que la subir, en la considérant comme une opportunité pour l’industrie, la santé, l’administration et la sécurité, tout en rappelant la nécessité d’un cadre fondé sur la transparence, l’éthique, la protection de la vie privée et la sécurité. Il a indiqué que l’IA serait intégrée de manière transversale dans Digital Wallonia et qu’une nouvelle stratégie numérique serait prochainement présentée. Les intervenants ont salué la réponse, tout en soulignant la nécessité de poursuivre le débat sur les dimensions budgétaires, les PPP, les compétences et les enjeux démocratiques liés à l’IA.