Transport routier
Le soutien au secteur du transport face aux chocs pétroliers et énergétiques
Vincent Maillen a interrogé le ministre sur l’opportunité de geler en juillet l’augmentation du prélèvement kilométrique afin d’atténuer l’impact des chocs énergétiques sur l’économie, en soulignant qu’une telle mesure pourrait aussi aider la SOFICO à lisser ses pertes. François Desquesnes a reconnu la pression liée à la hausse des prix de l’énergie, mais a jugé cette option peu efficiente, rappelant que les trois quarts des kilomètres payés en Wallonie concernent des camions non wallons et qu’une baisse de recettes profiterait surtout à des transporteurs extérieurs. Il a conclu qu’il s’agissait d’une « fausse bonne idée », et le député a pris acte de cette réponse.
La nouvelle fermeture de l’E19
Vincent Crampont a évoqué la nouvelle fermeture de l’E19 pendant plus de dix heures après un accident impliquant des poids lourds et a demandé s’il y avait eu un débriefing, ainsi que la manière dont la police et les communes avaient coordonné la gestion des itinéraires de délestage. Il a aussi plaidé pour des mesures structurelles, notamment des demi-tours automatisés encadrés par la police, un maillage d’itinéraires de déviation connu à l’avance et une meilleure collaboration avec les applications de navigation. François Desquesnes a expliqué que l’accident, survenu sur l’E19/E42, avait bloqué les trois bandes à la suite d’un carambolage impliquant un camion-citerne, entraînant aussi une pollution de la chaussée et des réparations urgentes, ce qui justifiait la durée de l’intervention. Il a précisé que les services de police s’étaient rapidement positionnés, que le gouverneur avait mobilisé des moyens complémentaires et qu’un débriefing avait eu lieu le lendemain matin, tout en invitant le député à déposer une question écrite ou orale pour en connaître le contenu.
Les dégâts causés au réseau routier suite à la profusion de mégacamions
Jean-Paul Bastin a interrogé le ministre sur l’expérimentation des mégacamions en Wallonie, en s’inquiétant de leur impact sur la sécurité routière, l’usure du réseau, une éventuelle extension du dispositif et d’un éventuel encadrement dans le Code de la route. François Desquesnes a répondu que 39 projets pilotes sont en cours en Wallonie, dans le cadre d’un dispositif coordonné avec les autres Régions et prolongé jusqu’au 30 juin 2027 pour permettre une évaluation commune. Il a indiqué que les premiers résultats sont positifs, avec 40 % de kilomètres en moins et 20 % d’émissions de gaz à effet de serre en moins par tonne transportée, sans effet négatif constaté sur la sécurité ni sur l’état des routes, l’essentiel étant la répartition du poids par essieu. Il a précisé qu’une éventuelle phase plus large devra être décidée à l’issue de l’évaluation finale et dans des conditions d’accès limitées à certaines voiries.
L’annonce d’un accord entre la Flandre et la Wallonie pour la mise en place d’une vignette automobile
Les députés ont interrogé le ministre sur l’annonce d’un accord entre la Wallonie et la Flandre visant à instaurer une vignette autoroutière, en demandant des précisions sur son calendrier, son montant, sa forme numérique ou physique, ainsi que sur la garantie d’une neutralité fiscale pour les automobilistes wallons, notamment pour les véhicules de leasing. François Desquesnes a confirmé qu’il s’agira d’une vignette dématérialisée, fondée sur les systèmes de caméras ANPR, avec des tarifs variables selon la durée d’usage, et a indiqué que les discussions se poursuivent avec la Flandre et, à terme, Bruxelles, dans le cadre de la réglementation européenne. Il a précisé que l’objectif est de faire contribuer davantage les usagers du réseau routier, y compris les non-Belges, et que la répartition des recettes entre Régions doit encore être négociée. Les députés ont accueilli favorablement le principe, tout en rappelant que la mesure ne doit pas se transformer en nouvelle taxe à charge des seuls Wallons.
L’impact de la mise en œuvre de la vignette automobile sur le portefeuille des automobilistes wallons
Les députés ont interpellé le ministre sur la mise en place d’une vignette autoroutière en Wallonie, en demandant des précisions sur son calendrier, son éventuel coût, sa forme numérique ou physique, et surtout sur la garantie d’une neutralité fiscale pour les automobilistes wallons. François Desquesnes a expliqué que le projet s’inscrit dans la pratique de nombreux pays européens, vise à faire contribuer tous les usagers du réseau, y compris les véhicules non belges, et fait l’objet de discussions avec la Flandre, avec des contacts prévus avec Bruxelles et la Commission européenne pour sécuriser le cadre juridique. Il a confirmé qu’il s’agirait d’une vignette dématérialisée, fondée sur la durée d’usage, allant de 1 jour à un abonnement annuel, et que la répartition des recettes entre Régions restait à négocier. Les députés ont pris acte de ces éléments, tout en rappelant leur exigence que la mesure n’alourdisse pas la charge des Wallons et bénéficie au financement des infrastructures.
Le rechargement de véhicules électriques lourds par induction
Vincent Maillen a interpellé le ministre sur le projet français d’autoroute électrique par induction, destiné notamment au rechargement des camions en roulant, et a पूछा si une telle solution pourrait être envisagée en Wallonie via un partenariat public-privé ou avec des financements européens. François Desquesnes a répondu que l’électrification des véhicules constitue un outil parmi d’autres pour réduire les émissions de la mobilité, tout en rappelant que la demande reste faible et que le projet français n’en est qu’au stade expérimental. Il a indiqué qu’il demanderait au SPW MI de suivre attentivement les conditions et résultats de ce test afin d’évaluer une éventuelle transposition en Wallonie, en soulignant que la Région dispose d’un réseau autoroutier susceptible d’offrir des opportunités.
La mise en place d’une vignette automobile
Les députés ont interrogé le ministre sur l’instauration d’une vignette automobile, en demandant les modalités techniques, le calendrier, la concertation avec la Flandre et Bruxelles, ainsi que la garantie que son coût ne pèserait pas sur les citoyens wallons. Le ministre a répondu que le projet vise à instaurer un droit d’usage pour faire contribuer aussi les véhicules étrangers à l’entretien du réseau routier, en s’alignant sur les intentions désormais exprimées en Flandre et en espérant une convergence avec Bruxelles. Il a indiqué que les prochaines étapes porteront sur les modalités pratiques, en s’appuyant sur l’expérience existante de Viapass pour les camions, et a présenté cette évolution comme un moyen de financer et sécuriser le réseau sans augmenter la pression fiscale globale des Wallons.
L’accumulation du retard dans le chantier du Service public de Wallonie à Fléron
Sophie Fafchamps a dénoncé le retard important du chantier de réfection de 438 mètres de la rue de Romsée à Fléron, initialement prévu pour 180 jours mais déjà prolongé de plus d’un an, en demandant des améliorations de coordination avec les impétrants, l’application de pénalités aux entrepreneurs défaillants, un soutien aux communes affectées par les déviations et une planification à l’échelle de l’arrondissement. François Desquesnes a expliqué que le chantier impliquait plusieurs acteurs (SPW MI, AIDE, CILE, Resa, Proximus) et a attribué les principaux retards à 74 jours d’intempéries ainsi qu’à l’intervention tardive d’Unifiber pour la fibre optique. Il a indiqué que les entrepreneurs n’étaient pas en défaut, qu’aucune pénalité ne serait appliquée à leur égard, qu’il restait environ 40 jours ouvrables, et qu’il demanderait à son administration de suivre le dossier de très près tout en reconnaissant la nécessité de renforcer la coordination en amont.
L’achèvement du tronçon de la RN54
Caroline Desalle a interpellé le ministre sur l’achèvement des 11 kilomètres manquants de la RN54 entre Maubeuge et Charleroi, en demandant un calendrier budgétaire et des travaux ainsi qu’une visite sur place à Erquelinnes. François Desquesnes a reconnu l’ancienneté du dossier, son impact sur le trafic de transit et le développement économique local, et a indiqué que la DPR n’excluait pas de nouvelles voiries si elles s’inscrivent dans la logique FAST 2030, incluant aussi les modes doux. Il a confirmé qu’il se rendrait sur place avec le ministre-président et la ministre compétente, en soulignant que le dossier mobilise trois volets: permis d’aménagement du territoire, financements des travaux publics et remembrement rural.
L’état des routes en wallonie et l’inquiétude concernant les «classiques ardennaises»
Les députés ont interrogé le ministre sur l’état de certaines voiries wallonnes, jugé problématique pour la sécurité des cyclistes et pour l’image de la Région lors des classiques ardennaises, en évoquant notamment les nids-de-poule, la chute de Tadej Pogačar et le déplacement de parcours de certaines courses. Ils ont demandé quelles mesures pouvaient être prises avec les organisateurs pour sécuriser les tronçons identifiés à l’avance, ainsi que des améliorations concrètes et des priorités budgétaires pour les infrastructures cyclables et routières. Le ministre a mis en avant la dynamique déjà engagée en matière de mobilité cyclable, tout en rappelant que les organisateurs restent responsables du choix des parcours et que des arbitrages et budgets complémentaires sont nécessaires pour traiter les tronçons les plus sensibles.
L’impact du charroi de liege airport sur l’état des routes
Caroline Cassart-Mailleux a interpellé le ministre sur la dégradation des voiries communales et régionales autour de l’aéroport de Liège, qu’elle attribue au passage de poids lourds liés à son activité. Elle a évoqué les plaintes des bourgmestres de Fexhe-le-Haut-Clocher, Donceel et Grâce-Hollogne, ainsi que l’insuffisance des mesures locales et a demandé si la Région wallonne avait engagé des contacts et prévu un budget pour la réfection des routes. En réponse, le ministre a indiqué qu’il existe plusieurs dispositifs à mobiliser et a renvoyé une partie de la responsabilité vers les différents acteurs concernés, ce que la députée a jugé insuffisant, en réclamant une coordination et des solutions concrètes.
La possible interdiction des avertisseurs de radars
Olivier Maroy a interrogé la ministre sur l’opportunité d’interdire les avertisseurs de radars, à la suite d’une étude de Vias qui les présente comme un facteur de vitesse excessive et de distraction, alors que Touring défend leur utilité. Il a demandé des précisions sur les collaborations existantes et envisagées avec ces applications, en citant Coyote, Waze et Google Maps, ainsi que sur l’argumentaire de la ministre. Dans sa réponse, la ministre a indiqué être opposée à une interdiction pure et simple et favorable à une coopération accrue avec ces outils afin d’en faire des partenaires de la sécurité routière.
Le futur hub wallon pour l’hydrogène à liège
Le député a interrogé le ministre sur la stratégie wallonne en matière d’hydrogène vert, le cadre juridique à mettre en place et la possibilité pour Liège de devenir un hub, en raison de sa position géographique, des atouts du port et de l’attrait potentiel pour de nouvelles implantations industrielles. Il a également évoqué le site de Chertal et, plus largement, la reconversion de sites industriels désaffectés comme leviers possibles. Le ministre a été sollicité pour préciser la place de la Wallonie dans cette filière et la pertinence de Liège comme pôle structurant.
L’empreinte carbone du circuit de spa-francorchamps
Charles Gardier interroge Willy Borsus sur l’empreinte carbone du circuit de Spa-Francorchamps et sur les mesures envisagées pour en réduire l’impact environnemental. La réponse ministérielle met en avant les enjeux liés à la mobilité, à l’organisation des événements et à l’amélioration progressive des pratiques afin de limiter les émissions. Le débat souligne la conciliation recherchée entre l’attractivité économique et sportive du circuit et les objectifs de transition climatique.
La reprise des contrôles techniques sans rendez- vous en wallonie
Eddy Fontaine a interrogé la ministre sur la suppression, en Wallonie, de l’obligation de prendre rendez-vous pour le contrôle technique, en soulignant les difficultés d’accès pendant la crise sanitaire, les délais d’attente, les risques d’amendes et l’importance du contrôle pour le marché de l’occasion. Il a mis en avant le choix récemment opéré en Flandre et demandé si la Wallonie suivrait cette voie, éventuellement dans un délai déterminé. La ministre a répondu qu’elle ne comptait pas, à court terme, revenir sans analyse externe au système sans rendez-vous et a évoqué la possibilité d’une formule mixte, avec des lignes sans rendez-vous et d’autres sur rendez-vous. Le député a pris acte de cette prudence, tout en rappelant que les refus lors du contrôle entraînent souvent de nouvelles démarches et que les sanctions dépendent ensuite de la police, sur laquelle la Région n’a pas de maîtrise.
Le dépôt par la commission européenne du paquet législatif «fit for 55»
Florent interroge Henry sur le dépôt par la Commission européenne du paquet législatif « fit for 55 », présenté comme un ensemble de mesures visant à adapter les politiques climatiques et énergétiques de l’Union aux objectifs de réduction des émissions. Le questionneur met en avant les implications de ce paquet pour la Belgique, notamment sur le plan de la répartition des efforts et de la mise en œuvre nationale. Henry répond en exposant la portée générale du paquet, en rappelant les objectifs climatiques européens et en indiquant que la Belgique devra analyser les propositions afin d’en mesurer l’impact et de définir sa position dans les négociations.
La réduction des émissions de gaz à effet de serre à atteindre d’ici 10 ans suite au sommet européen
François Desquesnes interroge le ministre sur la position défendue par la Belgique au Conseil européen concernant la répartition de l’effort pour atteindre l’objectif de -55 % d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, ainsi que sur l’impact éventuel pour la Wallonie et l’adaptation des outils régionaux comme le PACE. Il demande aussi si un ETS spécifique au transport routier est envisagé au niveau européen et quelle est la position de la Wallonie dans la concertation belge. Le ministre apporte quelques éléments de réponse, mais sans clarifier entièrement la trajectoire future ni la position wallonne sur l’ETS transport. Le questionneur indique qu’il reviendra demander des précisions, notamment sur un éventuel dépassement de l’objectif actuel et sur l’ETS pour le transport routier.