L’impact du charroi de liege airport sur l’état des routes
Caroline Cassart-Mailleux a interpellé le ministre sur la dégradation des voiries communales et régionales autour de l’aéroport de Liège, qu’elle attribue au passage de poids lourds liés à son activité. Elle a évoqué les plaintes des bourgmestres de Fexhe-le-Haut-Clocher, Donceel et Grâce-Hollogne, ainsi que l’insuffisance des mesures locales et a demandé si la Région wallonne avait engagé des contacts et prévu un budget pour la réfection des routes. En réponse, le ministre a indiqué qu’il existe plusieurs dispositifs à mobiliser et a renvoyé une partie de la responsabilité vers les différents acteurs concernés, ce que la députée a jugé insuffisant, en réclamant une coordination et des solutions concrètes.
Débat · 2 interventions
Monsieur le Ministre, si ce n’est pas du tout l’endroit ni le moment de remettre en cause l’aéroport de Liège, parce que c’est un fleuron wallon, parce qu’il y a une activité économique, de l’emploi, je souhaite néanmoins aujourd’hui aborder avec vous le problème des communes avoisinantes qui ont un réel souci de mobilité. Je me fais la porte-parole du bourgmestre de la Commune de Fexhe-le-Haut-Clocher qui, depuis cinq ans, explique qu’il y a un problème de mobilité et que ses routes communales sont détériorées par les poids lourds qui, dû à l’activité de l’aéroport de Liège, circulent sur ses routes communales. Il a pris en son temps un arrêté de police interdisant les plus de 7,5 tonnes sur les routes communales, mais ces routes sont dans un état déplorable. Il y a les routes communales, certes, de Fexhe-le-Haut-Clocher, mais il y a aussi les routes régionales entre Fexhe-le-HautClocher et Donceel qui sont dénoncées par ce souci de détérioration par le bourgmestre de Donceel; vient maintenant s’ajouter depuis une semaine le bourgmestre de Grâce-Hollogne. Monsieur le Ministre, je souhaite à un moment donné que le Gouvernement wallon prenne ses responsabilités. Avez-vous des contacts avec les différentes communes qui relayent le souci de mobilité et la détérioration de ces communes? Avez-vous prévu un budget par rapport à la réfection de ces voiries? Je suis désolé, mais ce n’est pas au pouvoir local, aux communes en particulier, de prévoir les budgets pour réparer ces routes détériorées par la mobilité de l’aéroport. Je souhaite vous entendre sur ce dossier. Le bourgmestre de Fexhe-le-Haut-Clocher me disait également qu’en son temps, lorsqu’il y avait eu la construction du TGV, certaines instances, dont la SNCB, avaient pris leurs responsabilités et avaient réparé les voiries. Je souhaite vous entendre sur ce dossier. Je vous remercie.
Agressivité 91%Factuel 55%Émotionnel 93%Je remercie le ministre pour sa réponse. Mon objectif n’est pas de remettre en cause l’aéroport, je parle de mobilité pour les communes avoisinantes, parce que je voyais certains collègues déjà bondir. Je précise mon propos et il n’est absolument pas ambigu. Simplement, Monsieur le Ministre, ces voiries ne sont peut-être pas adaptées. Les bourgmestres ont déjà pris des arrêtés de police, ont pris les mesures qu’ils pouvaient pour limiter l’accès des poids lourds à leurs voiries communales. J’entends bien dans votre réponse que vous renvoyez la balle et que vous dites qu’il y a différentes mesures. Ce que je souhaite, c’est qu’à un moment donné chacun prenne ses responsabilités, puisse dialoguer avec les différents bourgmestres et trouve des solutions. Il y a des voiries communales abîmées, mais il y a également des voiries régionales, et c’est votre responsabilité. Je vous remercie.
Agressivité 96%Constructivité 98%Factuel 98%Émotionnel 93%
Questions similaires
L’absence de mobilité douce dans le décret voirie concernant la liaison tihange- strée-tinlot
Caroline Cassart-Mailleux a interrogé le ministre sur le blocage de la liaison Tihange-Strée-Tinlot, en soulignant que le dossier reste freiné par plusieurs conditions cumulatives : permis, budget, expropriations et adoption du décret Voirie par les conseils communaux concernés. Elle a insisté sur l’absence de mobilité douce dans le projet, a évoqué l’opposition du conseil communal de Modave et a demandé si des contacts avaient été pris avec Modave et Huy, ainsi que l’état d’avancement du permis et le calendrier prévu. En réponse, le ministre a indiqué travailler sur un dossier hérité et vouloir le faire aboutir, tandis que la députée a conclu en demandant une reprise rapide des contacts avec les communes, en raison de l’urgence du dossier.
La position de la wallonie suite au rejet par le conseil d’état du recours de la flandre contre le nouveau système de guidage de brussels airport
Le questionneur a interpellé la ministre sur la suite à donner au rejet par le Conseil d’État du recours flamand contre le nouveau système de guidage de Brussels Airport, en demandant quelle serait l’attitude du Gouvernement wallon au CODECO. Il a également réclamé l’installation de sonomètres pour mesurer les nuisances sonores en Wallonie et l’adoption d’un arrêté Bruit pour les limiter. Dans sa réplique, il a estimé que la réponse ne traitait pas ces trois points et n’apportait pas d’éclaircissement sur la position du Gouvernement wallon.
La mise en œuvre du renouvellement du permis unique de l’aéroport de Charleroi suite à l’avis de l’auditeur du Conseil d’État sur le renouvellement du permis unique de Liege Airport
Nicolas Tzanetatos a interrogé le ministre sur les conséquences de l’avis négatif de l’auditeur du Conseil d’État dans le dossier du permis unique de Liège et sur la manière d’anticiper un éventuel avis similaire pour l’aéroport de Charleroi, en soulignant l’importance économique, sociale et territoriale des deux aéroports ainsi que la nécessité de préserver les riverains. François Desquesnes a rappelé qu’il intervient comme ministre de l’Aménagement du territoire, dans une logique d’impartialité, et qu’il ne peut se prononcer avant réception du rapport de synthèse du fonctionnaire technique et du fonctionnaire délégué après l’enquête publique et les avis administratifs. Il a précisé que la qualité du processus est le meilleur moyen de limiter les recours, tout en indiquant qu’il est impossible de les empêcher complètement.
Les tensions entre brussels south charleroi airport (bsca) et zaventem
Di Mattia a dénoncé les tensions entre Brussels South Charleroi Airport et Zaventem, liées notamment à une dérogation technique tardive, à des inspections répétées et à des soupçons de dumping social visant la compagnie KlasJet. Il a demandé au ministre s’il comptait apaiser la situation et défendre l’aéroport de Gosselies, fragilisé par la crise financière et ayant besoin de projets porteurs. Le ministre a répondu en réaffirmant que la concurrence internationale est déjà forte et qu’il faut éviter des tensions internes, tout en indiquant qu’il défendrait les intérêts de Gosselies et les projets d’avenir de l’aéroport.
L’achèvement du tronçon de la RN54
Caroline Desalle a interpellé le ministre sur l’achèvement des 11 kilomètres manquants de la RN54 entre Maubeuge et Charleroi, en demandant un calendrier budgétaire et des travaux ainsi qu’une visite sur place à Erquelinnes. François Desquesnes a reconnu l’ancienneté du dossier, son impact sur le trafic de transit et le développement économique local, et a indiqué que la DPR n’excluait pas de nouvelles voiries si elles s’inscrivent dans la logique FAST 2030, incluant aussi les modes doux. Il a confirmé qu’il se rendrait sur place avec le ministre-président et la ministre compétente, en soulignant que le dossier mobilise trois volets: permis d’aménagement du territoire, financements des travaux publics et remembrement rural.