Débats
Questions parlementaires
1 082 questions classées par date.
L’impact de l’intelligence artificielle sur l’emploi des femmes et le risque de renforcer les inégalités entre les femmes et les hommes
Dorothée De Rodder a alerté sur le risque que l’automatisation par l’intelligence artificielle touche particulièrement les emplois occupés par des femmes et accentue les inégalités de genre, en demandant quelles mesures la Wallonie entend prendre pour anticiper ces effets. D’autres députés ont insisté sur la stratégie wallonne en matière d’IA, les besoins budgétaires, les partenariats public-privé, la formation et le soutien à l’innovation, notamment via Digital Wallonia et TRAIL. Pierre-Yves Jeholet a répondu qu’il fallait anticiper l’IA plutôt que la subir, en la considérant comme une opportunité pour l’industrie, la santé, l’administration et la sécurité, tout en la cadrant par des exigences d’éthique, de transparence, de respect de la vie privée et de responsabilité. Il a annoncé qu’une nouvelle stratégie numérique intégrant l’IA serait prochainement présentée, sans répondre spécifiquement à la dimension femmes et égalité soulevée dans la question initiale.
Les pertes d’emplois chez Thermo Fisher Scientific
Sophie Pécriaux a interrogé le ministre sur l’annonce de suppressions d’emplois chez Thermo Fisher à Seneffe et Gosselies, en demandant des précisions sur l’ampleur des pertes, les contacts avec la direction et l’accompagnement des travailleurs dans le cadre de la procédure Renault. Pierre-Yves Jeholet a indiqué qu’au maximum 100 emplois pourraient être concernés sur environ 300, que des consultations et négociations étaient en cours et que l’objectif était de limiter l’impact social et de soutenir la reconversion. Il a rappelé l’importance stratégique du secteur des biotechnologies en Wallonie, tout en soulignant qu’il ne disposait pas encore d’explications détaillées sur les raisons évoquées par l’entreprise, de nature stratégique.
Le baromètre de la sécurité routière
Caroline Cassart-Mailleux a cité les chiffres du baromètre Vias et a demandé des données pour la Wallonie, l’existence d’un baromètre comparable et les mesures prévues pour réduire davantage les accidents dans le cadre de la DPR. François Desquesnes a répondu que l’AWSR publie un baromètre semestriel et que, pour le premier semestre 2024, les accidents corporels ont baissé de 3 % et les décès de 30 jours de 7 %, tandis que les blessés graves ont augmenté de 4 %. Il a annoncé le lancement des États généraux de la sécurité routière ce mois-ci, avec un objectif de conclusions en octobre-novembre et la diffusion d’une boîte à outils à l’échelle des territoires, en mobilisant aussi les communes et les bourgmestres.
La success-story des lignes de bus Express du TEC
Olivier Maroy a salué le succès des lignes Express du TEC, dont la fréquentation a fortement augmenté, et a plaidé pour la création d’une ligne Jodoigne-Bruxelles via Hamme-Mille, jugée prometteuse et soutenue par une pétition. Il a également interrogé le ministre sur les causes de la faible fréquentation de certaines lignes Express et sur les grandes orientations du futur contrat de service public de l’OTW. François Desquesnes a reconnu la croissance du réseau, tout en soulignant que la hausse tient aussi à l’augmentation du nombre de lignes et que la moitié des passagers se concentre sur quelques liaisons. Il a insisté sur la nécessité de cohérence avec l’offre ferroviaire de la SNCB et a indiqué que le futur contrat de service public devra viser à augmenter l’usage du bus.
Le budget de la Commune d’Herstal
Sophie Fafchamps a interrogé le ministre sur les raisons du refus du budget de la commune d’Herstal, en contestant l’idée que la commune n’aurait pas respecté ses engagements dans le cadre du plan Oxygène, et a demandé quel rôle jouent la Région wallonne et le CRAC dans l’accompagnement des communes. François Desquesnes a répondu que le CRAC rendait depuis 2018 des avis négatifs sur le budget d’Herstal et que, malgré le soutien régional, aucune trajectoire structurelle suffisante n’avait été enclenchée depuis 2022. Il a indiqué que la non-approbation du budget visait à envoyer un signal pour imposer un changement de cap, tout en affirmant que ses services et le CRAC restaient disponibles pour un dialogue avec la commune.
Les procédures de déclenchement de l’alerte neige et verglas sur les routes du Service public de Wallonie (SPW)
Jean-Paul Bastin a interrogé le ministre sur les procédures de déclenchement de l’alerte neige et verglas sur les routes wallonnes, le budget consacré à l’épandage et les produits utilisés, ainsi que sur l’éventuelle obligation de pneus adaptés lors des alertes hivernales, en particulier dans les zones de haute altitude. François Desquesnes a salué le travail des équipes du SPW et des sous-traitants, expliqué que le dispositif repose sur des stations météorologiques, les prévisions de l’IRM et les observations de terrain, et précisé que l’épandage consiste principalement en sel ou en saumure. Il a aussi présenté les approches étrangères en matière d’équipement hivernal des véhicules et indiqué que le sujet pourrait être examiné dans le cadre des États généraux de la sécurité routière. Le député a conclu en appelant à des mesures concrètes pour sortir du statu quo sur ces zones particulièrement exposées.
Le refus du budget de la Ville de Seraing
Les députées ont interrogé le ministre sur le refus du budget de Seraing, en évoquant un déficit annoncé, des justifications prétendument liées à de simples erreurs d’écriture et les conséquences possibles pour les services publics locaux. François Desquesnes a répondu que le budget présentait des erreurs de comptabilisation, mais surtout qu’il aboutissait à un budget non équilibré, en contradiction avec le Code de la démocratie locale, avec une trajectoire financière jugée très préoccupante à court terme. Il a souligné l’absence de mesures structurelles suffisantes, les alertes antérieures du CRAC et le niveau élevé des dépenses de personnel, tout en demandant à la Ville de revoir son budget. Les questions de suivi ont porté sur le risque d’austérité, l’impact sur l’emploi communal, le recours éventuel à de nouvelles taxes et le rôle du CRAC dans l’accompagnement antérieur.
Le rejet du budget de la Ville de Seraing par M. le Ministre
Alice Bernard a dénoncé le refus du budget de Seraing par le ministre, qu’elle a présenté comme une politique d’austérité menaçant les crèches, les écoles, l’entretien urbain et la sécurité, tandis que Valérie Bluge a demandé si ce refus relevait de simples erreurs techniques ou d’autres motifs, ainsi que ses conséquences et le rôle du CRAC. François Desquesnes a répondu que le budget présentait des erreurs de comptabilisation et surtout une situation non conforme à l’obligation d’équilibre, avec un déficit ordinaire de 5 millions en 2025 et une trajectoire pouvant atteindre 31 millions en 2026. Il a invoqué les règles du Code de la démocratie locale, les engagements du plan Oxygène, les alertes déjà émises par le CRAC et la hausse importante des effectifs communaux, en invitant la Ville à revoir son budget.
La féminisation des collèges communaux
Caroline Cassart-Mailleux a salué la hausse de la présence des femmes dans les collèges communaux wallons, estimant que les décrets successifs ont favorisé leur accès à des mandats stratégiques, tout en interrogeant le ministre sur l’évaluation du décret de 2017 et sur l’opportunité de le modifier. François Desquesnes a jugé ces chiffres très positifs pour la représentativité démocratique et a estimé que l’enjeu principal n’est pas juridique, mais l’identification des freins qui dissuadent encore certaines femmes d’entrer dans un collège communal. La députée a rappelé que certaines élues choisissent de ne pas siéger, qu’il ne faut pas les stigmatiser, et a souligné plusieurs indicateurs de féminisation dans les mandats communaux et de CPAS.
Le déploiement des voitures partagées et télécommandées en Wallonie
Jean-Paul Bastin a interrogé le ministre sur le déploiement en Wallonie des voitures partagées et télécommandées, en évoquant l’exemple d’une expérimentation annoncée au port d’Anvers et la nécessité de ne pas laisser la Région à l’écart des nouvelles technologies de mobilité. François Desquesnes a rappelé la répartition des compétences entre niveaux de pouvoir, l’homologation relevant du fédéral, et a indiqué qu’un travail est en cours entre le Fédéral et les Régions pour établir un cadre légal aux expériences pilotes de véhicules autonomes. Il a précisé que le projet anversois se déroule sur une voirie spécifique gérée par l’autorité portuaire et a dit la Wallonie ouverte à ces technologies, conformément à la Déclaration de politique régionale.
La fécondation artificielle des reines chez les abeilles
Eddy Fontaine a mis en avant une technique innovante de fécondation artificielle des reines, développée par une doctorante, qu’il présente comme une avancée importante pour lutter contre la surmortalité des abeilles et sélectionner des lignées résistantes au varroa. Anne-Catherine Dalcq a rappelé que l’insémination des reines n’est pas חדשה et qu’elle est déjà utilisée depuis plusieurs années en Belgique et dans les pays voisins pour préserver des lignes résistantes, tout en précisant que le projet de Mme Égyptien apporte des outils utiles pour la recherche et la biodiversité. Elle a indiqué que les financements régionaux existent surtout pour aider les apiculteurs face au varroa et pour conserver la pureté génétique des abeilles noires, ajoutant qu’elle allait examiner la possibilité de soutenir ce projet. Eddy Fontaine a conclu en appelant à soutenir cette thèse afin d’éviter qu’un acteur privé ne s’en empare.
L’augmentation de l’usage des pesticides par les agriculteurs
La députée Anne-Catherine Goffinet a interrogé la ministre Anne-Catherine Dalcq sur l’augmentation de l’usage de pesticides contenant des PFAS, notamment pour certaines cultures comme la pomme de terre, et a demandé quelles recherches, alternatives et actions de sensibilisation étaient en cours. La ministre a rappelé le cadre européen strict, indiqué que le flufénacet ne serait pas renouvelé au niveau européen, et souligné la priorité donnée à l’accélération de la recherche d’alternatives, à la formation des agriculteurs et au rôle renforcé du centre de recherche agronomique wallon.