Le baromètre de la sécurité routière
Caroline Cassart-Mailleux a cité les chiffres du baromètre Vias et a demandé des données pour la Wallonie, l’existence d’un baromètre comparable et les mesures prévues pour réduire davantage les accidents dans le cadre de la DPR. François Desquesnes a répondu que l’AWSR publie un baromètre semestriel et que, pour le premier semestre 2024, les accidents corporels ont baissé de 3 % et les décès de 30 jours de 7 %, tandis que les blessés graves ont augmenté de 4 %. Il a annoncé le lancement des États généraux de la sécurité routière ce mois-ci, avec un objectif de conclusions en octobre-novembre et la diffusion d’une boîte à outils à l’échelle des territoires, en mobilisant aussi les communes et les bourgmestres.
Débat · 3 interventions
Monsieur le Ministre, quelques chiffres du baromètre de la sécurité routière de Vias : 36 557 accidents en 2023, 44 304 blessés et 883 décès. Il est vrai que ces chiffres sont parlants, et c’est toujours trop. Avez-vous des chiffres pour la Région wallonne? Existe-t-il un baromètre similaire de l’Agence wallonne de la sécurité routière? Je tiens à souligner que, par rapport à 2014, ces chiffres sont en baisse, et l’on s’en réjouit, mais il est clair qu’un accident est toujours un accident de trop et qu’un décès est un décès de trop. La DPR est ambitieuse à ce sujet. Quelles pistes et actions allez-vous préconiser et mener? Quel timing allez-vous mettre en œuvre afin de continuer à diminuer ces chiffres au vu de la DPR qui est ambitieuse?
Agressivité 96%Émotionnel 86%- FDFrançois DesquesnesLes Engagés
Madame la Députée, c’est un enjeu fondamental qui guide l’ensemble de la politique de mobilité, qui est sous mon autorité, que ce soit au travers de la compétence de la sécurité routière, de celle des infrastructures ou encore de celles des pouvoirs locaux et de l’aménagement du territoire. Chaque vie gagnée chaque année est une victoire. Vous m’interrogez sur les chiffres. Il y a en effet des chiffres. L’AWSR, l’Agence wallonne pour la sécurité routière – je salue ma prédécesseuse, Mme De Bue, qui a fixé le contrat de gestion de l’organisme sur le sujet –, a établi un baromètre. Celui-ci est établi chaque semestre. Nous avons donc des chiffres pour le premier semestre de 2024. Ils sont positifs puisque les accidents corporels ont été réduits, sur le premier semestre 2024, par rapport à 2023, de 3 %; les décédés, 30 jours – puisque c’est comme cela que l’on compte le nombre de tués sur les routes –, est en baisse de 7 %. Malheureusement, le nombre de blessés graves, lui, est en augmentation de 4 %. On voit bien que l’on est sur une courbe de diminution des victimes sur la route, liée à différents facteurs et actions. Dans le cadre de ma politique et de ma responsabilité en sécurité routière, je lancerai ce mois-ci les États généraux de la sécurité routière qui vont animer l’ensemble des acteurs du secteur et les différents intervenants, au travers du Comité d’avis général sur la sécurité routière, d’une part, mais aussi d’autres acteurs, d’autre part. L’objectif est d’atterrir en octobre-novembre puis de dupliquer la boîte à outils à l’échelle des territoires et des zones de police. Nous mobiliserons les acteurs communaux, et j’écrirai prochainement aux bourgmestres en ce sens. Voilà ce que je puis vous dire sur les actions que j’entreprends en matière de sécurité routière.
Agressivité 37%Constructivité 39%Émotionnel 41% Je remercie le ministre pour le caractère tout à fait complet. Il est vrai que les enjeux sont fondamentaux et que la politique de la mobilité, la sécurité routière, les infrastructures et les pouvoirs locaux sont des matières très transversales. Ce dont on peut se réjouir, c’est que le nombre d’accidents est en diminution. Les États généraux de la mobilité et de la sécurité routière sont un carrefour et un croisement. Je reviendrai en commission, sur la base de questions orales, afin de voir comment les zones de police et les pouvoirs locaux peuvent être impliqués dans cet enjeu majeur.
Constructivité 99%Factuel 55%Émotionnel 47%
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Les enjeux liés à la sécurité routière
Maxime Daye a interrogé le ministre sur l’évolution réelle de la sécurité routière en Wallonie, en soulignant la persistance de problèmes liés à l’alcool au volant, au téléphone, à la vitesse, ainsi que la nécessité de renforcer les radars tronçons et d’envisager le casque obligatoire pour les trottinettes. François Desquesnes a reconnu que les résultats de 2024 sont meilleurs qu’en 2023, tout en restant préoccupants, et a indiqué s’appuyer sur les experts ainsi que sur des États généraux relancés pour formuler des recommandations. Il a précisé qu’un second volet associera après novembre les pouvoirs locaux et les zones de police afin de traduire ces mesures en actions concrètes sur le terrain.
Les accidents de la route survenus sur des chantiers autoroutiers
Maxime Daye s’est étonné du nombre d’accidents sur les chantiers autoroutiers en Wallonie, citant la campagne de la SOFICO et demandant confirmation des chiffres, ainsi que des précisions sur les mesures déjà prises et celles encore envisagées. François Desquesnes a confirmé la réalité du phénomène, qu’il attribue surtout à la distraction des conducteurs, et a rappelé que la Région agit par la sensibilisation, la prévention, l’adaptation des vitesses sur chantier et le renforcement de la signalisation. Il a annoncé un contrôle dynamique des vitesses à partir du second semestre 2025 selon la présence de travailleurs et les conditions météorologiques, ainsi qu’un projet pilote avec Waze et Coyote pour mieux signaler les chantiers mobiles.
La lutte contre les comportements à risque sur les autoroutes
Vincent Crampont a interpellé le ministre sur le rodéo filmé sur l’E403 et a demandé si une stratégie spécifique de lutte contre ces comportements à risque avait été prévue, notamment dans le cadre des États généraux de la sécurité routière. François Desquesnes a rappelé que l’entrave méchante à la circulation est sévèrement sanctionnée, a précisé que la compétence relève principalement du niveau fédéral et a indiqué que la Wallonie agit surtout via la mise à disposition de ses caméras et la collaboration du SPW MI et de Perex avec les autorités. Il a aussi signalé qu’une proposition de loi fédérale contre les rodéos urbains est en cours d’examen et que les comportements transgressifs sont bien traités dans les États généraux, dont les résultats sont attendus à la mi-novembre. Le député a ensuite élargi la problématique à d’autres infractions routières, comme la vitesse, l’alcool, la drogue et le GSM au volant, en insistant sur la sensibilisation dès l’école et sur la nécessité de moyens financiers suffisants.
Les chiffres du baromètre de la sécurité routière de l’institut Vias
Maxime Daye s’est appuyé sur le baromètre de Vias, relevant une baisse des accidents avec blessés et liés à l’alcool, mais une hausse des accidents impliquant des trottinettes électriques, et a demandé des mesures renforcées de prévention, notamment sur le port du casque, en coordination avec les autres niveaux de pouvoir. François Desquesnes a répondu en annonçant des États généraux de la sécurité routière pour définir les priorités et leviers d’action de la Wallonie, tout en rappelant que les chiffres de Vias sont provisoires. Il a indiqué qu’un groupe thématique sera consacré aux usagers vulnérables, dont les utilisateurs de trottinettes, s’est dit personnellement favorable au port du casque et a précisé que cette décision relève de la compétence fédérale.
Les mesures imposées par la hausse des accidents impliquant des trottinettes électriques
Vincent Crampont a alerté sur la hausse des décès et des accidents corporels impliquant des trottinettes électriques, en demandant une analyse pour la Wallonie, des mesures rapides de sécurisation, ainsi qu’une campagne de prévention et une meilleure coordination entre communes et zones de police. François Desquesnes a confirmé une aggravation en Wallonie, avec quatre décès en 2025 contre un en 2024 et 29 blessés graves, en soulignant la forte implication des moins de 25 ans et le fait que 70 % des accidents surviennent entre avril et octobre. Il a annoncé des actions de sensibilisation ciblant les jeunes, notamment dans les écoles et les milieux sportifs, des campagnes sur les réseaux sociaux, et a plaidé pour l’obligation du casque pour les trottinettes, un débat qu’il dit porter au niveau de la CIM et avec le ministre fédéral de la Mobilité.