La lutte contre les comportements à risque sur les autoroutes
Vincent Crampont a interpellé le ministre sur le rodéo filmé sur l’E403 et a demandé si une stratégie spécifique de lutte contre ces comportements à risque avait été prévue, notamment dans le cadre des États généraux de la sécurité routière. François Desquesnes a rappelé que l’entrave méchante à la circulation est sévèrement sanctionnée, a précisé que la compétence relève principalement du niveau fédéral et a indiqué que la Wallonie agit surtout via la mise à disposition de ses caméras et la collaboration du SPW MI et de Perex avec les autorités. Il a aussi signalé qu’une proposition de loi fédérale contre les rodéos urbains est en cours d’examen et que les comportements transgressifs sont bien traités dans les États généraux, dont les résultats sont attendus à la mi-novembre. Le député a ensuite élargi la problématique à d’autres infractions routières, comme la vitesse, l’alcool, la drogue et le GSM au volant, en insistant sur la sensibilisation dès l’école et sur la nécessité de moyens financiers suffisants.
Débat · 3 interventions
- VC
Monsieur le Ministre, ce lundi, l’E403 a été le théâtre d’un rodéo entre une voiture et un camion. Les images de ce rodéo filmé par un autre automobiliste nous interpellent. En effet, les routes wallonnes ne sont pas un ring de boxe et de tels comportements mettent véritablement en danger les autres usagers. Face à de telles attitudes, une stratégie de lutte spécifique a-t-elle été envisagée? La question de ce type de comportement et de rodéo a-t-elle été abordée lors des États généraux sur la sécurité routière? Si oui, quelles en sont les conclusions?
Agressivité 77%Émotionnel 72% - FDFrançois DesquesnesLes Engagés
Monsieur le Député, je dois quelque part corriger parce que vous relatez des faits qui me posent problème. Vous dites qu’un autre conducteur a filmé la situation. C’est illégal, car il est interdit de filmer. Dans les faits, il s’agit du passager d’un véhicule qui a filmé la situation, mais il faut respecter le Code de la route, y compris dans les expressions au Parlement, ce qui m’amène d’ailleurs à l’article 406 du Code pénal qui prévoit que toute entrave méchante à la circulation est punie d’une peine de réclusion pouvant aller jusqu’à 10 ans. C’est donc une peine extrêmement sévère pour les faits que vous relatez. En la matière, je ne suis pas le super policier de la Wallonie et la Wallonie ne dispose pas de super policiers. La compétence en matière de respect du Code de la route et de conduite relève de l’autorité fédérale, de l’autorité de police et de justice, avec laquelle nous collaborons. Que peut faire la Wallonie pour ce type de lutte? Mettre à disposition les informations disponibles sur son réseau de surveillance de caméras sur le réseau wallon. Il est de plus en plus important, les caméras sont aujourd’hui de plus en plus précises et permettent d’identifier précisément les véhicules et d’enregistrer les comportements fautifs. Le SPW MI et Perex collaborent pleinement à cela. Vous aurez certainement l’occasion de visiter avec la Commission de l’aménagement du territoire, dans quelques semaines, Perex et vous verrez combien les outils peuvent être efficaces et puissants. C’est donc une collaboration. Par ailleurs, j’ajouterai que nous avons reçu une proposition de loi fédérale contre les rodéos urbains, sur laquelle nous allons remettre un avis pour incriminer ce type de pratique qui nuit à la qualité de vie et à la quiétude dans nos quartiers et dans nos villes. Enfin, les comportements transgressifs font l’objet de l’examen par les États généraux de la sécurité routière, mais nous aurons les résultats à la minovembre.
Agressivité 51%Factuel 40%Émotionnel 45% - VC
Monsieur le Ministre, je vous remercie pour ces réponses. On partage l’objectif All for Zero, mais force est de constater qu’il y a beaucoup de travail tant les comportements problématiques sur les routes sont nombreux. Je pense notamment à la vitesse excessive, à l’alcool, à la drogue et au GSM au volant. Ce sont véritablement des comportements dangereux et parfois même mortels. C’est dès le plus jeune âge que, dès aujourd’hui, on doit informer, sensibiliser et informer les citoyens de demain. Cela doit se faire dans les écoles, par exemple. C’est fondamental si l’on veut changer les choses, c’est là qu’il faut le faire. Monsieur le Ministre, vous nous trouverez à vos côtés pour améliorer la sécurité routière, si et seulement si vous y mettez les moyens financiers nécessaires.
Agressivité 56%Constructivité 73%Factuel 42%Émotionnel 47%
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