Les procédures de déclenchement de l’alerte neige et verglas sur les routes du Service public de Wallonie (SPW)
Jean-Paul Bastin a interrogé le ministre sur les procédures de déclenchement de l’alerte neige et verglas sur les routes wallonnes, le budget consacré à l’épandage et les produits utilisés, ainsi que sur l’éventuelle obligation de pneus adaptés lors des alertes hivernales, en particulier dans les zones de haute altitude. François Desquesnes a salué le travail des équipes du SPW et des sous-traitants, expliqué que le dispositif repose sur des stations météorologiques, les prévisions de l’IRM et les observations de terrain, et précisé que l’épandage consiste principalement en sel ou en saumure. Il a aussi présenté les approches étrangères en matière d’équipement hivernal des véhicules et indiqué que le sujet pourrait être examiné dans le cadre des États généraux de la sécurité routière. Le député a conclu en appelant à des mesures concrètes pour sortir du statu quo sur ces zones particulièrement exposées.
Débat · 4 interventions
- JBJean-Paul BastinLes Engagés
Monsieur le Ministre, question non pas d’urgence, mais d’actualité. C’est l’hiver et il neige. Où est l’information, me direz-vous? Pourtant, à chaque fois que cela arrive, on assiste régulièrement à une certaine cacophonie sur nos routes; pas partout puisque les services d’épandage essaient de réagir de la manière la plus réactive et la plus préventive. Pourriez-vous évoquer comment les procédures d’alarme et de déclenchement de ces anges de la route nous permettent d’éviter un maximum d’accidents? Quel est le budget consacré à ce service d’épandage sur nos différentes routes et qu’est-ce qui est épandu? S’agit-il de sel, de lava, de sable ou d’un cocktail de l’un et de l’autre? (Réactions de MM. Tzanetatos et J.-P. Bastin) M. Stéphane Hazée (Ecolo). – Très fin, bravo pour le sens de la nuance!
- JBJean-Paul BastinLes Engagés
Vous allez nous dire quel est le cocktail épandu sur nos routes. Par ailleurs, serait-il possible d’envisager, non pas une obligation d’avoir des pneus neige ou quatre saisons, mais une obligation d’avoir des pneus adaptés lorsqu’il y a une alerte de neige? En Haute-Ardenne, sur nos plateaux – je pense à l’E25 ou à la Baraque de Fraiture –, nous sommes à 653 mètres d’altitude et nous avons chaque année des kilomètres de files et des accidents, voire des pertes de vies humaines, liés à des véhicules qui ne sont pas adaptés, singulièrement des camions qui finissent très rapidement en ciseau. C’est une préoccupation qui nous tient particulièrement à cœur.
Agressivité 67%Émotionnel 49% - FDFrançois DesquesnesLes Engagés
Monsieur le Député, votre question me permet d’emblée de remercier l’ensemble des équipes du SPW et des sous-traitants du SPW qui œuvrent jour et nuit, souvent dans la discrétion, pour sécuriser nos voiries et faire en sorte que, le matin, nous puissions rouler dans de bonnes conditions, que nous soyons dans des déplacements privés ou professionnels. Il est important de le souligner. Les mécanismes sont bien organisés puisque le SPW MI dispose d’une série de stations météorologiques sur le réseau, avec des informations très précises, couplées avec les prévisions de l’IRM qui sont elles-mêmes couplées avec les observations de terrain. J’ai moi-même eu l’occasion de me rendre à Charleroi, qui est une très belle ville, pour découvrir comment le sablage avait lieu. Le sablage consiste en la dispersion de sel ou de saumure de façon à être plus actif. Les équipes sont sur le pont et font un travail merveilleux. Vous m’interrogez également sur l’adaptation des pneus pour les véhicules. C’est une question importante qui a connu des évolutions dans les pays voisins, avec deux tendances: la tendance germanique et la tendance latine. Dans les pays germaniques, on dit que vous êtes responsable de mettre les pneus si les conditions hivernales l’exigent. Il y a des amendes de 60 à 120 euros dans les pays voisins, Allemagne et Luxembourg. En France, c’est un autre système puisque ce sont les préfets qui déterminent, pour une série de départements, les zones à partir desquelles on doit être équipé de pneus. Les Suisses ont encore une autre solution: si vous faites un accident parce que vous n’avez pas des pneus neige, c’est votre assureur qui se retourne contre vous. C’est une question que l’on doit aborder de façon frontale par rapport aux zones qui sont les plus concernées, comme les hauteurs de notre belle Wallonie. C’est un sujet qui sera à l’ordre du jour des États généraux de la sécurité routière.
Agressivité 37%Émotionnel 36% - JBJean-Paul BastinLes Engagés
Je vous remercie, Monsieur le Président. Sur cette première partie, je tiens à m’excuser auprès des personnes que j’aurais éventuellement choquées par mon propos. J’ai répondu de manière spontanée à une interpellation de quelqu’un qui était sur les bancs à proximité. Je suis moi-même bourgmestre. Je sais bien que la problématique de la drogue est présente partout, dans toutes les couches de la population et dans toutes les zones géographiques de notre pays. Voilà ce que je tenais d’abord à spécifier. (Réactions dans l’assemblée) Je me suis excusé par rapport à cela. Sur le fond, j’aimerais revenir à la question d’actualité qui est posée. Monsieur le Ministre, je vous remercie d’y avoir répondu et de souligner le travail qui est fait par les différents anges de la route, comme j’ai pu le signaler. La question est ô combien importante, non seulement pour notre sécurité, mais également pour notre mobilité. J’ose espérer que nous pourrons avancer, que ce soit dans une approche plus germanique ou plus latine, afin qu’il y ait au moins des éléments concrets pour faire en sorte que nous ne soyons plus dans ce statu quo actuel.
Agressivité 51%Constructivité 58%Factuel 48%Émotionnel 56%
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