La position que défendra le Gouvernement wallon en Conférence interministérielle de la mobilité sur l’obligation d’équiper les véhicules particuliers de pneus hiver
Vincent Crampont a interrogé le ministre sur la position que le Gouvernement wallon défendrait en Conférence interministérielle de la mobilité concernant une éventuelle obligation de pneus hiver, en relevant des divergences au sein de la famille politique des Engagés et en demandant les justifications objectives d’une telle mesure. François Desquesnes a répondu que cette matière relève du Code de la route et donc du niveau fédéral, tout en se disant favorable à ce que des zones précises, notamment plus pentues ou plus exposées à la neige, puissent faire l’objet de restrictions de circulation pour les véhicules équipés adéquatement. Il a toutefois स्पष्ट que cela ne signifiait pas une obligation généralisée d’équiper tous les véhicules particuliers de pneus hiver.
Débat · 5 interventions
- VC
Chers collègues, permettez-moi de vous présenter mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Monsieur le Ministre, hier, un de vos collègues du groupe Les Engagés défendait l’idée de l’obligation d’équiper les véhicules particuliers de pneus hiver, voire de pneus quatre saisons, lors des périodes hivernales. Ce matin, par contre, M. Crucke, Ministre de la Mobilité au niveau fédéral, également du groupe des Engagés, a balayé d’un revers de la main cette possibilité. Malgré les positions différentes au sein de votre famille politique, allez-vous défendre l’obligation d’équiper les véhicules particuliers de pneus hiver lors de la prochaine Conférence interministérielle de la mobilité? Si oui, quels éléments objectifs motivent votre position?
Agressivité 73%Émotionnel 64% - FDFrançois DesquesnesLes Engagés
Monsieur le Député, il n’aura échappé à personne qu’il neige sur la Wallonie. J’ai déjà eu l’occasion de répondre à une question d’actualité de l’excellent député Jean-Paul Bastin au sein de cette Séance. Je vais réitérer ma réponse à l’occasion de cet épisode neigeux. Cette compétence relève du Code de la route et du niveau fédéral. Je suis favorable à ce qu’il puisse y avoir dans le Code de la route, pour des zones précises, la capacité pour le gestionnaire de voirie – qu’il soit régional ou communal – d’installer dans des zones plus pentues, plus neigeuses, une limitation de la circulation des véhicules à ceux qui disposent d’équipements ad hoc. Cela se fait en France et dans d’autres pays. Cela ne signifie pas une obligation généralisée d’équiper les véhicules de pneus neige. Au cas où vous auriez des difficultés, cela devrait réconcilier l’engagement.
Agressivité 45%Constructivité 60%Factuel 54%Émotionnel 47% - VC
Merci, Monsieur le Ministre. Messieurs Tzanetatos et Bastin, celle-là, on me l’avait faite la dernière fois en maternelle : « Cramponnez-vous ». Je pense que, si cela devait devenir une obligation pour certains usagers... (Réaction de M. le Ministre Desquesnes) Non, vous parlez de deux situations bien particulières.
Agressivité 45%Émotionnel 42% - FDFrançois DesquesnesLes Engagés
Ce n’est pas ce que j’ai dit.
Agressivité 84%Émotionnel 86% - VC
Pour que ces usagers puissent utiliser le réseau, quelles que soient les conditions, ils devraient avoir des pneus neige et ne pas intervenir dans ces zones, si j’ai bien compris. Cependant, si c’était le cas, cela permettrait de faire certaines économies au niveau de la Région, puisqu’on ne devrait pas déneiger ni utiliser tout ce sel ; des heures de travail seraient également économisées.
Agressivité 78%Constructivité 53%Émotionnel 74%
Questions similaires
Les procédures de déclenchement de l’alerte neige et verglas sur les routes du Service public de Wallonie (SPW)
Jean-Paul Bastin a interrogé le ministre sur les procédures de déclenchement de l’alerte neige et verglas sur les routes wallonnes, le budget consacré à l’épandage et les produits utilisés, ainsi que sur l’éventuelle obligation de pneus adaptés lors des alertes hivernales, en particulier dans les zones de haute altitude. François Desquesnes a salué le travail des équipes du SPW et des sous-traitants, expliqué que le dispositif repose sur des stations météorologiques, les prévisions de l’IRM et les observations de terrain, et précisé que l’épandage consiste principalement en sel ou en saumure. Il a aussi présenté les approches étrangères en matière d’équipement hivernal des véhicules et indiqué que le sujet pourrait être examiné dans le cadre des États généraux de la sécurité routière. Le député a conclu en appelant à des mesures concrètes pour sortir du statu quo sur ces zones particulièrement exposées.
Le déneigement des infrastructures cyclables en période hivernale
Les députés ont interrogé le ministre sur l’état du déneigement en Wallonie, en particulier sur la sécurité du réseau secondaire, l’anticipation des épisodes neigeux et la prise en charge financière des communes. Arnaud Dewez a insisté sur le manque de déneigement des pistes cyclables et des RAVeL, en demandant des clarifications sur les responsabilités entre Région et communes, tandis que d’autres intervenants ont souligné les difficultés sur certaines voiries et les risques pour les usagers. François Desquesnes a rappelé l’ampleur du dispositif régional sur le réseau routier principal — 7 834 km, 100 000 tonnes de sel, 660 engins et jusqu’à 1 200 personnes mobilisées — ainsi que le système d’alerte fondé sur 53 stations météo et la Cellule d’action routière. Il a précisé que les pistes cyclables latérales aux routes sont couvertes par les opérations de salage, mais que les pistes en site propre sont peu équipées, et que l’entretien des RAVeL relève en principe des communes, sauf ceux situés le long des voies d’eau qui sont régionaux.
Le déploiement des voitures partagées et télécommandées en Wallonie
Jean-Paul Bastin a interrogé le ministre sur le déploiement en Wallonie des voitures partagées et télécommandées, en évoquant l’exemple d’une expérimentation annoncée au port d’Anvers et la nécessité de ne pas laisser la Région à l’écart des nouvelles technologies de mobilité. François Desquesnes a rappelé la répartition des compétences entre niveaux de pouvoir, l’homologation relevant du fédéral, et a indiqué qu’un travail est en cours entre le Fédéral et les Régions pour établir un cadre légal aux expériences pilotes de véhicules autonomes. Il a précisé que le projet anversois se déroule sur une voirie spécifique gérée par l’autorité portuaire et a dit la Wallonie ouverte à ces technologies, conformément à la Déclaration de politique régionale.
La lutte contre les comportements à risque sur les autoroutes
Vincent Crampont a interpellé le ministre sur le rodéo filmé sur l’E403 et a demandé si une stratégie spécifique de lutte contre ces comportements à risque avait été prévue, notamment dans le cadre des États généraux de la sécurité routière. François Desquesnes a rappelé que l’entrave méchante à la circulation est sévèrement sanctionnée, a précisé que la compétence relève principalement du niveau fédéral et a indiqué que la Wallonie agit surtout via la mise à disposition de ses caméras et la collaboration du SPW MI et de Perex avec les autorités. Il a aussi signalé qu’une proposition de loi fédérale contre les rodéos urbains est en cours d’examen et que les comportements transgressifs sont bien traités dans les États généraux, dont les résultats sont attendus à la mi-novembre. Le député a ensuite élargi la problématique à d’autres infractions routières, comme la vitesse, l’alcool, la drogue et le GSM au volant, en insistant sur la sensibilisation dès l’école et sur la nécessité de moyens financiers suffisants.
L’ouverture de la Flandre sur l’instauration d’une vignette
Les députés ont interrogé le ministre sur l’instauration d’une vignette routière, en demandant les modalités de concertation avec la Flandre et Bruxelles, la forme du dispositif et la garantie qu’il ne pèsera pas sur les citoyens wallons. Le ministre a rappelé que la DPR prévoit un mécanisme de droits d’usage afin de faire contribuer aussi les véhicules étrangers au financement et à l’entretien du réseau, et s’est réjoui de la convergence avec la nouvelle position flamande, tout en espérant une dynamique similaire à Bruxelles. Il a indiqué que les modalités devront encore être définies, en s’appuyant notamment sur l’expérience et l’outil Viapass déjà utilisés pour les poids lourds.