Débats
Questions parlementaires
1 082 questions classées par date.
La plateforme d’échange Walakis
Arnaud Dewez a interrogé la ministre sur la manière de promouvoir la nouvelle plateforme wallonne Walakis afin qu’elle soit effectivement utilisée par les acteurs agricoles pour échanger informations, recherches et agendas. Anne-Catherine Dalcq a rappelé que l’outil vise à renforcer le transfert de connaissances et l’innovation entre la recherche, le conseil et les agriculteurs, et a détaillé plusieurs actions de promotion déjà lancées ou prévues. Celles-ci comprennent des présentations aux structures concernées, une campagne de communication via la presse, les réseaux sociaux et des newsletters, la sensibilisation des gestionnaires de subventions, l’intégration d’une mention obligatoire dans les arrêtés de subvention, ainsi que des présentations dans les hautes écoles et universités. Le député a salué les démarches entreprises et estimé qu’elles faciliteront l’accès des agriculteurs à l’information.
L’évaluation du projet «Territoires zéro chômeur de longue durée»
Loris Resinelli a interrogé le ministre sur l’état d’avancement du projet « Territoires zéro chômeur de longue durée », relevant que 110 emplois avaient été créés, soit environ 20 % de l’objectif au tiers du programme, avec des retards dans certaines communes, dont La Louvière. Yves Coppieters a indiqué que le projet est encore en phase de démarrage en Wallonie, en raison notamment de retards dans l’attribution des financements, et que l’évaluation est en cours sur les 17 territoires concernés. Il a précisé que certains territoires affichent des résultats variables, que deux projets se sont arrêtés faute de coordonnateurs dédiés, et que les ajustements futurs dépendront des conclusions de l’évaluation, le financement FSE courant jusqu’à fin 2026.
Les discriminations qui frappent le secteur des titres-services
Les députés ont dénoncé des pratiques discriminatoires dans le secteur des titres-services, à la suite d’un reportage montrant que certaines entreprises accepteraient des demandes liées à l’origine, au genre, à l’âge ou au voile des aide-ménagères. Le ministre Pierre-Yves Jeholet a affirmé appliquer une tolérance zéro, rappelé l’existence d’un formulaire de plainte depuis 2024, indiqué avoir reçu huit plaintes dont une a conduit à l’exclusion d’un utilisateur, et annoncé attendre un rapport d’évaluation du dispositif. Les intervenants ont réclamé davantage de contrôles, des tests de situation en Wallonie et une action plus ferme contre les employeurs qui tolèrent ou ne signalent pas ces discriminations.
Les discriminations dans le secteur des titres-services
Les députés ont dénoncé des pratiques discriminatoires dans le secteur des titres-services, à la suite d’un reportage de la VRT révélant que plusieurs entreprises accepteraient des demandes de clients fondées sur l’origine, le genre, l’âge ou la couleur de peau. Ils ont demandé des mesures concrètes, des chiffres pour la Wallonie et la mise en place de tests de situation afin de contrôler ces pratiques. Pierre-Yves Jeholet a affirmé ne pas accepter ces discriminations, a rappelé l’existence depuis 2024 d’un formulaire de plainte, indiqué que huit plaintes avaient été introduites et qu’un utilisateur avait déjà été exclu du système. Il a également annoncé avoir demandé un rapport d’évaluation au SPW EER et au FOREm afin d’envisager d’éventuelles mesures supplémentaires, tout en réaffirmant une tolérance zéro.
La fermeture de Dawn Foods à Manage
Sophie Pécriaux a interpellé le ministre au sujet de l’annonce de fermeture de Dawn Foods à Manage, qui toucherait environ 80 travailleurs, en soulignant l’urgence d’organiser leur reconversion et l’impact sur les emplois directs et indirects dans la région du Centre. Pierre-Yves Jeholet a rappelé que la procédure Renault et la phase d’information-consultation étaient en cours, sans confirmation à ce stade transmise au FOREm, et a indiqué qu’une action de reconversion pourra être activée une fois le plan social arrêté, avec un accompagnement individuel par le FOREm. Il a insisté sur la possibilité de proposer des alternatives d’emploi, notamment dans le secteur de la boulangerie, en tension, ou dans d’autres secteurs, en privilégiant des solutions de proximité. La députée a jugé nécessaire d’enclencher les mesures du FOREm le plus rapidement possible, compte tenu du calendrier annoncé et des inquiétudes des familles concernées.
L’accueil des réfugiés ukrainiens et les enjeux liés à l’emploi
Loïc Jacob a interrogé Pierre-Yves Jeholet sur l’accueil des réfugiés ukrainiens et sur les difficultés d’accès à l’emploi pour ces personnes. Le ministre a apporté des éléments de réponse sur les dispositifs d’accompagnement et d’intégration vers le marché du travail, ainsi que sur la prise en compte des contraintes administratives et pratiques liées à leur situation.
La fermeture de l’entreprise Copeland à Welkenraedt
Jean-Paul Bastin a dénoncé la fermeture annoncée de Copeland à Welkenraedt, qui entraînera la perte de près de 200 emplois, et a interrogé le ministre sur les mesures de reconversion, la reprise éventuelle du site et d’éventuelles aides publiques antérieures. Pierre-Yves Jeholet a confirmé la fermeture et la procédure Renault, en évoquant des difficultés de compétitivité liées au coût du travail et de l’énergie, ainsi que des discussions en cours avec les représentants des travailleurs pour limiter l’impact social. Il a précisé que Wallonie Entreprendre suit le dossier pour rechercher d’éventuels repreneurs et pour favoriser un plan social aussi favorable que possible aux travailleurs.
Le financement des structures collectives d’enseignement supérieur (SCES)
Anne Laffut a interrogé le ministre sur les difficultés des SCES, financées par la Région wallonne et la Fédération Wallonie-Bruxelles, en rappelant les critiques issues d’un audit et de rapports d’évaluation, ainsi que la mise à zéro de la ligne budgétaire 2025. Pierre-Yves Jeholet a répondu que l’écosystème de la formation continue est trop complexe et peu lisible, et que l’audit de 2023 comme le comité de pilotage relevaient des problèmes de cohérence, de gouvernance, de visibilité et de coûts jugés excessifs. Il a indiqué que le Gouvernement avait pris acte de ces constats et ne maintiendrait pas des outils ne s’inscrivant pas de manière pertinente dans l’écosystème de la formation continue.
La ligne de tram de Liège
Diana Nikolic a interrogé le ministre sur le calendrier des exercices multidisciplinaires liés à la mise en service du tram de Liège, estimant qu’un premier exercice prévu le 14 mars, pendant la marche à blanc, pourrait révéler des ajustements encore nécessaires avant l’ouverture. François Desquesnes n’a pas détaillé le calendrier complet dans l’extrait, mais a été interpellé sur la nécessité d’anticiper d’éventuelles adaptations et sur l’impact possible sur la date de mise en service. Dans le même échange, Caroline Cassart-Mailleux a dénoncé le manque d’information autour de la fermeture totale de la N66 à Modave pour travaux, tandis qu’Isabella Greco a demandé au ministre de s’opposer à la fermeture annoncée de 20 gares, surtout en Wallonie, et Desquesnes a répondu qu’il défendrait fermement le réseau ferroviaire wallon tout en appelant à la cohérence entre les politiques de mobilité wallonnes et fédérales.
L’installation de nouveaux radars sur le territoire wallon
Arnaud Dewez salue le déploiement annoncé de 150 nouveaux radars en Wallonie, tout en interrogeant leur efficacité concrète et la capacité de traitement des amendes par les CRT et les parquets, qu’il estime souvent débordés. François Desquesnes confirme l’installation en 2025 de 150 radars fixes, répartis entre radars ponctuels, tronçons et feux, mais souligne que la demande des zones de police et des bourgmestres dépasse largement l’offre actuelle en raison des limites de traitement de la police et de la justice. Il rappelle qu’un décret de 2019 permet de convertir de petits excès de vitesse en amendes administratives et annonce avoir donné instruction à son administration d’accélérer ce traitement pour désengorger les services judiciaires. Le député se félicite de cette orientation et soutient la démarche du ministre.
L’état des routes wallonnes
Julien Liradelfo a dénoncé l’état dégradé des routes wallonnes, estimant que les taxes de circulation, de mise en circulation et kilométriques ne se traduisent pas par un entretien suffisant, avec des risques pour la sécurité et des indemnisations liées aux dommages subis par les usagers. François Desquesnes a contesté certains chiffres avancés, précisé que les indemnisations évoquées s’élèvent à 502 000 euros, rappelé le rôle des communes en cas de danger immédiat et souligné que les budgets consacrés à l’entretien augmentent, notamment de 70 % pour le raclage-pose et de 50 millions d’euros via la SOFICO. Il a également indiqué que 100 % des recettes du prélèvement kilométrique des poids lourds sont reversées à la SOFICO pour l’entretien et l’amélioration du réseau, tout en reconnaissant un besoin de financement supplémentaire.
L’interdiction de l’abattage à domicile
Christine Mauel a interrogé le ministre-président sur l’interdiction de l’abattage à domicile des porcs, chèvres, moutons et gibiers d’élevage, en s’inquiétant de l’impact sur le bien-être animal, du transport vers les abattoirs et des solutions possibles pour les zones rurales. Adrien Dolimont a justifié la mesure par la difficulté de contrôler le respect des règles, notamment l’étourdissement, et par la volonté d’harmoniser le cadre avec d’autres Régions et de privilégier les abattoirs professionnels. Il a précisé que la Région continuerait à soutenir la recherche sur l’abattage à la ferme avec l’Université de Liège, tout en travaillant à une adaptation législative pour garantir le respect du Code du bien-être animal.