Inondations
La préparation de l’Europe et de la Wallonie à un réchauffement climatique de 4 degrés
Céline Tellier a alerté sur les projections d’un réchauffement pouvant atteindre 4 degrés en Europe et a interrogé le ministre-président sur le renforcement des politiques d’atténuation et surtout d’adaptation en Wallonie, ainsi que sur l’actualisation des outils de modélisation et cartographies des risques. Adrien Dolimont a répondu qu’une étude de vulnérabilité du territoire wallon avait déjà été réalisée avec différents scénarios climatiques, et qu’une stratégie d’adaptation ainsi qu’un plan de territoire étaient en cours d’élaboration, en complément des mesures d’atténuation du PACE. La députée a salué l’existence de cette étude tout en insistant sur la nécessité de budgets d’investissement dédiés et d’une diffusion des résultats aux communes, estimant que l’adaptation devra être financée pour éviter des coûts bien plus élevés en cas de catastrophes.
La localisation de l’hôpital de Verviers
La députée a dénoncé le projet de relocalisation de l’hôpital de Verviers en périphérie, en évoquant une alternative existante depuis 2019, moins coûteuse et déjà avalisée selon elle par les instances wallonnes, et a demandé comment le Gouvernement entendait la réintégrer dans la réflexion. M. Jeholet a rejeté tout « caprice immobilier » et toute interprétation de ses propos, en affirmant vouloir une analyse la plus objective possible et en récusant les procès d’intention. M. Coppieters a répondu que la Wallonie travaille sur les plans de construction hospitaliers 2019-2023 et 2023-2028 tels que déposés par l’hôpital de Verviers, sans modification à ce stade, et que tout changement substantiel devrait être proposé par le conseil d’administration puis encadré par un dispositif décrétal. Il a ajouté que la réforme fédérale de l’écosystème hospitalier, portée par le ministre Vandenbroucke, pourrait encore modifier les contraintes applicables au projet.
Le projet de la Sapinière à Verviers
Veronica Cremasco a dénoncé le projet de la Sapinière à Verviers, qui prévoit 27 logements en zone agricole et forestière, dans un corridor écologique et un périmètre exposé aux inondations et à un risque d’incendie, en soulignant qu’un précédent recours avait déjà stoppé un projet similaire. Elle a demandé au ministre de rappeler une ligne politique claire face au redépôt répété du même permis et de soutenir les objectifs wallons de lutte contre l’étalement urbain et de résilience territoriale. François Desquesnes a répondu que l’enquête publique était close, qu’il s’agit d’un permis en dérogation prévu par le CoDT et qu’il ne pouvait pas anticiper une décision sans être saisi d’un recours, afin de respecter le droit et d’éviter toute prise de position susceptible d’être utilisée devant le Conseil d’État. En réplique, la députée a estimé que le ministre se retranchait derrière la procédure au lieu d’affirmer les principes wallons applicables au dossier.
L’évaluation du système d’alerte de crues à la suite de l’épisode de pluies intenses de ce mardi
Valérie Dejardin a interrogé le ministre-président sur le fonctionnement du système d’alerte de crues après les fortes pluies, ainsi que sur l’état des évaluations menées avec le CORTEX, le SPW et l’Union des villes et communes de Wallonie. Adrien Dolimont a indiqué qu’une sensibilisation au risque avait eu lieu lundi, que les services avaient évalué la situation et identifié un risque dans trois provinces — Namur, Liège et Luxembourg —, tout en estimant que le danger restait limité. Il a précisé qu’une préalerte de crue avait conduit à avertir les communes et à maintenir une surveillance des cours d’eau afin de réagir rapidement en cas d’évolution. La députée a relevé que la réponse ne traitait pas l’évaluation du système d’alerte et a insisté sur la nécessité d’investir dans l’aménagement du territoire et de s’inspirer des schémas élaborés pour la Vesdre.
Les conséquences de la dépression Kirk
Christine Mauel a interrogé le ministre-président sur les effets de la dépression Kirk dans les provinces de Luxembourg, Namur et Liège, en particulier à Theux, ainsi que sur les mesures d’urgence et de prévention à renforcer face à de futurs événements extrêmes. Adrien Dolimont a indiqué que les autorités avaient été alertées dès le 7 octobre, que les niveaux des cours d’eau avaient été suivis en lien avec les bourgmestres et gouverneurs, et que des mises en préalerte puis en alerte de crue avaient été déclenchées selon l’évolution de la situation. Il a précisé que la plupart des cours d’eau avaient absorbé les précipitations, avec des problèmes ponctuels à Theux, Virton et Couvin, et que ces cas seraient évalués ultérieurement. Il a enfin souligné la fiabilité des prévisions et évoqué une réflexion déjà engagée sur les infrastructures et la gestion de l’eau.
Les nouvelles inondations, la sécurisation du territoire et le système d’alerte à la suite du débordement de la Hoëgne à Theux
Valérie Dejardin a alerté sur l’urgence de sécuriser les vallées de la Vesdre et de la Hoëgne après le débordement de la Hoëgne à Theux, en soulignant que des quartiers déjà touchés en 2021 ont à nouveau été inondés et que les travaux de reconstruction doivent être accélérés. Elle a aussi critiqué la fréquence élevée des alertes et préalertes de crue, ainsi que la formulation d’« alerte à titre préventif », jugée anxiogène pour les habitants et contraignante pour les communes. Anne-Catherine Dalcq a rappelé le dispositif de surveillance mis en place après 2021, fondé sur des réunions de la cellule d’expertise CORTEX/Celex, la transmission d’informations aux gouverneurs et bourgmestres, et a indiqué que les travaux de sécurisation se poursuivent, avec des chantiers quick win en cours et de nouveaux chantiers prévus en 2025, dont celui de Theux. Elle a précisé que la gestion des annonces et prévisions de crues relève de la Direction de la gestion hydrologique du SPW MI, sous la tutelle du ministre Desquesnes.
Les besoins des communes en matière d’aménagements préventifs face aux inondations
Veronica Cremasco a plaidé pour un financement régional d’aménagements préventifs contre les coulées de boue à Dinant, en soulignant l’efficacité de mesures comme les haies et la nécessité d’agir à l’échelle des sous-bassins versants, avec une coordination entre communes en amont. François Desquesnes a répondu que la compétence de fond relevait davantage de sa collègue Mme Dalcq, tout en rappelant l’existence de la cellule GISER, de plans par sous-bassins hydrographiques et de la volonté de renforcer les mécanismes de soutien aux investissements pour permettre des projets pluricommunaux. La députée a réagi en jugeant la réponse insuffisante et en insistant sur le caractère prioritaire de la prévention et de l’aménagement du territoire face aux inondations.
Les nouvelles inondations à la suite des orages en Hesbaye liégeoise
Marie Jacqmin a interpellé François Desquesnes au sujet des nouvelles inondations survenues après les orages en Hesbaye liégeoise, en mettant l’accent sur les dégâts constatés et la récurrence du phénomène. En l’absence du contenu des interventions, aucun élément de réponse du ministre ne peut être résumé de manière fiable.
Les inondations dans la vallée de la semois
Les intervenants ont interrogé le ministre-président sur les inondations en Wallonie, en particulier dans la vallée de la Semois, en demandant des précisions sur le fonctionnement du système d’alerte, les bugs du site du SPW et l’éventuelle activation du Fonds des calamités pour plusieurs communes. Ils ont également plaidé pour un renforcement de la protection civile en province de Luxembourg, voire la réouverture d’une caserne ou d’une antenne en Wallonie, en soulignant les besoins de rapidité d’intervention. En réponse, le ministre-président a indiqué que la procédure de calamités était en cours et que des améliorations étaient apportées au système informatique afin d’en renforcer l’opérationnalité. Les députés ont pris acte de ces éléments et ont insisté sur la nécessité d’un suivi politique et d’une réflexion rapide sur les moyens de protection civile.
La situation de la protection civile en wallonie
Les intervenants ont dénoncé les limites constatées lors des récentes inondations en Wallonie, notamment les défaillances ponctuelles du système d’alerte, la nécessité de mobiliser le Fonds des calamités pour les communes touchées de la vallée de la Semois et l’insuffisance des moyens de la protection civile en Wallonie, en particulier en province de Luxembourg. Ils ont plaidé pour une réflexion sur la réouverture d’une caserne ou d’une antenne de protection civile, en rappelant les besoins liés aux inondations et aux risques Seveso, ainsi que la fermeture antérieure de l’unité locale. Le ministre-président a indiqué que les procédures de calamités étaient en cours et que des améliorations étaient apportées au système informatique d’alerte, tout en appelant à attendre les résultats de l’étude universitaire avant d’avancer sur l’organisation de la protection civile.
Les difficultés liées au nouveau site web de l’hydrométrie en wallonie
Diana Nikolic a interrogé le ministre Henry sur les dysfonctionnements du nouveau site hydrometrie.wallonie.be lors des premiers jours de janvier, au moment où le risque d’inondation était élevé, soulignant que l’outil, pourtant jugé utile et centralisé après les inondations de 2021, avait été inaccessible alors que les autorités renvoyaient vers lui. Elle a demandé un état des lieux du fonctionnement du site et des garanties pour qu’il reste opérationnel lors de futures alertes. Dans sa réponse, le ministre a indiqué que des solutions avaient été rapidement mises en place après la panne afin d’assurer l’accès à l’information, et que des mesures avaient été prises pour éviter la répétition de ce problème à l’avenir.
La rupture d’une canalisation d’eau à verviers
Le questionneur a dénoncé la rupture d’une conduite principale à Verviers, qui a provoqué une nouvelle inondation dans un quartier déjà sinistré en 2021, en soulignant l’impact humain et psychologique sur les habitants, ainsi que l’urgence de réparer les réseaux souterrains endommagés. Il a critiqué l’absence de coordination entre les opérateurs de l’eau, du gaz, de l’électricité et des travaux, et a demandé quand les chantiers prioritaires seraient enfin lancés dans la vallée de la Vesdre et les zones touchées. La ministre a répondu en rappelant que les aides et travaux sont encadrés par des conditions et qu’un état des lieux a été réalisé, tandis que le questionneur a répliqué que, malgré les travaux menés ailleurs en Wallonie, les réparations urgentes dans les zones sinistrées n’avancent pas et doivent être traitées en priorité.
Les négociations régionales avec assuralia et l’avenir du fonds des calamités face au travail du réseau wallon de lutte contre la pauvreté (rwlp)
Julien Liradelfo a dénoncé le sentiment d’abandon persistant chez les sinistrés des inondations de 2021, en évoquant les lourdeurs administratives régionales, les difficultés rencontrées face aux assurances et le recours nécessaire à un guide pratique de la Fondation Roi Baudouin. Il a également critiqué la gestion du Fonds des calamités, notamment le refus de financer de nouvelles expertises, ce qui selon lui bloque encore la résolution de nombreux dossiers. Dans sa réponse, le ministre-président Di Rupo a défendu le bilan de la gestion de crise et contesté l’ampleur des critiques, ce qui a suscité une réplique du questionneur soulignant l’existence de nombreux témoignages de terrain confirmant ces difficultés.
Le schéma stratégique multidisciplinaire pour le bassin- versant de la vesdre
Eddy Fontaine a demandé les conclusions et recommandations du schéma stratégique multidisciplinaire pour le bassin de la Vesdre, en insistant sur la reconstruction de la vallée, l’adaptation aux inondations et aux changements climatiques, ainsi que sur la biodiversité et la qualité de vie. Willy Borsus a indiqué que le rapport est prêt, qu’il donnera des lignes de conduite pour la Région et les communes, et que le statu quo n’est plus possible. Le député a pris acte de cette orientation et a annoncé qu’il suivrait la présentation du document pour revenir, si nécessaire, par une question orale ou écrite.
Les récents orages et les coulées de boue
Ryckmans a alerté sur les fortes pluies et les coulées de boue en Wallonie, soulignant l’érosion importante des sols, les limites des mesures temporaires et la nécessité d’aménagements pérennes, ainsi qu’un renforcement de la lutte contre l’artificialisation et un plan Érosion à l’échelle régionale. Le ministre a répondu en précisant les mesures déjà en cours et les dispositifs de protection existants. En réplique, Ryckmans a salué les explications du ministre tout en demandant de poursuivre et d’approfondir les actions, notamment via la cellule GISER, afin de prévenir de nouveaux points noirs et de préserver la fertilité des sols agricoles.
Les recommandations de la commissaire spéciale à la reconstruction
Julien Liradelfo rappelle qu’un an après les inondations en Wallonie, les sinistrés et les citoyens auraient été abandonnés par le Gouvernement wallon, tandis que la solidarité serait surtout venue de la population. Il souligne le contexte du deuil des victimes et insiste sur la nécessité de tirer les leçons des rapports et de la commission, notamment en matière de reconstruction et d’accompagnement des zones touchées.
Le projet de démolition à pepinster de maisons récemment rénovées par les sinistrés
Les députés Schyns et Liradelfo ont dénoncé le projet de démolition de maisons récemment rénovées par des sinistrés à Pepinster, estimant que les propriétaires n’avaient pas été suffisamment informés des risques et demandant si une procédure d’expropriation était en cours ainsi que quel était le rôle de la Région. Ils ont insisté sur la nécessité de règles claires et d’une liste des zones où la reconstruction ne sera pas autorisée afin d’éviter que des personnes reconstruisent avant d’être contraintes de démolir. La réponse du ministre Borsus est évoquée comme indiquant que la Région n’est pas directement impliquée, qu’aucune décision définitive n’est encore prise et qu’un cadre doit encore être clarifié pour les quartiers à reconstruire ou à démolir.
Le rachat de maisons sinistrées par les inondations pour les raser dans le cadre des aménagements résilients
Les intervenants dénoncent la situation de sinistrés de Pepinster à qui l’on demanderait de céder puis de voir raser des maisons qu’ils ont déjà commencées à reconstruire après les inondations. Ils demandent si une procédure d’expropriation est en cours, quel est le rôle de la Région et pourquoi aucune liste claire des zones non reconstructibles n’a été publiée. En réponse, le ministre Borsus indique que la Région n’est pas impliquée à ce stade et qu’aucune décision n’est encore arrêtée, tout en évoquant des moyens prévus pour des quartiers à reconstruire ou à démolir.
La limitation de l’intervention du fonds des calamités aux sinistrés réassurés
Julien Liradelfo dénonce la lenteur du traitement des dossiers du Fonds des calamités après les inondations, ainsi que l’exigence faite à certains sinistrés de souscrire une assurance pour être indemnisés, ce qu’il juge inabordable pour des ménages modestes. Il cite un cas concret où une personne aurait dû payer une prime élevée sous peine de refus d’indemnisation, puis aurait vu son dossier rejeté. Il demande à Di Rupo de supprimer cette condition afin que toutes les victimes puissent être aidées, sans distinction selon leur capacité à se réassurer.
Les solutions face aux inondations
Jori Dupont a souligné la recrudescence des inondations et coulées de boue en Wallonie, en lien avec le réchauffement climatique, et a regretté que seules 15 % des propositions de la Cellule wallonne de prévention des inondations soient appliquées. Il a demandé comment parvenir à une mise en œuvre complète des mesures, en insistant sur la nécessité d’une vision globale et sur le refinancement des communes, jugées insuffisamment dotées pour agir. Aucun élément de réponse de la ministre Céline Tellier n’apparaît dans l’extrait transmis.
Le lancement des procédures de reconnaissance des calamités naturelles publiques en wallonie au vu des dernières intempéries
Les intervenants ont décrit les dégâts causés par la tornade et les intempéries à Rochefort et Beauraing, en soulignant les blessés, les habitations rendues inhabitables, les atteintes à des infrastructures publiques et l’ampleur de la solidarité locale. Ils ont demandé des précisions sur le calendrier et les procédures de reconnaissance en calamité naturelle publique, ainsi que sur la capacité de l’administration à mobiliser suffisamment d’experts et sur le soutien public aux biens non assurables, aux commerces et aux sites touristiques touchés. Le ministre-président a indiqué que la reconnaissance serait enclenchée rapidement et a donné des réponses en direct depuis le terrain, saluées comme rapides et efficaces. Un député a enfin regretté le manque de neutralité dans certaines invitations aux visites ministérielles, appelant à une attitude plus inclusive et éthique.
Les graves inondations des derniers jours et les moyens mis en œuvre pour les éviter
Les intervenants ont dénoncé les inondations et coulées de boue survenues en Wallonie, leurs impacts sur les habitants, les agriculteurs, les indépendants et les services de secours, et ont souligné la répétition croissante de ces épisodes. Ils ont demandé des mesures préventives en matière d’aménagement du territoire, d’urbanisation, de pratiques agricoles et d’identification précise des causes, notamment via la cellule GISER, plutôt qu’une réponse uniquement d’urgence. En retour, les ministres ont mis en avant les actions déjà lancées et la nécessité d’une coordination entre Région, communes et gestionnaires de voiries. Les échanges ont aussi évoqué des pistes concrètes comme les zones d’immersion temporaire, les haies, le curage des avaloirs et une approche au cas par cas selon les situations locales.
Les inondations au sein de la commune de hermée
Les intervenants ont évoqué les inondations récentes en Wallonie, en soulignant leurs conséquences pour les habitants, les agriculteurs, les indépendants et les services de secours, ainsi que leur caractère de plus en plus fréquent. Philippe Dodrimont a insisté sur le cas répétitif du village de Hermée à Oupeye et a demandé une analyse précise des causes, notamment via la cellule GISER, avant de définir des remèdes. Les réponses ministérielles ont mis en avant la nécessité d’actions préventives et concertées entre la Région, les communes et les gestionnaires de voiries, en combinant aménagement du territoire, urbanisme, mesures agricoles, gestion des avaloirs et des cours d’eau, zones d’immersion temporaire et plantation de haies. Les intervenants ont conclu qu’un traitement au cas par cas s’impose, les situations d’inondation présentant des causes différentes selon les sites.
Le recyclage de cheveux
Sophie Pécriaux a interrogé la ministre sur l’ASBL Dung Dung, qui organise la collecte et le recyclage des cheveux de salons de coiffure, afin de valoriser ce flux de déchets dans une logique d’économie circulaire. Elle a souligné le potentiel d’usages dans le béton, l’agriculture ou les boudins flottants contre les hydrocarbures, ainsi que le coût actuel d’élimination ou d’envoi à l’étranger pour les coiffeurs. Elle a demandé si la Wallonie connaissait cette initiative et pouvait s’y associer davantage. Dans sa réplique, elle a indiqué disposer d’informations complémentaires sur le sujet, notamment via le SPW Transports et les bassins d’orage, et a salué l’initiative de Dung Dung en soulignant son intérêt environnemental et économique.