Débats
Questions parlementaires
1 082 questions classées par date.
Le fossé qui existe en matière de stations de recharge électrique accessibles au public en Wallonie
Valérie De Bue a dénoncé le retard de la Wallonie en matière de bornes de recharge publiques, en soulignant l’écart avec la Flandre et Bruxelles, l’échec du précédent plan Bornes électriques et la nécessité d’un dispositif adapté au territoire. François Desquesnes a reconnu une situation insuffisante, rappelé que le projet hérité était bloqué pour des raisons d’aides d’État, et indiqué s’être inspiré du modèle flamand fondé sur des concessions, qu’il compte soumettre prochainement au Gouvernement pour un déploiement sur l’ensemble du territoire wallon. La députée a salué l’existence d’une solution annoncée et a insisté sur le lien entre infrastructures de recharge, incitants à l’électrification et attractivité économique et touristique de la Wallonie.
La neutralité de l’administration
Nicolas Tzanetatos a dénoncé une interview croisée d’un président de CPAS et de son directeur général à Charleroi, qu’il juge contraire à la neutralité et à l’impartialité attendues de l’administration, et a demandé comment éviter que des administrations servent de relais à des idées partisanes. François Desquesnes a rappelé la nécessité d’un équilibre entre liberté d’expression et devoir de neutralité, de loyauté et d’impartialité des agents publics. Il a indiqué que, s’il était saisi d’une plainte, il demanderait à son administration d’examiner le dossier afin de vérifier le respect de ces principes.
L’annonce de la fin des systèmes de chauffage au bois dès 2027 et les implications pour la Wallonie
Jean-Paul Bastin s’inquiète d’un éventuel projet européen visant à interdire ou restreindre les systèmes de chauffage au bois dès 2027 et demande des garanties pour les utilisateurs wallons avant de futurs investissements. Cécile Neven répond qu’aucune décision n’est encore prise et que les discussions dans le cadre de la mise à jour de la directive Ecodesign visent surtout à renforcer les normes d’émissions de particules fines. Elle précise qu’il faut distinguer les différents types de chauffage au bois, souligne la sensibilité particulière de la Wallonie, productrice de bois et fortement utilisatrice de ce mode de chauffage, et indique que le dossier sera suivi avec son collègue compétent ainsi que dans la stratégie de décarbonation du chauffage résidentiel.
Les locataires en tant que nouvelles victimes de la réforme des primes à la rénovation
Christie Morreale a dénoncé les effets de la réforme des primes à la rénovation sur les bailleurs, en soulignant le cas d’un propriétaire ayant commencé des travaux sans pouvoir bénéficier du montant de prime attendu, ce qui pourrait soit freiner les rénovations énergétiques, soit entraîner une hausse des loyers au détriment des locataires. Cécile Neven a répondu que la réforme visait à préserver les primes dans un contexte budgétaire difficile, que la période transitoire devait protéger les investissements déjà engagés, et que les primes restent maintenues pour les bailleurs. Elle a rappelé l’existence du lien avec la grille indicative des loyers, la possibilité de recourir au Rénopack à taux zéro et a indiqué que la réforme globale prévue pour le 1er octobre 2026 tiendra compte de cet enjeu.
Le manque de vétérinaires dans les fermes et zones rurales
La députée a souligné la pénurie croissante de vétérinaires pour gros animaux en zone rurale, en évoquant la charge de travail, les contraintes de nuit, la simplification administrative et la nécessité d’un Observatoire des vétérinaires pour objectiver les causes et cartographier les zones à risque. La ministre a confirmé le caractère préoccupant et multifactoriel du problème, précisant que l’Observatoire a bien été mis en place et soutenu par la Région wallonne, qu’il a permis de dégager des chiffres utiles à l’élaboration d’un plan d’action, et que des soutiens existent pour favoriser les associations de vétérinaires et la formation. Elle a aussi rappelé le rôle des autres niveaux de pouvoir, notamment la Fédération Wallonie-Bruxelles pour la formation et l’État fédéral pour l’agrément et l’AFSCA, tout en indiquant mener des concertations avec les praticiens ruraux.
L’implantation potentielle du Puy du Fou au fourneau Saint-Michel à Saint-Hubert
Guillaume Soupart a interrogé la ministre sur l’éventuelle implantation du Puy du Fou au fourneau Saint-Michel, en soulignant les retombées touristiques et économiques attendues, ainsi que les enjeux de superficie, de mobilité et d’emplois. Valérie Lescrenier a confirmé l’intérêt du groupe pour la Wallonie, tout en précisant que sa priorité actuelle est un projet au Royaume-Uni et qu’il est trop tôt pour tirer des conclusions concrètes. Elle a indiqué qu’aucun contact approfondi n’a eu lieu avec la Province de Luxembourg, propriétaire du site, et que celui-ci ne semble pas répondre aux critères initiaux du projet, notamment en matière d’espace et d’accessibilité.
Les difficultés rencontrées par 135 000 familles de Wallonie pour payer leurs factures d’eau
Jori Dupont a dénoncé la hausse du prix de l’eau en Wallonie, qu’il estime lourde pour les ménages, et a critiqué le fait que 135 000 familles soient en difficulté pour payer leurs factures. Il a jugé le renforcement du Fonds social de l’eau insuffisant et non structurel, estimant qu’il ne profite qu’à une minorité des ménages concernés et ne règle pas la précarité hydrique. Yves Coppieters a répondu qu’un plan plus ambitieux avait été présenté au Gouvernement pour mieux utiliser ce fonds, en simplifiant les démarches, en automatisant davantage l’accès, en formant des tuteurs énergie et en lançant une campagne d’information avec les CPAS et les associations. Le ministre a insisté sur le caractère fondamental du droit à l’eau et sur la volonté du Gouvernement d’améliorer l’accès à ce soutien pendant la législature.
La localisation du futur hôpital de Verviers
Le député a interrogé le ministre sur la localisation du futur hôpital de Verviers, en soulignant les enjeux d’accessibilité, d’impact environnemental dans le bassin de la Vesdre, et de réaffectation du site actuel afin d’éviter un chancre urbain. Le ministre a indiqué que l’AViQ n’avait pas été saisie d’une demande de subsidiation pour une reconstruction sur un nouveau site et que les financements existants concernent des travaux de réhabilitation sur le site actuel. Il a précisé qu’un financement du plan hospitalier ne peut pas simultanément soutenir des rénovations sur place et un nouvel hôpital ailleurs, et a demandé à l’opérateur de clarifier ses intentions. Le député a enfin relevé qu’une étude externe évoquerait un déplacement du projet et a élargi la réflexion à l’aménagement global du bassin de la Vesdre.
L’impact de la réforme annoncée par la coalition Arizona sur les infrastructures hospitalières wallonnes
Valérie Dejardin a interrogé le ministre sur l’impact de la réforme annoncée par la coalition Arizona sur les infrastructures hospitalières wallonnes, en particulier les risques pour le financement, la planification et la capacité d’investissement des hôpitaux. Yves Coppieters a apporté des éléments de réponse sur les implications attendues de cette réforme pour le secteur hospitalier, en précisant la position de son administration sur les effets potentiels pour la Wallonie et les établissements concernés.
Le report du programme d’avion à hydrogène développé par Airbus
Eddy Fontaine a interrogé le ministre sur le report, voire l’abandon, du programme d’avion à hydrogène d’Airbus et sur ses conséquences pour la Wallonie, en particulier pour la SONACA et les PME wallonnes impliquées dans les ailes et les réservoirs à hydrogène. Pierre-Yves Jeholet a estimé qu’il s’agit d’un recul attendu au vu des difficultés générales de la filière hydrogène, tout en rappelant que d’autres technologies de décarbonation de l’aviation restent en développement. Il a jugé les effets sur les entreprises wallonnes limités, en soulignant que la Région avait anticipé cette évolution et demeure engagée dans des sociétés comme Safran et la SONACA. Eddy Fontaine a pris acte de cette réponse et a indiqué rester attentif à la suite.
Le Sommet international pour l’action sur l’intelligence artificielle
Les députés ont interrogé le ministre sur la stratégie wallonne face au développement de l’intelligence artificielle, en insistant sur les enjeux d’investissement, de partenariats public-privé, de formation, de compétitivité et de création technologique, ainsi que sur les risques sociaux et éthiques, notamment l’impact potentiel sur l’emploi des femmes. Pierre-Yves Jeholet a répondu que la Wallonie devait anticiper l’IA plutôt que la subir, en la considérant comme une opportunité pour l’industrie, la santé, l’administration et la sécurité, tout en rappelant la nécessité d’un cadre fondé sur la transparence, l’éthique, la protection de la vie privée et la sécurité. Il a indiqué que l’IA serait intégrée de manière transversale dans Digital Wallonia et qu’une nouvelle stratégie numérique serait prochainement présentée. Les intervenants ont salué la réponse, tout en soulignant la nécessité de poursuivre le débat sur les dimensions budgétaires, les PPP, les compétences et les enjeux démocratiques liés à l’IA.
Les actions de la Wallonie par rapport aux enjeux de l’intelligence artificielle
Les députés ont interrogé le ministre sur la stratégie wallonne face à l’essor de l’intelligence artificielle, en insistant sur les enjeux de compétitivité, de formation, de budget, de partenariats public-privé, ainsi que sur les risques sociaux, éthiques et d’inégalités, notamment pour les femmes. Le ministre a répondu que la Wallonie ne devait pas subir l’IA mais l’anticiper, en l’intégrant de manière transversale dans Digital Wallonia et dans une future stratégie numérique, avec une approche fondée sur l’innovation, la modernisation des services et la compétitivité des entreprises. Il a souligné la nécessité d’une IA responsable, éthique, transparente et respectueuse de la vie privée, tout en affirmant que l’Europe, la Belgique et la Wallonie doivent agir avec urgence. Les intervenants ont ensuite salué l’ouverture à une discussion ultérieure sur les aspects budgétaires et les initiatives de recherche, tout en rappelant la nécessité de prendre en compte l’impact de l’IA sur le genre et la démocratie.