Débats
Questions parlementaires
838 questions classées par date.
L’annonce d’une augmentation pour les utilisateurs de titres-services
Sophie Fafchamps a alerté sur l’annonce par un grand acteur des titres-services d’un supplément de 1,50 euro par titre, sans plafond ni cadre, et a demandé quand le comparateur de frais administratifs promis serait opérationnel, s’il garantirait une réelle transparence et s’il éviterait une hausse généralisée des coûts. Le ministre a rappelé que la réforme doit concilier le bien-être des travailleuses, la viabilité des entreprises, l’adhésion des utilisateurs et la maîtrise des finances publiques, tout en précisant qu’un audit du secteur est en cours. Il a indiqué qu’un avant-projet de décret prévoit un comparateur obligatoire des frais entre entreprises agréées, avec sanctions en cas de non-respect, et que l’outil devrait être lancé dans les prochaines semaines. Il a ajouté que, si la concurrence ne suffisait pas à limiter les excès, un encadrement plus contraignant pourrait être envisagé, tout en appelant à la prudence compte tenu des tensions du secteur.
La lutte contre les comportements à risque sur les autoroutes
Vincent Crampont a interpellé le ministre sur le rodéo filmé sur l’E403 et a demandé si une stratégie spécifique de lutte contre ces comportements à risque avait été prévue, notamment dans le cadre des États généraux de la sécurité routière. François Desquesnes a rappelé que l’entrave méchante à la circulation est sévèrement sanctionnée, a précisé que la compétence relève principalement du niveau fédéral et a indiqué que la Wallonie agit surtout via la mise à disposition de ses caméras et la collaboration du SPW MI et de Perex avec les autorités. Il a aussi signalé qu’une proposition de loi fédérale contre les rodéos urbains est en cours d’examen et que les comportements transgressifs sont bien traités dans les États généraux, dont les résultats sont attendus à la mi-novembre. Le député a ensuite élargi la problématique à d’autres infractions routières, comme la vitesse, l’alcool, la drogue et le GSM au volant, en insistant sur la sensibilisation dès l’école et sur la nécessité de moyens financiers suffisants.
Les récentes déclarations de M. le Ministre sur l’aide aux communes
Maxime Daye a demandé des précisions sur des propos de presse laissant entendre une baisse des aides wallonnes aux communes en bonne santé financière, craignant une prime à la mauvaise gestion ou une sanction des communes bien gérées. François Desquesnes a répondu que le Fonds des communes, socle de solidarité de 1,6 milliard d’euros, n’était pas remis en cause, mais que les aides complémentaires de la Wallonie devaient être réorientées vers les communes qui en ont le plus besoin, en fonction de leurs recettes par habitant et de leurs charges incompressibles. Il a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas de « prendre de l’argent » aux communes bien gérées, mais de mieux cibler la solidarité régionale. Le député a pris acte de ces explications tout en réaffirmant l’importance de ne pas récompenser une mauvaise gestion au détriment des communes vertueuses.
Le démantèlement des sites nucléaires de Tihange 1 et 2
Valérie Bluge a interrogé le ministre sur la position de la Région wallonne concernant le permis de démantèlement des tours de refroidissement de Tihange 1 et 2, en soulignant les enjeux de sécurité d’approvisionnement, d’autonomie stratégique et de production électrique décarbonée. François Desquesnes a rappelé que la compétence énergétique relève du fédéral et qu’il ne s’exprimerait pas sur le fond, tout en précisant que le dossier d’Engie-Electrabel a été jugé complet le 1er juillet et qu’une décision en première instance est attendue vers décembre. Il a ajouté qu’en cas de recours, il serait amené à statuer comme autorité de recours, raison pour laquelle il évite de se prononcer publiquement sur la procédure. La députée a conclu en estimant le démantèlement prématuré et en appelant la Région wallonne à refuser le permis afin de maintenir l’activité sur le site.
Les économies envisagées dans les plus gros portefeuilles ministériels wallons
Julien Liradelfo a interrogé le ministre-président sur les économies envisagées dans le cadre du conclave budgétaire, en l’accusant de laisser la porte ouverte à une remise en cause des allocations familiales. Adrien Dolimont a répondu qu’aucune décision n’était prise à ce stade, que tous les sujets restaient sur la table, mais qu’il était faux de cibler particulièrement les allocations familiales. Il a insisté sur la nécessité de réduire le déficit pour éviter d’alourdir la charge de la dette et préserver les politiques publiques, en précisant que le Gouvernement présenterait ses mesures une fois ses travaux achevés. Le député a maintenu ses critiques, estimant que le Gouvernement ne donnait pas de garantie et dénonçant une politique de « casse sociale ».
La réponse du Gouvernement wallon aux milliers de personnes qui manifestent le 24 septembre 2025 à Namur
Les députés ont relayé la mobilisation de plus de 10 000 manifestants à Namur contre les mesures du Gouvernement wallon, en dénonçant leurs effets sur l’emploi, le pouvoir d’achat, les APE, les titres-services, la précarité des contrats et l’exclusion du chômage. Ils ont aussi interpellé le ministre-président sur l’absence, selon eux, de dialogue et sur l’augmentation de diverses charges pour les ménages et les communes. Adrien Dolimont a répondu que le Gouvernement veut changer de modèle pour obtenir d’autres შედეგs, simplifier les aides à l’emploi et adapter les formations aux réalités du terrain, tout en affirmant que les défis sociaux sont pris en compte. Il a reconnu la nécessité de mieux expliquer les réformes et de corriger la communication si nécessaire.
Les campagnes visant à réduire la consommation de lait
Jean-Paul Bastin a critiqué les campagnes visant à réduire la consommation de lait, qu’il a jugées défavorables aux agriculteurs et potentiellement préjudiciables à l’alimentation des enfants, en soulignant l’intérêt du programme « Lait et fruits à l’école » et des visites de fermes. La ministre Anne-Catherine Dalcq a confirmé le maintien de ce programme, rappelé la priorité donnée à une alimentation saine et à la prévention, et défendu les éleveurs en indiquant qu’ils respectent les normes de bien-être animal et font l’objet de contrôles. Elle a aussi estimé que ces campagnes étaient mensongères et a plaidé pour un renforcement de la communication via l’APAQ-W afin de mieux faire connaître la réalité des fermes wallonnes.
L’impact de la hausse du nombre de secondes résidences sur les zones rurales et leurs habitants
Mélissa Hanus a dénoncé la hausse des prix de l’immobilier et l’augmentation des secondes résidences dans les communes ardennaises, qu’elle estime préjudiciables à l’accès au logement des jeunes et à la vitalité des villages, notamment pour les écoles et les services locaux. Elle a demandé à la ministre quelle était sa vision de la ruralité et quels actes concrets elle comptait poser après plus d’un an de mandat. Anne-Catherine Dalcq a répondu que l’accès au logement est effectivement plus difficile en zone rurale, mais qu’elle n’a pas de levier direct sur les secondes résidences dans ses compétences. Elle a mis en avant plusieurs outils de sa politique rurale, dont les logements intergénérationnels, les logements-tremplins et le permis d’urbanisme pour les constructions touristiques, afin de réguler l’offre et préserver l’accès au logement.
L’avenir résidentiel des aînés
Yves Evrard a mis en avant l’étude ING montrant que 75 % des plus de 65 ans vivent dans un logement sous-occupé, et a interrogé la ministre sur les mesures complémentaires à la baisse des droits d’enregistrement pour favoriser des déménagements vers des logements plus adaptés, notamment via le logement intergénérationnel, kangourou, les résidences-services et l’augmentation de l’offre. Cécile Neven a rappelé que le vieillissement de la population est une priorité transversale et a évoqué plusieurs pistes en cours : développement de logements adaptables et PMR, réforme des critères d’attribution du logement social avec une priorité accrue aux seniors, diversification des typologies de logements et renforcement du maintien à domicile via la téléassistance. En réplique, Yves Evrard a souligné l’ampleur du défi, la lenteur des procédures de permis et la nécessité de clarifier certains statuts, notamment en matière de cohabitation et de coliving, afin de mieux utiliser le parc existant.
La situation d’EWATe
Les députés ont interrogé la ministre sur le devenir de projets de batteries et de centrales photovoltaïques, présentés dans la presse comme suspendus, ainsi que sur la gouvernance d’EWATe et la sécurité juridique et financière des investissements publics et communaux. La ministre a contesté l’idée d’un blocage gouvernemental, rappelant que la DPR prévoit une rationalisation des structures régulées et non régulées, et indiquant avoir demandé de postposer un engagement jugé prématuré dans l’attente de clarifications. Elle a précisé qu’un seul projet d’environ 30 millions d’euros serait réellement engagé à ce stade, tout en soulignant des questions de transparence, de neutralité et de non-discrimination au sein d’EWATe. Elle a conclu qu’une clarification des rôles et une stratégie énergétique plus lisible et efficiente étaient en cours d’élaboration.
Les centaines de millions d’euros non mobilisées pour la transition énergétique en Wallonie
Céline Tellier et Jean-Paul Bastin ont alerté sur la suspension de plusieurs projets de parcs de batteries et de centrales photovoltaïques, évoquant des montants de 600 à 800 millions d’euros et demandant des précisions sur la gouvernance, la sécurité juridique et la capacité à accélérer la transition énergétique en Wallonie. La ministre Cécile Neven a contesté l’existence d’un blocage au niveau du Gouvernement, en rappelant que la DPR prévoit une rationalisation des structures du non régulé et que sa demande de postposer certains recrutements chez EWATe visait à clarifier ce cadre. Elle a indiqué qu’un seul projet, d’environ 30 millions d’euros, semblait concrètement engagé à ce stade, tout en soulignant la nécessité de clarifier les rôles, la transparence et la neutralité des structures concernées. Les députés ont répliqué que les retards constatés dans les renouvelables et la gouvernance énergétique restaient préoccupants, malgré l’existence du PACE 2030.
L’installation de Gens du voyage sur des terrains privés
Guillaume Soupart a dénoncé la multiplication des occupations illégales de terrains par des Gens du voyage en Wallonie, en citant notamment Boussu, Hensies, Mons, Ghlin et Dour, ainsi que les nuisances constatées pour les propriétaires privés. Il a interpellé le ministre sur l’absence d’avancement du projet d’aire d’accueil de Mons-Borinage et a plaidé pour une approche plus souple, éventuellement intercommunale, afin d’éviter les situations d’urgence et les dégradations. Yves Coppieters a rappelé que la Région incite les communes à devenir des communes accueillantes, en identifiant des terrains, en fixant des règles de fonctionnement et en sollicitant la subvention annuelle de 30 000 euros destinée à financer un agent dédié ; il a regretté que Boussu n’ait pas introduit de candidature et relevé que seules sept communes bénéficient actuellement de ce dispositif. Il a également mis en avant le rôle du Centre de médiation des Gens du voyage et des Roms, ainsi que la poursuite de projets d’aires d’accueil structurées, en précisant que la suite du dossier devra être définie avec le ministre Desquesnes.