Droit international
L’intervention militaire des États-Unis d’Amérique et d’Israël en Iran
Germain Mugemangango a dénoncé les bombardements américains et israéliens contre l’Iran, qu’il a qualifiés de guerre illégale motivée selon lui par des intérêts énergétiques, en soulignant leurs conséquences humaines et économiques et en reprochant au Gouvernement wallon l’absence de condamnation. Pierre-Yves Jeholet a répondu que la situation au Moyen-Orient est extrêmement préoccupante, qu’elle fait peser un risque d’embrasement régional, et a exprimé la solidarité de la Wallonie envers le peuple iranien ainsi que son soutien à toute initiative de dialogue et de désescalade en concertation avec les partenaires belges et européens. Le député a répliqué que cette réponse ne constituait pas une condamnation explicite de l’intervention et a appelé à un changement de cap en faveur de la paix.
L’utilisation de machines-outils produites en Wallonie par l’industrie de l’armement russe
Freddy Mockel et Jean-Paul Bastin ont interrogé le ministre-président sur l’enquête de presse indiquant que des machines-outils wallonnes d’occasion auraient transité par des pays tiers avant de se retrouver dans l’industrie d’armement russe, possiblement au détriment de l’Ukraine, et ont demandé si le dispositif de contrôle présentait une faille. Adrien Dolimont a répondu que la Wallonie respecte ses obligations internationales et les sanctions contre la Russie, qu’aucune autorisation n’avait été délivrée pour ces biens, et qu’il s’agissait d’éléments en vente libre non soumis à licence ni à la liste des biens à double usage. Il a souligné que les faits rapportés devaient encore être vérifiés, tout en appelant à une réflexion plus large au niveau européen sur les prochaines sanctions afin d’éviter tout renforcement de la capacité militaire russe.
La livraison de machines-outils wallonnes à l’industrie militaire russe
Les députés ont interrogé le Ministre-Président sur des machines-outils wallonnes d’occasion qui auraient transité via des pays tiers vers l’industrie militaire russe, en demandant si le dispositif de contrôle comportait une faille et s’il fallait renforcer les sanctions ou prévoir des mécanismes de traçabilité plus stricts. Adrien Dolimont a répondu que la Wallonie respecte le droit international, le droit européen et les sanctions contre la Russie, qu’aucune autorisation n’avait été délivrée pour ces biens en vente libre non soumis à licence, et que les éléments de l’enquête de presse restaient à vérifier. Il a ajouté qu’une réflexion plus large au niveau européen pouvait être utile dans le cadre de futurs paquets de sanctions, afin d’éviter tout renforcement de la capacité militaire russe.
La position du Gouvernement wallon face à l’opération militaire américaine au Venezuela
Les intervenants ont dénoncé l’opération militaire américaine au Venezuela comme une violation du droit international, tout en rappelant que le régime de Maduro est autoritaire et ne doit pas être soutenu pour autant. Ils ont interrogé le Gouvernement wallon sur sa position, ses contacts avec le niveau fédéral et européen, ainsi que sur les conséquences en matière de cohérence diplomatique et de défense des principes démocratiques. Adrien Dolimont a répondu que le respect du droit international est essentiel, tout en soulignant la complexité de la situation, la nécessité de rester crédible dans la relation avec les États-Unis et le caractère fédéral de la diplomatie. Sur les licences d’armes, il a indiqué qu’elles sont examinées au cas par cas et qu’aucun élément ne justifie à ce stade une liste noire spécifique pour les États-Unis.
L’exportation d’armes vers les États-Unis
Les intervenants ont dénoncé l’intervention américaine au Venezuela comme une violation du droit international, tout en rappelant que le régime de Maduro est lui-même autoritaire et répressif. Ils ont interpellé le ministre sur la position du Gouvernement wallon, les concertations avec le niveau fédéral et européen, ainsi que sur l’application du décret wallon relatif aux licences d’armes vers les États-Unis. Adrien Dolimont a réaffirmé que le respect du droit international est fondamental, a souligné la nécessité de rester fermes sans être naïfs, et a indiqué que la diplomatie en la matière relève du fédéral. Sur les licences d’armes, il a rappelé une analyse au cas par cas, estimant qu’aucun élément ne justifiait d’établir une liste noire de pays, tout en mentionnant la nécessité de maintenir une relation crédible avec un partenaire majeur de l’OTAN.
L’intervention militaire des États-Unis au Venezuela
Les députés ont dénoncé l’intervention militaire américaine au Venezuela comme une violation grave du droit international et de la Charte des Nations unies, tout en rappelant que le régime de Maduro reste autoritaire et répressif. Ils ont interrogé le ministre-président sur la position du Gouvernement wallon, d’éventuelles concertations avec le niveau fédéral et l’Union européenne, ainsi que sur l’application du décret wallon relatif aux licences d’armes à destination des États-Unis. Adrien Dolimont a répondu que le respect du droit international demeure fondamental, a rappelé le caractère dictatorial du régime vénézuélien, et a indiqué que le ministre fédéral des Affaires étrangères a déjà porté les préoccupations européennes auprès des autorités américaines. Concernant les licences d’armes, il a défendu une analyse au cas par cas et estimé qu’aucun élément ne justifiait l’établissement d’une liste noire visant les États-Unis, tout en soulignant la nécessité de rester crédibles dans la relation avec un allié majeur de l’OTAN.
La soumission du secteur de l’agriculture aux multinationales
Eddy Fontaine a interpellé la ministre sur l’accord européen relatif aux nouvelles techniques génomiques (NTG), en craignant un renforcement de la dépendance des agriculteurs aux multinationales semencières, notamment via les brevets, et en demandant une éventuelle révision de la coexistence des cultures ainsi que des garanties pour la souveraineté semencière. Anne-Catherine Dalcq a répondu qu’un accord politique européen avait été trouvé, que les NTG seraient classées en deux catégories avec un encadrement plus strict pour les NTG2, qu’aucune obligation de culture n’existerait en Wallonie et que l’opt-out resterait possible; elle a aussi annoncé défendre un encadrement strict de l’accès aux semences et de la propriété intellectuelle. Le débat a ensuite porté sur plusieurs projets de décret, notamment la protection des indications géographiques pour les produits artisanaux et industriels, soutenue par l’ensemble des groupes, puis sur la réforme transitoire du dispositif ALE, suscitée par l’exclusion de chômeurs due à la réforme fédérale: la majorité a défendu une mesure provisoire pour éviter des ruptures de services, tandis que l’opposition a dénoncé la précarisation des travailleurs payés 4,10 euros de l’heure et l’absence de réforme structurelle. Enfin, un large échange a eu lieu sur Vaccicard, carnet vaccinal numérique wallon, globalement approuvé mais assorti de réserves de l’opposition sur l’accès aux données, la protection de la vie privée et la fracture numérique, ainsi que sur une pétition réclamant l’interdiction du commerce d’armes avec Israël, où la majorité a estimé que les mesures déjà prises rendaient les conclusions suffisantes alors que l’opposition les jugeait trop limitées.
L’action du Gouvernement wallon face aux violations du droit international par le Gouvernement israélien
Céline Tellier a interpellé le ministre-président sur l’interception de la flottille humanitaire Thousand Madleens et a demandé quelles mesures concrètes la Wallonie pouvait prendre, notamment via des leviers économiques, pour soutenir les personnes arrêtées et sanctionner les violations du droit international par Israël. Adrien Dolimont a répondu que l’action immédiate relevait du ministre fédéral des Affaires étrangères, qui avait déjà engagé une action consulaire et rappelé son attention aux droits et à la sécurité des personnes concernées. Il a ajouté que la Wallonie soutenait l’action du gouvernement fédéral et les mesures prises au niveau européen, tout en estimant que le débat plus large sur Gaza dépassait le cadre de sa compétence. Céline Tellier a répliqué qu’il fallait aller au-delà des déclarations de principe et utiliser les compétences économiques régionales pour agir.
Les mesures à prendre par le Gouvernement pour garantir la concrétisation de l’accord fédéral en matière de transit d’armes et de matériel dual use
Les intervenants ont interpellé le ministre-président sur la concrétisation de l’accord fédéral relatif au transit d’armes et aux biens à double usage vers Israël, en dénonçant des transits présumés via Liège et un manque de mesures concrètes, tout en liant le débat à la reconnaissance de la Palestine et à l’urgence humanitaire à Gaza. Adrien Dolimont a répondu que la situation était insoutenable, a salué la position fédérale, a confirmé que la Wallonie applique déjà une ligne très stricte sur les licences d’armes, et a indiqué qu’un arrêté royal fédéral était en préparation ainsi qu’une concertation interfédérale pour renforcer le contrôle du transit. Il a également précisé que la Wallonie avait dégagé 700 000 euros pour une aide humanitaire via la Croix-Rouge, en affirmant que l’urgence restait l’accès de l’aide à Gaza et que le droit international devait guider l’action publique.
La position du Gouvernement wallon sur les sanctions envers Israël envisagées par le Fédéral et sur la reconnaissance de l’État palestinien
Les intervenants ont demandé une position claire de la Wallonie sur les sanctions envisagées contre Israël, la reconnaissance de la Palestine et le contrôle des transits d’armes via son territoire, en évoquant notamment des cas présumés de cargaisons militaires transitant par Liège. Adrien Dolimont a affirmé que la situation à Gaza est insoutenable, a soutenu la position fédérale vers une reconnaissance de la Palestine par étapes dans la perspective d’une solution à deux États, et a indiqué que la Wallonie applique déjà une ligne stricte sur les licences d’armes et les biens à double usage. Il a précisé qu’un arrêté royal fédéral est en préparation, qu’une concertation interfédérale aura lieu sur le transit, et qu’aucune confirmation n’a encore été établie pour les cas évoqués. Enfin, il a annoncé une enveloppe de 700 000 euros pour une aide humanitaire à Gaza via la Croix-Rouge, en insistant sur l’urgence humanitaire et la nécessité d’un accès effectif de l’aide sur le terrain.
L’action de la Wallonie face au génocide à Gaza
Les intervenants ont demandé à la Wallonie de prendre des mesures concrètes face à Gaza, en particulier pour empêcher le transit d’armes via son territoire, clarifier la politique de licences d’exportation et soutenir davantage l’économie et la société civile palestiniennes. Plusieurs députés ont également interrogé le ministre-président sur la reconnaissance de la Palestine, la coordination avec l’accord fédéral et la nécessité d’une position plus ferme face au génocide et à la famine à Gaza. Adrien Dolimont a affirmé que la situation était insoutenable, a salué l’accord fédéral comme une avancée vers la solution à deux États et a indiqué que la Wallonie applique déjà une ligne stricte en matière de licences d’armes, sans octroyer de licence renforçant la capacité militaire israélienne. Il a précisé qu’une concertation interfédérale était prévue sur le transit d’armes, qu’une enquête devait être fondée sur des faits tangibles et que la Wallonie s’était déjà constituée personne lésée dans un dossier similaire. Sur le volet humanitaire, il a annoncé une enveloppe de 700 000 euros à destination de la Croix-Rouge pour l’urgence à Gaza, en insistant sur la priorité de l’aide humanitaire et de l’accès sur le terrain. Les répliques des députés ont néanmoins exprimé des réserves sur le caractère jugé insuffisant ou ambigu des mesures, notamment concernant la reconnaissance de la Palestine et la transparence sur les flux d’armes.
Les nouvelles perspectives de reconnaissance de la Palestine par les autorités belges
Anne Lambelin a plaidé pour une reconnaissance immédiate et formelle de l’État de Palestine, en estimant que la situation à Gaza relevait d’un génocide et qu’un « momentum » diplomatique existait autour de l’initiative française à New York. Adrien Dolimont a condamné la situation à Gaza comme « innommable », a rappelé que la reconnaissance de la Palestine restait soumise à des conditions prévues dans l’accord fédéral, et a insisté sur l’urgence humanitaire ainsi que sur le respect du droit international humanitaire. Il a également souligné la nécessité d’une position diplomatique cohérente et d’une action menée d’une seule voix aux différents niveaux de pouvoir.
Les attaques du M23 à Goma et la situation humanitaire préoccupante
Loris Resinelli a dénoncé la prise de Goma par le M23 avec l’appui du Rwanda, l’ampleur des déplacements de population et la gravité de la crise humanitaire, tout en interrogeant le Gouvernement wallon sur sa position, sur la présence de Wallonie-Bruxelles International au Rwanda et sur les coopérations bilatérales liées aux droits humains. Adrien Dolimont a qualifié la situation de profondément préoccupante, condamné les violences, indiqué que les bâtiments et le personnel de la Fédération Wallonie-Bruxelles étaient en sécurité et salué l’aide humanitaire urgente de l’Union européenne. Il a précisé que les coopérations en cours avec le Rwanda avaient été suspendues dans l’attente d’une évolution du contexte, tout en annonçant qu’il continuerait à suivre le dossier avec les Affaires étrangères. Le député a conclu en appelant à une réaction fédérale rapide et à l’élaboration d’un texte parlementaire sur la situation.
Les récents octrois de licences d’exportation d’armes wallonnes à destination des Émirats arabes unis
Freddy Mockel a interrogé le ministre-président sur une licence d’exportation de pièces pour mitrailleuses vers les Émirats arabes unis, en rappelant les risques de détournement, les violations d’embargos et les critiques liées aux conflits au Yémen, en Libye et au Soudan du Sud. Adrien Dolimont a confirmé que les procédures prévues par le décret avaient été respectées, sans détailler publiquement les licences en raison du secret des affaires, tout en réaffirmant que la défense est un secteur stratégique pour la Wallonie. Il a justifié la décision par le contexte géopolitique, le statut des Émirats comme partenaire stratégique de l’OTAN et le fait que d’autres États européens, notamment la France et l’Allemagne, poursuivent ce type de commerce. Le député a dénoncé un manque de transparence et a maintenu que ces exportations sont contraires à la position commune de l’Union européenne et au Traité sur le commerce des armes.
Les menaces relatives aux droits fondamentaux des femmes en Iran
Marie Jacqmin a dénoncé l’arrestation d’Ahou Daryaei en Iran et, plus largement, les atteintes aux droits fondamentaux des femmes iraniennes, en demandant comment la Wallonie pouvait exprimer son soutien et envisager des gestes symboliques ou diplomatiques. Adrien Dolimont a qualifié la situation de dramatique, a salué le courage d’Ahou Daryaei et a indiqué qu’il interpellera la ministre des Affaires étrangères. Il a précisé que la Wallonie dispose de peu de leviers directs, mais que l’égalité femmes-hommes guide ses politiques de coopération, d’aide au développement et d’aide humanitaire, et qu’une condamnation ferme de ces dérives s’impose.
La demande du haut- commissariat de l’onu pour une enquête internationale sur les fosses communes découvertes dans les deux principaux hôpitaux dans la bande de gaza
Le questionneur a évoqué la demande du Haut-Commissariat de l’ONU visant l’ouverture d’une enquête internationale sur les fosses communes découvertes dans les deux principaux hôpitaux de la bande de Gaza, en soulignant la gravité des faits et leurs implications humanitaires et juridiques. Il a interrogé le ministre sur la position de la Belgique et sur les suites diplomatiques ou politiques envisagées. La réponse ministérielle n’est pas reprise dans les éléments transmis, ce qui ne permet pas d’en rendre compte de manière précise.
Les risques liés à une possible annulation du permis d’environnement de liege airport suite au rapport de l’auditeur du conseil d’état
Les intervenants ont exprimé leurs inquiétudes face au risque d’annulation du permis d’environnement de Liege Airport après l’avis défavorable de l’auditeur du Conseil d’État, en insistant sur l’insécurité juridique, l’image de la Wallonie et les conséquences pour l’emploi et les investisseurs. Ils ont demandé si le Gouvernement comptait reprendre une nouvelle décision mieux motivée afin de sécuriser le permis et d’éviter une interruption d’activité. Le ministre a indiqué que le Gouvernement examinait la situation et devait veiller à renforcer la robustesse juridique du dossier, tout en rappelant la nécessité de concilier développement économique, respect des riverains et sécurité juridique.
L’accord d’association entre l’union européenne et israël
Le questionneur a dénoncé la situation humanitaire à Gaza et demandé si la Belgique, dans le cadre de la présidence de l’Union européenne, soutiendrait une évaluation rapide de l’accord d’association UE-Israël au regard des clauses relatives aux droits humains, afin d’exercer une pression politique face au risque de génocide. Il a également invité le ministre-président à coordonner une position avec d’autres États membres, notamment l’Irlande, l’Espagne, le Luxembourg, le Portugal et la Slovénie, en particulier sur le soutien à l’UNRWA. Le ministre-président a indiqué partager la nécessité d’une évaluation rapide et a laissé entendre que la Belgique devait agir dans les plus brefs délais. Le débat a aussi souligné l’intérêt de renforcer, avec d’autres pays européens, l’appui aux initiatives humanitaires et diplomatiques déjà portées par certains États.
Les actions de la wallonie face aux drames à gaza
Le questionneur a dénoncé l’aggravation dramatique de la situation à Gaza, évoquant le nombre très élevé de victimes civiles, la reprise des bombardements après un cessez-le-feu bref, et les enjeux de droit international humanitaire. Il a demandé si la Wallonie et son gouvernement avaient été associés à l’action internationale et s’ils entendaient intervenir pour soutenir un cessez-le-feu permanent et l’aide aux populations civiles. En réponse, le ministre-président a rappelé les initiatives et prises de position déjà exprimées, ainsi que l’extension des violences en Cisjordanie, en réaffirmant la nécessité d’un cessez-le-feu urgent puis d’une résolution politique du conflit.
La prévention des ingérences étrangères
M. Ryckmans s’est inquiété d’éventuelles ingérences étrangères, en évoquant un reportage de la RTBF sur des missions organisées à l’invitation des autorités marocaines et sur des tentatives d’influence liées à la question du Sahara occidental. Il a demandé si l’administration wallonne disposait de procédures de surveillance, de mécanismes d’alerte ou de garde-fous, et si une concertation avec les autorités fédérales était envisagée. Le ministre-président a accueilli favorablement l’ouverture de cette réflexion sur des mesures de protection, tout en rappelant que la question relève de la responsabilité des ministres et du contrôle parlementaire. Il a enfin indiqué que le Sénat travaille à un rapport d’information sur les risques d’ingérence étrangère, susceptible d’éclairer les travaux des assemblées et des gouvernements des différentes entités.
La situation au proche-orient
Les intervenants ont condamné unanimement l’attaque du Hamas du 7 octobre contre des civils israéliens, en la qualifiant d’acte terroriste et de violation du droit international. Ils ont aussi exprimé leur inquiétude face à la riposte israélienne à Gaza, notamment les coupures de services essentiels, les bombardements et le blocus, jugés préoccupants au regard du droit humanitaire et de la situation des civils. Il a été demandé au ministre-président d’évaluer les conséquences régionales et l’impact possible sur les projets humanitaires, ainsi que de préciser l’alignement du Gouvernement sur les positions belge, européenne et internationale. En réponse, il a été souligné la nécessité de condamner toute violence contre les civils, de distinguer terrorisme et population civile, de préserver l’aide humanitaire et de relancer un processus de paix fondé sur le droit international.
Le conflit israélo-palestinien
Les intervenants ont unanimement condamné l’attaque du Hamas du 7 octobre, qualifiée d’acte terroriste visant des civils, et ont rappelé l’exigence du respect du droit international humanitaire. Ils ont également exprimé leur inquiétude face à la riposte israélienne à Gaza, notamment le blocus et les bombardements touchant les populations civiles, et ont insisté sur la nécessité de distinguer terroristes et civils. En réponse, le ministre-président a marqué sa solidarité avec les victimes et a souligné le soutien à la poursuite des projets humanitaires, tout en appelant à la désescalade. L’ensemble des échanges a insisté sur le rôle de l’Union européenne et de la communauté internationale pour relancer un processus de paix juste et durable.
La réaction de la wallonie suite aux attaques terroristes du hamas
Les intervenants ont unanimement condamné l’attaque terroriste du Hamas contre des civils israéliens, en soulignant son caractère injustifiable et contraire au droit international. Ils ont aussi exprimé leur inquiétude face aux représailles israéliennes à Gaza, notamment les coupures et bombardements touchant la population civile, et ont rappelé l’importance de préserver les projets humanitaires dans la région. La discussion a mis en avant la nécessité de distinguer terrorisme et population civile, de respecter le droit international humanitaire et de relancer un processus de paix durable. Le ministre-président a été salué pour sa condamnation claire des violences et pour son soutien à une position de désescalade.
Le tremblement de terre au maroc
Les intervenants ont exprimé leur solidarité avec les victimes du séisme au Maroc et rappelé l’importance des liens entre la Wallonie, la Belgique et la communauté marocaine. Ils ont demandé des précisions sur l’aide annoncée de 500 000 euros, son acheminement, le rôle de la Croix-Rouge, les contacts avec Rabat et la coordination avec les autres niveaux de pouvoir, tout en évoquant aussi la situation en Libye. Le ministre-président a indiqué que l’aide serait orientée vers les besoins les plus urgents sur le terrain, en collaboration avec des acteurs comme Médecins du monde, et a souligné la nécessité d’une aide coordonnée et de la reconstruction à moyen et long terme. Les députés ont ensuite insisté sur l’ampleur des destructions, notamment dans les villages du Haut Atlas et les écoles, ainsi que sur l’importance de désenclaver les zones sinistrées pour permettre l’acheminement de l’aide.
Les munitions de new lachaussée délivrées à la russie selon le rapport kpmg
Les intervenants ont interrogé le ministre-président sur un rapport d’audit KPMG évoquant des contacts maintenus par New Lachaussée avec la Russie via la Serbie, malgré l’embargo, et sur le risque que des munitions produites en Serbie aient pu être réexportées vers la Russie. Ils ont demandé si la Wallonie avait connaissance du rapport depuis juillet 2022, quelles licences d’exportation avaient été accordées ou suspendues, et quelles vérifications avaient été menées pour empêcher toute réexportation vers la Russie. Le ministre-président a indiqué avoir pris des contacts avec les autorités compétentes, avoir suspendu en urgence les licences liées à New Lachaussée vers la Serbie et envoyer une délégation pour vérifier la destination des armes en Serbie. Les députés ont salué ces mesures tout en réclamant davantage de transparence, une enquête sur la circulation du rapport et un contrôle plus large des autres pays destinataires des outils de production wallons.
La détention arbitraire d’olivier vandecasteele
Le député Crucke a évoqué la détention qu’il juge arbitraire d’Olivier Vandecasteele en Iran, en rappelant son profil d’expert des ONG, son retour en 2021 avec les autorisations nécessaires et les graves conséquences médicales de son incarcération. Il a demandé au ministre-président de relayer le dossier, d’en assurer le suivi et, si nécessaire, de rencontrer la famille. La réponse, saluée par Crucke, a manifesté de l’empathie envers la famille et l’adhésion à l’idée d’un soutien aux proches du détenu.
L’interdiction des missions économiques en israël suite à l’assassinat d’une journaliste palestinienne
Germain Mugemangango a dénoncé la mort d’une journaliste palestinienne en Cisjordanie, l’attaque du cortège funéraire et, plus largement, la politique israélienne qu’il a qualifiée d’apartheid, en demandant au ministre-président s’il comptait prendre des sanctions. Il a interrogé plus précisément la possibilité de fermer la représentation économique à Tel-Aviv et d’interdire à l’avenir les missions économiques en Israël. Il a également insisté sur ce qu’il considère comme un traitement différencié d’Israël par rapport à d’autres pays, qu’il juge contraire à la cohérence des positions internationales.
La récente décision sur l’irrecevabilité des poursuites basées sur les arrêtés couvre-feu inspirés par la région wallonne
Les députés interrogent le ministre-président sur les conséquences de la décision du tribunal correctionnel de Liège ayant jugé irrecevables des poursuites liées à l’élargissement du couvre-feu décidé en Wallonie, en relevant l’absence de motif scientifique suffisant et l’influence supposée de la Région sur les gouverneurs. Ils demandent quelles leçons le Gouvernement wallon en tire et rappellent l’engagement pris dans la commission spéciale Covid de mettre en place un mécanisme d’encadrement des situations d’urgence pour éviter de telles contestations judiciaires. En réponse, il est rappelé que les gouverneurs agissent dans le cadre de leur autonomie et que le pouvoir judiciaire est indépendant; l’accent est mis sur la nécessité de justifier clairement les mesures afin de maintenir l’adhésion de la population. Les intervenants soulignent enfin que le Gouvernement wallon avait présenté la décision comme prise en accord avec les cinq gouverneurs.
L’appel de la belgique à la désescalade de la violence dans le conflit entre israéliens et palestiniens
Les intervenants ont dénoncé la flambée de violences en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et à Gaza, en évoquant les expulsions à Cheikh Jarrah, les bombardements, le nombre élevé de blessés et de victimes civiles, ainsi que les violations du droit international et des résolutions de l’ONU. Ils ont demandé que la Wallonie s’inscrive dans une démarche de désescalade, prenne des initiatives concrètes et plaide pour des sanctions, notamment via l’arrêt des missions économiques en Israël et la fermeture de la co-représentation économique. Il a également été rappelé la demande de reconnaissance d’un État palestinien indépendant aux côtés d’Israël. Le ministre-président a été décrit comme préoccupé par la situation et déjà en contact avec les deux ambassadeurs.