Le conflit israélo-palestinien
Les intervenants ont unanimement condamné l’attaque du Hamas du 7 octobre, qualifiée d’acte terroriste visant des civils, et ont rappelé l’exigence du respect du droit international humanitaire. Ils ont également exprimé leur inquiétude face à la riposte israélienne à Gaza, notamment le blocus et les bombardements touchant les populations civiles, et ont insisté sur la nécessité de distinguer terroristes et civils. En réponse, le ministre-président a marqué sa solidarité avec les victimes et a souligné le soutien à la poursuite des projets humanitaires, tout en appelant à la désescalade. L’ensemble des échanges a insisté sur le rôle de l’Union européenne et de la communauté internationale pour relancer un processus de paix juste et durable.
Débat · 6 interventions
- LLupertoPS
Monsieur le Ministre-Président, nous avons vécu ce 7 octobre un samedi funeste. C’est à cette date que l’organisation terroriste du Hamas a mené une attaque d’envergure contre Israël, attaque qui aura coûté la vie à de nombreux civils: des femmes, des hommes, des enfants. Toute violence à l’encontre de civils, qu’ils soient Israéliens ou Palestiniens, est injustifiable. Toute violation du droit humanitaire international doit être condamnée. 9 PW – Session 2023-2024 – CRI n° 4 – Séance plénière – Mercredi 11 octobre 2023 À l’occasion de l’adoption d’une motion dans ce Parlement, nous avions condamné tout recours à la force dans ce conflit, de la même façon que nous avions condamné toute atteinte au droit international par chacune des parties. De la même façon, nous avions reconnu le droit de chacune et chacun à vivre en paix et en sécurité, à avoir ses biens et sa vie protégés, dans le respect du droit humanitaire international. Nous avions également invité le Gouvernement à condamner très fermement toute atteinte aux droits humains, au droit international et au droit humanitaire international. Au détour de ma question d’actualité, je voudrais connaître l’analyse que fait votre Gouvernement et vous-même de cette situation extrêmement inflammable dans cette région du Proche-Orient. Quelle analyse peuton faire des conséquences qui peuvent en découler? Plus largement, je voudrais vous interroger sur les conséquences qui pourraient exister par rapport aux projets humanitaires que nous avons dans la région du Proche-Orient. La situation actuelle vous paraît-elle les menacer?
Agressivité 100%Constructivité 36%Factuel 99%Émotionnel 100% - RRyckmansEcolo
Monsieur le Ministre-Président, samedi à l’aube, le Hamas a déclenché une attaque d’une violence terroriste inqualifiable, attaquant des civils – femmes, enfants, personnes âgées –, s’autorisant des prises d’otages. Ce sont des actes horribles et injustifiables. C’est par ailleurs une violation du droit international. La riposte d’Israël se concrétise par des coupures d’eau, d’électricité, de nourriture pour les populations civiles de Gaza. Ce sont des bombardements massifs indiscriminés sur les populations et aussi sur les services de santé. Ce blocus est catastrophique pour les populations civiles et il est problématique aussi sur le plan du droit international. Vous l’avez manifesté, Monsieur le Président, nous avons d’abord des pensées émues pour toutes les victimes de cette attaque, mais aussi de ce conflit vieux et douloureux qui semble inextricable. Monsieur le Ministre-Président, quelle est votre analyse de la situation? Vous êtes-vous associé à la position belge par rapport à l’Union européenne ou au niveau international? Les premières positions de l’Union européenne ont été particulièrement chaotiques. On a entendu la suspension potentielle de l’aide humanitaire, de l’aide de la coopération. M. Josep Borrell a rappelé les choses, a évoqué le réexamen de l’aide, mais a rappelé aussi l’importance du respect du droit international. La ministre belge de la Coopération au développement a précisé qu’il fallait faire la distinction entre les terroristes et la population ordinaire, et que suspendre l’aide humanitaire ne contribuerait pas à régler ce conflit. De nombreuses voix s’élèvent maintenant pour appeler un cessez-le-feu. On espère qu’elles seront entendues pour éviter plus de morts, pour éviter des morts de civils innocents. Je voudrais conclure en rappelant que nous espérons la paix. Nous espérons une paix durable, et l’arrêt des négociations pour cette paix juste et durable entre les deux pays n’est pas une solution. Il faut absolument redémarrer le processus de paix dans le cadre du droit international.
Agressivité 50%Factuel 37%Émotionnel 54% - JW
Monsieur le Ministre-Président, un conflit qui dure depuis des dizaines d’années oppose un peuple qui vit dans des conditions terribles à un autre peuple qui sait très bien que, s’il baisse la garde, il sera éradiqué, comme les leçons de l’histoire doivent le rappeler. Cependant, il ne s’agit pas de cela aujourd’hui, même si nous sommes tous inquiets à propos de ce qu’il vient de se passer et de ses conséquences sur les populations civiles d’un côté et de l’autre. Ce dont on parle, c’est l’ignominie. Ce sont des gens, dont je ne sais pas qualifier le nom, qui ont massacré des enfants, enlevé des vieillards et mitraillé, lors d’un concert, des centaines de personnes. Ce sont des terroristes, et il n’y a aucune justification à cela, tout comme il n’y avait aucune justification aux attentats de Bruxelles et tout comme il n’y avait aucune justification aux attentats de Paris. C’est une condamnation totale et sans réserve qu’il convient d’avoir à l’égard de ces terroristes du Hamas, et le terme «terroriste» est probablement encore faible. C’est inacceptable, c’est scandaleux, c’est l’ignominie, c’est le pire de l’humanité que nous avons connu. Qui plus est – le calcul est sans doute évident –, ils savaient particulièrement bien qu’il y aurait les répliques auxquelles on va assister avec tous les drames humains que l’on va connaître. Il n’y a qu’une seule responsabilité indépendamment de ce conflit interminable dont toute la communauté internationale souhaite qu’il puisse être un jour résolu. Tenter de justifier, comme certains le font, ces actes de barbarie est tout simplement inacceptable.
Agressivité 66% - LLupertoPS
Je remercie le ministreprésident pour la condamnation nette de ce qui s’est produit en Israël. D’ailleurs, les trois orateurs qui se sont succédé au lutrin ont eu cette condamnation ferme du Hamas et ont rappelé qu’il s’agissait ni plus ni moins que d’un groupe terroriste. Je veux aussi saluer la volonté de poursuite des projets humanitaires sur le terrain qui sont d’abord présents au bénéfice des populations, ces mêmes populations civiles des deux côtés, qui sont les premières victimes de ces escalades. C’est à elles qu’il faut penser et c’est à elles que la communauté internationale doit penser, que ce soit l’Union ou l’ONU, pour mettre en œuvre une désescalade. Une volonté de paix, comme cela a été rappelé, est la seule issue possible pour la résolution du conflit. Vous me permettrez de terminer, Monsieur le Président, par une déclaration d’António Guterres qui disait ceci: «Je reconnais les griefs légitimes du peuple palestinien, mais rien ne peut justifier ces actes terroristes, les meurtres, les mutilations et les enlèvements de civils».
- RRyckmansEcolo
Merci, Monsieur le Ministre-Président, de votre attention, de votre présence ici, de l’importance que vous accordez à la situation, et de la clarté de votre dénonciation et de notre dénonciation du terrorisme. Dans l’urgence, devant un tel déchaînement de violence, c’est le respect du droit international qui doit prévaloir. Le droit international condamne toute attaque sur des civils; le droit international condamne la colonisation dans les territoires palestiniens occupés; le droit international autorise la défense par Israël de l’intégrité de son territoire; et le droit international interdit le blocus d’un territoire. Il faudra que l’Europe agisse pour relancer un processus de paix, pour une paix juste et durable.
Agressivité 66%Constructivité 99%Factuel 61%Émotionnel 63% - JW
Rien ne peut justifier les actes qui ont été commis samedi dernier. Nous devons être solidaires avec la position qui a été prise par l’Assemblée nationale française, et par le Parlement européen. Il n’y a pas la moindre justification à ces actes. Nous devons tout faire pour que ce conflit qui dure depuis des dizaines d’années puisse trouver une issue. Cependant, ne mélangeons pas tout, ce qu’il s’est passé est tout simplement l’ignominie. 11 PW – Session 2023-2024 – CRI n° 4 – Séance plénière – Mercredi 11 octobre 2023
Agressivité 61%Émotionnel 52%
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