L’action de la Wallonie face au génocide à Gaza
Les intervenants ont demandé à la Wallonie de prendre des mesures concrètes face à Gaza, en particulier pour empêcher le transit d’armes via son territoire, clarifier la politique de licences d’exportation et soutenir davantage l’économie et la société civile palestiniennes. Plusieurs députés ont également interrogé le ministre-président sur la reconnaissance de la Palestine, la coordination avec l’accord fédéral et la nécessité d’une position plus ferme face au génocide et à la famine à Gaza.
Adrien Dolimont a affirmé que la situation était insoutenable, a salué l’accord fédéral comme une avancée vers la solution à deux États et a indiqué que la Wallonie applique déjà une ligne stricte en matière de licences d’armes, sans octroyer de licence renforçant la capacité militaire israélienne. Il a précisé qu’une concertation interfédérale était prévue sur le transit d’armes, qu’une enquête devait être fondée sur des faits tangibles et que la Wallonie s’était déjà constituée personne lésée dans un dossier similaire.
Sur le volet humanitaire, il a annoncé une enveloppe de 700 000 euros à destination de la Croix-Rouge pour l’urgence à Gaza, en insistant sur la priorité de l’aide humanitaire et de l’accès sur le terrain. Les répliques des députés ont néanmoins exprimé des réserves sur le caractère jugé insuffisant ou ambigu des mesures, notamment concernant la reconnaissance de la Palestine et la transparence sur les flux d’armes.
Débat · 11 interventions
- JBJean-Paul BastinLes Engagés
Monsieur le Ministre-Président, on se retrouve aujourd’hui après une pause estivale bien utile et bien nécessaire, avec cette question sur Gaza. Nous avions terminé la session précédente sur ce point. Nous nous sommes encore vus, pour ceux qui étaient disponibles, le 19 août, pour évaluer cette question et l’implication de la Wallonie dans ce dossier. Nous commençons également cette session et cette séance par ce dossier, preuve d’à quel point il peut accaparer nos différentes consciences au sujet d’un risque de génocide bien présent dans une démocratie de type occidentale. Heureusement, la situation diplomatique évolue. Nous avons appris, dans la nuit de lundi à mardi, que la Belgique allait poser un geste qu’aucun gouvernement belge n’avait posé par le passé, à savoir reconnaître la Palestine lors de la prochaine assemblée générale de l’ONU, du 9 au 23 septembre prochains. Monsieur le Ministre-Président, la Wallonie n’a pas tous les leviers concernant les relations internationales ou les relations diplomatiques. Néanmoins, elle en a. Dès lors, il faut qu’elle soit partie prenante pour essayer d’être du bon côté de l’histoire – comme on veut le dire –, mais surtout pour être du côté de la solution et de l’espérance par rapport à cette population palestinienne. Qu’en est-il du transbordement? Pouvons-nous avoir la sécurité juridique permettant de nous assurer de ne pas être, à notre insu, complices d’armes qui transiteraient par notre territoire local? Qu’en est-il du soutien à l’économie palestinienne et à la société civile palestinienne, pour lesquels nous avons également des compétences et des leviers? Je vous remercie d’avance, Monsieur le Ministre-Président, pour votre réponse.
Constructivité 42%Factuel 39%Émotionnel 39% Monsieur le Ministre-Président, la situation à Gaza est dramatique, humainement et socialement parlant. On ne peut pas y être insensibles. On sait que le débat a animé votre commission et nos séances parlementaires. On est tous d’accord pour dire que l’État palestinien, pour ce qui concerne sa reconnaissance et son processus de reconnaissance, dépend d’une décision fédérale. À la suite d’un Kern, le Fédéral a aujourd’hui annoncé qu’il y avait un processus diplomatique de reconnaissance. On passe d’un «non, à cause de...» à un «oui, si...» Pourquoi? Parce que ce processus de reconnaissance passe par deux conditions: la libération des otages israéliens et l’exclusion du Hamas dans le processus diplomatique. Un autre volet de cet accord dit historique – je veux le souligner – est le fait de mesures prises à l’encontre de l’État d’Israël. Certaines mesures sont de la compétence du Fédéral, mais il y en a aussi de la compétence de la Région wallonne, d’où ma question. La mesure numéro 5 nous concerne précisément. C’est le titre de ma question, de manière un peu moins pompeuse – je m’en excuse –: quid des licences d’exportation vers Israël? La mesure numéro 5 prévoit une interdiction élargie aux entités fédérées. Cette interdiction est l’interdiction du transit de tous types d’armes, l’interdiction des licences d’exportation pour des armes à double usage si le destinataire final est une entité militaire et l’interdiction de toute arme militaire vers Israël, pas seulement – c’est là l’extension – vers l’armée israélienne. Notre pays est petit, son impact au niveau diplomatique n’est certainement pas le plus grand à côté des grands pays, mais il est à tout le moins compliqué. La question, c’est la coordination. Comment allez-vous coordonner l’ensemble de ces mesures pour que la Belgique puisse parler d’une seule voix? N’y a-t-il pas d’autres moyens pour avoir un impact pour poursuivre ce processus de paix, parce qu’il est plus que temps?
Agressivité 37%- JL
Monsieur le Ministre-Président, après 697 jours de génocide, le Gouvernement fédéral a trouvé un accord sur Gaza. Soyons clairs, on n’est pas naïfs, cet accord sert surtout à sauver le Gouvernement Arizona et pas le peuple palestinien. C’est clair. Dans cet accord, il y a quelque chose qui est très clair, c’est que votre Gouvernement doit prendre des mesures pour empêcher le transit d’armes et de matériel militaire sur le sol wallon. Là, on n’y est pas. D’ailleurs, des ONG ont déjà recensé plus de 70 tonnes d’armements qui auraient transité par l’aéroport de Liège. Pas plus tard que la semaine dernière, nous avons dénoncé également une cargaison suspecte qui a décollé de Liège et qui a atterri à Tel-Aviv. Pour celles et ceux qui auraient des doutes, qui ne nous croiraient pas, j’ai ici un tableau. Ce n’est pas le tableau du PTB, c’est le tableau de l’entreprise Challenges, le tableau du chargement. On y voit très clairement qu’un camion a démarré de Milan avec du matériel, un camion qui venait de l’entreprise Leonardo, qui en fait fabrique du matériel militaire. Le camion est arrivé à Liege Airport, a été chargé dans un avion et cet avion a décollé et atterri à Tel-Aviv, à destination de l’entreprise LB Systems, une entreprise militaire israélienne. Face à cela, Monsieur Dolimont, aucune réponse de votre Gouvernement, aucune mesure concrète. Ma question est très claire: cela fait 697 jours et toujours aucune sanction de votre Gouvernement; 697 jours de génocide et toujours aucune mesure concrète pour arrêter ce transit d’armes et de matériel militaire. Quand allez-vous enfin prendre des mesures pour que la Wallonie cesse d’être complice de ce génocide?
Agressivité 84%Constructivité 35%Factuel 63%Émotionnel 85% - AL
Monsieur le Ministre-Président, hier, le Gouvernement fédéral semble s’être arrêté sur une reconnaissance conditionnée de l’État de Palestine. C’est extrêmement intéressant, parce que l’on observe d’un côté un ministre des Affaires étrangères des Engagés, qui affirme que la Belgique reconnaîtra l’État de Palestine aux Nations unies prochainement, et de l’autre côté, il y a un vice-Premier ministre – M. Clarinval, pour ne pas le citer –, votre président de parti qui rassure en disant: «Non, il ne s’agit pas d’une reconnaissance formelle. Elle reste et elle est conditionnée. Elle n’est pas officielle.» Par ailleurs, on voit aussi un président de parti – votre président de parti – se rendre quelques heures après la signature de cet accord sur une chaîne israélienne pro-Nétanyahou, pour rassurer les autorités israéliennes et dire qu’en fait, il ne s’agit pas d’une reconnaissance formelle. Il dit texto qu’il n’en est rien, qu’il n’y a rien de moins exact. J’avoue que je ne comprends pas. Nous sommes face à une telle confusion. Cela témoigne aussi de certaines tensions au sein du Gouvernement fédéral. Monsieur le Ministre-Président, vous connaissez la position du Parti socialiste maintenant. Cela fait des mois que l’on a le débat au sein de ce Parlement. Vous savez que, pour nous, une reconnaissance conditionnée n’en est pas une. Quelle est la position de la Wallonie quant à cette reconnaissance? Allez-vous ou non plaider pour une reconnaissance formelle aux Nations unies et ratifier la Déclaration de New York? Avez-vous été associé aux négociations avec le Gouvernement fédéral? Enfin, qu’en est-il des différentes compétences qui nous concernent, c’est-à-dire les flux d’armes, la recherche, les accords de coopération?
Agressivité 63%Constructivité 38%Factuel 43%Émotionnel 63% - SHStéphane HazéeEcolo
Monsieur le Ministre-Président, ce matin, dans la presse, c’est le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, qui niait l’existence même d’un génocide, mais aussi d’une famine à Gaza. C’est tout à fait insupportable ! Le Gouvernement fédéral a annoncé des mesures. Il n’y a pas rien dans ces mesures, mais c’est beaucoup trop peu, surtout aussi tard par rapport à la souffrance, au massacre et à la désintégration de ce qui est la Palestine. Le point d’orgue, c’est cette reconnaissance virtuelle, cette reconnaissance de facto, cette nonreconnaissance. Que faut-il donc? Pourquoi ces conditions s’additionnent-elles toujours pour ce peuple, alors que toute une série d’États sont bien évidemment reconnus par l’ONU? Monsieur le Ministre-Président, la Wallonie est-elle prête à utiliser l’ensemble de ses leviers pour réellement faire pression sur le Gouvernement israélien? Qu’en est-il de l’état de concrétisation des mesures contre le trafic d’armes, le transit d’armes, les armes à double usage? Qu’en est-il d’une initiative plus forte de notre part, comme on l’a déjà fait dans d’autres dossiers, pour la reconnaissance de la Palestine?
Agressivité 82%Émotionnel 57% Madame et Messieurs les Députés, tout d’abord, je l’ai déjà expliqué et exprimé à maintes reprises : la situation à Gaza est juste insoutenable. C’est juste horrible ce qui se passe. Je pense qu’il ne faut avoir aucune ambiguïté sur la question, et je pense que l’on peut se réjouir qu’une position officielle de la Belgique soit arrêtée aujourd’hui. Certains diront que ce n’est pas assez, d’autres trop. Pour ma part, je suis fier de la position qui a été arrêtée. Je dois dire que l’on est pleinement en phase avec cette position qui engage à la reconnaissance – évidemment avec des étapes, comme dans toute évolution, il faut que l’on puisse vivre ces étapes. Cette reconnaissance verra in fine une solution que d’ailleurs prône la Belgique depuis de nombreuses années: une solution à deux États. Il faut être clair par rapport à cela et l’expression au sein des Nations unies sera tenue par la Belgique dans cette direction et avec les propos qui ont été précisés lors du communiqué. Au niveau des questions un peu plus précises, c’est clair que l’on demande ce que fait la Wallonie. On essaie de sous-entendre que la Wallonie ne fait rien depuis de nombreuses années. On a d’ailleurs souligné que – merci, Madame Lambelin de l’avoir expliqué – de nombreux débats ont été tenus. Certes, on a des divergences d’opinions, mais on a pu expliquer les différents éléments. Est-ce suffisant? C’est toujours-là le niveau d’exigence qui est peut-être différent et le pragmatisme qui est le nôtre n’est peutêtre pas en phase avec vos attentes, mais je peux vous dire que l’on ne reste pas les bras croisés dans une situation telle que celle-là. Sur la question de la licence d’armes et des biens à double usage, c’est assez clair: on m’a demandé si l’on avait été associés dans la négociation. C’est une compétence qui est principalement régionalisée. Dès lors, oui, on a eu des échanges sur ces questions. C’est d’ailleurs une compétence régionale. Pour vous rassurer, les intentions qui ont été portées au sein du Kern sont celles que l’on applique déjà en Wallonie. On est déjà très fermes en termes d’octroi ou de non-octroi de licence d’armes. Je pense que j’ai toujours été clair: on ne donne pas de licence d’armes qui renforce la capacité militaire israélienne. Pour être plus précis, je dirais même des forces en présence parce que c’est beaucoup plus large que cela. On gardera cette ligne ici qui vise à s’engager plus largement à l’échelle belge dans cette direction. On doit s’en réjouir. La question du transit a également été posée. On a eu l’occasion d’en débattre. Vous avez répété la même chose que ce que vous avez exprimé lors de la Commission au mois d’août. C’est logique et cela veut dire que vous êtes cohérent avec vous-même, mais il ne faut pas attendre une autre réponse de ma part par rapport à ces enjeux. Comme formellement acté dans le cadre de l’accord du Gouvernement fédéral, un arrêté royal est en préparation au niveau fédéral pour cadrer davantage. Une réunion de concertation interfédérale est prévue dans les prochains jours afin de s’assurer qu’il n’y ait plus de situation potentielle. Je ne vais pas appuyer vos dires puisque vous évoquez un cas particulier. Une enquête doit être menée pour essayer de se baser sur des faits tangibles. Nous nous sommes déclarés personne lésée dans un cas similaire que vous avez cité précédemment et nous ne restons pas les bras croisés. Cependant, force est de constater que, des mois après que la Wallonie se soit portée personne lésée, nous n’avons toujours pas d’information sur le contenu même de la situation. La volonté affichée par la Belgique dans l’accord – qui est aussi la mienne – est d’avoir des mesures fermes en termes de transit. Je soutiens pleinement cette position. Maintenant, il faut s’assurer que l’on soit bien en mesure de réaliser ces éléments de contrôle. Dans ce conflit, l’urgence humanitaire et surtout l’accès de l’aide humanitaire représentent la priorité. À chaque fois que je discute avec des organisations non gouvernementales ou avec la Croix-Rouge, que j’ai rencontrée il y a peu de temps, tous me disent que la seule urgence est l’urgence humanitaire et l’urgence de terrain. C’est cela qui doit nous motiver aujourd’hui à agir. C’est pourquoi, après discussion avec la CroixRouge – je veux rester pragmatique et modeste dans l’aide apportée –, j’ai décidé de dégager une enveloppe de 700 000 euros afin de soutenir l’urgence à Gaza. Je précise que je parle bien d’une aide humanitaire et d’une mise à disposition en lien avec la Croix-Rouge, car c’est l’organisation la plus apte à répondre que l’on est en mesure de distribuer cette aide humanitaire. Nous devons aussi plaider pour l’ouverture de l’accès de l’aide humanitaire, car acheter des éléments qui restent dans les cartons à la frontière et qui n’entrent pas sur le territoire n’a pas de sens. Il faut faire confiance à l’ensemble des organisations de terrain pour être certain que l’argent mis à disposition par la Wallonie sera bien utilisé dans le cadre de cette crise humanitaire urgente. Il est faux de dire que nous ne faisons rien. Nous avons toujours voulu jouer notre rôle, nous le jouons d’ailleurs depuis longtemps et nous n’avons pas attendu que cela s’envenime. Nous avons une position très ferme sur les licences d’armes et nous n’improvisons rien. Le droit international et le respect du droit humanitaire sont notre boussole. Il est clair qu’il y a une famine à Gaza. Personne ne peut le nier. Aujourd’hui, on doit pouvoir l’affirmer. Ce n’est pas moi qui le dis. Le cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire, qui est soutenu par l’ONU, utilise le mot «famine». Ce qui se passe làbas est inacceptable. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir avec des mesures équilibrées et pragmatiques. C’est ce que le Gouvernement fédéral a fait et c’est ce que nous faisons à l’échelle de la Wallonie afin de sortir par le haut et surtout aider les personnes concrètement sur le terrain.
Agressivité 54%Constructivité 49%Factuel 48%Émotionnel 56%- JBJean-Paul BastinLes Engagés
Merci, Monsieur le Ministre-Président, d’avoir qualifié très clairement la situation d’insupportable, d’avoir utilisé le mot « famine » et d’avoir dit que le statu quo n’est pas une option et qu’il doit donner sens à l’action que nous voulons porter. Merci d’avoir rappelé l’interdiction par rapport aux licences d’armes. Merci aussi de vous assurer d’être en mesure de bien contrôler les situations potentielles de transit d’armement. Cela ne peut tout simplement pas se passer – avec l’expérience du précédent dossier de la notion de personne lésée. Merci de libérer les 700 000 euros pour la CroixRouge dans un principe de subsidiarité. Cette urgence humanitaire est essentielle et première. Elle est aussi le fait que tous les démocrates de ce monde doivent, à la hauteur de leurs responsabilités et de leurs moyens, faire porter leur pierre à l’édifice. Vous montrez la voie.
Constructivité 100%Factuel 89%Émotionnel 73% Merci, Monsieur le Ministre-Président, pour votre expression qui sert à rappeler la position du Mouvement réformateur. Il ne faut pas se voiler la face par rapport à la situation humanitaire sur place, par rapport à la famine telle que vous l’avez qualifiée. Merci également pour l’effort budgétaire consenti par l’ensemble de ce Gouvernement. On connaît la situation financière de la Wallonie. Les 700 000 euros ne vont pas tout solutionner, mais c’est une première pierre à l’édifice vers une situation plus apaisée sur le territoire. Un peu comme la parabole du colibri. Soyons ce colibri qui permet de générer l’aide de différents acteurs pour pouvoir éteindre l’incendie. Au niveau des exportations d’armes, je pense qu’il n’y a pas lieu de tergiverser. La position comme ministre-président que vous êtes a toujours été claire: il n’y a pas de licence d’exportation et une analyse du rapport annuel de 2024, qui sera abordée la semaine prochaine en commission, permettra de constater qu’il n’y a eu aucune licence d’exportation ni de transit vers Israël. On peut parfois être malheureusement victime comme des cas tout à fait spécifiques. Quand c’est le cas, on se porte personne lésée et l’on essaie de faire la lumière sur le dossier. On ne peut pas en vouloir à la Wallonie d’être responsable d’actes qu’elle n’a pas commis.
Agressivité 69%Constructivité 42%Factuel 41%Émotionnel 62%- JL
Monsieur le Ministre-Président, vous dites que vous êtes fier de l’accord. Je veux être très clair : nous en sommes à 697 jours de génocide et de famine sans aucune sanction. C’est juste la honte. Aujourd’hui, vous dites que vous mettez tout en œuvre pour interdire les transits et que vous n’avez pas délivré de licence. On vient avec des cas très concrets, avec des marchandises qui ont transité, qui ont décollé de Liège et qui ont atterri à Tel-Aviv, d’une entreprise militaire à une autre entreprise militaire israélienne. Qu’y avait-il dans ces caisses? Sûrement pas de l’huile d’olive. Vous devez faire toute la lumière sur ce qui s’est passé et sur le contenu de cette cargaison. C’est votre devoir si vous voulez justement être actif contre ce génocide. Aujourd’hui, cela fait 697 jours. On se félicite d’un accord qui n’en est pas un, on se félicite de mesures que l’on n’a pas encore prises. C’est simplement la honte. L’histoire ne va pas pardonner celles et ceux qui ont détourné le regard. Nous, on ne veut pas en faire partie.
Agressivité 99%Factuel 84%Émotionnel 100% - AL
Monsieur le Ministre-Président, je dois vous dire que je n’y vois pas forcément plus clair sur la position de notre État et de nos entités fédérées suite à votre intervention, mais je ne m’attendais pas à autant. Deuxièmement, vous vous offusquez de la famine. J’entends que l’on a attendu qu’il y ait 61 000 morts pour le faire. Il n’y a rien sur le fait qu’Israël est en train de commettre un génocide sur place. Cela me pose problème parce que les mots ne sont toujours pas dits ici. Troisièmement, sur les transferts d’armes. J’entends dans votre réponse qu’il y a un certain flou. Je ne sais pas si vous mesurez la gravité potentielle des faits, mais personnellement, ce flou me dérange fortement et je dois dire que j’étais relativement mal à l’aise à vous écouter. Enfin, sur la position générale de notre pays et de nos entités fédérées, je déplore qu’il y ait ces deux sons de cloches. On ne comprend pas, on ne sait pas sur quel pied danser. Excusez-moi, mais à quel moment a-t-on un accord qui semble engager la Belgique aux Nations unies? Je ne sais toujours pas si la Belgique signera la déclaration à New York; la France la signera, mais va-ton le faire? Je n’ai pas obtenu de réponse à cet égard.
Agressivité 75%Émotionnel 75% - SHStéphane HazéeEcolo
Monsieur le Ministre, il y a une famine à Gaza et le ministre israélien, qui la nie, n’est pas sur la liste noire du Gouvernement fédéral. Sur les armes, il est important que l’on sorte du flou très vite et que l’on puisse stopper tout trou dans le dispositif. Il y a un enjeu urgent sur lequel il y a une prise. Je pense par ailleurs qu’une enquête systématique doit pouvoir être diligentée dès qu’il y a des indices de contournement des règles. Enfin, sur la reconnaissance, nous sommes passés de «pas maintenant» à «pas maintenant» et ces habillages de communication par rapport à un tel massacre deviennent insupportables.
Agressivité 82%Émotionnel 65%
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