L’accord d’association entre l’union européenne et israël
Le questionneur a dénoncé la situation humanitaire à Gaza et demandé si la Belgique, dans le cadre de la présidence de l’Union européenne, soutiendrait une évaluation rapide de l’accord d’association UE-Israël au regard des clauses relatives aux droits humains, afin d’exercer une pression politique face au risque de génocide. Il a également invité le ministre-président à coordonner une position avec d’autres États membres, notamment l’Irlande, l’Espagne, le Luxembourg, le Portugal et la Slovénie, en particulier sur le soutien à l’UNRWA. Le ministre-président a indiqué partager la nécessité d’une évaluation rapide et a laissé entendre que la Belgique devait agir dans les plus brefs délais. Le débat a aussi souligné l’intérêt de renforcer, avec d’autres pays européens, l’appui aux initiatives humanitaires et diplomatiques déjà portées par certains États.
Débat · 2 interventions
- RRyckmansEcolo
Monsieur le Ministre-Président, nous sommes à plus de 140 jours de bombardements intenses sur Gaza. Le nombre de morts, de blessés et d’orphelins ne cesse de croître. Les infrastructures sanitaires et scolaires sont détruites. La famine menace. L’aide humanitaire est bloquée. L’aide humanitaire de l’UNRWA est réduite. Une partie de la communauté internationale ne cesse de demander un cessez-le-feu. Sans résultat jusqu’ici, puisque le Gouvernement Nétanyahou continue son entreprise de destruction avec l’aide de ses alliés, des personnes et des Gouvernements qui lui fournissent des armes. Une grande partie de la communauté internationale est inquiète. Il faut agir parce que la Cour internationale de justice nous en intime la responsabilité. Au sein de l’Union européenne, des pays sont inquiets, et l’Irlande et l’Espagne ont agi en demandant une évaluation approfondie de l’accord d’association qui règle les rapports et les relations entre l’Union européenne et Israël. Celui-ci prévoit très clairement le respect des droits humains et des principes démocratiques. C’est un élément essentiel de l’accord d’association. Pour l’instant, cette évaluation a été demandée et sera examinée, en principe, en Conseil européen le 22 mars. La Commission n’a pas réagi jusqu’à présent. C’est à elle d’instruire le dossier, mais ce sera au Conseil de se prononcer. Si l’évaluation est négative, il faudra remettre en cause l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël. C’est un outil supplémentaire à tous ceux que nous essayons d’activer. Je sais que vous en activez un certain nombre puisque vous vous êtes déjà exprimé là-dessus. La Belgique ayant la présidence de l’Union européenne, allez-vous appuyer la demande d’évaluation rapide de cet accord d’association en DGE de manière à agir pour prévenir un génocide?
Agressivité 42%Constructivité 41%Factuel 39%Émotionnel 43% - RRyckmansEcolo
Je vous remercie, Monsieur le Ministre-Président, pour ce rappel du retard pris dans cette évaluation qui aurait dû avoir lieu il y a deux ans. Je crois comprendre votre position très claire pour demander qu’elle ait lieu dans les plus brefs délais; je pense que le moment est très important. Il me semble aussi utile que vous puissiez, avec le Gouvernement wallon, prendre langue avec d’autres pays, notamment le Luxembourg, le Portugal et la Slovénie, qui se sont déjà impliqués et exprimés sur le soutien à l’UNRWA, et, avec ces États qui parlent d’une même langue, plaider et renforcer la position, très courageuse et très forte, de l’Irlande et de l’Espagne. Notre Premier ministre s’était exprimé avec l’Espagne, mais il ne l’a plus fait depuis. Je pense important que la Belgique puisse rallier cette position, car c’est le moins que l’on puisse faire par rapport à ce risque de génocide.
Agressivité 65%Constructivité 89%Factuel 54%Émotionnel 60%
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