Personnes âgées
La nécessité de soutenir les organisateurs du Tour de la Madeleine
Özlem Özen a dénoncé la suppression par la TEC des bus loués à tarif préférentiel par les sociétés folkloriques pour le Tour de la Madeleine, en demandant des précisions sur la mise en œuvre d’une solution via l’enveloppe de cohésion sociale et sur les délais. François Desquesnes a expliqué que la décision de la TEC découle de procès-verbaux du SPF Mobilité relatifs aux règles applicables au transport occasionnel, distinct du transport régulier, et d’une procédure judiciaire en cours. Il a indiqué que les plans de cohésion sociale constituent un levier de soutien aux associations locales, avec 22 millions d’euros par an, pouvant financer ce type d’initiative. La députée a jugé la réponse insuffisante et a estimé que la charge était renvoyée aux communes et au folklore local.
Les craintes relatives à la survie des espaces communautaires
Bruno Lefèbvre a souligné l’utilité des espaces communautaires, créés en 2022 dans le cadre du Plan de relance pour lutter contre l’isolement, et a exprimé des inquiétudes quant à leur avenir alors que les besoins sociaux pourraient augmenter. Yves Coppieters a indiqué que 16 espaces communautaires sont concernés, qu’une évaluation est en cours et que son rapport est attendu pour fin septembre, ce qui conditionne la suite du dispositif. Il a précisé que le Gouvernement wallon a prolongé les subventions jusqu’à fin 2025 et qu’un appel a été lancé aux opérateurs, mais qu’un dossier manque encore, ce qui retarde la confirmation pour l’ensemble des projets. Le député a pris acte de cette prolongation, tout en insistant sur la nécessité de garantir des financements pour maintenir ces structures à l’avenir.
La prise en charge du vieillissement en Wallonie
Valérie Dejardin a interrogé le ministre sur la mise en œuvre de la prise en charge plus souple du vieillissement en Wallonie, les difficultés de recrutement, de financement et de conditions de travail des SAFA, ainsi que sur le calendrier de l’assurance autonomie. Yves Coppieters a répondu qu’une réforme ambitieuse du bien-vieillir est en préparation pour 2025-2029, avec une note au Gouvernement annoncée sous peu et un travail coordonné avec les plans de santé mentale, de prévention et la réforme de la première ligne. Il a présenté trois axes prioritaires: renforcer l’aide à domicile, développer des solutions intermédiaires et innovantes entre domicile et maison de repos, et améliorer la coordination territoriale de l’offre de soins. Il a ajouté que l’assurance autonomie solidaire devrait être mise en place en fin de législature, tandis que la députée a exprimé des réserves sur ce mécanisme, estimant que le réinvestissement devrait passer par les services publics sans nouvelle taxe pour les citoyens.
La maltraitance envers les aînés
Guillaume Soupart a alerté sur l’ampleur de la maltraitance envers les plus de 65 ans en Wallonie, en citant les signalements reçus par Respect Seniors et en interrogeant le ministre sur les contrôles en institution et à domicile, l’efficacité des dispositifs de signalement et l’amélioration de la transparence. Yves Coppieters a répondu que la Wallonie soutient Respect Seniors, que l’AViQ mène un travail intersectoriel de prévention, de formation et d’inspection, et qu’une révision du Code wallon de l’action sociale et de la santé est envisagée pour renforcer les dispositifs. Il a reconnu que les procédures de signalement restent insuffisantes et a insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation, les contrôles et les mécanismes de signalement. Les intervenants ont ensuite souligné l’importance de la maltraitance à domicile comme en institution et l’attente de moyens complémentaires, notamment pour Respect Seniors.
Le nombre important de cas de maltraitance dans les maisons de repos signalés à Respect Seniors
Les députés ont alerté sur l’ampleur des signalements de maltraitance des aînés en Wallonie, notamment via Respect Seniors, en soulignant les cas de maltraitance psychologique, financière et de négligence, tant en institution qu’à domicile. Yves Coppieters a répondu que la Wallonie soutient Respect Seniors et l’AViQ, qui mène des contrôles, des actions de sensibilisation et des formations, tout en reconnaissant que les dispositifs de signalement et les procédures doivent être renforcés. Il a également évoqué la volonté de modifier le Code wallon de l’action sociale et de la santé afin de renforcer la prévention et le cadre législatif. Les intervenants ont insisté sur la nécessité d’améliorer la transparence, la libération de la parole et le soutien aux personnes âgées.
La polymédication des personnes âgées
Sabine Roberty a alerté sur la polymédication des personnes âgées, en s’appuyant sur une étude de la Mutualité chrétienne montrant qu’une part importante des seniors prend jusqu’à cinq médicaments par jour, avec des risques accrus d’interactions et d’effets secondaires, particulièrement en Wallonie et en maison de repos. Yves Coppieters a reconnu un problème de surmédicalisation, soulignant qu’en maison de repos les résidents prennent en moyenne neuf médicaments par jour, et a plaidé pour une rationalisation des prescriptions via le médecin coordonnateur, la prévention quaternaire et une meilleure coordination entre médecins, pharmaciens et infirmiers. Il a également mis en avant la formation des professionnels, l’usage d’outils comme STOPP/START pour analyser les interactions, ainsi que la sensibilisation des familles et des résidents à l’automédication. La députée a pris acte en rappelant le rôle central des médecins coordinateurs et des pharmaciens dans l’amélioration de l’ordonnancement des traitements.
La situation des aidants proches des malades souffrant d’Alzheimer
Geneviève Lazaron a souligné la lourde charge des aidants proches des personnes atteintes d’Alzheimer, notamment le maintien à domicile de la majorité des malades, et a plaidé pour la diffusion d’initiatives d’accompagnement à domicile comme l’ACADAL développé en province de Namur. Yves Coppieters a rappelé l’ampleur du phénomène en Wallonie, l’importance des aidants proches et leur contribution économique, tout en annonçant un groupe de travail avec les associations et les cabinets ministériels pour améliorer leur statut et leur accompagnement. Il a également défendu la mise en place d’un plan national Alzheimer axé sur la prévention, l’amélioration des soins et des solutions intermédiaires comme des logements alternatifs ou des villages spécialisés.
La hausse vertigineuse des prix des maisons de repos
Les députées ont dénoncé la forte hausse du coût des maisons de repos, en s’appuyant sur des chiffres de Solidaris et sur des cas concrets où la pension ne suffit plus à couvrir les frais, en particulier dans le privé. Elles ont demandé des mesures pour encadrer les prix, rendre la facturation plus transparente, limiter les écarts entre établissements et garantir l’accès aux aînés les plus vulnérables, notamment via un renforcement du secteur public et de l’assurance autonomie. Yves Coppieters a expliqué que l’augmentation résulte בעיקר de l’indexation salariale, de la hausse des coûts immobiliers, des compensations post-Covid et des investissements dans les équipements, tout en soulignant la disparition des petites structures et la multiplication des services additionnels. Il a rappelé l’existence d’un cadre wallon limitant les hausses à 5 % par an hors indexation et a plaidé pour une réforme du financement, une régulation accrue du privé, un meilleur contrôle des marges des grands groupes et un renforcement de l’APA pour les personnes en précarité.
La condamnation des aînés à payer le prix fort pour vieillir dignement en maison de repos
Les députées ont dénoncé la forte hausse du coût des maisons de repos, en particulier dans le privé, et ses conséquences pour les aînés dont la pension ne permet plus de couvrir les frais, en soulignant aussi les écarts de prix, le manque de places publiques et la faiblesse relative des pensions des femmes. Elles ont demandé des mesures de régulation, une facturation plus transparente et plafonnée selon les revenus, ainsi qu’un renforcement de l’offre publique et un guichet unique pour les résidents. Le ministre a expliqué l’augmentation par l’indexation salariale, l’immobilier, les coûts post-Covid et les équipements, rappelant qu’en Wallonie les hausses sont encadrées par le Code wallon et l’AViQ. Il a plaidé pour une réforme du financement, une meilleure régulation du privé, un contrôle des marges des grands groupes et un rôle accru de l’assurance autonomie/APA pour les personnes en difficulté.
Le coût des maisons de repos et l’accessibilité financière des aînés
Les intervenantes ont dénoncé la hausse importante du coût des maisons de repos, soulignant qu’elle dépasse souvent les pensions, que les écarts de prix entre établissements sont marqués et que le secteur privé bénéficie de subsides publics tout en pratiquant des tarifs élevés. Elles ont demandé davantage d’encadrement des prix, plus de transparence, un renforcement de l’offre publique et la mise en place de pistes comme un guichet unique ou l’assurance autonomie. Yves Coppieters a expliqué que les hausses s’expliquent notamment par l’indexation salariale, l’immobilier, les coûts post-Covid et les investissements, et a rappelé que la Wallonie encadre déjà les augmentations à 5 % par an hors indexation. Il a plaidé pour une réforme du financement, une meilleure régulation du secteur privé et des marges des grands groupes, ainsi qu’un renforcement du rôle de l’APA pour aider les personnes précarisées.
Le financement de la quasi-gratuité des TEC pour les jeunes et les séniors
Amandine Pavet s’oppose à la suppression annoncée de la quasi-gratuité des TEC pour les 18-24 ans, qu’elle juge indispensable pour les études, le travail et la mobilité quotidienne, et demande au ministre de confirmer le maintien de l’abonnement à 12 euros. François Desquesnes répond qu’une politique publique doit être évaluée et souligne l’augmentation des moyens accordés à l’OTW, sans hausse correspondante de la fréquentation, estimant légitime de s’interroger sur l’efficience du dispositif. Il inscrit la réforme dans le cadre plus large des objectifs climatiques, de transfert modal et de lutte contre la pauvreté, en annonçant un nouveau contrat de service public en 2025. La députée estime toutefois que la réponse reste floue sur l’avenir de la quasi-gratuité et annonce la poursuite de la mobilisation contre sa suppression.
Les difficultés du secteur des maisons de repos deux ans après le scandale du groupe ORPEA
Jamila Ammi a dénoncé les conditions de prise en charge dans certaines maisons de repos, les effets d’une logique commerciale, la pénurie de personnel et le coût élevé pour les résidents, en reliant ces dérives au risque de nouveaux scandales de type ORPEA. Yves Coppieters a répondu qu’il ne fallait pas amalgamer la situation des EHPAD français et celle de la Wallonie, a rappelé le suivi de dix maisons de repos après le scandale ORPEA et a souligné qu’une campagne de sensibilisation avait été menée pour améliorer l’image du secteur. Il a estimé que la pénurie de personnel et la difficulté de recrutement sont liées à cette image dégradée et a plaidé pour une revalorisation des métiers, une révision des normes d’encadrement et le renforcement de la formation, en concertation avec la Fédération Wallonie-Bruxelles.
L’enquête de la mutualité chrétienne sur les aînés
Jacqueline Galant s’appuie sur une étude de la Mutualité chrétienne pour souligner la précarité croissante des aînés et la forte prévalence des maladies chroniques, en demandant si la ministre a pris connaissance de cette étude, son appréciation et les mesures concrètes envisagées. La réponse met en avant le vieillissement comme un défi majeur pour la Wallonie, avec un accent sur le maintien à domicile, le renforcement des aides familiales, des CPAS et des soins infirmiers, ainsi que sur la nécessité de revoir le modèle des maisons de repos. Il est aussi rappelé qu’un groupe de travail devait avancer sur cette réforme, mais que l’évolution post-Covid impose de nouveaux ajustements.
L’annonce par batopin de son plan d’implantation de distributeurs automatiques de billets en wallonie
Nicolas Janssen a souligné la disparition de nombreux distributeurs de billets en Wallonie, les difficultés d’accès au cash pour certains publics, notamment les personnes âgées, et les inquiétudes des communes face au plan d’implantation annoncé par BATOPIN. Il a interrogé le ministre sur les critères retenus, sur une éventuelle validation de cette cartographie et sur l’accompagnement des communes, en citant le cas de Genappe. Le ministre a rappelé que la matière relève principalement du niveau fédéral et du secteur bancaire, tout en indiquant que les communes jouent un rôle important dans les implantations et qu’il entend continuer à les relayer et à les soutenir dans leurs démarches.
L’adéquation entre la taille des logements publics et la composition du ménage
Yves Evrard a relevé, à partir d’un rapport du CEHD, le vieillissement important des locataires de logements publics, la diminution du parc entre 2006 et 2021 et la difficulté à faire coïncider la taille des logements avec celle des ménages. Il a interrogé le ministre sur les mécanismes permettant d’adapter la composition du logement au cours de la vie, sur l’accès à un meilleur « ascenseur social » et sur le suivi des conditions d’occupation, en lien aussi avec la fraude sociale. Le ministre a indiqué avoir déjà mobilisé d’importants moyens pour accroître l’offre, tandis qu’Evrard a plaidé pour un monitoring plus régulier et une actualisation des critères afin de mieux répondre à la demande et aux besoins.
Le déploiement des distributeurs de billets batopin en wallonie
Le questionneur dénonce la fermeture des agences bancaires et la disparition des distributeurs de billets, en soulignant les difficultés d’accès au cash pour les personnes âgées, les habitants peu mobiles, les commerçants et certains quartiers, citant notamment Herstal et La Préalle comme exemples de sous-dotations. Il estime que l’accord fédéral sur Batopin entraînera une forte réduction du nombre de distributeurs et demande quelles mesures seront prises pour garantir un accès suffisant à l’argent liquide dans les communes wallonnes.
La dénutrition des résidents dans les maisons de repos
Kapompole a dénoncé la persistance de la dénutrition dans certaines maisons de repos wallonnes et a estimé que, malgré des initiatives comme le label Nutrition-Santé, certaines directions privilégient encore la rentabilité au détriment du bien-être des résidents. Il a demandé comment renforcer les actions de terrain pour améliorer l’alimentation des personnes âgées en institution. En réponse, la ministre a présenté les mesures et le travail menés avec ses équipes et l’AViQ, ainsi que l’annonce d’un arrêté à venir. Kapompole a salué ces éléments tout en soulignant la difficulté de déposer plainte en raison du risque de représailles et l’importance d’un accompagnement des familles et de l’entourage.
La mise en œuvre du plan d’assistance digitale au domicile
Mourad Sahli a interrogé la ministre sur le déploiement du plan « Assistance digitale 2.0 », destiné à équiper 15 000 logements wallons de capteurs connectés pour soutenir les personnes âgées en perte d’autonomie ou en situation de handicap. Il a demandé quels enseignements avaient été tirés du projet pilote mené dans la région liégeoise et comment la généralisation serait organisée à l’horizon 2026. L’échange a souligné l’importance du vieillissement de la population et le lien du projet avec le Plan de relance wallon et son budget de 35 millions d’euros. Le député a également exprimé son soutien au projet et à l’action de la ministre en faveur du bien-être des séniors.
La gestion de la canicule en maisons de repos
Alice Bernard a interpellé la ministre sur la gestion de la canicule dans les maisons de repos et à domicile, en soulignant les risques pour les personnes âgées, la nécessité d’hydratation et les difficultés liées au manque de personnel. Elle a demandé quel plan d’urgence était prévu pour l’été face à une situation qu’elle jugeait préoccupante si la chaleur persistait. Dans sa réponse, la ministre a rappelé les mesures de vigilance déjà activées, notamment le plan Forte Chaleur et Pics d’ozone, et a insisté sur la mobilisation des professionnels, des familles, des voisins et du public pour maintenir l’accompagnement des aînés.