Débats
Questions parlementaires
244 questions classées par date.
La proposition de la ministre flamande du Climat de ramener la vitesse à 100 kilomètres par heure sur les autoroutes et la position défendue par la Wallonie en matière climatique
Les députés ont interrogé la ministre sur la proposition flamande de limiter à 100 km/h la vitesse sur autoroute, en demandant si la Wallonie suivrait la même voie et si une concertation interrégionale était prévue. Cécile Neven a indiqué que cette idée s’inscrirait, si elle était mise en œuvre, dans la contribution flamande au PNEC, tandis que la Wallonie s’appuie sur son plan Air-Climat-Énergie, avec une feuille de route prévoyant des mesures initiées en 2025. François Desquesnes a rappelé que la vitesse sur autoroute relève de la compétence fédérale et nécessite une concertation préalable entre Régions, tout en soulignant la priorité wallonne de mieux faire respecter les limites actuelles et de développer des vitesses dynamiques sur certains axes. Les auteurs de la question ont pris acte de cette orientation et ont insisté sur les enjeux de sécurité routière, de climat et d’impact sur la logistique.
Les inquiétudes des citoyens concernant les polluants présents dans l’eau de consommation» Question urgente de Mme Valérie Warzée-Caverenne à Mme Anne-Catherine Dalcq, Ministre de l’Agriculture et de la Ruralité, sur «l’agriculture protectrice des ressources en eau» Question urgente de Mme Bénédicte Linard à M. Yves Coppieters, Ministre de la Santé, de l’Environnement, des Solidarités et de l’Économie sociale, sur «la présence de polluants dans les eaux de distribution et eaux minérales
Les députées ont interpellé le ministre sur la présence de PFAS, de pesticides et d’autres polluants dans l’eau du robinet et l’eau en bouteille, en demandant des interdictions près des captages, un durcissement des normes et un plan global de réduction à la source. Yves Coppieters a indiqué qu’une note globale sur les PFAS a été présentée au Gouvernement wallon, que les normes de l’eau de distribution ont déjà été renforcées et que des plans d’action sont imposés en cas de dépassement, tout en précisant que l’eau du robinet reste potable et que l’eau en bouteille relève d’une autre compétence. Anne-Catherine Dalcq a dit vouloir renforcer les normes dans les zones de protection des captages, en concertation avec le secteur agricole, en rappelant l’interdiction de pulvérisation dans un rayon de dix mètres autour de la prise d’eau. Les répliques ont insisté sur la nécessité de transparence, d’actions concrètes et d’une interdiction des substances à la source afin de protéger la santé publique.
La multiplication des blocages dans le développement éolien en Wallonie
Céline Tellier a dénoncé la multiplication des blocages au développement éolien en Wallonie, en évoquant des projets en attente de raccordement au réseau, des réservations de capacité qui immobiliseraient des projets pendant plusieurs années et un taux de délivrance des permis jugé très faible. Cécile Neven a assuré que la Wallonie maintenait ses objectifs en matière d’énergies renouvelables, tout en soulignant que les difficultés tiennent surtout à l’après et à l’avant du permis, avec les études d’incidence, les recours et un cadre légal jugé insuffisamment sécurisé. La ministre a annoncé travailler à une révision du cadre éolien, au renforcement de la cartographie des réseaux, à un cadre sur la flexibilité et à l’hypothèse d’un GRD unique afin d’améliorer l’efficience des procédures.
La supervision déficiente des écoducs wallons
Nicolas Janssen a interpellé le ministre sur l’absence de monitoring généralisé et de standardisation des critères de conception des écoducs wallons, ainsi que sur la nécessité d’un inventaire et d’une cartographie des points de collision entre la faune et les véhicules. François Desquesnes a répondu que le SPW Mobilité et Infrastructures et le DNF suivent cet enjeu, qu’il existe 53 écoducs en Wallonie et que des clôtures sont présentes le long des grands axes pour limiter les traversées de gibier. Il a également rappelé, sur dix ans, 430 accidents impliquant du gibier, dont 40 blessés et 4 décès. En réplique, le député a plaidé pour une meilleure communication des chiffres et a indiqué que, selon les informations dont il disposait, aucun monitoring n’aurait été mis en place et aucune étude n’aurait été menée depuis 2007 sur la pertinence des écoducs.
L’agression de deux agents du TEC Liège-Verviers» Question urgente de Mme Diana Nikolic à M. François Desquesnes, Ministre du Territoire, des Infrastructures, de la Mobilité et des Pouvoirs locaux, sur «la grève émotionnelle des conducteurs de bus et de tram à Liège» Question urgente de M. Laurent Devin à M. François Desquesnes, Ministre du Territoire, des Infrastructures, de la Mobilité et des Pouvoirs locaux, sur «l’insécurité au sein des dépôts de l’OTW
Les députés ont dénoncé l’agression de deux agents du TEC à Liège, ainsi que l’impact immédiat de la grève émotionnelle sur les usagers, le tram et l’ensemble de la mobilité liégeoise. Ils ont demandé des mesures pour renforcer la sécurité dans les dépôts, assurer un suivi judiciaire effectif des agressions et limiter les perturbations pour les voyageurs. François Desquesnes a condamné fermement ces violences, rappelé que toute agression fait désormais l’objet de plaintes et d’un suivi, et annoncé une rencontre avec le procureur du Roi de Liège ainsi qu’avec l’OTW pour examiner des solutions à court terme. Il a également indiqué vouloir intégrer enfin un chapitre consacré à la sécurité dans le futur contrat de service public du TEC, jusque-là absent.
Le plan d’adaptation d’ORES pour éviter la surtension du réseau électrique
Les députés ont interrogé la ministre sur le plan d’adaptation d’ORES, présenté comme nécessaire pour répondre à la hausse attendue de la demande d’électricité, à l’essor du photovoltaïque, des véhicules électriques, des pompes à chaleur et des besoins industriels. Ils ont demandé si ce plan s’inscrivait dans la DPR, quelle en était la méthodologie et comment la Wallonie pourrait l’accompagner. La ministre a rappelé que les investissements réseau sont financés par les consommateurs, qu’ils doivent donc être arbitrés avec attention, et a confirmé que le plan d’ORES relevait des missions normales des GRD. Elle a indiqué travailler sur la flexibilité de la demande, les communautés d’énergie, l’autoconsommation et une stratégie intervectorielle visant à mieux coordonner consommation, production et investissements, afin de soutenir aussi le développement du stockage et des renouvelables.
Le plan d’ORES pour son réseau électrique
Olivier Maroy a interrogé la ministre sur le plan d’adaptation du réseau présenté par ORES face à la hausse attendue de la demande d’électricité, au développement des véhicules électriques, des pompes à chaleur et du photovoltaïque, ainsi que sur sa compatibilité avec la DPR et le soutien régional envisagé. Cécile Neven a répondu que les investissements réseau sont indispensables mais qu’ils sont financés par la facture des consommateurs, qu’ils doivent donc être arbitrés avec le souci de contenir les coûts, et que le plan d’ORES s’inscrit dans la logique des missions des GRD. Elle a indiqué travailler sur des mécanismes de flexibilité, sur les communautés d’énergie, l’autoconsommation et une stratégie intervectorielle afin de mieux anticiper les besoins de consommation, de production et d’investissement, tout en soutenant les filières renouvelables et de stockage.
Les inquiétudes du Relais social du Brabant wallon» Question urgente de Mme Céline Tellier à M. Yves Coppieters, Ministre de la Santé, de l’Environnement, des Solidarités et de l’Économie sociale, sur «la pérennisation des actions du Relais social du Brabant wallon
Les députées ont alerté sur les difficultés budgétaires du Relais social intercommunal du Brabant wallon, dont une grande partie des subsides est jugée non structurelle, dans un contexte de sans-abrisme et de mal-logement touchant aussi cette province. Elles ont demandé des garanties sur la pérennité des maraudes, de l’hébergement d’urgence et des projets menés avec le Housing First et « Territoires zéro sans-abrisme ». Le ministre a confirmé un financement structurel de 117 000 euros pour 2025, l’appui du Housing First à hauteur de 250 000 euros et des moyens importants liés au PRW 235, tout en soulignant le caractère temporaire de certains dispositifs et leur non-pérennisation automatique. Il a admis que ces financements restent insuffisants et a indiqué que la question serait à nouveau examinée dans les ajustements budgétaires à venir.
Les radars-tronçons
Laurent Devin interroge le ministre sur les critères retenus pour l’installation annoncée de 40 radars-tronçons en Wallonie, en demandant si la priorité sera donnée aux axes les plus accidentogènes plutôt qu’aux seuls endroits où l’excès de vitesse est fréquent. Il relie aussi le sujet aux finances des pouvoirs locaux et évoque la possibilité d’une intervention en CODECO sur la perception des amendes communales. François Desquesnes répond que le contrôle de la vitesse constitue un enjeu majeur de sécurité routière, que l’implantation des radars repose sur des procédures associant le SPW, la police et la justice, et qu’elle tient compte des analyses des zones accidentogènes. Il précise enfin que les radars-tronçons font baisser la vitesse non seulement sur le tronçon contrôlé, mais aussi en amont et en aval.
L’étude récente de l’Agence intermutualiste (AIM) relative à l’augmentation du nombre d’admissions aux urgences
Valérie Bluge a souligné l’augmentation des admissions aux urgences sans passage préalable par un médecin généraliste, phénomène jugé plus marqué en Wallonie, et a interrogé le ministre sur l’état de la réorganisation et de la prévention. Yves Coppieters a répondu que la pression sur les urgences s’explique par la pénurie de professionnels, une première ligne de soins insuffisamment réorganisée et une mauvaise répartition des patients dans la pyramide sanitaire. Il a plaidé pour la poursuite de la réforme de la première ligne, un meilleur accès aux généralistes, une coordination avec le fédéral sur la garde, un meilleur tri via la plateforme 1733 et le renforcement des postes de garde pour réorienter les patients. La députée a marqué son accord sur le diagnostic et insisté sur l’urgence de clarifier le parcours de soins, en rappelant que le recours aux urgences doit rester réservé aux situations graves.
La polymédication des personnes âgées
Sabine Roberty a alerté sur la polymédication des personnes âgées, en s’appuyant sur une étude de la Mutualité chrétienne montrant qu’une part importante des seniors prend jusqu’à cinq médicaments par jour, avec des risques accrus d’interactions et d’effets secondaires, particulièrement en Wallonie et en maison de repos. Yves Coppieters a reconnu un problème de surmédicalisation, soulignant qu’en maison de repos les résidents prennent en moyenne neuf médicaments par jour, et a plaidé pour une rationalisation des prescriptions via le médecin coordonnateur, la prévention quaternaire et une meilleure coordination entre médecins, pharmaciens et infirmiers. Il a également mis en avant la formation des professionnels, l’usage d’outils comme STOPP/START pour analyser les interactions, ainsi que la sensibilisation des familles et des résidents à l’automédication. La députée a pris acte en rappelant le rôle central des médecins coordinateurs et des pharmaciens dans l’amélioration de l’ordonnancement des traitements.
Le nombre important de cas de maltraitance dans les maisons de repos signalés à Respect Seniors
Les députés ont alerté sur l’ampleur des signalements de maltraitance des aînés en Wallonie, notamment via Respect Seniors, en soulignant les cas de maltraitance psychologique, financière et de négligence, tant en institution qu’à domicile. Yves Coppieters a répondu que la Wallonie soutient Respect Seniors et l’AViQ, qui mène des contrôles, des actions de sensibilisation et des formations, tout en reconnaissant que les dispositifs de signalement et les procédures doivent être renforcés. Il a également évoqué la volonté de modifier le Code wallon de l’action sociale et de la santé afin de renforcer la prévention et le cadre législatif. Les intervenants ont insisté sur la nécessité d’améliorer la transparence, la libération de la parole et le soutien aux personnes âgées.