L’étude récente de l’Agence intermutualiste (AIM) relative à l’augmentation du nombre d’admissions aux urgences
Valérie Bluge a souligné l’augmentation des admissions aux urgences sans passage préalable par un médecin généraliste, phénomène jugé plus marqué en Wallonie, et a interrogé le ministre sur l’état de la réorganisation et de la prévention. Yves Coppieters a répondu que la pression sur les urgences s’explique par la pénurie de professionnels, une première ligne de soins insuffisamment réorganisée et une mauvaise répartition des patients dans la pyramide sanitaire. Il a plaidé pour la poursuite de la réforme de la première ligne, un meilleur accès aux généralistes, une coordination avec le fédéral sur la garde, un meilleur tri via la plateforme 1733 et le renforcement des postes de garde pour réorienter les patients. La députée a marqué son accord sur le diagnostic et insisté sur l’urgence de clarifier le parcours de soins, en rappelant que le recours aux urgences doit rester réservé aux situations graves.
Débat · 3 interventions
- VB
Monsieur le Ministre, cette question urgente nous emmène tous dans les services d’urgences. En effet, une récente étude montre que le nombre de personnes qui se présentent dans les services d’urgences sans consulter de médecin généraliste est en augmentation. Ce phénomène est encore plus important en Wallonie qu’en Flandre. Où en êtes-vous dans la réorganisation et la coordination efficaces et efficientes des services de soins ainsi qu’au niveau de la prévention?
Agressivité 62%Émotionnel 48% Madame la Députée, la problématique des services d’urgences n’est pas récente. C’est une vieille problématique actuellement accentuée par la pénurie des professionnels de santé, par une première ligne de soins qui n’est pas encore suffisamment réorganisée en Région wallonne et, soyons d’accord, par des hôpitaux qui accueillent trop de patients proportionnellement à leur rôle dans la pyramide sanitaire. Quoi qu’il en soit, il faut rationaliser cela, ce qui passe par la réforme de la première ligne de soins que l’on veut absolument continuer et pour laquelle on doit restructurer et opérationnaliser toute une série de choses. Il s’agit de revoir l’accessibilité aux médecins généralistes, de revoir le rôle de la garde avec le niveau fédéral, de mieux réorienter les patients, à travers la plateforme 1733, en fonction de leurs problèmes de santé et de mettre beaucoup plus de postes de garde en parallèle aux services d’urgences, car ces gardes de médecine générale permettent d’absorber la majorité des patients. Pour rappel, la première ligne de soins doit absorber 95 % de nos problèmes de santé. C’est comme cela dans le monde entier. C’est comme cela qu’une première ligne de soins fonctionne et est opérationnelle. Ce n’est pas le cas. C’est de la responsabilité des familles, mais, malheureusement, la paupérisation financière fait en sorte qu’il est plus facile de se rendre dans un service de garde que de devoir payer une facture chez son médecin généraliste.
- VB
Je vous remercie, Monsieur le Ministre. Nous partageons les constats que vous posez. En effet, ces dernières années, les brèches ont simplement été colmatées. Nous devons agir pour la réorganisation de ces lignes de soins afin que les personnes sachent où elles doivent se présenter. On commence par consulter son médecin généraliste avant de se présenter aux urgences, sauf si sa vie ou celle d’une autre personne est en danger. Vous êtes conscient qu’il devient urgent de réorganiser cette première ligne de soins. Il n’y a plus qu’à !
Constructivité 56%Émotionnel 61%
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