L’agression de deux agents du TEC Liège-Verviers» Question urgente de Mme Diana Nikolic à M. François Desquesnes, Ministre du Territoire, des Infrastructures, de la Mobilité et des Pouvoirs locaux, sur «la grève émotionnelle des conducteurs de bus et de tram à Liège» Question urgente de M. Laurent Devin à M. François Desquesnes, Ministre du Territoire, des Infrastructures, de la Mobilité et des Pouvoirs locaux, sur «l’insécurité au sein des dépôts de l’OTW
Les députés ont dénoncé l’agression de deux agents du TEC à Liège, ainsi que l’impact immédiat de la grève émotionnelle sur les usagers, le tram et l’ensemble de la mobilité liégeoise. Ils ont demandé des mesures pour renforcer la sécurité dans les dépôts, assurer un suivi judiciaire effectif des agressions et limiter les perturbations pour les voyageurs. François Desquesnes a condamné fermement ces violences, rappelé que toute agression fait désormais l’objet de plaintes et d’un suivi, et annoncé une rencontre avec le procureur du Roi de Liège ainsi qu’avec l’OTW pour examiner des solutions à court terme. Il a également indiqué vouloir intégrer enfin un chapitre consacré à la sécurité dans le futur contrat de service public du TEC, jusque-là absent.
Débat · 7 interventions
- JBJean-Paul BastinLes Engagés
Monsieur le Ministre, hier, malheureusement, une agression a eu lieu sur deux agents du TEC à Liège. Vous êtes interpellé régulièrement par rapport à ces agressions. Cette fois, c’était hier soir. Dès ce matin, une grève et un débrayage ont eu lieu sur l’ensemble des dépôts de Liège, prenant en otage l’ensemble des personnes qui désiraient se rendre à leur travail, à leur école, à leur administration ou à des activités qui étaient prévues. On condamne toutes ces actions de violence. Surtout, comment faire en sorte que l’expression puisse avoir lieu une fois qu’il y a eu l’agression? En outre, comment ne pas prendre en otage régulièrement l’ensemble des usagers des transports en commun?
Agressivité 91%Émotionnel 53% - DN
Monsieur le Ministre, le tram de Liège roule. J’ai toujours rêvé de dire cette phrase à la tribune du Parlement. Voilà qui est fait. Sauf que, aujourd’hui, il ne roule pas. J’ai hésité à poser cette question, Monsieur le Ministre, parce que, pour vous comme pour moi, cela va être une impression de déjà-vu ou de «déjà entendu». En effet, de nouveau, il y a eu une agression envers des travailleurs du TEC. De nouveau, l’ensemble du groupe MR condamne ces agressions, comme toute agression envers des travailleurs, particulièrement lorsqu’ils rendent un service au public. De nouveau, ce sont les usagers des transports en commun liégeois qui se sont retrouvés coincés. Je n’aime pas la formule «pris en otage», mais, oui, ce matin, aux arrêts du bus et du tram, les gens attendaient des trams et des bus, en vain. Ma question rejoint un peu celle de M. Bastin, mais, au-delà, vous allez revoir le contrat de gestion du TEC. Est-il possible d’assurer un minimum de service? Le tram est un mode de transport structurant et, pour l’avoir vécu ce matin à Liège, c’est l’ensemble de la mobilité qui a été vraiment fortement impactée et à l’arrêt. Il faut vraiment trouver des solutions.
Agressivité 77%Émotionnel 68% - LD
Monsieur le Ministre, un cran plus loin. Après les agressions dans les bus, ici, c’est au dépôt. C’est vrai qu’il y a un impact. Le premier, c’est le conducteur qui l’a reçu, agressé violemment. Le deuxième impact, c’est sa collègue qui vient lui porter secours. Agressée violemment, cette dame a été emmenée à l’hôpital. Ce sont les deux premiers impacts. Être agressé sur son lieu de travail, dans le bus; être agressé, ensuite, dans un dépôt: comment peut-on être agressé dans un dépôt? Quel est le dispositif qui existe aujourd’hui par rapport à cette partie publique, mais qui est privée? Quel dispositif peut-on mettre en place? Lors de ma dernière interpellation, vous m’avez dit rencontrer prochainement le Parquet de Liège pour voir ce qui allait être mis en œuvre. Je viens vers vous. Qu’a donné cette rencontre? Quels sont les dispositifs qui peuvent être mis en place pour que nous ne soyons pas, séance plénière après séance plénière, en train de discuter afin d’œuvrer à la sécurité des agents publics?
Agressivité 92%Factuel 40%Émotionnel 84% - FDFrançois DesquesnesLes Engagés
Madame et Messieurs les Députés, je vous remercie pour vos questions qui mettent en exergue un phénomène contre lequel je n’ai de mots assez forts pour condamner tout acte d’agression, que ce soit à l’égard des membres du personnel du TEC ou des personnes qui fréquentent les bus, le tram ou le métro en ce qui concerne Charleroi. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, ces comportements sont absolument inadmissibles et doivent faire l’objet d’un suivi. Vous le savez, depuis l’année passée, systématiquement, toute agression fait l’objet de plaintes et d’un suivi. Les événements à répétition ces dernières semaines et derniers mois à Liège m’interpellent. C’est la raison pour laquelle j’ai sollicité un rendez-vous avec le procureur du Roi de Liège. Ce rendez-vous est programmé ce vendredi après-midi et je ferai dès lors le point avec lui, dans le respect évidemment de la séparation des pouvoirs, sur un enjeu fondamental qui est le suivi parce que les agents des TEC que je rencontre, qui sont confrontés à des situations d’agression, me demandent ce qu’il en advient après. C’est une question fondamentale pour que la confiance et la sécurité existent. Il faut s’assurer que celles et ceux qui ont commis, quels qu’ils soient, des faits anormaux, délictueux, soient effectivement poursuivis, qu’il y ait des sanctions rapides et que les victimes soient informées des suites. C’est important pour redonner la confiance. L’autre volet de l’opération, c’est évidemment le service aux citoyens. C’est vrai, j’ai demandé les chiffres par rapport à l’année 2024. En 2024, entre le 1er janvier et le 31 décembre, il y a eu 22 grèves émotionnelles, certes souvent localisées sur un bassin de mobilité, sur un business unit comme on dit. Cependant, 22, c’est 22 de trop. C’est 22 qui paralysent au quotidien celles et ceux qui vont travailler, qui doivent se rendre à l’école, qui doivent se déplacer, qui ont besoin du bus, du tram ou du métro au quotidien. Si l’on peut comprendre les réactions, par contre, l’impact sur la société, sur la mobilité, sur le vécu des gens, celui-là, nous devons le minimiser. Le nouveau contrat de service public pour lequel le Gouvernement wallon m’a mandaté à rédiger et avec les TEC devra par conséquent comprendre un chapitre, de même qu’un chapitre sur la sécurité qui aujourd’hui était totalement absent du contrat de service public du TEC. C’est bien quelque chose auquel je compte remédier. Je parlerai dans quelques heures – à 16 heures – avec le directeur général de l’OTW dans mon bureau et nous aborderons cette situation et les solutions à y apporter, au moins à court terme, dans l’attente du futur contrat de service public.
Agressivité 57%Constructivité 54%Factuel 54%Émotionnel 61% - JBJean-Paul BastinLes Engagés
Merci, Monsieur le Ministre, pour votre réponse très claire et votre volontarisme pour avancer sur les trois éléments de la problématique. D’abord, essayer de diminuer tant que faire se peut l’insécurité et faire en sorte que nos agents ne partent pas la peur au ventre au travail. Deuxièmement, de lutter contre l’impunité ou, en tout cas, le sentiment d’impunité, de savoir qu’il y a un suivi et une plainte systématiquement. Enfin, de travailler avec l’opérateur et avec les travailleurs pour faire en sorte que les utilisateurs ne soient pas pris au dépourvu par rapport à ces grèves émotionnelles.
Constructivité 100%Factuel 100%Émotionnel 100% - DN
Merci, Monsieur le Ministre, pour votre réponse. Je sais, nous savons tous, qu’il n’y a pas de solution miracle pour lutter contre l’insécurité. Cela se saurait, mais c’est déjà un très bon et très grand pas dans la bonne direction que de vouloir en faire un chapitre dans le contrat de gestion. C’est juste complètement dingue que cela n’ait pas été une priorité jusqu’à maintenant, alors que c’est loin d’être la première fois que l’on en parle dans ce Parlement. Deuxième élément, c’est aussi une très bonne chose du point de vue du service aux citoyens de pouvoir faire du service minimum, d’un service garanti une véritable priorité aussi parce qu’ils deviennent eux aussi des victimes collatérales de cette insécurité. Cela ne va pas non plus. Nous aurons certainement l’occasion d’y revenir.
Agressivité 38%Constructivité 50%Émotionnel 46% - LD
Monsieur le Ministre, je ne doute pas de votre volonté à avancer dans ce dossier. Je me réjouis que vous rencontriez M. le Procureur du Roi de Liège, ce mercredi, à 16 heures. C’est d’ailleurs une bonne habitude, à chaque fois que vous êtes interpellé en séance plénière, que vous rencontriez le directeur de l’OTW à 16 heures le mercredi. (Réaction de M. le Ministre Desquesnes) Ce n’est pas la première fois; faites appel à votre mémoire. (Réaction de M. le Ministre Desquesnes) C’est un bon moment, et les questions d’actualité sont un bon moment également. Je tiens ici à vous encourager à poursuivre votre démarche et à témoigner, au nom du groupe du Parti socialiste, de notre solidarité avec les personnes qui ont été agressées et victimes de violences.
Agressivité 43%Constructivité 89%Factuel 70%Émotionnel 60%
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