Débats
Questions parlementaires
1 082 questions classées par date.
La fin des bateaux électriques sur le canal du Centre en raison de la prolifération des algues
Le député a signalé que la prolifération d’algues sur le canal du Centre historique empêchait la navigation des petits bateaux électriques, entraînant l’arrêt d’une attraction touristique importante pour La Louvière et un manque à gagner pour l’ASBL exploitante, et a demandé si des mesures rapides étaient prévues. Le ministre a confirmé l’ampleur du phénomène, lié à la chaleur exceptionnelle et à la baisse de circulation des bateaux, et a indiqué qu’un contrat de faucardage avait été signé avec une entreprise privée. Il a annoncé que les premières opérations de suppression des algues commenceraient dès le lendemain afin de permettre la reprise rapide de l’activité touristique.
L’augmentation des taxes et la réduction des emplois publics à La Louvière
Amandine Pavet a dénoncé la hausse de 43 % de la taxe poubelle à La Louvière, la diminution des services de collecte et la suppression annoncée de nombreux emplois ALE, qu’elle a liée à la réforme du chômage et aux choix du gouvernement. François Desquesnes a répliqué qu’il n’y avait pas de responsabilité régionale directe dans ces décisions, celles-ci relevant du coût-vérité et de l’autonomie communale, chaque commune fixant ses propres règles et éventuels mécanismes de solidarité. Il a ajouté que la Ville de La Louvière porte aussi une responsabilité budgétaire, en raison de budgets jugés déséquilibrés malgré des avis négatifs répétés du CRAC.
Le suivi du dossier Envirolead
Guillaume Soupart a interrogé le ministre sur le suivi du dossier Envirolead, en soulignant les inquiétudes des riverains concernant les rejets dans l’air et l’eau, l’impact sur les éoliennes et le charroi, ainsi que les suites à donner à l’étude complémentaire commandée par la Ville de Mons. Yves Coppieters a indiqué avoir déjà cassé le permis afin d’introduire de nouvelles normes relatives aux PFAS et à d’autres polluants, mais n’avoir reçu aucun retour officiel sur l’étude ni sur l’état de la procédure article 65, qui doit être activée par l’administration pour modifier les conditions du permis. Il a précisé avoir demandé ce matin à l’administration un rapport global sur la situation, la date de réouverture de l’article 65 et les nouvelles normes envisagées, en promettant de revenir vers le député. En fin d’échange, le député a plaidé pour un comité d’accompagnement avec les riverains et pour la publication régulière des données de contrôle en ligne.
Les pannes et accidents touchant le tram de Liège
Les députées ont souligné les nombreuses pannes et incidents du tram de Liège, leurs effets sur la pression exercée sur les conducteurs, les retards de bus de remplacement et les perturbations pour les usagers. Elles ont interrogé le ministre sur les causes de ces dysfonctionnements, sur la maintenance prévue dans le contrat DBFM et sur les moyens de faire respecter les obligations du prestataire. François Desquesnes a indiqué qu’il s’agissait de « maladies de jeunesse » d’un nouveau système technique, que les incidents étaient notifiés à Tram’Ardent dans le cadre du contrat, avec des délais et conditions stricts, et que l’OTW veillait à leur application. Il a aussi reconnu des difficultés d’organisation, demandé davantage d’information aux usagers et estimé que la situation devait se normaliser une fois la phase de lancement dépassée.
La détresse des chauffeurs du tram de Liège
Les députées ont signalé les nombreuses pannes du tram de Liège, la pression accrue sur les chauffeurs, les difficultés de gestion des horaires et les conséquences pour les usagers, notamment les correspondances et les bus de remplacement. Elles ont interrogé le ministre sur l’ampleur des incidents, les délais de réparation, l’efficacité de la maintenance prévue dans le contrat DBFM/PPP et la nécessité d’une meilleure prévention auprès du public. François Desquesnes a expliqué qu’il s’agit de « maladies de jeunesse » d’une technologie récente, que les incidents sont notifiés à Tram’Ardent conformément au contrat, et que l’OTW veille au respect des délais et conditions de maintenance. Il a ajouté avoir demandé à l’OTW de renforcer l’information aux usagers afin de limiter les désagréments et de mieux gérer ces incidents de lancement.
Les inquiétudes de la Ligue des familles
Mélissa Hanus a alerté sur l’impact combiné des réformes fédérales et wallonnes sur les finances communales, qui pourrait conduire à des réductions d’horaires de garderie, à une hausse des tarifs ou à la suppression de services essentiels pour les familles, en particulier les familles monoparentales. Yves Coppieters a répondu que le Gouvernement wallon travaillerait sur des stratégies transversales via deux notes, l’une sur la lutte contre la pauvreté infantile et l’autre sur la stratégie en faveur des familles monoparentales, en agissant notamment sur le logement, la formation, l’emploi, la santé et l’accès aux droits. La députée a jugé ces réponses insuffisantes et a insisté sur le fait que les communes subissent déjà ces effets et pourraient être amenées à assumer la responsabilité de suppressions de services.
Le soutien des syndicats agricoles à l’Alliance pour la consigne
Des députés ont relayé la demande du monde agricole, de plus en plus favorable à la consigne sur les canettes et bouteilles en raison des déchets retrouvés dans les champs, des risques pour le bétail et des coûts induits. La ministre Anne-Catherine Dalcq a dit partager ces préoccupations, a rappelé que la compétence relève de l’environnement et a indiqué qu’elle poursuivrait le relais de ce dossier au sein du Gouvernement wallon, tout en soulignant les actions de prévention déjà menées. Les intervenants ont ensuite réitéré leur soutien à l’Alliance pour la consigne et critiqué l’absence, selon eux, de réponse politique suffisante face à la pollution rurale.
L’adhésion de deux organisations wallonnes d’agriculteurs à l’Alliance pour la consigne
Freddy Mockel et Jean-Paul Bastin ont relayé l’adhésion de plusieurs organisations agricoles à l’Alliance pour la consigne, en soulignant les nuisances des canettes et bouteilles abandonnées dans les champs, les risques pour le bétail et la nécessité d’un accord de coopération entre Régions. Anne-Catherine Dalcq a dit partager cette préoccupation, rappelant que les agriculteurs subissent directement ces impacts et que la compétence relève de l’environnement, tout en indiquant suivre le dossier et relayer ces enjeux au sein du Gouvernement. Les intervenants ont ensuite poursuivi un échange sur le sujet, Freddy Mockel jugeant la réponse insuffisante et Jean-Paul Bastin saluant l’engagement de la ministre à porter ces préoccupations.
La hausse des prix de l’immobilier stimulée par une décision du Gouvernement wallon
Germain Mugemangango estime que la baisse des droits d’enregistrement de 12,5 % à 3 % a été répercutée sur les prix de vente, avec des hausses pouvant atteindre 15 %, et demande quelles mesures seront prises pour garantir l’accès au logement. Cécile Neven conteste ce lien direct en invoquant un recul trop court pour tirer des conclusions, des effets de calendrier et d’aubaine, ainsi qu’une reprise du marché immobilier et une hausse des crédits hypothécaires. Elle soutient que la réforme a stimulé les transactions et favorisé l’accession à la propriété, tandis que le député réplique qu’en l’absence de régulation et d’un parc locatif public suffisant, les vendeurs captent l’avantage fiscal.
La situation et les perspectives des aéroports wallons
Jean-Jacques Cloquet a souligné le rôle économique majeur des aéroports de Liège et de Charleroi, les emplois locaux qu’ils génèrent, ainsi que les nouveaux défis liés à la géopolitique, à la concurrence d’autres hubs et aux futurs montages actionnariaux, en insistant sur la nécessité de garantir l’économie, le social et le respect de l’environnement. Cécile Neven a rappelé que la Wallonie reste propriétaire des infrastructures via la SOWAER et que les concessions actuelles courent jusqu’en 2041, avec remise en concurrence à leur terme; elle a précisé la structure de l’actionnariat privé de BSCA et de Liège Airport. Elle a indiqué que la DPR vise à renforcer l’ancrage des actionnaires privés tout en conservant un pouvoir de décision sur les enjeux stratégiques, et a estimé que ces partenaires apportent expertise, valeur ajoutée et قوة de négociation, sans envisager un rachat de parts par la Wallonie.
Le site touristique à haut intérêt pour la Wallonie
Charles Gardier a interrogé la ministre sur l’éventuel projet d’implantation en Wallonie d’une grande attraction touristique, évoquant implicitement le Puy du Fou, ainsi que sur son état d’avancement et sa localisation possible. Valérie Lescrenier a confirmé l’intérêt de la Wallonie pour ce type d’investissement, sans pouvoir donner de précisions en raison d’accords de confidentialité, et a indiqué que le dossier s’inscrit dans une logique touristique, mais aussi d’emploi et d’aménagement du territoire, relevant potentiellement d’un projet de gouvernement. Le député a pris acte de cette réserve tout en soulignant le potentiel du projet pour renforcer l’attractivité touristique régionale.
Les dix pour cent d’analphabétisme en Wallonie
Caroline Cassart-Mailleux a relayé une étude faisant état d’environ 10 % d’analphabétisme en Wallonie, qu’elle juge alarmant, en demandant si le ministre en avait tiré une analyse plus précise, ainsi qu’un bilan des structures subsidiées et de leur évaluation. Yves Coppieters a indiqué avoir pris connaissance de l’étude, souligné l’existence du plan d’action 2021-2024 et du comité de pilotage permanent réunissant la Wallonie, la Fédération Wallonie-Bruxelles et la COCOF, et affirmé que la coordination et l’identification des besoins avaient progressé. Il a précisé ne pas disposer des montants des subsides sur le moment, mais a signalé que l’opérateur Lire et Écrire est soutenu et a insisté sur la nécessité de ne pas réduire les financements. La députée a conclu en plaidant pour une meilleure évaluation des dispositifs existants et pour l’implication d’autres acteurs locaux, comme les CPAS et les plans de cohésion sociale.