Débats
Questions parlementaires
1 082 questions classées par date.
L’impact des droits de douane américains sur l’économie wallonne
Valérie De Bue a interrogé le ministre sur l’impact des droits de douane américains sur les exportations wallonnes, en rappelant l’importance du marché américain, l’existence d’une veille de l’AWEx et la création d’un groupe de travail fédéral-régional. Pierre-Yves Jeholet a souligné la fragilité et l’imprévisibilité générées par ces mesures, leur effet potentiel sur les exportations, l’investissement et plusieurs secteurs clés, tout en insistant sur la nécessité de maintenir le dialogue avec les États-Unis. Il a annoncé sa participation à une mission économique avec la Princesse Astrid début octobre et a plaidé pour la diversification des débouchés via les accords commerciaux et pour le maintien d’une capacité de production en Wallonie afin de soutenir l’ancrage industriel.
Les conséquences budgétaires pour la Wallonie des mesures prises au niveau fédéral concernant notamment les demandeurs d’emploi
Le député a dénoncé les conséquences budgétaires pour la Wallonie des décisions fédérales, notamment la hausse potentielle des dépenses liées à la défense et le coût estimé à 180 millions d’euros de la suppression progressive des allocations de chômage, en demandant comment ces charges seraient financées sans nouvelles taxes. Il a aussi critiqué la baisse de l’emploi et les difficultés du secteur de la construction, qu’il attribue aux choix du Gouvernement wallon. Adrien Dolimont a répondu qu’il n’y aurait pas de nouvelle taxe, a défendu la réforme du chômage comme une mesure de réinsertion vers l’emploi et a contesté le lien établi entre les mesures wallonnes et l’augmentation des faillites, estimant que la situation est plus défavorable à l’échelle nationale. Le ministre-président a affirmé que le Gouvernement wallon entend redéployer le potentiel économique sans alourdir la fiscalité.
La situation en Ukraine et l’aide de la Wallonie à la suite de l’intensification des frappes russes
Jean-Paul Bastin a interrogé le ministre-président sur les mesures prises par la Wallonie pour soutenir l’Ukraine face à l’intensification des frappes russes, notamment l’accueil des réfugiés, l’aide aux communes et aux CPAS, ainsi que la traque des avoirs et intérêts russes en Wallonie. Adrien Dolimont a indiqué que la Wallonie facilite l’octroi de licences d’armes à l’Ukraine via une simplification administrative, afin d’accélérer les réponses et de permettre au pays de se défendre. Il a également rappelé que la Wallonie continue d’assurer l’accueil des réfugiés ukrainiens, dispose encore de places disponibles et reste en lien avec les acteurs de terrain dans le cadre de la répartition européenne. Le député a pris acte de ces éléments et a annoncé qu’il reviendrait ultérieurement sur la question des avoirs russes.
L’action de la Wallonie face au génocide à Gaza
Les intervenants ont demandé à la Wallonie de prendre des mesures concrètes face à Gaza, en particulier pour empêcher le transit d’armes via son territoire, clarifier la politique de licences d’exportation et soutenir davantage l’économie et la société civile palestiniennes. Plusieurs députés ont également interrogé le ministre-président sur la reconnaissance de la Palestine, la coordination avec l’accord fédéral et la nécessité d’une position plus ferme face au génocide et à la famine à Gaza. Adrien Dolimont a affirmé que la situation était insoutenable, a salué l’accord fédéral comme une avancée vers la solution à deux États et a indiqué que la Wallonie applique déjà une ligne stricte en matière de licences d’armes, sans octroyer de licence renforçant la capacité militaire israélienne. Il a précisé qu’une concertation interfédérale était prévue sur le transit d’armes, qu’une enquête devait être fondée sur des faits tangibles et que la Wallonie s’était déjà constituée personne lésée dans un dossier similaire. Sur le volet humanitaire, il a annoncé une enveloppe de 700 000 euros à destination de la Croix-Rouge pour l’urgence à Gaza, en insistant sur la priorité de l’aide humanitaire et de l’accès sur le terrain. Les répliques des députés ont néanmoins exprimé des réserves sur le caractère jugé insuffisant ou ambigu des mesures, notamment concernant la reconnaissance de la Palestine et la transparence sur les flux d’armes.
La position du Gouvernement wallon sur les sanctions envers Israël envisagées par le Fédéral et sur la reconnaissance de l’État palestinien
Les intervenants ont demandé une position claire de la Wallonie sur les sanctions envisagées contre Israël, la reconnaissance de la Palestine et le contrôle des transits d’armes via son territoire, en évoquant notamment des cas présumés de cargaisons militaires transitant par Liège. Adrien Dolimont a affirmé que la situation à Gaza est insoutenable, a soutenu la position fédérale vers une reconnaissance de la Palestine par étapes dans la perspective d’une solution à deux États, et a indiqué que la Wallonie applique déjà une ligne stricte sur les licences d’armes et les biens à double usage. Il a précisé qu’un arrêté royal fédéral est en préparation, qu’une concertation interfédérale aura lieu sur le transit, et qu’aucune confirmation n’a encore été établie pour les cas évoqués. Enfin, il a annoncé une enveloppe de 700 000 euros pour une aide humanitaire à Gaza via la Croix-Rouge, en insistant sur l’urgence humanitaire et la nécessité d’un accès effectif de l’aide sur le terrain.
Les mesures à prendre par le Gouvernement pour garantir la concrétisation de l’accord fédéral en matière de transit d’armes et de matériel dual use
Les intervenants ont interpellé le ministre-président sur la concrétisation de l’accord fédéral relatif au transit d’armes et aux biens à double usage vers Israël, en dénonçant des transits présumés via Liège et un manque de mesures concrètes, tout en liant le débat à la reconnaissance de la Palestine et à l’urgence humanitaire à Gaza. Adrien Dolimont a répondu que la situation était insoutenable, a salué la position fédérale, a confirmé que la Wallonie applique déjà une ligne très stricte sur les licences d’armes, et a indiqué qu’un arrêté royal fédéral était en préparation ainsi qu’une concertation interfédérale pour renforcer le contrôle du transit. Il a également précisé que la Wallonie avait dégagé 700 000 euros pour une aide humanitaire via la Croix-Rouge, en affirmant que l’urgence restait l’accès de l’aide à Gaza et que le droit international devait guider l’action publique.
La coordination intrabelge en matière d’exportation d’armes à la suite de l’accord fédéral sur la situation au Moyen-Orient
Les intervenants ont interrogé le ministre-président sur la coordination intrabelge après l’accord fédéral relatif à Gaza, en insistant sur la reconnaissance de la Palestine, les mesures contre le transit et l’exportation d’armes vers Israël, ainsi que sur le rôle de la Wallonie dans la prévention de tout contournement. Plusieurs députés ont dénoncé l’insuffisance et la confusion des annonces fédérales, demandé des clarifications sur les licences, les armes à double usage et d’éventuelles cargaisons transitant par Liège, et plaidé pour une position plus ferme de la Belgique. Adrien Dolimont a affirmé que la situation à Gaza est insoutenable, qu’il soutient la ligne fédérale vers une solution à deux États, que la Wallonie applique déjà une politique stricte de non-octroi de licences d’armes renforçant la capacité militaire israélienne et qu’une concertation interfédérale est prévue pour encadrer davantage les transits. Il a également annoncé un soutien humanitaire de 700 000 euros via la Croix-Rouge, en soulignant que l’urgence prioritaire reste l’accès à l’aide humanitaire sur le terrain.
Les implications de l’accord fédéral sur Gaza et le soutien de la Wallonie à la Palestine
Les députés ont interrogé le Ministre-Président sur les conséquences de l’accord fédéral concernant Gaza, en particulier la reconnaissance annoncée de la Palestine, la coordination entre niveaux de pouvoir et les mesures wallonnes contre le transit d’armes et les exportations vers Israël. Ils ont aussi demandé des clarifications sur d’éventuelles cargaisons passées par Liège Airport et sur un soutien accru à la société civile et à l’économie palestiniennes. Adrien Dolimont a dit partager le constat d’une situation « insoutenable » à Gaza et s’est réjoui de la ligne arrêtée par le fédéral, qu’il a rattachée à une solution à deux États. Il a affirmé que la Wallonie applique déjà une ligne très stricte sur les licences d’armes, qu’une concertation interfédérale est prévue pour encadrer davantage les transits, et qu’une enquête doit se fonder sur des faits établis plutôt que sur des cas allégués. Sur le plan humanitaire, il a annoncé une enveloppe de 700 000 euros pour la Croix-Rouge afin de soutenir l’urgence à Gaza et a insisté sur la priorité d’ouvrir l’accès à l’aide humanitaire. Les députés de l’opposition ont jugé ces réponses insuffisamment claires sur la reconnaissance de la Palestine, la qualification de la situation à Gaza et le contrôle effectif des flux d’armes.
Les difficultés administratives rencontrées par les propriétaires de logements insolites
Bruno Lefèbvre a souligné le potentiel touristique croissant des logements insolites en Wallonie, tout en évoquant les difficultés urbanistiques et administratives rencontrées par leurs propriétaires et la nécessité d’éviter l’arbitraire local. François Desquesnes a rappelé que le « logement insolite » n’est pas une notion du CoDT, mais que des règles existent selon qu’il s’agit d’un logement léger ou d’une activité touristique, avec dans certains cas un permis requis mais sans architecte. Il a précisé que les autorités locales peuvent vérifier la conformité au regard du voisinage et du bon aménagement des lieux. En réponse, Bruno Lefèbvre a estimé qu’une réflexion supplémentaire restait nécessaire pour clarifier le cadre et concilier développement touristique et préservation du cadre de vie.
L’approbation de l’accord avec le MERCOSUR par la Commission européenne
Loïc Jacob a interrogé la ministre sur la réaction de la Belgique après l’approbation par la Commission européenne de l’accord avec le MERCOSUR, en rappelant l’opposition déjà inscrite dans la DPR et dans une résolution parlementaire. Anne-Catherine Dalcq a confirmé le refus de l’accord en l’état, indiqué qu’au minimum une abstention belge serait défendue en raison du non de la Wallonie, et dénoncé l’absence de clauses miroirs ainsi que les risques de concurrence déloyale et de pression sur les secteurs agricoles. Elle a précisé que le texte est désormais transmis au Parlement européen et au Conseil européen, où la Belgique maintiendra cette ligne. Loïc Jacob a conclu en appelant à poursuivre la mobilisation en faveur des agriculteurs et de la politique agricole wallonne.
La place de l’agriculture dans le cadre financier pluriannuel de l’Union européenne post-2027
Eddy Fontaine a interrogé la ministre sur la position de la Wallonie concernant la PAC post-2027, en demandant le maintien d’une programmation budgétaire distincte, d’un budget renforcé indexé sur l’inflation et des deux piliers de la politique agricole, ainsi que des échanges intrabelges à ce sujet. Anne-Catherine Dalcq a indiqué que le Gouvernement wallon a adopté une position spécifique en faveur d’une PAC forte, fondée sur deux piliers et dotée d’un budget renforcé, afin de soutenir le renouvellement des générations, le revenu des agriculteurs, les investissements et les mesures environnementales. Elle a aussi signalé ses inquiétudes face aux contraintes budgétaires européennes, notamment le remboursement du plan de relance, les nouveaux besoins liés à la défense et la perspective d’un fonds fusionnant PAC et cohésion, ce qui rendrait la politique agricole moins identifiable. Le député a salué cette convergence et a réitéré l’importance d’un budget distinct, du maintien des deux piliers, du soutien aux jeunes et aux petites exploitations, du plafonnement des aides et de mécanismes de régulation des prix.
La grève de prestataires de soins du 7 juillet 2025
Caroline Taquin a dénoncé la grève des médecins du 7 juillet 2025, qu’elle a présentée comme le signe d’une inquiétude profonde pour l’accessibilité des soins, la liberté tarifaire des prestataires et l’équilibre financier des hôpitaux, et elle a interrogé le ministre sur sa position, le soutien possible aux patients et l’existence d’une concertation. Yves Coppieters a regretté la grève, a indiqué n’avoir pas été concerté par le ministre fédéral, mais a précisé que ces enjeux étaient discutés en CIM Santé et qu’un groupe d’experts travaillait sur la réforme hospitalière. Il a jugé nécessaire une réforme, notamment des suppléments d’honoraires et de l’accessibilité, en soulignant qu’elle devait aller de pair avec la réforme de la tarification et celle des hôpitaux, tout en estimant que les médecins libéraux devaient assumer leurs responsabilités.