Débats
Questions parlementaires
1 082 questions classées par date.
La réponse du Gouvernement wallon aux milliers de personnes qui manifestent le 24 septembre 2025 à Namur
Les députés ont relayé la mobilisation de plus de 10 000 manifestants à Namur contre les mesures du Gouvernement wallon, en dénonçant leurs effets sur l’emploi, le pouvoir d’achat, les APE, les titres-services, la précarité des contrats et l’exclusion du chômage. Ils ont aussi interpellé le ministre-président sur l’absence, selon eux, de dialogue et sur l’augmentation de diverses charges pour les ménages et les communes. Adrien Dolimont a répondu que le Gouvernement veut changer de modèle pour obtenir d’autres შედეგs, simplifier les aides à l’emploi et adapter les formations aux réalités du terrain, tout en affirmant que les défis sociaux sont pris en compte. Il a reconnu la nécessité de mieux expliquer les réformes et de corriger la communication si nécessaire.
La désignation de la capitale européenne de la culture en 2030 et son impact pour le rayonnement de la Wallonie
Geneviève Lazaron a regretté la désignation de Leuven comme capitale européenne de la culture 2030 et a salué le travail du collectif Namur 2030, en demandant si la Wallonie pouvait nouer d’autres partenariats et si l’enveloppe de 15 millions d’euros prévue sous le précédent gouvernement pouvait financer des projets sur le territoire. Adrien Dolimont a exprimé sa déception, tout en rappelant que cette candidature visait à renforcer le rayonnement international de Namur et de la Wallonie. Il a indiqué que l’argent ne serait pas versé à la Ville de Namur pour ce projet, mais qu’il pourrait être réorienté vers des initiatives d’intérêt territorial relevant des compétences régionales, avec une attention à la bonne utilisation des fonds publics.
Les craintes relatives à la survie des espaces communautaires
Bruno Lefèbvre a souligné l’utilité des espaces communautaires, créés en 2022 dans le cadre du Plan de relance pour lutter contre l’isolement, et a exprimé des inquiétudes quant à leur avenir alors que les besoins sociaux pourraient augmenter. Yves Coppieters a indiqué que 16 espaces communautaires sont concernés, qu’une évaluation est en cours et que son rapport est attendu pour fin septembre, ce qui conditionne la suite du dispositif. Il a précisé que le Gouvernement wallon a prolongé les subventions jusqu’à fin 2025 et qu’un appel a été lancé aux opérateurs, mais qu’un dossier manque encore, ce qui retarde la confirmation pour l’ensemble des projets. Le député a pris acte de cette prolongation, tout en insistant sur la nécessité de garantir des financements pour maintenir ces structures à l’avenir.
Les campagnes visant à réduire la consommation de lait
Jean-Paul Bastin a critiqué les campagnes visant à réduire la consommation de lait, qu’il a jugées défavorables aux agriculteurs et potentiellement préjudiciables à l’alimentation des enfants, en soulignant l’intérêt du programme « Lait et fruits à l’école » et des visites de fermes. La ministre Anne-Catherine Dalcq a confirmé le maintien de ce programme, rappelé la priorité donnée à une alimentation saine et à la prévention, et défendu les éleveurs en indiquant qu’ils respectent les normes de bien-être animal et font l’objet de contrôles. Elle a aussi estimé que ces campagnes étaient mensongères et a plaidé pour un renforcement de la communication via l’APAQ-W afin de mieux faire connaître la réalité des fermes wallonnes.
L’impact de la hausse du nombre de secondes résidences sur les zones rurales et leurs habitants
Mélissa Hanus a dénoncé la hausse des prix de l’immobilier et l’augmentation des secondes résidences dans les communes ardennaises, qu’elle estime préjudiciables à l’accès au logement des jeunes et à la vitalité des villages, notamment pour les écoles et les services locaux. Elle a demandé à la ministre quelle était sa vision de la ruralité et quels actes concrets elle comptait poser après plus d’un an de mandat. Anne-Catherine Dalcq a répondu que l’accès au logement est effectivement plus difficile en zone rurale, mais qu’elle n’a pas de levier direct sur les secondes résidences dans ses compétences. Elle a mis en avant plusieurs outils de sa politique rurale, dont les logements intergénérationnels, les logements-tremplins et le permis d’urbanisme pour les constructions touristiques, afin de réguler l’offre et préserver l’accès au logement.
L’avenir résidentiel des aînés
Yves Evrard a mis en avant l’étude ING montrant que 75 % des plus de 65 ans vivent dans un logement sous-occupé, et a interrogé la ministre sur les mesures complémentaires à la baisse des droits d’enregistrement pour favoriser des déménagements vers des logements plus adaptés, notamment via le logement intergénérationnel, kangourou, les résidences-services et l’augmentation de l’offre. Cécile Neven a rappelé que le vieillissement de la population est une priorité transversale et a évoqué plusieurs pistes en cours : développement de logements adaptables et PMR, réforme des critères d’attribution du logement social avec une priorité accrue aux seniors, diversification des typologies de logements et renforcement du maintien à domicile via la téléassistance. En réplique, Yves Evrard a souligné l’ampleur du défi, la lenteur des procédures de permis et la nécessité de clarifier certains statuts, notamment en matière de cohabitation et de coliving, afin de mieux utiliser le parc existant.
La situation d’EWATe
Les députés ont interrogé la ministre sur le devenir de projets de batteries et de centrales photovoltaïques, présentés dans la presse comme suspendus, ainsi que sur la gouvernance d’EWATe et la sécurité juridique et financière des investissements publics et communaux. La ministre a contesté l’idée d’un blocage gouvernemental, rappelant que la DPR prévoit une rationalisation des structures régulées et non régulées, et indiquant avoir demandé de postposer un engagement jugé prématuré dans l’attente de clarifications. Elle a précisé qu’un seul projet d’environ 30 millions d’euros serait réellement engagé à ce stade, tout en soulignant des questions de transparence, de neutralité et de non-discrimination au sein d’EWATe. Elle a conclu qu’une clarification des rôles et une stratégie énergétique plus lisible et efficiente étaient en cours d’élaboration.
Les centaines de millions d’euros non mobilisées pour la transition énergétique en Wallonie
Céline Tellier et Jean-Paul Bastin ont alerté sur la suspension de plusieurs projets de parcs de batteries et de centrales photovoltaïques, évoquant des montants de 600 à 800 millions d’euros et demandant des précisions sur la gouvernance, la sécurité juridique et la capacité à accélérer la transition énergétique en Wallonie. La ministre Cécile Neven a contesté l’existence d’un blocage au niveau du Gouvernement, en rappelant que la DPR prévoit une rationalisation des structures du non régulé et que sa demande de postposer certains recrutements chez EWATe visait à clarifier ce cadre. Elle a indiqué qu’un seul projet, d’environ 30 millions d’euros, semblait concrètement engagé à ce stade, tout en soulignant la nécessité de clarifier les rôles, la transparence et la neutralité des structures concernées. Les députés ont répliqué que les retards constatés dans les renouvelables et la gouvernance énergétique restaient préoccupants, malgré l’existence du PACE 2030.
L’installation de Gens du voyage sur des terrains privés
Guillaume Soupart a dénoncé la multiplication des occupations illégales de terrains par des Gens du voyage en Wallonie, en citant notamment Boussu, Hensies, Mons, Ghlin et Dour, ainsi que les nuisances constatées pour les propriétaires privés. Il a interpellé le ministre sur l’absence d’avancement du projet d’aire d’accueil de Mons-Borinage et a plaidé pour une approche plus souple, éventuellement intercommunale, afin d’éviter les situations d’urgence et les dégradations. Yves Coppieters a rappelé que la Région incite les communes à devenir des communes accueillantes, en identifiant des terrains, en fixant des règles de fonctionnement et en sollicitant la subvention annuelle de 30 000 euros destinée à financer un agent dédié ; il a regretté que Boussu n’ait pas introduit de candidature et relevé que seules sept communes bénéficient actuellement de ce dispositif. Il a également mis en avant le rôle du Centre de médiation des Gens du voyage et des Roms, ainsi que la poursuite de projets d’aires d’accueil structurées, en précisant que la suite du dossier devra être définie avec le ministre Desquesnes.
La formation des jeunes aux nouvelles technologies par Tumo
Valérie Bluge a interrogé le ministre sur l’ouverture à Liège d’un centre Tumo, proposant gratuitement aux 12-18 ans des formations numériques, et sur sa contribution à la transformation numérique de la Wallonie. Pierre-Yves Jeholet a indiqué que le projet s’inscrit dans la stratégie numérique régionale et vise à susciter des vocations dans les métiers du numérique, via des apprentissages en intelligence artificielle, codage, programmation et animation 3D pour 1 500 jeunes. Il a précisé qu’il s’agit d’un partenariat associant notamment l’Université de Liège, Noshaq/LeanSquare, des entreprises privées et des PME, avec un soutien public régional initial mais un objectif d’autofinancement à terme. La députée a salué cette opportunité pour les talents wallons et pour l’économie régionale, en soulignant l’intérêt d’une implantation à Liège.
La nomination de Géraldine Demaret à la SONACA via Wallonie Entreprendre
Julien Liradelfo a interpellé Pierre-Yves Jeholet au sujet de la nomination de Géraldine Demaret au sein de la SONACA via Wallonie Entreprendre, en demandant des précisions sur les circonstances et la justification de cette désignation. Le ministre a répondu en apportant des éléments sur le processus de nomination et sur le rôle de Wallonie Entreprendre dans cette décision.
La relance de l’exploitation minière en Wallonie
Vincent Maillen a interrogé le ministre sur le potentiel du sous-sol wallon, en particulier la possibilité de développer l’exploitation du grisou et d’éventuels gisements d’hydrogène blanc, en demandant si une cartographie des ressources et un agenda d’exploitation étaient prévus. François Desquesnes a indiqué que la Wallonie participe déjà à la phase 1 du Plan national d’exploration, qui vise à recenser et cartographier les minéraux critiques et terres rares, et que l’exploitation industrielle du grisou existe déjà à Anderlues, avec une extension envisagée ailleurs. En revanche, il a précisé qu’aucun programme spécifique n’existe actuellement pour l’hydrogène blanc en Wallonie, tout en soulignant que les universités assurent une veille et que d’éventuelles investigations seraient menées si des indices probants apparaissaient lors des futures explorations.