Débats
Questions parlementaires
838 questions classées par date.
La formation des jeunes aux nouvelles technologies par Tumo
Valérie Bluge a interrogé le ministre sur l’ouverture à Liège d’un centre Tumo, proposant gratuitement aux 12-18 ans des formations numériques, et sur sa contribution à la transformation numérique de la Wallonie. Pierre-Yves Jeholet a indiqué que le projet s’inscrit dans la stratégie numérique régionale et vise à susciter des vocations dans les métiers du numérique, via des apprentissages en intelligence artificielle, codage, programmation et animation 3D pour 1 500 jeunes. Il a précisé qu’il s’agit d’un partenariat associant notamment l’Université de Liège, Noshaq/LeanSquare, des entreprises privées et des PME, avec un soutien public régional initial mais un objectif d’autofinancement à terme. La députée a salué cette opportunité pour les talents wallons et pour l’économie régionale, en soulignant l’intérêt d’une implantation à Liège.
La nomination de Géraldine Demaret à la SONACA via Wallonie Entreprendre
Julien Liradelfo a interpellé Pierre-Yves Jeholet au sujet de la nomination de Géraldine Demaret au sein de la SONACA via Wallonie Entreprendre, en demandant des précisions sur les circonstances et la justification de cette désignation. Le ministre a répondu en apportant des éléments sur le processus de nomination et sur le rôle de Wallonie Entreprendre dans cette décision.
La relance de l’exploitation minière en Wallonie
Vincent Maillen a interrogé le ministre sur le potentiel du sous-sol wallon, en particulier la possibilité de développer l’exploitation du grisou et d’éventuels gisements d’hydrogène blanc, en demandant si une cartographie des ressources et un agenda d’exploitation étaient prévus. François Desquesnes a indiqué que la Wallonie participe déjà à la phase 1 du Plan national d’exploration, qui vise à recenser et cartographier les minéraux critiques et terres rares, et que l’exploitation industrielle du grisou existe déjà à Anderlues, avec une extension envisagée ailleurs. En revanche, il a précisé qu’aucun programme spécifique n’existe actuellement pour l’hydrogène blanc en Wallonie, tout en soulignant que les universités assurent une veille et que d’éventuelles investigations seraient menées si des indices probants apparaissaient lors des futures explorations.
La réduction du fumier disponible à la suite de la diminution du cheptel bovin
Nicolas Janssen a alerté sur la diminution du cheptel bovin, qu’il relie à une raréfaction du fumier disponible, à une baisse d’engrais organiques pour les cultures et à un possible recours accru aux engrais minéraux. La ministre Anne-Catherine Dalcq a confirmé cette baisse du cheptel et a insisté sur ses effets sur la fertilité des sols, les prairies, la biodiversité et les paysages, en évoquant deux leviers d’action : le soutien via les prix et les primes de la PAC, ainsi que l’adaptation des seuils de charge en bétail et la promotion des matières organiques. Le député a conclu en soulignant que l’élevage reste, selon lui, nécessaire à la durabilité et à la transition climatique.
L’aggravation de la fracture énergétique en raison de l’octroi de prêts au lieu de primes à la rénovation
Laurent Devin a dénoncé la réduction des primes à la rénovation énergétique, qu’il juge brutale et source de désarroi pour les ménages comme pour le secteur de la construction, et a interrogé la ministre sur une éventuelle orientation vers des prêts et des obligations. Cécile Neven a confirmé que le système de primes avait été revu, tout en affirmant qu’il reste le plus généreux du pays, et a indiqué qu’un nouveau régime global de soutien à la rénovation est en préparation pour le 1er octobre 2026. Elle a précisé que plusieurs pistes sont à l’étude, dont des prêts éventuellement combinés à des primes pour certains ménages, un accompagnement renforcé, des incitants fiscaux, des obligations de rénovation et une amélioration de la certification PEB. Le député a reconnu l’existence de ce chantier mais a insisté sur le risque d’endettement pour certaines familles et sur la nécessité d’un dispositif capable d’embarquer l’ensemble des publics.
Le recrutement des top managers au sein de la fonction publique wallonne
Le député Chris Massaki Mbaki a interrogé Jacqueline Galant sur le recrutement des top managers au sein de la fonction publique wallonne, en lien avec les modalités de sélection et les enjeux de gouvernance. La ministre a apporté des précisions sur le cadre applicable et sur la manière dont ces recrutements sont organisés, en répondant aux préoccupations soulevées quant à la transparence et à la qualité du processus.
L’information des citoyennes et citoyens d’Écaussinnes à la suite des résultats du biomonitoring PFAS
Bénédicte Linard a relayé les inquiétudes des habitants d’Écaussinnes et des communes concernées par le biomonitoring PFAS, après l’envoi de résultats individuels jugés préoccupants à 1 276 personnes, en demandant une rencontre urgente avec les autorités et l’examen d’une extension du testing aux personnes proches ou non testées. Yves Coppieters a indiqué que l’ISSeP reste disponible pour aider à l’interprétation des résultats, que 50 demandes ont déjà été reçues par e-mail et 70 par téléphone, mais que le rapport consolidé n’est pas encore disponible avant fin septembre ou début octobre. Il a précisé qu’une réunion citoyenne sera organisée ultérieurement avec les acteurs compétents, qu’il n’est pas prévu d’élargir le biomonitoring, celui-ci relevant d’une démarche épidémiologique et non de dépistage individuel, et a renvoyé les personnes inquiètes vers leur médecin généraliste.
La présence de la bactérie E. coli dans les maisons de repos
Les députées ont interrogé le ministre sur l’ampleur des contaminations à la bactérie STEC/E. coli dans les maisons de repos et les crèches, sur son origine probable, ainsi que sur la coordination entre l’AViQ, l’AFSCA et les autres acteurs sanitaires. Yves Coppieters a indiqué que la situation était sous contrôle, avec des cas confirmés dans plusieurs établissements en Wallonie, des chaînes de transmission rompues et des enquêtes toujours en cours pour identifier la source alimentaire, notamment via des analyses de lots suspects. Il a précisé que l’AFSCA contrôle la chaîne alimentaire, que l’AViQ supervise l’hygiène, l’isolement des malades et les mesures de protection, tandis que la communication relève des institutions concernées, sous supervision de l’AViQ et de l’ONE pour les crèches. Les intervenantes ont salué les réponses reçues et ont insisté sur la nécessité de rester à la fois rassurants et vigilants.
L’évolution des infections par la bactérie STEC dans les maisons de repos et les mesures prises par la Wallonie
Les députées ont interrogé le ministre sur la propagation de la bactérie STEC dans des maisons de repos et des crèches en Wallonie, l’ampleur des cas, l’origine probable des contaminations et la coordination entre l’AViQ, l’AFSCA et Sciensano. Yves Coppieters a indiqué que la situation est sous contrôle, avec huit cas à Ottignies dont une personne décédée, six cas au centre de Bouge, cinq cas à Aubange à confirmer, et un cas dans chacune des deux crèches de Rochefort et Franc-Warêt. Il a précisé que les chaînes de transmission sont cassées, que les enquêtes de traçabilité alimentaire se poursuivent, et que les mesures d’hygiène, d’isolement et de supervision des protocoles ont été renforcées. Le ministre a rappelé que les institutions touchées assurent la communication aux familles, sous supervision de l’AViQ et de l’ONE, tandis que l’AFSCA contrôle la chaîne alimentaire et les prélèvements.
La crise du secteur de la construction
Christine Mauel a souligné la crise profonde du secteur de la construction, marquée par la hausse des faillites, la hausse des prix immobiliers, la persistance de nombreux postes vacants et la pénurie de main-d’œuvre, en interrogeant le ministre sur les effets de la réforme du chômage, l’évolution des formations « Coup de poing », l’adaptation des dispositifs de formation aux nouvelles technologies et la mise à jour des conventions IFAPME-Embuild. Pierre-Yves Jeholet a répondu que le secteur reflète la vitalité économique, tout en rappelant le paradoxe wallon entre un grand nombre de chercheurs d’emploi et de métiers en pénurie ; il a mis en avant les réformes de l’emploi et de la formation, le travail avec les secteurs stratégiques pour mieux cibler les profils recherchés, le renforcement de l’alternance, de l’enseignement qualifiant et des opérations « Coup de poing pénurie ». Il a aussi insisté sur la nécessité d’améliorer l’image des métiers de la construction et de valoriser leur dimension technologique et leurs perspectives d’emploi.
L’impact des droits de douane américains sur l’économie wallonne
Valérie De Bue a interrogé le ministre sur l’impact des droits de douane américains sur les exportations wallonnes, en rappelant l’importance du marché américain, l’existence d’une veille de l’AWEx et la création d’un groupe de travail fédéral-régional. Pierre-Yves Jeholet a souligné la fragilité et l’imprévisibilité générées par ces mesures, leur effet potentiel sur les exportations, l’investissement et plusieurs secteurs clés, tout en insistant sur la nécessité de maintenir le dialogue avec les États-Unis. Il a annoncé sa participation à une mission économique avec la Princesse Astrid début octobre et a plaidé pour la diversification des débouchés via les accords commerciaux et pour le maintien d’une capacité de production en Wallonie afin de soutenir l’ancrage industriel.
Les conséquences budgétaires pour la Wallonie des mesures prises au niveau fédéral concernant notamment les demandeurs d’emploi
Le député a dénoncé les conséquences budgétaires pour la Wallonie des décisions fédérales, notamment la hausse potentielle des dépenses liées à la défense et le coût estimé à 180 millions d’euros de la suppression progressive des allocations de chômage, en demandant comment ces charges seraient financées sans nouvelles taxes. Il a aussi critiqué la baisse de l’emploi et les difficultés du secteur de la construction, qu’il attribue aux choix du Gouvernement wallon. Adrien Dolimont a répondu qu’il n’y aurait pas de nouvelle taxe, a défendu la réforme du chômage comme une mesure de réinsertion vers l’emploi et a contesté le lien établi entre les mesures wallonnes et l’augmentation des faillites, estimant que la situation est plus défavorable à l’échelle nationale. Le ministre-président a affirmé que le Gouvernement wallon entend redéployer le potentiel économique sans alourdir la fiscalité.