Maisons de repos
L’évolution des infections par la bactérie STEC dans les maisons de repos et les mesures prises par la Wallonie
Les députées ont interrogé le ministre sur la propagation de la bactérie STEC dans des maisons de repos et des crèches en Wallonie, l’ampleur des cas, l’origine probable des contaminations et la coordination entre l’AViQ, l’AFSCA et Sciensano. Yves Coppieters a indiqué que la situation est sous contrôle, avec huit cas à Ottignies dont une personne décédée, six cas au centre de Bouge, cinq cas à Aubange à confirmer, et un cas dans chacune des deux crèches de Rochefort et Franc-Warêt. Il a précisé que les chaînes de transmission sont cassées, que les enquêtes de traçabilité alimentaire se poursuivent, et que les mesures d’hygiène, d’isolement et de supervision des protocoles ont été renforcées. Le ministre a rappelé que les institutions touchées assurent la communication aux familles, sous supervision de l’AViQ et de l’ONE, tandis que l’AFSCA contrôle la chaîne alimentaire et les prélèvements.
La présence de la bactérie E. coli dans les maisons de repos
Les députées ont interrogé le ministre sur l’ampleur des contaminations à la bactérie STEC/E. coli dans les maisons de repos et les crèches, sur son origine probable, ainsi que sur la coordination entre l’AViQ, l’AFSCA et les autres acteurs sanitaires. Yves Coppieters a indiqué que la situation était sous contrôle, avec des cas confirmés dans plusieurs établissements en Wallonie, des chaînes de transmission rompues et des enquêtes toujours en cours pour identifier la source alimentaire, notamment via des analyses de lots suspects. Il a précisé que l’AFSCA contrôle la chaîne alimentaire, que l’AViQ supervise l’hygiène, l’isolement des malades et les mesures de protection, tandis que la communication relève des institutions concernées, sous supervision de l’AViQ et de l’ONE pour les crèches. Les intervenantes ont salué les réponses reçues et ont insisté sur la nécessité de rester à la fois rassurants et vigilants.
L’avenir des maisons de repos du groupe Korian et de leur personnel
Rachida Aït Alouha a interpellé le ministre sur l’avenir de Korian/Clariane en Belgique, après l’annonce d’une possible vente puis du retrait de l’acheteur, en soulignant l’inquiétude des 9 000 travailleurs, les mois d’incertitude, le sous-effectif et la demande de garanties sur l’emploi et le financement salarial. Yves Coppieters a indiqué que la maison-mère avait renoncé à vendre les filiales belge et néerlandaise, ce qui permet selon lui d’envisager une stabilité à moyen et long termes pour les institutions, le personnel et la continuité des soins, sans qu’il juge nécessaire de recevoir les dirigeants. La députée a pris acte de cette réponse rassurante, tout en estimant qu’il faut désormais des engagements concrets sur les recrutements et une révision des normes d’encadrement dans les maisons de repos, qu’elles soient privées ou publiques.
La prise en charge du vieillissement en Wallonie
Valérie Dejardin a interrogé le ministre sur la mise en œuvre de la prise en charge plus souple du vieillissement en Wallonie, les difficultés de recrutement, de financement et de conditions de travail des SAFA, ainsi que sur le calendrier de l’assurance autonomie. Yves Coppieters a répondu qu’une réforme ambitieuse du bien-vieillir est en préparation pour 2025-2029, avec une note au Gouvernement annoncée sous peu et un travail coordonné avec les plans de santé mentale, de prévention et la réforme de la première ligne. Il a présenté trois axes prioritaires: renforcer l’aide à domicile, développer des solutions intermédiaires et innovantes entre domicile et maison de repos, et améliorer la coordination territoriale de l’offre de soins. Il a ajouté que l’assurance autonomie solidaire devrait être mise en place en fin de législature, tandis que la députée a exprimé des réserves sur ce mécanisme, estimant que le réinvestissement devrait passer par les services publics sans nouvelle taxe pour les citoyens.
La polymédication des personnes âgées
Sabine Roberty a alerté sur la polymédication des personnes âgées, en s’appuyant sur une étude de la Mutualité chrétienne montrant qu’une part importante des seniors prend jusqu’à cinq médicaments par jour, avec des risques accrus d’interactions et d’effets secondaires, particulièrement en Wallonie et en maison de repos. Yves Coppieters a reconnu un problème de surmédicalisation, soulignant qu’en maison de repos les résidents prennent en moyenne neuf médicaments par jour, et a plaidé pour une rationalisation des prescriptions via le médecin coordonnateur, la prévention quaternaire et une meilleure coordination entre médecins, pharmaciens et infirmiers. Il a également mis en avant la formation des professionnels, l’usage d’outils comme STOPP/START pour analyser les interactions, ainsi que la sensibilisation des familles et des résidents à l’automédication. La députée a pris acte en rappelant le rôle central des médecins coordinateurs et des pharmaciens dans l’amélioration de l’ordonnancement des traitements.
La hausse vertigineuse des prix des maisons de repos
Les députées ont dénoncé la forte hausse du coût des maisons de repos, en s’appuyant sur des chiffres de Solidaris et sur des cas concrets où la pension ne suffit plus à couvrir les frais, en particulier dans le privé. Elles ont demandé des mesures pour encadrer les prix, rendre la facturation plus transparente, limiter les écarts entre établissements et garantir l’accès aux aînés les plus vulnérables, notamment via un renforcement du secteur public et de l’assurance autonomie. Yves Coppieters a expliqué que l’augmentation résulte בעיקר de l’indexation salariale, de la hausse des coûts immobiliers, des compensations post-Covid et des investissements dans les équipements, tout en soulignant la disparition des petites structures et la multiplication des services additionnels. Il a rappelé l’existence d’un cadre wallon limitant les hausses à 5 % par an hors indexation et a plaidé pour une réforme du financement, une régulation accrue du privé, un meilleur contrôle des marges des grands groupes et un renforcement de l’APA pour les personnes en précarité.
Les 150 emplois menacés chez Emeis (exORPEA) et la réaction des syndicats
Rachida Aït Alouha dénonce l’annonce par Emeis de la fermeture de trois maisons de repos en Wallonie et de 150 licenciements, en rappelant les engagements antérieurs de maintien de l’emploi et en demandant la sauvegarde des postes, la recherche de repreneurs publics et un soutien aux syndicats. Yves Coppieters dit déplorer ces licenciements, avoir contacté la direction et rencontré les syndicats, et précise que la restructuration concerne cinq établissements, dont trois en Wallonie, sans baisse annoncée des effectifs par rapport aux normes d’encadrement et de qualité. Il indique que des contacts sont en cours avec l’AViQ et que des solutions seront recherchées, tout en soulignant que la procédure du plan Renault s’applique. En réplique, la députée conteste l’idée qu’un simple respect des normes suffise, juge la réduction du personnel soignant incompatible avec la qualité et la sécurité, et estime que les taux d’occupation restent élevés en Wallonie.
La manifestation du secteur non marchand et les revendications des travailleuses et travailleurs du secteur à l’égard du Gouvernement wallon
Les députées ont relayé l’inquiétude du secteur non marchand, en particulier des maisons de repos, dénonçant le manque de moyens, d’effectifs, la dégradation de la qualité des soins, des dérives dans la répartition des tâches et un circuit médicamenteux jugé problématique. Elles ont demandé des mesures rapides pour rendre les professions plus tenables et attractives, ainsi qu’une clarification sur les orientations du Gouvernement wallon, allant jusqu’à évoquer la question des normes d’encadrement et de la compétence des maisons de repos. Yves Coppieters a indiqué avoir déjà rencontré syndicats, employeurs et gestionnaires, rappelé que les accords 2021-2024 doivent être évalués avant la préparation d’un nouvel accord plus ambitieux en deuxième partie de législature, et mis en avant les pistes de revalorisation salariale, d’extension de l’IFIC et d’adaptation des normes d’encadrement. Il a reconnu la gravité de la situation dans les maisons de repos, tout en soulignant la nécessité de concertation et de moyens budgétaires compatibles avec les contraintes des structures.
Les attentes du secteur non marchand visà-vis du Gouvernement
Les députées ont relayé l’inquiétude du secteur non marchand, en particulier des maisons de repos, dénonçant un sous-effectif, une dégradation des soins, des tâches jugées inadéquates confiées à certains travailleurs et des problèmes dans le circuit médicamenteux. Veronica Cremasco a demandé quelles mesures avaient été prises pour rassurer le secteur avant la manifestation annoncée, tandis que Rachida Aït Alouha a insisté sur la nécessité d’augmenter d’abord les effectifs et d’améliorer les conditions de travail plutôt que les seuls subsides. Yves Coppieters a répondu avoir déjà rencontré syndicats, employeurs et gestionnaires, et a rappelé que les accords 2021-2024 doivent être évalués avant la préparation de nouveaux accords plus ambitieux dans la seconde moitié de la législature. Il a reconnu la gravité de la situation, évoqué la revalorisation salariale, l’extension de la réforme IFIC, l’évaluation des normes d’encadrement et la concertation en cours, tout en soulignant les contraintes budgétaires et le besoin de solutions adaptées.
Les difficultés du secteur des maisons de repos deux ans après le scandale du groupe ORPEA
Jamila Ammi a dénoncé les conditions de prise en charge dans certaines maisons de repos, les effets d’une logique commerciale, la pénurie de personnel et le coût élevé pour les résidents, en reliant ces dérives au risque de nouveaux scandales de type ORPEA. Yves Coppieters a répondu qu’il ne fallait pas amalgamer la situation des EHPAD français et celle de la Wallonie, a rappelé le suivi de dix maisons de repos après le scandale ORPEA et a souligné qu’une campagne de sensibilisation avait été menée pour améliorer l’image du secteur. Il a estimé que la pénurie de personnel et la difficulté de recrutement sont liées à cette image dégradée et a plaidé pour une revalorisation des métiers, une révision des normes d’encadrement et le renforcement de la formation, en concertation avec la Fédération Wallonie-Bruxelles.
La réaction de mme la ministre face aux faits de maltraitance avérés au sein du home général lemaire à hérinnes
Véronique Durenne interroge Mme Morreale sur la réaction des autorités face à des faits de maltraitance avérés au sein du home général Lemaire à Hérinnes. Elle met l’accent sur la gravité des faits, la prise en charge des personnes concernées et les mesures prises pour éviter toute récidive. La ministre est attendue sur les suites données au dossier, les contrôles effectués et les actions engagées envers l’institution et les résidents.
La dénutrition des résidents dans les maisons de repos
Kapompole a dénoncé la persistance de la dénutrition dans certaines maisons de repos wallonnes et a estimé que, malgré des initiatives comme le label Nutrition-Santé, certaines directions privilégient encore la rentabilité au détriment du bien-être des résidents. Il a demandé comment renforcer les actions de terrain pour améliorer l’alimentation des personnes âgées en institution. En réponse, la ministre a présenté les mesures et le travail menés avec ses équipes et l’AViQ, ainsi que l’annonce d’un arrêté à venir. Kapompole a salué ces éléments tout en soulignant la difficulté de déposer plainte en raison du risque de représailles et l’importance d’un accompagnement des familles et de l’entourage.
La gestion de la canicule en maisons de repos
Alice Bernard a interpellé la ministre sur la gestion de la canicule dans les maisons de repos et à domicile, en soulignant les risques pour les personnes âgées, la nécessité d’hydratation et les difficultés liées au manque de personnel. Elle a demandé quel plan d’urgence était prévu pour l’été face à une situation qu’elle jugeait préoccupante si la chaleur persistait. Dans sa réponse, la ministre a rappelé les mesures de vigilance déjà activées, notamment le plan Forte Chaleur et Pics d’ozone, et a insisté sur la mobilisation des professionnels, des familles, des voisins et du public pour maintenir l’accompagnement des aînés.
La prévention des risques au sein des maisons de repos
Le questionneur alerte sur les risques liés aux fortes chaleurs dans les maisons de repos et les centres d’accueil, en citant notamment une situation de canicule à Rebecq et un cluster maîtrisé, avec des quarantaines ciblées dans certaines ailes. Il s’inquiète des consignes de l’AViQ interdisant l’usage des brumisateurs et ventilateurs dans les espaces collectifs pour limiter la propagation du covid, et demande quelles mesures complémentaires peuvent être prises pour éviter que la gestion sanitaire impose à nouveau des confinements en période de chaleur. La ministre est invitée à préciser les dispositifs à prévoir pour les maisons de repos et les structures d’accueil des personnes handicapées afin de concilier prévention de la pandémie et protection contre les températures extrêmes.
L’annonce de mme la ministre sur les nouvelles mesures pour les maisons de repos suite au scandale orpea
La députée a interrogé la ministre sur le suivi, six mois après le scandale Orpea, des contrôles dans les maisons de repos en Wallonie, ainsi que sur l’état du rapport annoncé et sur d’éventuelles mesures à court, moyen et long termes. Elle a aussi relevé que 36 maisons de repos avaient adhéré au modèle Tubbe et a demandé ce qu’il en était pour les autres établissements. En réponse, il a été indiqué que des premières réponses étaient en préparation et que la problématique rejoignait des recommandations déjà formulées, notamment celles de la commission spéciale covid. La députée a annoncé qu’elle reviendrait vers la ministre pour obtenir davantage d’informations dans les semaines suivantes.
La vaccination du personnel en mr et mrs et l’impact sur les résidents
François Desquesnes interroge Christie Morreale sur la vaccination du personnel des maisons de repos et de soins, ainsi que sur son incidence sur la protection des résidents. En l’absence du contenu des interventions, il n’est pas possible de préciser les arguments avancés ni les éléments de réponse apportés par la ministre.
Les décès de résidents vaccinés dans une maison de repos du brabant wallon
Les intervenants s’inquiètent de l’apparition d’un cluster dans une maison de repos de Nivelles, où plusieurs résidents vaccinés, très âgés et comorbides, ont été contaminés par le covid-19 et où neuf puis dix décès ont été signalés. Ils demandent des explications sur la rapidité des contaminations, l’effet des variants britannique et indien, ainsi que sur l’éventuelle nécessité d’adapter les protocoles de testing, de vaccination et de protection, notamment chez le personnel soignant moins largement vacciné que les autres catégories. Les réponses soulignent l’importance de rester prudent malgré la vaccination, d’attendre des analyses complémentaires et des tests sérologiques avant de tirer des conclusions, et rappellent que les comorbidités et la fragilité des résidents ont probablement joué un rôle majeur. Il est également indiqué que l’AViQ a été mobilisée et que la collaboration avec les autorités locales a permis d’assurer le suivi et les mesures nécessaires.
L’important foyer du variant indien de la covid-19 dans une maison de repos à nivelles
Les intervenants s’inquiètent d’un cluster particulièrement meurtrier dans la maison de repos « No Tayons » à Nivelles, où dix décès et de nombreuses contaminations sont survenus malgré une très forte couverture vaccinale des résidents. Ils demandent des explications sur la rapidité de la propagation, l’efficacité de la vaccination, l’éventuelle nécessité d’adapter les stratégies de testing et les protocoles, ainsi qu’un suivi des analyses complémentaires et sérologiques. Le ministre est invité à préciser le rôle possible des variants britannique et indien, sans remettre en cause les mesures déjà prises, tandis que la collaboration avec l’AViQ et la vigilance dans l’application des gestes barrières sont soulignées.