Les 150 emplois menacés chez Emeis (exORPEA) et la réaction des syndicats
Rachida Aït Alouha dénonce l’annonce par Emeis de la fermeture de trois maisons de repos en Wallonie et de 150 licenciements, en rappelant les engagements antérieurs de maintien de l’emploi et en demandant la sauvegarde des postes, la recherche de repreneurs publics et un soutien aux syndicats. Yves Coppieters dit déplorer ces licenciements, avoir contacté la direction et rencontré les syndicats, et précise que la restructuration concerne cinq établissements, dont trois en Wallonie, sans baisse annoncée des effectifs par rapport aux normes d’encadrement et de qualité. Il indique que des contacts sont en cours avec l’AViQ et que des solutions seront recherchées, tout en soulignant que la procédure du plan Renault s’applique. En réplique, la députée conteste l’idée qu’un simple respect des normes suffise, juge la réduction du personnel soignant incompatible avec la qualité et la sécurité, et estime que les taux d’occupation restent élevés en Wallonie.
Débat · 3 interventions
- RA
Monsieur le Ministre, Emeis – ex-ORPEA – annonce aujourd’hui la fermeture de trois maisons de repos en Wallonie et le licenciement de 150 travailleurs. En 2023, parce qu’un dirigeant a volé 9 milliards d’euros, on a dû fermer 10 sites en Belgique. On a transféré 404 travailleurs, soit un dixième de l’entreprise. L’entreprise a économisé 20 millions d’euros, mais elle s’était engagée à garder les emplois. Aujourd’hui, on nous parle de licenciements. C’est un coup de poignard dans le dos des travailleurs qui, à juste titre, sont en colère. Nous sommes trahis. Ce que l’on vous demande aujourd’hui, c’est tout d’abord de garder les emplois. Nous sommes en pénurie dans tous les sites wallons. Gardons ces emplois, trouvons des repreneurs, de préférence du service public, et soutenons les syndicats dans leurs négociations.
Agressivité 97%Émotionnel 65% Madame la Députée, en effet, j’ai appris le licenciement de 150 personnes dans le groupe Emeis et je le déplore. J’ai pris contact avec le directeur de la branche belge du groupe ce matin. Nous avons rencontré les syndicats des différentes maisons de repos hier et nous en avons parlé toute l’après-midi. Quoi qu’il en soit, 150 emplois correspondent à 80 équivalents temps plein. Après renseignements, c’est à la fois du personnel de soins, mais aussi du personnel administratif. On parle aussi de la fermeture de cinq maisons de repos et de soins, dont trois en Wallonie – Comines, Warneton et Saint-Nicolas –, et de deux résidencesservices en Flandre. Par rapport au personnel, je me suis enquis du fait qu’il n’allait pas diminuer par rapport aux normes d’encadrement et aux standards de qualité. Il n’y aura donc pas de diminution de personnel par rapport à cela. Fondamentalement, en termes de fonctionnement qualitatif des structures, les choses ne vont pas changer. Quoi qu’il en soit, on peut en effet déplorer un déficit de personnel. Ils sont en contact avec l’AViQ pour une réorganisation. Je vais revoir le directeur cette semaine et l’on va essayer de trouver des solutions, mais c’est le plan Renault qui s’impose actuellement. L’information va donc directement aux travailleurs.
Agressivité 63%Factuel 48%Émotionnel 62%- RA
Monsieur le Ministre, se suffire des normes d’encadrement en maison de repos, c’est impossible. Aucune maison de repos ne travaille avec 113 %. Sinon, vous avez de la maltraitance et de l’austérité à l’excès. Ce n’est évidemment pas ce que l’on veut. De plus, si l’on va se suffire d’une seule infirmière par site, accepter d’avoir un service de moindre qualité et mettre en danger les résidents et les travailleurs, ce n’est pas possible. Pourquoi se suffire d’une seule infirmière alors que l’on va licencier du personnel soignant? C’est incompréhensible. Encore une fois, la Belgique et – surtout – la Wallonie vont très bien. Dans toutes nos maisons de repos, dans tous les groupes, notre taux est au-delà des 90 %.
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