Rénovation des bâtiments
L’appel de l’Union des villes et communes de Wallonie (UVCW) pour un logement public sûr, salubre et digne
Jori Dupont a relayé l’appel de l’UVCW en faveur d’un logement public sûr, salubre et digne, en accusant la ministre de vouloir affaiblir le secteur public au profit du privé et en l’interrogeant sur le nombre concret de logements publics construits durant la législature. Cécile Neven a reconnu les difficultés financières du secteur, mais a souligné que l’avis de l’UVCW soutient plusieurs réformes de son gouvernement, dont le loyer chaud, le fonds social Climat, le droit de tirage et la transposition de la directive PEB4. Elle a indiqué vouloir renforcer la gouvernance par un dialogue structuré avec les acteurs locaux et a estimé qu’il faut cibler les dysfonctionnements sans les généraliser. En réplique, Jori Dupont a reproché à la ministre de ne pas répondre sur les chiffres et a maintenu son accusation de privatisation et de désinvestissement du logement public.
L’étude du Conseil central de l’économie (CCE) relative à la rénovation du parc résidentiel
Les députés ont interrogé la ministre sur l’étude du Conseil central de l’économie estimant à plus de 100 milliards d’euros les investissements nécessaires d’ici 2050 pour rénover le parc résidentiel, en demandant notamment quelle part reviendrait à la Wallonie et quels moyens budgétaires annuels seraient débloqués. Ils ont critiqué la baisse des primes à la rénovation et la réforme annoncée, jugée plus contraignante et potentiellement fondée sur des emprunts ou des sanctions, au risque d’exclure les ménages précaires. Cécile Neven a répondu que le rapport allait dans le sens de sa politique, fondée sur une concentration des aides publiques vers les ménages les plus modestes et les logements les moins performants, avec une mobilisation du privé, une réforme progressive du PEB et un système de soutien global prévu pour le 1er octobre 2026. Elle a ajouté que les modalités concrètes et les calibrages étaient en cours, en lien avec le secteur de la construction et avec une réflexion plus large sur le mix énergétique wallon.
L’aide publique pour la rénovation énergétique
Les députés ont interrogé la ministre sur le rapport du Conseil central de l’économie, qui estime à plus de 100 milliards d’euros l’investissement public nécessaire d’ici 2050 pour la rénovation énergétique, et ont demandé quelle part de cet effort reviendrait à la Wallonie ainsi que quel budget annuel serait mobilisé. Ils ont aussi critiqué la baisse des primes à la rénovation et la réforme annoncée, jugée trop orientée vers des prêts et des sanctions, au détriment des ménages précarisés. Cécile Neven a répondu que le rapport confirmait, selon elle, l’orientation de sa politique : concentrer les moyens publics sur les ménages les plus modestes et les logements les moins performants, tout en mobilisant aussi des investissements privés. Elle a indiqué que la nouvelle réforme de soutien global, prévue pour le 1er octobre 2026, ainsi que les obligations de rénovation liées au PEB, sont encore en cours de calibrage, en parallèle d’un travail sur le mix énergétique wallon et la concertation avec le secteur de la construction.
L’action de la Wallonie à contre-courant des recommandations du Conseil central de l’économie (CCE) pour le financement de la rénovation
Les députés ont interpellé la ministre sur la compatibilité de la politique wallonne de rénovation avec l’avis du CCE, qui estime à plus de 100 milliards d’euros les investissements nécessaires d’ici 2050, dont environ 1 milliard par an en Wallonie, en soulignant le risque d’exclure les ménages précaires si les aides se transforment en emprunts ou sont réduites. Cécile Neven a répondu que le rapport confirmait l’orientation de sa réforme, centrée sur un soutien accru aux ménages les plus modestes et aux logements les moins performants, avec une mobilisation conjointe des financements publics et privés. Elle a précisé que les modalités du nouveau système de soutien global, prévu pour le 1er octobre 2026, ainsi que les calibrages et la réforme du PEB, étaient encore en cours, tout en insistant sur la prise en compte de la capacité des ménages, du secteur de la construction et du mix énergétique.
La transition vers des crédits et l’endettement en matière de rénovation énergétique
Özlem Özen a dénoncé une réforme qui, selon elle, remplace les primes par des prêts et oblige les ménages à s’endetter pour rénover, au risque d’exclure les plus précaires et de freiner la rénovation. Olivier Maroy et Anne-Catherine Goffinet ont, eux, demandé des précisions sur les conditions d’accès, la lisibilité du nouveau dispositif et les délais de traitement des dossiers. Cécile Neven a présenté une réforme structurée autour de quatre piliers: transposition des exigences européennes, plan de rénovation avec calendrier par labels PEB, adaptation du soutien MEBAR et nouveau système de soutien fondé sur le Rénopack et le Rénoprêt. Elle a indiqué que l’audit resterait préalable, que la liste des travaux resterait globalement inchangée, que l’aide serait calculée globalement plutôt que poste par poste, et que l’accès aux prêts serait lié à un saut de label, tout en détaillant le calendrier de rénovation et les règles annoncées concernant les chaudières au mazout.
La réforme du système de primes vers des prêts à la rénovation
Les députés ont interrogé la ministre sur le passage des primes à un système de prêts pour la rénovation, en dénonçant pour certains une possible exclusion des ménages précaires ou incapables d’emprunter, et en demandant des garanties de lisibilité, de prévisibilité et de rapidité du traitement des dossiers. Le ministre a présenté une vision intégrée fondée sur quatre piliers: la transposition de la directive PEB IV, un plan de rénovation avec calendrier progressif, l’adaptation du MEBAR et un nouveau régime de soutien effectif au 1er octobre 2026, articulé autour du Rénoprêt, du Rénopack et d’un accompagnement. Elle a précisé que l’audit resterait obligatoire, que la liste des travaux resterait globalement inchangée, que l’aide serait calculée sur un montant global et non poste par poste, et que l’accès aux prêts dépendrait d’un saut de label. Elle a aussi détaillé un calendrier de rénovation par échéances pour les achats et les biens existants, ainsi que les règles relatives à l’abandon progressif des chaudières au mazout, tout en rappelant que le plan devait encore être validé par l’Europe.
L’annonce de la réforme des primes à la rénovation
Les députés ont interrogé la ministre sur sa réforme des aides à la rénovation, en dénonçant pour certains le risque d’exclure les ménages précaires ou peu solvables, et en demandant des clarifications sur la lisibilité, les délais de traitement et les aides liées notamment aux chaudières au mazout. La ministre a présenté une vision intégrée fondée sur quatre piliers : transposition des exigences PEB européennes, plan de rénovation avec calendrier progressif, adaptation du dispositif MEBAR pour les ménages précarisés et nouveau système de soutien effectif au 1er octobre 2026. Elle a précisé que le futur régime reposera sur l’audit préalable, le maintien global des travaux éligibles, un soutien via le Rénopack et le Rénoprêt, un saut de label obligatoire pour accéder au soutien, ainsi qu’un calendrier de rénovation par étapes selon les acquisitions et le bâti existant. Elle a enfin indiqué que le certificat PEB devra être harmonisé, que le parc devra être certifié d’ici 2030 et a rappelé les échéances d’interdiction de remplacement des chaudières au mazout dans les bâtiments neufs et existants.
Les locataires en tant que nouvelles victimes de la réforme des primes à la rénovation
Christie Morreale a dénoncé les effets de la réforme des primes à la rénovation sur les bailleurs, en soulignant le cas d’un propriétaire ayant commencé des travaux sans pouvoir bénéficier du montant de prime attendu, ce qui pourrait soit freiner les rénovations énergétiques, soit entraîner une hausse des loyers au détriment des locataires. Cécile Neven a répondu que la réforme visait à préserver les primes dans un contexte budgétaire difficile, que la période transitoire devait protéger les investissements déjà engagés, et que les primes restent maintenues pour les bailleurs. Elle a rappelé l’existence du lien avec la grille indicative des loyers, la possibilité de recourir au Rénopack à taux zéro et a indiqué que la réforme globale prévue pour le 1er octobre 2026 tiendra compte de cet enjeu.
La fin des chaudières à mazout
Olivier Maroy a demandé si le calendrier prévu pour l’interdiction des chaudières au mazout dans les nouvelles constructions au 1er mars 2025 et dans les rénovations au 1er janvier 2026 était tenable, en soulignant l’absence d’arrêtés d’exécution, l’incertitude pour les ménages et les professionnels, ainsi que le manque d’alternatives abordables, notamment en l’absence de raccordement au gaz. Cécile Neven a répondu que la mesure n’est pas encore mise en œuvre ni traduite en texte légal, qu’elle doit être adaptée car les dates du plan Air-Climat-Énergie ne sont pas réalistes, et que les deux échéances seront postposées. Elle a précisé qu’un léger report est envisagé pour les bâtiments neufs, tandis que la situation des bâtiments existants nécessite davantage d’analyses, de concertation avec le secteur et l’examen d’alternatives, en tenant compte de l’état d’isolation du parc immobilier.
La vulnérabilité énergétique des aînés
Le député souligne qu’une enquête de la Mutualité chrétienne révèle qu’un quart des seniors vivent en précarité énergétique et que deux tiers ne comprennent pas le système de primes individuelles à la rénovation, qu’il juge peu lisible et inefficace. Il estime que la stratégie actuelle ne permettra pas d’atteindre les objectifs de rénovation en Wallonie et plaide pour des solutions plus collectives, comme les rénovations par quartier, le tiers payant et une simplification administrative. Le ministre répond qu’il maintient le cadre des primes et les évolutions déjà annoncées, sans remettre en cause la logique actuelle. Le débat met aussi en avant la faible notoriété des plateformes de rénovation, que le questionneur dit limitée à 3 % des personnes interrogées.
Les déclarations de l’administratrice générale du forem
Le député a interrogé la ministre sur les priorités affichées par la nouvelle administratrice générale du FOREm, notamment l’augmentation du nombre d’entreprises accompagnées, le renforcement des formations et l’amélioration de l’accompagnement des demandeurs d’emploi, ainsi que sur l’idée d’une plateforme commune pour mieux coordonner les offres et éviter les sollicitations multiples des employeurs. Il a aussi demandé si les partenaires sociaux seraient associés à cette réflexion et a relevé que les objectifs annoncés devaient être précisés, notamment au regard des différents types de formations existantes. La ministre a répondu en mettant l’accent sur la nécessité d’améliorer la lisibilité du paysage de l’emploi et de la formation, en lien avec les acteurs concernés, tandis que le député a salué le débat à venir en commission et a insisté sur l’importance de relier ces objectifs aux besoins en emploi liés aux transitions écologiques.
Le calendrier progressif d’exigences à la rénovation énergétique des logements wallons
Douette interroge le ministre sur le calendrier progressif des exigences de rénovation énergétique des logements wallons, en particulier pour les propriétaires-bailleurs, et s’inquiète de la capacité du secteur à suivre malgré les primes prévues. Il demande des précisions sur le nombre de bâtiments concernés, la disponibilité des entreprises et l’existence d’un plan de formation pour augmenter la main-d’œuvre, évoquant déjà des délais d’intervention très longs. En réponse, Douette estime que les objectifs annoncés, notamment pour 2026, paraissent irréalisables sans adaptation du calendrier et souhaite confronter les chiffres en commission.
Les retards importants dans les travaux de rénovation du musée des sciences naturelles de mons
Les intervenants s’inquiètent des retards importants dans la rénovation du Muséum régional des sciences naturelles de Mons, financée à hauteur d’environ 1,5 million d’euros, et demandent des explications sur les causes des délais, notamment l’impact du covid, ainsi que sur d’éventuels surcoûts et le montant effectivement dépensé. Ils interrogent aussi la ministre sur la date prévue de réouverture et sur les difficultés liées au permis d’urbanisme et aux procédures. La réponse ministérielle, telle que reprise dans l’échange, met en avant les retards de chantier et la nécessité de maîtriser les coûts, sans que la discussion n’aboutisse à une date précise d’ouverture. Les députés insistent enfin sur l’importance du musée pour la sensibilisation des écoles et la valorisation du quartier et de la région de Mons.
La nécessité d’industrialiser la rénovation du bâti en wallonie
Le député Léonard a interrogé le ministre Henry sur la possibilité d’adapter en Wallonie le modèle néerlandais EnergieSprong afin d’industrialiser et de massifier la rénovation du bâti, privé comme public, en misant sur des bâtiments similaires et des économies d’échelle. Il a souligné l’ampleur de l’objectif wallon, estimant nécessaire de rénover jusqu’à 45 000 logements privés par an pour passer d’un taux de rénovation de 1 % à 3 % et contribuer aux objectifs climatiques à l’horizon 2050. Il a également insisté sur l’intérêt des techniques d’isolation par l’extérieur pour accélérer cette transition.
La valorisation du patrimoine classé du site de durobor
Le député Di Mattia a interrogé la ministre Valérie De Bue sur la valorisation du patrimoine classé du site de Durobor, en insistant sur les possibilités de mise en valeur et de préservation de ce patrimoine. La réponse ministérielle a apporté des éléments sur l’état du dossier, les démarches envisagées ou déjà engagées pour assurer la protection du site, ainsi que sur les conditions de sa valorisation future.
Le feu vert de la commission européenne au plan de relance de la belgique
Le questionneur a salué l’approbation par la Commission européenne du plan de relance belge, d’un montant de 5,9 milliards d’euros, dont 1,5 milliard pour la Wallonie, ainsi que ses priorités « vertes », numériques et sociales, en soulignant notamment la validation du métro de Charleroi et le déblocage prochain de 770 millions d’euros de préfinancement. Il a demandé quels seraient désormais les étapes et le calendrier de mise en œuvre. Le ministre-président a répondu en indiquant que le plan était désormais validé et que les projets devaient entrer dans leur phase de concrétisation.