Patrimoine
Le retrait du permis de démolition de l’ancien hôtel de ville de Fosses-la-Ville
Guillaume Soupart salue le retrait du permis de démolition de l’ancien hôtel de ville de Fosses-la-Ville, qu’il relie à la protection du patrimoine et à l’arrêt du Conseil d’État de janvier, tout en interrogeant la ministre sur les suites à donner au dossier. Valérie Lescrenier indique que le fonctionnaire délégué a annulé le permis, probablement en lien avec la réapparition de la zone de protection du kiosque, et rappelle que l’AWaP avait émis un avis simple défavorable. Elle précise que la Ville doit réexaminer le projet au vu des avis rendus et de la situation juridique des biens concernés, en soulignant la distinction entre les compétences de l’AWaP et celles de l’urbanisme, ainsi que l’importance d’anticiper les contacts en amont des projets.
L’avenir du Domaine de la bataille de Waterloo 1815
Valérie De Bue a alerté sur l’avenir du Domaine de la bataille de Waterloo 1815, site majeur pour le tourisme et le patrimoine wallons, en soulignant l’échéance proche de l’intercommunale 1815, l’insuffisance présumée des fonds disponibles pour les travaux nécessaires et l’inquiétude des communes après leur refus de proroger la structure pour 30 ans. Valérie Lescrenier a indiqué que la Wallonie entend rester présente sur ce site dont elle est propriétaire, a rappelé que le dialogue avec l’intercommunale est ouvert et a annoncé avoir demandé à Tourisme Wallonie un cadastre complet des acteurs, moyens et missions. Elle a précisé qu’une réunion avec l’ensemble des parties suivra afin de définir, en concertation, le meilleur modèle pour assurer le développement futur du site.
La volonté de la Province de Hainaut de se défaire de la gestion du canal du Centre
Le député a attiré l’attention sur la décision annoncée de la Province de Hainaut de se retirer de la gestion touristique du canal du Centre, site classé à l’UNESCO, en soulignant l’urgence de préserver son activité pour la saison 2026 et ses retombées pour la région du Centre. Le ministre a rappelé que la propriété du site est partagée entre la Région wallonne et Duferco, tandis que la gestion touristique est assurée depuis une vingtaine d’années par l’ASBL provinciale, et a indiqué n’avoir pas encore reçu de notification officielle de la Province. Il a précisé avoir déjà demandé cette notification, préparé avec le SPW Mobilité et Infrastructures un cahier des charges pour un appel à concessions, et annoncé que la procédure pourra être lancée dès confirmation formelle du retrait provincial.
La fin des bateaux électriques sur le canal du Centre en raison de la prolifération des algues
Le député a signalé que la prolifération d’algues sur le canal du Centre historique empêchait la navigation des petits bateaux électriques, entraînant l’arrêt d’une attraction touristique importante pour La Louvière et un manque à gagner pour l’ASBL exploitante, et a demandé si des mesures rapides étaient prévues. Le ministre a confirmé l’ampleur du phénomène, lié à la chaleur exceptionnelle et à la baisse de circulation des bateaux, et a indiqué qu’un contrat de faucardage avait été signé avec une entreprise privée. Il a annoncé que les premières opérations de suppression des algues commenceraient dès le lendemain afin de permettre la reprise rapide de l’activité touristique.
La longue attente d’un avis de l’AWaP concernant les Récollets à Binche
Laurent Devin a interpellé la ministre sur l’absence prolongée d’un avis de l’AWaP concernant l’édifice des Récollets à Binche, classé et touché par un incendie, en rappelant que la procédure avait déjà pris plusieurs mois malgré un avis de la Commission royale des monuments, sites et fouilles. Valérie Lescrenier a indiqué que la procédure lancée en avril 2024 reste en cours, la fiche patrimoniale étant toujours en rédaction en raison d’avis divergents entre la Commission et l’AWaP. Elle a dit avoir pris acte de l’urgence et a annoncé réactiver l’AWaP afin d’obtenir le document dans les meilleurs délais.
La vente de l’observatoire de Cointe
Valérie Bluge a interrogé la ministre sur la vente de l’observatoire de Cointe à Liège, en s’inquiétant de la protection patrimoniale du bâtiment, du respect des règles urbanistiques et de l’inscription de la recette au budget régional. Valérie Lescrenier a indiqué que seule la partie historique du bien est classée depuis 2021, que la procédure de vente avait été suspendue par le recours des opposants puis peut désormais reprendre après leur débouté, et que des exigences liées au classement doivent être respectées en concertation avec l’AWaP. Elle a confirmé qu’une recette est bien prévue au budget 2025.
Le manque de valorisation touristique des classiques cyclistes wallonnes
Le questionneur souligne que la Wallonie dispose d’un riche patrimoine cycliste et de courses internationalement reconnues, comme Liège-Bastogne-Liège, mais qu’elle valorise insuffisamment cet atout sur le plan touristique, à l’inverse de la Flandre avec « We Ride Flanders ». Il suggère de s’inspirer de ce modèle et d’envisager un dispositif similaire pour renforcer l’image de la Région et son économie. La ministre répond qu’il faut développer davantage le produit touristique cyclable et s’inspirer des initiatives flamandes, tout en reconnaissant qu’un travail existe déjà mais doit encore être renforcé. Elle insiste aussi sur l’importance de l’état des routes, qu’elle juge parfois peu propice à une valorisation positive de la Wallonie.
L’indignation au sujet du permis relatif au couvent des récollets et l’annonce de l’introduction d’un recours
Le questionneur dénonce le permis accordé au couvent des Récollets à Nivelles, qu’il estime contraire aux avis défavorables de l’administration du patrimoine, des instances consultatives et à la mobilisation citoyenne en faveur du classement du site. Il interroge le ministre sur la légalité de la décision du collège communal, sur la compétence éventuelle du fonctionnaire délégué et sur la séparation croissante entre urbanisme et patrimoine, qu’il juge préjudiciable à la protection patrimoniale. Il ajoute que la situation risque de se reproduire avec le SDT, qui permettrait aux collèges de délivrer des permis dans certaines centralités sans plusieurs avis préalables. Le ministre est attendu pour préciser son analyse, mais le contenu de sa réponse n’est pas repris dans l’extrait fourni.
La rénovation du muséum régional des sciences naturelles à mons
Les questionneurs ont dénoncé la lenteur des travaux de rénovation du Muséum régional des sciences naturelles de Mons, lancés en 2019 avec un budget annoncé de 1,5 million d’euros, et ont demandé des explications sur les retards, un éventuel surcoût et la date d’ouverture. Il a été rappelé que le covid a perturbé le chantier, mais aussi que des difficultés liées au permis d’urbanisme et aux procédures administratives ont allongé les délais. Le ministre a souligné l’importance de ce musée pour la sensibilisation au développement durable et pour les écoles, et a indiqué qu’il fallait l’ouvrir dès que possible.
Le sort du palais des princes-évêques de liège
Veronica Cremasco a souligné la valeur patrimoniale exceptionnelle du palais des Princes-Évêques de Liège, son inscription sur la liste indicative de l’UNESCO, son indisponibilité quasi totale au public et la dégradation de son état, illustrée par des aménagements provisoires. Elle a rappelé l’annonce de 40 millions d’euros évoquée au niveau fédéral et l’appel à projets lancé par l’AWaP pour des biens à haute valeur patrimoniale, en demandant comment la Wallonie pouvait soutenir et stimuler l’émergence d’un projet ambitieux. Dans sa seconde intervention, elle a insisté sur la nécessité d’un signal politique positif de la ministre pour encourager d’éventuels porteurs de projet, compte tenu des montants et du temps nécessaires à une telle rénovation.
La valorisation du patrimoine classé du site de durobor
Le député Di Mattia a interrogé la ministre Valérie De Bue sur la valorisation du patrimoine classé du site de Durobor, en insistant sur les possibilités de mise en valeur et de préservation de ce patrimoine. La réponse ministérielle a apporté des éléments sur l’état du dossier, les démarches envisagées ou déjà engagées pour assurer la protection du site, ainsi que sur les conditions de sa valorisation future.
Les autorisations accordées aux chasseurs de trésors
Les intervenants ont dénoncé la facilité d’obtention des autorisations de prospection archéologique, la recrudescence de personnes qui prospectent sans autorisation et le manque de contrôle sur les sites, avec un risque de pillage du patrimoine wallon. Ils ont interrogé la ministre sur la nécessité de revoir les procédures, de renforcer les sanctions, les moyens de surveillance et l’articulation avec la justice, ainsi que sur l’état d’avancement de la réforme du CoPat. La ministre a indiqué que la réforme en cours devait mieux encadrer ces pratiques et que la sensibilisation demeurait importante, tout en laissant entendre que les sanctions et les contrôles devaient être renforcés. Les députés ont pris acte de ces réponses et ont insisté sur l’urgence de mesures effectives d’ici l’adoption de la réforme.
Les pratiques illégales en matière de recherches archéologiques
Les intervenants ont dénoncé la multiplication de prospections archéologiques non autorisées, l’insuffisance du suivi des permis délivrés par l’AWaP, le manque de contrôles sur le terrain et l’absence de sanctions réellement dissuasives, avec un risque de pillage des sites wallons. Ils ont également interrogé la ministre sur l’avancement de la réforme du CoPat, les consultations menées, le calendrier de sa présentation au Gouvernement et les mesures envisagées à court terme pour renforcer la protection des sites. La ministre a répondu que la réforme en préparation doit précisément permettre de mieux encadrer la situation, notamment par un renforcement du volet sanctions, tout en misant aussi sur la sensibilisation. Les députés ont pris acte de ces éléments, tout en soulignant la nécessité d’un contrôle accru et d’un contact avec la justice pour rendre les règles effectives.