Commerce de proximité
La nouvelle étape franchie par le dossier Ans Park
Veronica Cremasco a interrogé le ministre sur le projet immobilier Ans Park, dénonçant sa dimension commerciale et urbanistique, le volume des plaintes, l’opposition de la Ville de Liège et les doutes quant à la concertation citoyenne, tout en demandant si le projet était compatible avec le Stop béton wallon et la priorité donnée aux centres existants. François Desquesnes a répondu qu’une procédure était en cours, qu’il ne voulait pas intervenir ex ante dans un dossier susceptible de recours, et qu’un nouvel élément était la décision d’ouverture de voirie prise par le conseil communal d’Ans. La députée a ensuite estimé que le ministre devait adopter une position plus ferme en amont pour éviter la multiplication de projets similaires et les retards qu’ils entraînent.
Le projet F’lip Park et le zoning commercial situé à Philippeville
Veronica Cremasco a dénoncé l’implantation du projet F’lip Park à Philippeville, estimant qu’il s’agit d’un zoning commercial périphérique déstructurant pour le centre-ville, avec des effets négatifs sur l’offre commerciale, la mobilité, l’environnement et la vacance des cellules. François Desquesnes a répondu que la décision favorable reposait sur plusieurs éléments: le classement de Philippeville comme pôle d’ancrage dans le SDT, le sous-équipement commercial de la commune, l’avis socioéconomique positif annonçant plus de 200 emplois, ainsi que l’implantation prévue à moins de 800 mètres du centre-ville. Il a ajouté que le projet prévoit des aménagements pour les modes actifs et un rond-point, et qu’une condition exclut le développement d’HORECA sur le site.
Le soutien aux petits commerçants face aux coûts des retours des commandes en ligne
Dorothée De Rodder a interrogé le ministre sur les conséquences financières des retours de commandes en ligne pour les petits commerçants, estimant que ces coûts sont plus difficiles à absorber pour eux que pour les grandes chaînes. Pierre-Yves Jeholet a répondu que l’étude évoquée ne montre pas que les petits commerces soient davantage touchés, tout en rappelant la nécessité de préserver l’équilibre concurrentiel et les droits des consommateurs à retourner un produit. Il a mis l’accent sur la formation, la sensibilisation et l’accompagnement des petites structures à la transition digitale, via notamment Digital Commerce, les formations disponibles et les chèques-entreprises. La députée a insisté en conclusion sur la nécessité de renforcer ces dispositifs et de clarifier le soutien aux commerces de centre-ville.
L’avenir des magasins dreambaby
Le député Gahouchi a interrogé le ministre Borsus sur l’avenir des magasins Dreambaby, en évoquant la situation de l’enseigne et les conséquences possibles pour l’activité et l’emploi. Le ministre a apporté des éléments de réponse sur les perspectives envisagées pour le réseau, en précisant la position du gouvernement et les informations disponibles à ce stade.
L’arrêt des travaux du mall de tubize en suite des difficultés de mobilité liées au report du contournement
Le questionneur dénonce l’arrêt du chantier du Tubize Outlet Mall, qu’il attribue à des retards dans la mobilité, au report du contournement nord, ainsi qu’à des difficultés liées aux permis, aux études géotechniques et au financement. Il demande des précisions sur la responsabilité de la Région wallonne, les budgets déjà engagés et la réalité des crédits annoncés pour le contournement. Le ministre est interpellé sur le décalage entre ses propos rassurants et la situation de terrain, marquée par l’impossibilité pour les commerces de s’installer et pour les habitants d’accéder normalement au site.
La possibilité pour les bourgmestres de fermer des commerces illicites et criminels
Yves Evrard salue l’entrée en vigueur d’une loi fédérale renforçant les prérogatives administratives des bourgmestres pour fermer des commerces liés à la criminalité, mais s’interroge sur leur capacité à assumer cette nouvelle mission, sur leur formation et sur les moyens administratifs disponibles. Il souligne le risque d’un transfert de charges vers les pouvoirs locaux et estime qu’il faudrait plutôt renforcer la justice, tout en reconnaissant que les bourgmestres devront appliquer la loi, surtout dans les grandes villes. Le ministre est invité à assurer un dialogue et à mieux outiller les bourgmestres afin qu’ils puissent agir de manière sereine et efficace.
L’avenir des travailleuses et travailleurs des magasins smatch et match
Les députés ont dénoncé l’incertitude pesant sur les travailleurs de Smatch et Match après la reprise de 57 magasins par Colruyt, tandis que 29 magasins, le dépôt de Wangenies et la maison mère restaient menacés, avec un total de plusieurs centaines d’emplois en jeu. Ils ont demandé quelles garanties seraient données sur le maintien des conditions de travail, quels efforts avaient été entrepris pour trouver d’autres repreneurs et quelle action le gouvernement entendait mener pour limiter l’impact social de la restructuration. Un intervenant a également appelé à une réflexion plus large sur l’avenir de la grande distribution et sur une transition vers des circuits plus courts, tout en soulignant que cela ne répondait pas à l’urgence sociale. Le ministre a été interpellé sur la protection des travailleurs, la procédure Renault annoncée et la vision du gouvernement pour le secteur.
Les conséquences pour l’emploi de l’accord entre louis delhaize et colruyt
Les intervenants ont alerté sur les conséquences sociales de la reprise de 57 magasins Smatch et Match par Colruyt, tandis que 29 magasins, ainsi que le dépôt de Wangenies et le siège, restent sans repreneur, faisant craindre des centaines de licenciements. Ils ont demandé quelles garanties seraient données aux travailleurs transférés sur le maintien des salaires et des conditions de travail, et quelles démarches le Gouvernement avait entreprises pour trouver des repreneurs et limiter l’impact de la restructuration. Un des députés a aussi interpellé le Gouvernement sur sa vision du secteur de la grande distribution et sur la nécessité, à plus long terme, d’accompagner une transition vers des modèles plus durables et de circuit court.
Le nouveau calendrier du tram de liège
Diana Nikolic salue l’accord trouvé sur le dossier du tram de Liège, qui permet selon elle d’éviter un enlisement du chantier, mais relève qu’il se traduit par un coût supplémentaire de 79 millions d’euros pour la Wallonie et par un report de la mise en service à janvier 2025. Elle demande des précisions sur la portée du calendrier annoncé, sur ce que recouvrent les « travaux les plus impactants » et sur les garanties obtenues pour éviter un nouveau report ou de nouveaux surcoûts. Elle insiste aussi sur la nécessité de connaître les termes de l’accord et d’identifier les responsabilités dans les retards et les conséquences subies par les commerçants et les Liégeois. Le ministre est interpellé sur ces points, dans un contexte où la médiation a duré plus longtemps qu’annoncé.