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UrgenteWalloniemercredi 25 juin 2025

La nouvelle étape franchie par le dossier Ans Park

Synthèse

Veronica Cremasco a interrogé le ministre sur le projet immobilier Ans Park, dénonçant sa dimension commerciale et urbanistique, le volume des plaintes, l’opposition de la Ville de Liège et les doutes quant à la concertation citoyenne, tout en demandant si le projet était compatible avec le Stop béton wallon et la priorité donnée aux centres existants. François Desquesnes a répondu qu’une procédure était en cours, qu’il ne voulait pas intervenir ex ante dans un dossier susceptible de recours, et qu’un nouvel élément était la décision d’ouverture de voirie prise par le conseil communal d’Ans. La députée a ensuite estimé que le ministre devait adopter une position plus ferme en amont pour éviter la multiplication de projets similaires et les retards qu’ils entraînent.

Débat · 3 interventions

  1. Monsieur le Ministre, il s’agit d’un projet immobilier sur un terrain de 120 000 mètres carrés, Ans Park : des commerces, des bureaux, un peu de logements, une salle des fêtes, comme souvent, pour habiller la mariée. Ce projet est contesté. La Ville de Liège, commune limitrophe d’Ans, s’est prononcée contre le projet, en argumentant sur l’ensemble du parc immobilier du Cora à quelques centaines de mètres qui doit être restructuré, et 500 plaintes ont été déposées. Alors que vous n’êtes pas encore saisi d’un recours, alors qu’il n’y a pas encore de permis déposé – ne me dites pas cela, vous êtes justement libre d’expression –, ce projet est-il compatible avec les enjeux et les objectifs du Stop béton wallon et avec nos objectifs de déploiement du commerce dans les centres commerciaux existants et dans les centres de nos villes et de nos villages? Ensuite, la concertation de la population, si le prescrit légal a bien été respecté, les citoyens se plaignent de ne pas avoir pu être réellement partie prenante de la réunion de concertation.

    Agressivité 75%Émotionnel 59%
  2. FD

    Merci, Madame la Députée, pour votre question sur un projet potentiellement impactant sur le plan territorial pour la Ville d’Ans, mais également sur le plan commercial au-delà de la commune d’Ans. Vous l’avez dit vous-même, il y a une procédure en cours. J’ai été interrogé sur le cadre général et j’ai eu l’occasion de répondre à une question écrite de M. de Wasseige il y a quelque temps. Je vous invite à lire la réponse. Par ailleurs, vous m’avez vous-même écrit une question sur le sujet, et je viens de la valider. Je vous inviterai également à la lire. L’élément neuf est la décision d’ouverture de voirie de la commune, décidée par le Conseil communal d’Ans hier soir. C’est un élément neuf dans le dossier, mais au vu des positions divergentes et antagonistes sur le dossier, nul doute que je serai saisi en matière de recours. Vous comprendrez donc que je serai extrêmement attentif et que j’éviterai de polluer le dossier en m’exprimant ex ante sur un dossier dont je serai certainement saisi en volée de recours. Je suppose que vous le comprendrez aisément. M. le Président. – La parole est à Mme Cremasco.

  3. C’est une blague, Monsieur le Ministre. Je viens en amont pour que vous puissiez avoir une liberté d’expression, mais surtout une liberté d’expression sur le Stop béton en général. Vous faites bien de le signaler, si je reviens sur cet élément d’ouverture de voirie, c’est parce que ce sont des étapes qui s’engrangent. On perd du temps, on perd de l’argent. À ce projet succède un autre, à Philippeville succède celui d’Ans. Votre expression doit être beaucoup plus forte pour éviter que ce soit sans fin.

    Agressivité 95%Émotionnel 71%

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