Débats
Questions parlementaires
244 questions classées par date.
L’impact de la réforme des allocations de chômage sur la Wallonie
Dorothée De Rodder a alerté sur l’impact territorial de la réforme fédérale des allocations de chômage, citant une enquête de la FGTB selon laquelle les communes les plus touchées seraient surtout bruxelloises et wallonnes, et a demandé comment la Wallonie serait défendue ainsi que la garantie d’un emploi convenable pour chaque demandeur d’emploi inscrit au FOREm. Pierre-Yves Jeholet a répondu que la réforme visait à limiter les allocations dans le temps pour favoriser le retour à l’emploi, et a insisté sur la nécessité d’un meilleur travail coordonné entre le FOREm, les CPAS, les opérateurs d’emploi, de formation et de réinsertion. Il a également annoncé des formations métiers plus courtes et plus agiles afin de remettre davantage de chercheurs d’emploi sur le marché du travail. En réplique, la députée a estimé ne pas avoir reçu de réponse concrète et a dénoncé une réforme qu’elle juge punitive pour les chômeurs, les syndicats, les CPAS et la Wallonie.
L’avis de l’Union des villes et communes de Wallonie (UVCW) et l’action du Gouvernement wallon face aux charges de pension des communes
Bruno Lefèbvre a dénoncé l’avis de l’UVCW sur le projet de loi-programme fédéral, qu’il juge insuffisant et inéquitable pour soulager les charges de pension des communes wallonnes, en pointant une répartition nord-sud déséquilibrée et le maintien du malus du second pilier. Il a demandé une réaction ferme du Gouvernement wallon et l’inscription du dossier au Comité de concertation afin de défendre les pouvoirs locaux. François Desquesnes a répondu qu’il s’agissait de la première intervention fédérale de ce type sur les pensions, a évoqué une enveloppe de 573 millions d’euros dont 270 millions pour le second pilier, et a indiqué mener des discussions avec les ministres fédéraux pour obtenir une répartition jugée juste pour les collectivités wallonnes. Le député a répliqué que les montants restent insuffisants au regard des cotisations versées et que la part revenant aux entités wallonnes demeure trop faible.
Les dérapages lors d’une interpellation citoyenne en conseil communal
Nicolas Tzanetatos a dénoncé, lors d’une interpellation citoyenne au conseil communal de Charleroi, des propos jugés comme une apologie du Hamas et a demandé quelles mesures légales ou circulaires permettraient d’éviter et de sanctionner de telles dérives dans les assemblées communales. François Desquesnes a rappelé les limites à la liberté d’expression, l’existence de l’infraction d’apologie du terrorisme à l’article 140bis du Code pénal, et le rôle du président de séance pour assurer la police de l’assemblée, avec possibilité d’exclusion ou de huis clos. Il a ajouté que d’éventuels faits infractionnels relèvent de la justice, que le député peut saisir. En réplique, Tzanetatos a souligné son inquiétude face à la présence d’organisations liées selon lui à des réseaux terroristes dans des enceintes démocratiques.
Les enjeux liés à la sécurité routière
Maxime Daye a interrogé le ministre sur l’évolution réelle de la sécurité routière en Wallonie, en soulignant la persistance de problèmes liés à l’alcool au volant, au téléphone, à la vitesse, ainsi que la nécessité de renforcer les radars tronçons et d’envisager le casque obligatoire pour les trottinettes. François Desquesnes a reconnu que les résultats de 2024 sont meilleurs qu’en 2023, tout en restant préoccupants, et a indiqué s’appuyer sur les experts ainsi que sur des États généraux relancés pour formuler des recommandations. Il a précisé qu’un second volet associera après novembre les pouvoirs locaux et les zones de police afin de traduire ces mesures en actions concrètes sur le terrain.
Les perspectives de développement des lacs de l’Eau d’Heure
Caroline Desalle a interrogé la ministre sur les conclusions de l’audit PwC concernant les lacs de l’Eau d’Heure, estimant que les investissements publics ne produisent pas à ce stade les retombées économiques attendues et demandant des mesures à court, moyen et long termes ainsi qu’une vision globale de gestion. Valérie Lescrenier a confirmé que le site, malgré les investissements importants consentis depuis les années 1990, ne répond pas encore aux ambitions fixées, et a indiqué que l’audit repose sur un cadastre des investissements, l’analyse des conventions et l’identification des risques. Elle a annoncé des analyses plus fines sur certains sites, notamment Falemprise et l’Aquacentre, en concertation avec le CGT et le nouvel organe d’administration, afin de renforcer l’attractivité, envisager de nouvelles activités et mieux orienter les investissements publics.
Les véritables sources du sabotage de l’économie wallonne
Germain Mugemangango a critiqué les propos du ministre sur les grèves, qu’il a présentées comme un danger pour l’économie wallonne, en soutenant au contraire que les travailleurs ont historiquement protégé les acquis sociaux et l’activité économique. Il a reproché au gouvernement son inaction face aux difficultés d’entreprises comme Audi, Cora ou Thy-Marcinelle, ainsi que son manque d’investissement dans le logement et la construction, et a demandé quelles mesures concrètes seraient prises pour soutenir l’emploi et l’économie. Pierre-Yves Jeholet a répondu que les grèves répétées constituent, selon lui, un handicap majeur pour l’économie wallonne, avec un coût estimé entre 50 et 150 millions d’euros, et qu’elles nuisent à l’image et à l’attractivité de la Région pour les investisseurs. En réplique, le député a insisté sur l’absence de proactivité du gouvernement et sur le fait que les travailleurs créent la richesse de la Région.
L’intervention du Gouvernement dans le licenciement d’un agent de l’AWEx pour acte de solidarité à l’égard des Palestiniens
Les députées ont interpellé le ministre sur le licenciement d’un agent de l’AWEx impliqué dans l’affichage d’avis de recherche visant Benyamin Nétanyahou à New Delhi, en demandant si ces faits étaient confirmés et quelles suites seraient données. Rachida Aït Alouha a également demandé une prise de position plus ferme du Gouvernement wallon sur le conflit israélo-palestinien et sur les relations commerciales avec Israël. Pierre-Yves Jeholet a indiqué qu’il ne se prononcerait pas sur le fond du conflit, a rappelé le devoir de réserve et de neutralité des représentants de l’AWEx, a précisé qu’un rapport circonstancié avait été demandé et qu’une procédure avait été ouverte. Il a confirmé que l’agent concerné ne faisait plus partie du personnel de l’AWEx.
La longue attente d’un avis de l’AWaP concernant les Récollets à Binche
Laurent Devin a interpellé la ministre sur l’absence prolongée d’un avis de l’AWaP concernant l’édifice des Récollets à Binche, classé et touché par un incendie, en rappelant que la procédure avait déjà pris plusieurs mois malgré un avis de la Commission royale des monuments, sites et fouilles. Valérie Lescrenier a indiqué que la procédure lancée en avril 2024 reste en cours, la fiche patrimoniale étant toujours en rédaction en raison d’avis divergents entre la Commission et l’AWaP. Elle a dit avoir pris acte de l’urgence et a annoncé réactiver l’AWaP afin d’obtenir le document dans les meilleurs délais.
Le cri d’alarme de 600 employeurs du secteur associatif
Les députées ont relayé les inquiétudes de 600 employeurs du secteur associatif, via la CODEF, face à la réforme des APE, craignant des pertes d’emplois, la disparition de structures et une répartition sectorielle jugée imprécise ou incomplète. Pierre-Yves Jeholet a défendu une réforme fondée sur la transparence, l’équité, l’efficacité et la simplification administrative, en affirmant vouloir responsabiliser les ministres fonctionnels et en disant travailler avec le Gouvernement et l’UNIPSO sur la méthodologie et le cadastre. Il a aussi indiqué vouloir rassurer le secteur non marchand, notamment dans les domaines de la petite enfance, de l’aide aux personnes, aux aînés et aux personnes handicapées, tout en critiquant le caractère historiquement injuste et clientéliste du dispositif actuel. Les intervenantes ont insisté en réponse sur la nécessité de données fiables et d’une concertation plus étroite avec le terrain pour sécuriser les emplois.
L’inquiétude des 600 employeurs du secteur associatif concernant la future réforme des APE
Les députées ont relayé les inquiétudes de la CODEF, représentant 600 employeurs du secteur associatif, face à la réforme des APE, en évoquant des risques de pertes d’emplois, de fermeture de structures et un cadastre jugé incomplet ou mal ajusté à la réalité de terrain. Pierre-Yves Jeholet a répondu que la réforme vise à responsabiliser les ministres fonctionnels et repose sur la transparence, l’équité, l’efficacité et la simplification administrative, tout en assurant vouloir rassurer le secteur non marchand. Il a défendu la nécessité de revoir un dispositif qu’il juge marqué par d’anciens choix clientélistes et a indiqué travailler avec le Gouvernement et l’UNIPSO sur la méthodologie et le cadastre. Les intervenantes ont conclu en appelant à une meilleure concertation avec les acteurs de terrain et à une prise en compte plus fidèle des données sectorielles.
L’inquiétude des télés locales à propos de l’impact d’une diminution des subventions APE sur l’avenir des télés locales
Jori Dupont a dénoncé le plan annoncé par la ministre Galant, qu’il a présenté comme une réduction des subventions APE, des emplois et du nombre de télévisions locales, avec des fusions forcées et une menace pour la couverture de la vie locale en milieu rural. Pierre-Yves Jeholet a défendu cette réforme, estimant qu’une rationalisation des médias de proximité était pertinente dans un territoire de taille limitée et l’a inscrite dans la Déclaration de politique régionale, en la reliant aussi à des priorités budgétaires comme l’aide à la petite enfance, aux soins de santé et aux personnes handicapées. En réplique, Jori Dupont a dénoncé un mépris pour l’information locale et la ruralité, et a interpellé les Engagés sur leur position.
La proposition flamande de diminuer la limitation de vitesse sur les autoroutes
Les députés ont interrogé le Gouvernement wallon sur la proposition flamande de réduire à 100 km/h la vitesse sur autoroute, en demandant si la Wallonie restait alignée sur la gestion dynamique des vitesses prévue dans le plan Air-Climat-Énergie et quand des mesures pourraient entrer en vigueur. Cécile Neven a rappelé que cette proposition s’inscrirait, si elle était concrétisée, dans la contribution flamande au PNEC, tandis que la Wallonie maintient sa feuille de route avec des mesures à initier en 2025. François Desquesnes a précisé que la vitesse sur autoroute relève de la compétence fédérale et nécessite une concertation préalable entre Régions, tout en soulignant que la priorité wallonne reste le respect des limitations existantes, le renforcement des contrôles et le développement de vitesses dynamiques sur certains axes cette année. Les députés ont salué cette approche concertée, tout en attirant l’attention sur les effets possibles de telles mesures pour la logistique et le transport.