Débats
Questions parlementaires
1 082 questions classées par date.
La défiance grandissante des citoyens envers les institutions politiques selon le baromètre de l’institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique (iweps)
La députée a cité le baromètre de l’IWEPS pour souligner la forte perte de confiance des citoyens wallons envers le Gouvernement et l’ensemble du monde السياسي, qu’elle attribue à une déconnexion persistante et au maintien de privilèges politiques. Elle a rappelé que la majorité avait promis en 2019 de rapprocher les citoyens des institutions, tout en dénonçant le refus de réduire les salaires des mandataires et les dotations des partis, ainsi que le maintien d’autres avantages. Le ministre-président a été interpellé sur les suites concrètes données à cet objectif de rapprochement et sur l’absence, selon la questionneuse, de rupture avec les pratiques passées.
Les mesures pour faire diminuer les besoins en matière d’aide alimentaire
Delporte a souligné la forte hausse des repas distribués par les Restos du Cœur, y voyant un indicateur d’une aggravation durable de la pauvreté, avec un élargissement du profil des bénéficiaires, notamment des familles monoparentales, des pensionnés, des étudiants et des travailleurs pauvres. Il a interrogé le ministre-président sur les causes de cette évolution et sur les mesures prises en amont pour éviter que les personnes basculent dans la précarité. Le ministre-président a rappelé que le Plan wallon de sortie de la pauvreté est une priorité, articulée autour de l’insertion socioprofessionnelle, du logement et du bien-être, et qu’il doit être correctement financé. Il a aussi mis en avant des leviers préventifs tels que la protection de l’emploi de qualité, la lutte contre les expulsions, l’encadrement des prix du logement, la simplification administrative et la réduction du non-recours aux droits.
Les conséquences pour la wallonie du retard de paiement pour le plan de relance de la belgique
Le questionneur souligne que le Plan de relance est crucial pour la Wallonie, mais que le non-respect par le fédéral de certains jalons, notamment en matière de pensions et du fichier UBO, pourrait entraîner une réduction de 20 % à 30 % des fonds européens. Il demande si des échanges ont eu lieu avec l’autorité fédérale pour anticiper ce scénario et déterminer qui supporterait la perte éventuelle, la Wallonie ayant, selon lui, respecté ses propres engagements. Il rappelle aussi que la Région a dû préfinancer le plan par emprunt, ce qui pèse déjà sur ses finances.
L’intégration de personnes en situation de handicap dans la fonction publique wallonne
Disabato a interrogé la ministre sur les mesures mises en place en Wallonie pour favoriser l’intégration des personnes en situation de handicap dans la fonction publique, en demandant si les organismes d’intérêt public (OIP) étaient inclus dans l’objectif de 3 % et quelles actions d’aménagement ou d’engagement étaient prévues. Il a souligné que, malgré une amélioration globale, la situation restait inégale selon les OIP, certains affichant un taux nul ou très faible. La ministre a apporté des éléments de réponse, que l’intervenant a pris acte de remercier, tout en estimant qu’une harmonisation entre OIP restait nécessaire.
Les conséquences de la tarification dynamique de l’électricité pour les ménages wallons
Le député a dénoncé la tarification dynamique de l’électricité, qui ferait varier le prix quart d’heure par quart d’heure, en estimant qu’elle pénaliserait les ménages et les travailleurs aux heures de pointe, notamment le matin et le soir. Il a invoqué la CREG, selon laquelle cette évolution pourrait accroître les factures jusqu’à 15 %, et a soutenu que le mécanisme finirait par s’appliquer aux citoyens malgré les assurances contraires. Le ministre a répondu que ce dispositif ne s’adresserait a priori pas aux particuliers.
L’organisation de la coupe du monde de hockey 2026 à wavre
Le député a souligné que l’organisation de la Coupe du monde de hockey 2026 à Wavre entraîne déjà un dépassement important des coûts liés à l’adaptation du stade, et a rappelé que la Fédération internationale exigeait encore un terrain mouillé, soit 300 000 euros supplémentaires. Il a demandé si la Région wallonne pouvait mobiliser tout ou partie de cette somme, en invoquant le programme « Wallonie Ambitions Or » et les chances de médailles en hockey.
Les implications pour la wallonie du nouveau plan d’action national environnement-santé
M. Courard a interrogé la ministre sur les implications pour la Wallonie du troisième plan d’action national Environnement-Santé, notamment la consultation menée en Wallonie, les réponses reçues, le rôle de la Région dans la mise en œuvre et le suivi, ainsi que la prise en compte des PFAS. Il a souligné l’importance du plan face aux enjeux du changement climatique et des substances chimiques pour la santé et l’environnement. La ministre a apporté des éléments de réponse sur le processus et les suites envisagées, et l’intervenant a pris acte de la contribution wallonne annoncée, en insistant sur la nécessité d’un suivi attentif au bénéfice des citoyens.
La demande de nouveaux financements pour les grandes villes
Le questionneur souligne la dégradation des finances communales, le ralentissement des investissements et la pression liée aux crises successives, ainsi que la demande des bourgmestres de Mons et de Charleroi pour un refinancement important des grandes villes. Il interroge le ministre sur les aides déjà mises en place, notamment le plan Oxygène et l’enveloppe de 200 millions pour les grandes villes, et demande s’il a reçu une demande officielle de nouveaux financements et quelles suites il envisage. Dans l’échange, il est aussi rappelé que les grandes villes connaissent des contraintes spécifiques, mais que celles-ci ne doivent pas conduire à un discours de victimisation, et qu’il faut tenir compte du principe « qui décide paie ». Le ministre est ainsi invité à préciser sa position sur un éventuel refinancement et à rappeler les responsabilités budgétaires des communes concernées.
Le financement de la supracommunalité
Les intervenants ont plaidé pour un renforcement de la supracommunalité afin de soutenir la coopération entre communes, en soulignant le rôle de proximité des pouvoirs locaux et la couverture déjà importante de structures supracommunales en Wallonie. Ils ont aussi évoqué la fragilisation des finances communales, le ralentissement des investissements, le poids des crises successives et la question de la soutenabilité des pensions, ainsi que les demandes spécifiques des grandes villes en matière de refinancement. Le ministre a été invité à préciser les moyens d’action encore disponibles d’ici la fin de la législature, les aides déjà accordées, et sa position face aux appels des grandes villes à un nouvel apport régional.
Les déclarations de l’administratrice générale du forem
Le député a interrogé la ministre sur les priorités affichées par la nouvelle administratrice générale du FOREm, notamment l’augmentation du nombre d’entreprises accompagnées, le renforcement des formations et l’amélioration de l’accompagnement des demandeurs d’emploi, ainsi que sur l’idée d’une plateforme commune pour mieux coordonner les offres et éviter les sollicitations multiples des employeurs. Il a aussi demandé si les partenaires sociaux seraient associés à cette réflexion et a relevé que les objectifs annoncés devaient être précisés, notamment au regard des différents types de formations existantes. La ministre a répondu en mettant l’accent sur la nécessité d’améliorer la lisibilité du paysage de l’emploi et de la formation, en lien avec les acteurs concernés, tandis que le député a salué le débat à venir en commission et a insisté sur l’importance de relier ces objectifs aux besoins en emploi liés aux transitions écologiques.
La dégradation des routes en suite des chutes de neige
Le questionneur dénonce la dégradation rapide des routes wallonnes après les chutes de neige, le gel et le salage, qui font réapparaître des nids-de-poule sur des chaussées réparées de manière jugée superficielle. Il estime que ces rustines coûtent à terme plus cher qu’une réfection en profondeur, met en cause l’insuffisance des budgets et demande une augmentation des moyens pour garantir des routes durables et sûres. Il souligne aussi les risques pour les motards et les automobilistes ainsi que le manque de résultats visibles malgré les annonces d’investissements. Le ministre est interpellé sur sa responsabilité face à une situation jugée inacceptable et sur la nécessité de mieux assurer la sécurité des usagers.
Le contrat de service public 2024-2028 des tec
Di Mattia a salué la signature du contrat de service public 2024-2028 des TEC, relevant l’augmentation de la dotation annuelle d’environ 200 millions d’euros et les 1,5 milliard d’euros prévus pour les investissements d’infrastructures. Il a interrogé le ministre sur l’utilisation de ces moyens pour renforcer l’offre de bus et de trams à l’horizon 2030, l’évaluation de projets pilotes, l’intermodalité avec le rail fédéral, ainsi que la continuité du service en cas de grève, d’intempéries ou de problèmes techniques. Le ministre a indiqué que les moyens financiers et d’investissement confirment l’obligation de moyens et a apporté des précisions sur certains aspects, notamment en matière de PMR et d’autres paramètres liés à l’offre. Di Mattia a conclu en soulignant que les indicateurs de résultats devront être suivis et qu’il reviendra sur l’intermodalité lors d’une future question orale.