Débats
Questions parlementaires
838 questions classées par date.
Les blocages de circulation autour du carrefour léonard en suite des travaux décidés par la flandre
Les intervenants dénoncent les blocages annoncés autour du carrefour Léonard, liés à des travaux décidés par la Flandre sans concertation, qui risquent de pénaliser fortement les navetteurs du Brabant wallon vers Bruxelles. Ils reprochent au ministre Henry de ne pas avoir suffisamment réagi et lui demandent des démarches auprès de sa collègue flamande, la saisine d’instances de concertation, voire des mesures alternatives pour les usagers. Parmi les pistes évoquées figurent le renforcement des bus express, la promotion du parking P+R de Louvain-la-Neuve, le développement du covoiturage et, temporairement, la gratuité des transports en commun depuis Wavre vers Bruxelles. Le débat met en avant la nécessité de défendre les intérêts de mobilité wallons face à des travaux ayant des effets transrégionaux.
Le chantier au carrefour léonard et les conséquences pour les navetteurs wallons
Les intervenants dénoncent les conséquences du chantier du carrefour Léonard sur les navetteurs wallons, en particulier la fermeture annoncée du tourne-à-droite depuis l’E411 vers Waterloo et la réduction à une seule bande sur le ring, sans concertation suffisante entre Régions. Ils reprochent au ministre Henry de ne pas avoir réagi publiquement ni d’avoir engagé de démarches plus fermes auprès de son homologue flamande, et lui demandent d’activer des instances de concertation, voire des actions juridiques. Ils proposent aussi des mesures alternatives pour limiter l’impact sur les usagers, comme le renforcement des bus express, la valorisation du parking P+R de Louvain-la-Neuve, le soutien au covoiturage et, à titre temporaire, la gratuité des transports en commun vers Bruxelles.
L’impact du charroi de liege airport sur l’état des routes
Caroline Cassart-Mailleux a interpellé le ministre sur la dégradation des voiries communales et régionales autour de l’aéroport de Liège, qu’elle attribue au passage de poids lourds liés à son activité. Elle a évoqué les plaintes des bourgmestres de Fexhe-le-Haut-Clocher, Donceel et Grâce-Hollogne, ainsi que l’insuffisance des mesures locales et a demandé si la Région wallonne avait engagé des contacts et prévu un budget pour la réfection des routes. En réponse, le ministre a indiqué qu’il existe plusieurs dispositifs à mobiliser et a renvoyé une partie de la responsabilité vers les différents acteurs concernés, ce que la députée a jugé insuffisant, en réclamant une coordination et des solutions concrètes.
L’état des routes en wallonie et l’inquiétude concernant les «classiques ardennaises»
Les députés ont interrogé le ministre sur l’état de certaines voiries wallonnes, jugé problématique pour la sécurité des cyclistes et pour l’image de la Région lors des classiques ardennaises, en évoquant notamment les nids-de-poule, la chute de Tadej Pogačar et le déplacement de parcours de certaines courses. Ils ont demandé quelles mesures pouvaient être prises avec les organisateurs pour sécuriser les tronçons identifiés à l’avance, ainsi que des améliorations concrètes et des priorités budgétaires pour les infrastructures cyclables et routières. Le ministre a mis en avant la dynamique déjà engagée en matière de mobilité cyclable, tout en rappelant que les organisateurs restent responsables du choix des parcours et que des arbitrages et budgets complémentaires sont nécessaires pour traiter les tronçons les plus sensibles.
Les limitations de l’exemption douanière pour les importations agricoles en provenance d’ukraine
Florent a interrogé le ministre sur la position défendue par la présidence belge dans la prolongation de l’exemption douanière accordée aux importations agricoles ukrainiennes, en soulignant les tensions ressenties par certains agriculteurs wallons et la limite imposée à plusieurs produits, mais pas au blé. Il a également questionné les raisons de cette exclusion et plaidé pour une meilleure régulation de la spéculation sur le blé au niveau européen. Le ministre a répondu en rappelant les éléments de contexte de solidarité avec l’Ukraine et l’équilibre recherché avec la protection des secteurs agricoles concernés, tandis que Florent a pris acte des réponses en insistant sur la nécessité d’une action européenne contre la spéculation sur cette denrée de base.
La mission confiée à wallonie entreprendre en vue de la reconversion du site de chertal
Le questionneur a fait le point sur la reconversion du site de Chertal, vaste friche industrielle stratégiquement située, en rappelant l’inscription de 80 millions d’euros dans le Plan de relance et la mission confiée à Wallonie Entreprendre pour négocier la cession avec ArcelorMittal. Il a demandé des précisions sur le calendrier du démantèlement et de l’assainissement, sur les acteurs impliqués dans les négociations, et sur le retour futur d’activités et d’emplois sur le site. Il a également plaidé pour une installation progressive d’entreprises au fur et à mesure de l’assainissement, avec une stratégie proactive et des clauses liées à l’emploi. Le ministre a été interpellé pour faire le point sur l’état des discussions et sur la suite du dossier.
Les déchets industriels déversés à écaussinnes
Les intervenants ont dénoncé le déversement historique présumé d’importants volumes de déchets industriels sur le site de l’ancienne carrière Briqueterie Bas-Rouge à Écaussinnes, en soulignant les risques environnementaux et sanitaires, ainsi que l’absence apparente de suivi et d’inscription du site dans la base de données des sols wallons. Ils ont interrogé la ministre sur la connaissance du dossier par la Région et la SPAQuE, sur la possibilité d’établir les responsabilités, d’appliquer le principe pollueur-payeur et de financer la remise en état du site. En réponse, il a été indiqué qu’une inspection de la police de l’environnement était en cours pour établir l’origine exacte de la pollution et clarifier le statut du site. Les échanges ont également rappelé que le dossier n’était pas nouveau, la SPAQuE étant intervenue sur place dès 2003, tout en restant des divergences sur l’historique précis de la connaissance du site.
Le suivi d’une pollution préoccupante à écaussinnes
Les intervenants ont alerté sur une pollution historique à Écaussinnes liée à l’ancienne carrière Briqueterie Bas-Rouge, où des déchets industriels, boues d’épuration et polymères auraient été déversés sur plusieurs décennies, avec des inquiétudes sur l’absence de suivi, l’inscription du site dans la base des sols wallons et les responsabilités éventuelles des entreprises concernées. Ils ont demandé si l’administration, la SPAQuE et la Région connaissaient déjà la situation, depuis quand, et si le principe du pollueur-payeur pourrait être appliqué pour financer la remise en état et d’éventuels recours. La ministre a indiqué qu’une police environnementale était mandatée pour établir précisément l’origine et l’ampleur de la pollution, tandis qu’un échange a confirmé que le dossier n’était pas une découverte récente et que la SPAQuE était déjà intervenue sur le site en 2003. Les députés ont conclu en soulignant la nécessité de clarifier l’historique du dossier et de définir les mesures de réhabilitation à venir.
L’orientation des jeunes vers les métiers et filières stem
Le député a mis en avant une conférence de Thomas Pesquet à Charleroi, organisée par la Cité des métiers, comme exemple d’action de sensibilisation des jeunes aux filières STEM, y compris techniques, et a interrogé la ministre sur les mesures mises en place en Wallonie, notamment pour mieux orienter les jeunes filles vers ces métiers. Il a insisté sur l’importance d’une orientation précoce et adéquate afin d’éviter les mauvais choix de carrière et de rendre ces secteurs plus lisibles et attractifs. Dans sa réaction finale, il a souligné que les actions des Cités des métiers restent parfois méconnues et qu’un renforcement du partenariat avec les écoles serait souhaitable.
La signature d’une convention de collaboration entre le forem et les cpas wallons pour renforcer l’accompagnement vers l’emploi
Le questionneur salue la convention entre le FOREm et la Fédération des CPAS de Wallonie visant à mieux coordonner l’accompagnement des bénéficiaires du revenu d’intégration sociale vers l’emploi et la formation, et demande des précisions sur sa mise en œuvre concrète. Il insiste sur le rôle complémentaire des CPAS pour l’accompagnement social et du FOREm pour l’orientation vers la formation et l’emploi. La ministre répond en détaillant la logique de collaboration : orientation des personnes prêtes à postuler ou à suivre une formation vers le FOREm, meilleure information des CPAS sur les initiatives du FOREm, notamment les jobdays et salons de l’emploi, ainsi que l’organisation de formations dédiées au public issu des CPAS.
Le report ou le non-recours aux soins de santé chez les femmes
Ryckmans s’appuie sur la dernière étude de Solidaris pour souligner l’ampleur du non-recours aux soins, particulièrement chez les femmes, les familles monoparentales et les personnes âgées, en pointant surtout les difficultés d’accès aux soins de santé mentale et les causes liées aux inégalités de revenus. Il demande une analyse des chiffres et des réponses concrètes, notamment en matière d’accessibilité des soins et de collecte de données genrées plus précises. En réponse, la ministre met en avant la nécessité d’améliorer l’accessibilité aux prestataires de soins, de renforcer l’analyse genrée des données et de poursuivre l’individualisation des droits sociaux. Ryckmans conclut en réaffirmant l’importance de disposer de statistiques plus fines et d’apporter une réponse rapide et adaptée aux besoins en santé mentale.
L’état de la n856 à nassogne
Anne Laffut alerte sur le mauvais état de la N856 à Nassogne, ancienne nationale 4, et sur les risques pour les usagers faibles, notamment à l’approche du passage répété du peloton de la Famenne Ardenne Cyclo. Elle souligne le décalage entre les efforts des communes en faveur de la mobilité douce et l’état dangereux de certaines voiries régionales, ainsi que la perspective de travaux seulement après une inscription budgétaire en 2027, voire plus tard. Dans sa réponse, le ministre indique qu’il n’est pas possible d’intervenir partout simultanément et que des priorités doivent être établies dans l’allocation des budgets. La députée conclut en appelant à une réflexion sur les priorités budgétaires au regard de la sécurité des citoyens et des objectifs de mobilité douce.