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ActualitéWalloniemercredi 12 novembre 2025

L’insuffisance de l’offre de transport public entre le centre-ville de Liège et le campus du Sart Tilman

Synthèse

Christie Morreale a dénoncé l’insuffisance de l’offre de bus entre le centre de Liège et le campus du Sart Tilman, en soulignant des suppressions de courses, des bus bondés, des retards et des horaires jugés inadaptés à la vie universitaire. François Desquesnes a indiqué avoir été saisi par l’Université de Liège et avoir demandé à l’OTW d’ouvrir le dialogue, en rappelant plusieurs réunions avec la Ville de Liège et l’OTW sur le redéploiement de l’offre. Il a précisé que la ligne 3 a été prolongée jusqu’à Botanique, que les questions de capacité et d’infrastructure sont en cours d’adaptation, et que des aspects techniques restent à régler dans la zone Amphithéâtre.

Débat · 4 interventions

  1. Monsieur le Ministre, j’ai croisé beaucoup d’étudiants qui montent au campus du Sart Tilman et qui me disent : « Rendeznous le 48 ». La ligne de bus 48 est une institution pour tous les étudiants qui ont fréquenté ou qui fréquentent l’Université de Liège. Elle a été transformée avec le déploiement du tram et le redéploiement des bus, avec la ligne 2 qui est désormais accessible. Les étudiants pensaient que cela irait beaucoup mieux et qu’il y aurait de grands busways qu’ils pourraient fréquenter de manière beaucoup plus souple et plus fluide. Certains ont envie d’utiliser davantage encore les transports en commun, comme la COP et tous les scientifiques nous le recommandent chaleureusement, mais, pour cela, il faut qu’il y ait des bus. En réalité, comme on dit chez nous, à Liège et en Wallonie, il y a one saqwè qui n’va nin. En effet, un bus sur quatre ne passe pas. Les étudiants se retrouvent sur le carreau, ils ne sont pas à l’heure à leurs cours et ils attendent le bus suivant. Ils sont sur l’application la majorité ou une partie du temps. Il n’est pas indiqué que le bus n’arrive pas et le bus suivant est bondé, ce qui crée une confusion. Pour un service public comme celui-là, c’est clairement problématique. Par ailleurs, les plannings ne sont pas adaptés à la vie estudiantine. On sait que, comme c’est un grand pôle, cette ligne concerne principalement des étudiants universitaires. Or, les horaires proposés sont calqués sur des horaires scolaires du secondaire ou du primaire, alors que la majorité est adaptable à l’université. Pour toutes ces raisons, je pense que, indépendamment du contact et de l’autonomie que doit avoir le service – j’anticipe déjà un peu votre réponse –, quand quelque chose ne va pas comme ici, je vous demande toute votre attention pour que nous puissions dire à ces étudiants: «Continuez à prendre le bus. Croyez-moi, ils circuleront, et ce sera mieux que de prendre votre voiture».

    Agressivité 63%Constructivité 44%Factuel 52%Émotionnel 62%
  2. FD

    Madame la Députée, votre question est importante puisqu’elle concerne non seulement la mobilité collective, mais également celle des jeunes qui fréquentent l’université. C’est un sujet sur lequel j’ai été interpellé fin septembre dernier par l’Université de Liège. J’ai immédiatement demandé à l’OTW d’apporter des réponses et un dialogue dans ce cadre puisque c’est une entreprise publique autonome. Par ailleurs, j’en ai fait un sujet de conversation sur mes rencontres, qui deviennent quasiment hebdomadaires, avec le bourgmestre de Liège, tant les sujets liégeois sont nombreux. Jeudi après-midi, j’ai passé trois heures avec la direction générale de l’OTW, la direction de la business unit de Liège, le bourgmestre de Liège et son équipe afin de faire le point globalement sur le redéploiement de l’offre de transport public à Liège. Nous avons parlé de la ligne de bus 48, et l’on m’a même dit qu’il y avait une radio, 48FM, en lien avec cette ligne. C’est évidemment un enjeu symbolique. L’Université de Liège a réalisé une étude auprès de ses étudiants au mois de juin. À la suite de celle-ci, elle m’a fait parvenir un courrier en septembre, de même qu’à l’OTW et à la business unit de Liège. Trois points y étaient relevés: - la nécessité de prolonger la ligne 3 jusqu’à l’arrêt «Botanique»; - la capacité et l’infrastructure de la ligne 3; - la réorganisation dans la zone «Amphithéâtre». L’OTW et la business unit de Liège ont pris les choses au sérieux, dans une logique de dialogue avec un acteur important et, surtout, un représentant des intérêts des étudiants. La ligne 3 a bien été prolongée en septembre jusqu’à l’arrêt «Botanique». La capacité et l’infrastructure sont en cours d’adaptation et de discussion. Il reste des éléments plus techniques sur la zone «Amphithéâtre». Il y a donc bien un dialogue. L’article de presse qui sert à votre question d’actualité est la relance d’une nouvelle enquête de mobilité que l’Université de Liège déploie auprès des étudiants. M. le Président. – Je vous remercie, Monsieur le Ministre.

    Constructivité 42%Émotionnel 48%
  3. FD

    Elle servira à poursuivre l’amélioration de l’offre de transport public dans la métropole liégeoise et singulièrement la liaison entre le centre-ville et la partie universitaire sur le haut du Sart Tilman.

    Agressivité 77%Constructivité 61%Factuel 42%Émotionnel 79%
  4. Monsieur le Ministre, je voulais relayer la problématique parce que de très nombreux étudiants me disent qu’ils sont serrés comme des sardines, que les bus ne viennent pas et qu’un bus sur quatre ne passe pas. Je sais que vous avez un dialogue avec la Ville de Liège et je vous en remercie. Vous devez aussi entendre le problème des étudiants liégeois qui disent être serrés. Il y a visiblement un problème de mal-être et un malaise qui font que si peu de bus circulent. Il faut les résoudre dans l’intérêt de nos étudiants, et je compte sur vous pour obtenir des résultats.

    Agressivité 72%Constructivité 98%Émotionnel 89%

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