Soutien aux familles
La lutte contre la précarité estudiantine
Jamila Ammi a dénoncé la hausse du minerval, qu’elle estime pénaliser massivement les étudiants, ainsi que l’augmentation du coût des logements, en soulignant le risque d’une sélection par l’argent et d’une aggravation de la précarité étudiante, y compris dans les filières en pénurie. Yves Coppieters a répondu que l’accès aux études supérieures des étudiants les plus précarisés n’était pas remis en cause, et a rappelé l’existence de travaux intergouvernementaux sur la précarité étudiante, notamment un groupe de travail présidé par la ministre-présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il a indiqué que la Région wallonne agit via son plan de lutte contre la pauvreté, en mettant l’accent sur un recours plus facile aux droits de base et sur une meilleure information des aides disponibles, tout en précisant que la question du logement devait encore être discutée avec la ministre compétente.
L’annonce d’une augmentation pour les utilisateurs de titres-services
Sophie Fafchamps a alerté sur l’annonce par un grand acteur des titres-services d’un supplément de 1,50 euro par titre, sans plafond ni cadre, et a demandé quand le comparateur de frais administratifs promis serait opérationnel, s’il garantirait une réelle transparence et s’il éviterait une hausse généralisée des coûts. Le ministre a rappelé que la réforme doit concilier le bien-être des travailleuses, la viabilité des entreprises, l’adhésion des utilisateurs et la maîtrise des finances publiques, tout en précisant qu’un audit du secteur est en cours. Il a indiqué qu’un avant-projet de décret prévoit un comparateur obligatoire des frais entre entreprises agréées, avec sanctions en cas de non-respect, et que l’outil devrait être lancé dans les prochaines semaines. Il a ajouté que, si la concurrence ne suffisait pas à limiter les excès, un encadrement plus contraignant pourrait être envisagé, tout en appelant à la prudence compte tenu des tensions du secteur.
Les inquiétudes de la Ligue des familles
Mélissa Hanus a alerté sur l’impact combiné des réformes fédérales et wallonnes sur les finances communales, qui pourrait conduire à des réductions d’horaires de garderie, à une hausse des tarifs ou à la suppression de services essentiels pour les familles, en particulier les familles monoparentales. Yves Coppieters a répondu que le Gouvernement wallon travaillerait sur des stratégies transversales via deux notes, l’une sur la lutte contre la pauvreté infantile et l’autre sur la stratégie en faveur des familles monoparentales, en agissant notamment sur le logement, la formation, l’emploi, la santé et l’accès aux droits. La députée a jugé ces réponses insuffisantes et a insisté sur le fait que les communes subissent déjà ces effets et pourraient être amenées à assumer la responsabilité de suppressions de services.
La faillite de BabyKid
Jori Dupont a dénoncé la faillite de BabyKid, qui entraîne la perte de 70 emplois, et a regretté l’absence de recours au délai de sursis pour tenter de գտner un repreneur. Il a interrogé le ministre sur les contacts pris avec les travailleurs, les syndicats et la direction, ainsi que sur les mesures d’accompagnement prévues. Pierre-Yves Jeholet a indiqué que la situation était triste pour les salariés et les familles, que l’entreprise avait été en contact avec des outils financiers wallons et que la Région avait soutenu l’activité, mais que les faibles ventes et la baisse des listes de naissance en 2023 et 2024 avaient conduit à la faillite malgré des efforts de restructuration. Il a ajouté que la Région wallonne avait joué son rôle dans le dossier.
L’avis des associations sur la réforme de la fiscalité automobile
Les intervenants ont critiqué la réforme de la fiscalité automobile annoncée par le ministre Henry, en contestant son caractère réellement gouvernemental, son manque de concertation et ses effets jugés pénalisants pour les familles, les travailleurs et certaines professions dépendantes de véhicules plus grands. Ils ont relevé plusieurs exemples chiffrés montrant que des modèles populaires ou moins chers pourraient être davantage taxés que des véhicules plus coûteux, ainsi qu’un risque de déplacement vers le leasing en Flandre. Ils ont également dénoncé une réforme considérée comme peu équitable et insuffisamment tournée vers des उपाय structurels, comme une action sur les constructeurs ou le renforcement des transports publics. En réponse, il est indiqué que le ministre a présenté lundi la manière dont la réforme devait se dérouler et que le Gouvernement s’est accordé sur sa proposition, malgré des réserves exprimées dans la majorité et dans le secteur.
La liquidation d’arceo
Le député a interrogé le ministre sur la liquidation d’Arceo, entreprise issue d’un partenariat avec ArcelorMittal et détenue par la Région wallonne, en demandant le montant des fonds publics investis, les causes de la liquidation et les perspectives pour les travailleurs. Il a rappelé le contexte du départ d’ArcelorMittal et des technologies de revêtement sous vide développées au sein de l’entreprise. Le ministre a indiqué que la fin de la convention avec ArcelorMittal en 2019 a fortement fragilisé Arceo, ce qui a mené à la liquidation. Le débat s’est conclu sur la nécessité d’un accompagnement des 28 travailleurs concernés et de conditions de sortie aussi favorables que possible.