Financement des CPAS
L’appel de l’Union des villes et communes de Wallonie (UVCW) pour un logement public sûr, salubre et digne
Jori Dupont a relayé l’appel de l’UVCW en faveur d’un logement public sûr, salubre et digne, en accusant la ministre de vouloir affaiblir le secteur public au profit du privé et en l’interrogeant sur le nombre concret de logements publics construits durant la législature. Cécile Neven a reconnu les difficultés financières du secteur, mais a souligné que l’avis de l’UVCW soutient plusieurs réformes de son gouvernement, dont le loyer chaud, le fonds social Climat, le droit de tirage et la transposition de la directive PEB4. Elle a indiqué vouloir renforcer la gouvernance par un dialogue structuré avec les acteurs locaux et a estimé qu’il faut cibler les dysfonctionnements sans les généraliser. En réplique, Jori Dupont a reproché à la ministre de ne pas répondre sur les chiffres et a maintenu son accusation de privatisation et de désinvestissement du logement public.
Les accusations autour de l’arrêt du projet de centre pour les femmes victimes de violences intrafamiliales à Profondeville
Stéphanie Thoron a relayé les accusations du CPAS de Profondeville selon lesquelles un retard de signature ministérielle aurait entraîné la perte de subsides pour un projet de centre d’hébergement destiné aux femmes victimes de violences intrafamiliales, tout en interrogeant le ministre sur son éventuelle responsabilité, sur l’existence d’autres dossiers similaires et sur la simplification administrative. Yves Coppieters a réfuté toute responsabilité, rappelant que les délais et contraintes du financement européen PNRR étaient connus dès 2022, que le dossier n’a été déclaré complet qu’en mai 2025 et que l’arrêté a été signé dans un délai qu’il juge normal. Il a indiqué qu’une rencontre avec le CPAS était prévue dans l’après-midi pour tenter de trouver une solution et a affirmé que d’autres projets avancent dans le cadre du même programme. Stéphanie Thoron a pris acte de la réponse, a souligné la lourdeur des procédures et a insisté sur la nécessité de simplifier les démarches de subvention.
L’analyse du SPW IAS relative à l’impact de la réforme du chômage sur les finances locales
Stéphane Hazée et Christie Morreale ont dénoncé l’impact financier de la limitation des allocations de chômage sur les CPAS, estimant que la compensation fédérale serait insuffisante et réclamant une intervention de la Wallonie via le Comité de concertation ainsi qu’un soutien accru aux pouvoirs locaux. François Desquesnes a indiqué avoir commandé l’étude citée, qui évalue pour 2026 un coût net de 36 à 38 millions d’euros en Wallonie, en précisant que l’estimation n’intègre ni les recettes liées à la remise au travail ni le bonus de remboursement de type Van Bossuyt. Il a ajouté que la Région prépare aussi, via le ministre de l’Emploi et de la Formation, des mesures destinées à accompagner le retour à l’emploi des personnes concernées.
Le financement insuffisant des CPAS suite à la réforme des allocations de chômage
Les députés ont alerté sur l’impact financier de la réforme fédérale des allocations de chômage pour les CPAS, en évoquant des estimations allant de plus de 500 millions d’euros à un risque de trou de financement dès 2027, ainsi que l’insuffisance de la compensation fédérale. Ils ont demandé au ministre d’exiger une neutralité financière complète, d’anticiper l’afflux de nouveaux bénéficiaires et de soutenir davantage les CPAS, en critiquant aussi les restrictions budgétaires imposées au secteur local. François Desquesnes a indiqué avoir lui-même commandé une étude d’impact à son administration, estimant le coût net à 36-38 millions d’euros en 2026, avec augmentation les années suivantes, tout en précisant que ces chiffres n’intègrent pas certains effets positifs potentiels liés à la remise à l’emploi ni le bonus de remboursement fédéral. Il a ajouté que la Wallonie prépare, via le ministre de l’Emploi et de la Formation, des mesures pour accompagner le retour au travail des personnes exclues du chômage.
Le résultat obtenu par le Gouvernement wallon lors du CODECO du 21 mai 2025 concernant les compensations pour les CPAS
Bruno Lefèbvre a dénoncé l’absence de compensations fédérales pour les CPAS dans le cadre de la réforme du chômage, estimant que le coût avancé de 90 millions d’euros est sous-évalué et que les pouvoirs locaux, déjà fragilisés par les mesures budgétaires wallonnes, ne pourront absorber ces charges supplémentaires. Il a demandé au ministre de défendre les pouvoirs locaux et d’exiger une compensation juste des transferts de charges, en rappelant aussi les effets attendus de la réforme fiscale sur les communes.
Les inquiétudes du Relais social du Brabant wallon» Question urgente de Mme Céline Tellier à M. Yves Coppieters, Ministre de la Santé, de l’Environnement, des Solidarités et de l’Économie sociale, sur «la pérennisation des actions du Relais social du Brabant wallon
Les députées ont alerté sur les difficultés budgétaires du Relais social intercommunal du Brabant wallon, dont une grande partie des subsides est jugée non structurelle, dans un contexte de sans-abrisme et de mal-logement touchant aussi cette province. Elles ont demandé des garanties sur la pérennité des maraudes, de l’hébergement d’urgence et des projets menés avec le Housing First et « Territoires zéro sans-abrisme ». Le ministre a confirmé un financement structurel de 117 000 euros pour 2025, l’appui du Housing First à hauteur de 250 000 euros et des moyens importants liés au PRW 235, tout en soulignant le caractère temporaire de certains dispositifs et leur non-pérennisation automatique. Il a admis que ces financements restent insuffisants et a indiqué que la question serait à nouveau examinée dans les ajustements budgétaires à venir.
Les inquiétudes autour du secteur des titres-services
Les intervenants ont exprimé leurs inquiétudes sur la viabilité du secteur des titres-services à la suite de la réforme wallonne, en évoquant notamment la fermeture des ateliers de repassage de Trixxo, les emplois menacés et le risque d’un effet domino, surtout en zone rurale. Ils ont aussi dénoncé les tentatives de certaines entreprises de répercuter la réforme sur les travailleuses et les usagers via des frais complémentaires, ainsi que des pratiques de pression sur les aides-ménagères, de harcèlement et de non-respect des droits sociaux. En réponse, la ministre a rappelé que la réforme visait un équilibre entre amélioration des conditions de travail, protection des utilisateurs et maintien d’une rentabilité suffisante pour les entreprises, tout en soulignant la nécessité de contrôler son application et de poursuivre l’implémentation avec les autorités fédérales.
L’avenir menacé d’une future crèche à ciney
Amandine Pavet a alerté sur le risque de fermeture de la crèche « Les Petits Petons cinaciens » à Ciney en raison d’un subside régional non accordé, alors qu’elle accueille 25 familles dans un contexte de forte pénurie de places. Elle a plaidé pour la sauvegarde des places existantes, la création de nombreuses places supplémentaires et une concertation avec les autorités communales afin de débloquer la situation. Les éléments de réponse de la ministre ne figurent pas dans l’extrait fourni.