Biodiversité
L’objectif de triplement des surfaces sous statut de protection fort pour 2030
Anne-Catherine Goffinet a salué l’objectif régional de porter à 5 % d’ici 2030 les surfaces sous statut de protection fort, soit un triplement par rapport à la situation actuelle, et a interrogé la ministre sur les leviers envisagés ainsi que sur l’articulation avec les acteurs publics locaux. Anne-Catherine Dalcq a rappelé que cet objectif figure dans la Déclaration de politique régionale et qu’il a été confirmé par le Gouvernement wallon, en soulignant l’appui du ministre Desquesnes pour les compétences liées à l’aménagement du territoire et aux pouvoirs locaux. Elle a cité plusieurs pistes d’action, notamment la stratégie de restauration et de biodiversité, la mobilisation de partenaires privés et l’importance du patrimoine forestier public. La députée a conclu en réaffirmant son soutien à une approche transversale et à la collaboration avec les acteurs de terrain pour atteindre cet objectif.
La COP16 sur la biodiversité à Rome et les engagements de la Wallonie pour la nature
Céline Tellier a interrogé la ministre sur l’alignement budgétaire de la Wallonie avec la stratégie Biodiversité 360° et sur les moyens concrets pour atteindre les objectifs de protection et de restauration de la nature, dans le contexte de la COP16. Anne-Catherine Dalcq a répondu qu’elle poursuivrait cette stratégie, l’articulerait avec la loi sur la restauration de la nature et la DPR, et s’appuierait sur plusieurs leviers déjà en cours ou à l’étude, dont les réserves naturelles, le maillage vert et bleu, la PAC, LIFE et divers plans sectoriels, tout en évoquant l’objectif de protéger 5 % du territoire wallon d’ici 2030. La députée a toutefois regretté l’absence de réponse précise sur le budget, rappelant l’enjeu des moyens nécessaires. La discussion s’est ensuite portée sur un projet de décret d’assentiment à l’accord ONU sur la biodiversité marine, amendé pour exclure certains effets rétroactifs; le ministre-président a expliqué que cette exception résultait d’une concertation intergouvernementale et a accepté un renvoi en commission pour permettre un examen plus approfondi.
La réduction désastreuse des moyens alloués à la biodiversité
Les députées Céline Tellier et Valérie Dejardin ont dénoncé une forte réduction annoncée des moyens consacrés à la biodiversité en Wallonie, évoquant un passage de 24,6 millions d’euros à 6 millions et craignant un affaiblissement des projets de protection, de plantation de haies et d’aires naturelles. Anne-Catherine Dalcq a contesté l’ampleur de la baisse, expliquant que les budgets liés à certaines associations avaient été transférés vers le ministère de son collègue Coppieters et qu’il s’agissait, selon elle, d’une diminution réelle d’environ 15 % et non de 75 %. Elle a affirmé que l’ambition du Gouvernement pour la biodiversité restait inchangée, tout en prônant des politiques plus ciblées, mesurables et fondées sur des solutions basées sur la nature. Les interpellantes ont toutefois maintenu leurs réserves et demandé des précisions dans le cadre des travaux budgétaires.
Les décisions du Gouvernement de réduction des budgets en faveur de la biodiversité
Les députées Valérie Dejardin et Céline Tellier ont dénoncé la baisse annoncée des moyens consacrés à la biodiversité, en évoquant des coupes susceptibles de fragiliser des projets de terrain comme les haies, les arbres, les réserves naturelles ou la restauration des milieux. Anne-Catherine Dalcq a contesté les chiffres relayés dans la presse, affirmant que le budget n’était pas réduit de 75 % mais qu’il restait préservé à 85 % après transfert de certaines compétences vers le ministre Coppieters, soit une baisse nette de 15 %. Elle a soutenu que l’ambition en matière de biodiversité serait maintenue, mais avec des politiques plus ciblées, mesurables et davantage basées sur l’efficience des dépenses publiques. Les questionneuses ont toutefois maintenu leurs réserves et demandé des clarifications lors des travaux budgétaires.
Les conséquences du détricotage du Green Deal dans le rapport Draghi
Anne Lambelin a interrogé la ministre sur les conséquences du rapport Draghi, qu’elle estime marqué par un recul des ambitions du Green Deal, notamment en matière de biodiversité, de restauration de la nature, de santé humaine et de justice sociale. Elle a demandé si ce rapport pourrait influencer les politiques wallonnes et entraîner un retour en arrière dans la protection de la biodiversité. Anne-Catherine Dalcq a répondu qu’il était trop tôt pour mesurer l’impact du rapport, rappelant que la biodiversité demeure un objectif transversal de la Déclaration de politique régionale et qu’elle reste intégrée au plan stratégique PAC. Elle a ajouté que la Wallonie continuera à concilier enjeux environnementaux et santé économique, en s’appuyant sur les cadres européens existants, notamment la stratégie biodiversité et la loi sur la restauration de la nature.
Les nouvelles inquiétudes de plusieurs bourgmestres relatives à la future boucle du hainaut dans le cadre du rapport d’incidences environnementales
Laurent Devin a relayé l’inquiétude de plusieurs bourgmestres du Hainaut au sujet du suivi de l’étude d’incidences environnementales liée à la future boucle du Hainaut, en rappelant l’engagement du ministre d’examiner aussi une ligne enfouie à courant continu. Il a signalé que, sur le terrain, des communes craignaient que cette option ne soit pas effectivement étudiée et que des repérages d’Elia sur des terrains privés dépassent le cadre fixé. Le ministre a indiqué que l’étude devait strictement respecter les indications données et qu’il suivrait de près l’exécution de l’arrêté, sans aller au-delà de la démarche prévue. Devin a salué cette réponse comme rassurante pour les bourgmestres et a annoncé que son groupe continuerait à relayer les préoccupations des élus communaux et des citoyens.
L’influence positive du loup sur la biodiversité en wallonie
Le député a souligné que le retour du loup suscite des inquiétudes, notamment chez les éleveurs, mais a insisté sur ses effets positifs pour la biodiversité wallonne, en particulier via la régulation des populations de chevreuils, cerfs et sangliers, favorable à la régénération naturelle des forêts. Il a également évoqué le plan Loup et demandé si l’administration partage ce constat et si des retombées financières pour la Wallonie peuvent être observées. La ministre a confirmé ces bienfaits pour la biodiversité et a indiqué que l’analyse des contenus alimentaires du loup met en évidence son rôle dans la dynamique des écosystèmes.
La non- prolongation du permis concernant le parc éolien de bourcy
Les questionneurs ont interrogé la prolongation de dix ans du permis d’exploitation du parc éolien de Bourcy, en soulignant les nuisances invoquées par la commune et les riverains, notamment les effets sonores, stroboscopiques, ainsi que les impacts sur la biodiversité, le paysage et l’aménagement du territoire. Ils ont également relevé que, dans une demande de prorogation, seul le volet environnemental est formellement consulté, tout en demandant comment maintenir à tout moment un équilibre entre environnement, santé et urbanisme. Le ministre a rappelé que le dossier suit une procédure en cours et que l’autorité technique régionale doit se prononcer sur la prolongation, la voie de recours éventuelle relevant ensuite du Conseil d’État.
L’exploitation du parc éolien de bourcy
Les intervenants ont interrogé la ministre sur la demande de prolongation de dix ans du permis d’exploitation du parc éolien de Bourcy, en soulignant les nuisances pour les riverains, les effets sur la santé, la biodiversité, le paysage et la vétusté du site. Ils ont aussi questionné la procédure, rappelant qu’en cas de prorogation seule la dimension environnementale est examinée et s’étonnant que la commune s’adresse à l’autorité de recours en première instance. La ministre a indiqué qu’une procédure était en cours et que l’administration devait se prononcer sur base du dossier, le fonctionnaire technique étant compétent en première instance, avec un éventuel recours devant le Conseil d’État. Les députés ont insisté sur la nécessité de maintenir, à tout moment, un équilibre entre production d’énergie, protection de l’environnement, de la santé et de l’aménagement du territoire.
L’intervention de la wallonie sur le rachat du bois miesse à genappe
Le questionneur met en avant l’acquisition citoyenne du bois Balon en 2021, puis l’opportunité de racheter le bois Miesse à Genappe, en soulignant que la coopérative a déjà réuni une partie du financement et qu’il manque 23 000 euros. Il demande l’intervention de la Wallonie, estimant que des crédits existent pour soutenir ce type d’achat, dans une logique de développement durable, de finalité sociale et de préservation du patrimoine naturel. Il insiste sur le caractère urgent de la décision et sur la complémentarité entre l’engagement citoyen et l’aide publique.
Le schéma stratégique multidisciplinaire pour le bassin- versant de la vesdre
Eddy Fontaine a demandé les conclusions et recommandations du schéma stratégique multidisciplinaire pour le bassin de la Vesdre, en insistant sur la reconstruction de la vallée, l’adaptation aux inondations et aux changements climatiques, ainsi que sur la biodiversité et la qualité de vie. Willy Borsus a indiqué que le rapport est prêt, qu’il donnera des lignes de conduite pour la Région et les communes, et que le statu quo n’est plus possible. Le député a pris acte de cette orientation et a annoncé qu’il suivrait la présentation du document pour revenir, si nécessaire, par une question orale ou écrite.
Le lien entre l’émergence de pandémies et l’état de la nature
Nicolas Tzanetatos a interrogé la ministre sur le lien évoqué entre la pandémie de covid-19 et la dégradation de la biodiversité, en demandant sur quelles études ce constat reposait afin d’éviter une information jugée approximative. Il a rappelé l’importance de la protection de la nature et souligné les initiatives déjà menées en Wallonie et au niveau communal pour préserver la biodiversité. En réponse, il a estimé que la sensibilisation en la matière est essentielle et a insisté sur la nécessité de maintenir et de renforcer les mesures de protection de la nature, y compris via les actions locales.
Les rencontres annoncées entre les citoyens et la coordinatrice de l’étude sur les champs électromagnétiques dans le cadre de la boucle du hainaut
Le questionneur a rappelé l’importance de la transparence dans le dossier de la Boucle du Hainaut, critiqué les conditions de lancement du projet par Elia et demandé des précisions sur les modalités des rencontres prévues avec les citoyens dans le cadre de l’étude sur les champs électromagnétiques. La ministre a indiqué avoir défini les modalités d’ouverture et de concertation, en associant une experte académique reconnue, la professeure Bouland de l’ULB, à l’étude. Le questionneur a estimé la réponse satisfaisante et a salué cette démarche de dialogue avec les citoyens.