L’influence positive du loup sur la biodiversité en wallonie
Le député a souligné que le retour du loup suscite des inquiétudes, notamment chez les éleveurs, mais a insisté sur ses effets positifs pour la biodiversité wallonne, en particulier via la régulation des populations de chevreuils, cerfs et sangliers, favorable à la régénération naturelle des forêts. Il a également évoqué le plan Loup et demandé si l’administration partage ce constat et si des retombées financières pour la Wallonie peuvent être observées. La ministre a confirmé ces bienfaits pour la biodiversité et a indiqué que l’analyse des contenus alimentaires du loup met en évidence son rôle dans la dynamique des écosystèmes.
Débat · 2 interventions
- KKelleterEcolo
Madame la Ministre, depuis son retour, le loup cristallise toute une série de sentiments au sein de la population. Certaines craintes sont tout à fait compréhensibles, comme celles des éleveurs pour leurs troupeaux. Néanmoins, le loup est souvent accusé à tort. Sur les 74 attaques en 2023, la moitié était en réalité imputable à des chiens. Le Gouvernement avait tenté d’apporter une réponse à ces craintes à travers le plan Loup, qui a pour but de permettre de construire une cohabitation harmonieuse entre l’être humain et les loups. Il faut un certain temps d’apprentissage, et c’est normal, puisque le loup n’est présent sur le territoire wallon que depuis quelques années. Cependant, ce temps nous permet de voir un autre aspect des choses, et je suis très heureuse qu’un média ait jugé pertinent de relever les bienfaits du loup sur la biodiversité. À travers des analyses d’excrément qui ont été réalisées, nous avons appris que le loup mange principalement des chevreuils, des cerfs et des sangliers. Ces proies permettent de faciliter la régénération naturelle de nos forêts. Concrètement, pour nos communes, cela veut dire qu’elles doivent dépenser moins d’argent pour protéger les jeunes plantations. On tire donc le constat que le loup est bénéfique pour le futur de nos forêts et pour les finances communales. Le loup fait-il alors le job des chasseurs? C’est une question que l’on peut se poser et qui sera encore à méditer. Je voulais donc vous demander si le constat des bienfaits du loup est partagé au niveau de votre administration et si cela se manifeste aussi au niveau des finances wallonnes.
Agressivité 68%Constructivité 58%Factuel 45%Émotionnel 91% - KKelleterEcolo
Merci beaucoup, Madame la Ministre, d’avoir confirmé les bienfaits du loup pour la biodiversité. C’est un sujet qui peut peut-être faire rire quelqu’un, mais je prends la biodiversité et la santé environnementale très au sérieux, et pas que quand cela m’arrange.
Agressivité 89%Émotionnel 90%
Questions similaires
Les conséquences pour la Wallonie concernant le changement de statut de protection du loup» Question d’actualité de Mme Lazaron à Mme Dalcq, Ministre de l’Agriculture et de la Ruralité, sur «l’évolution du niveau de protection du loup
Les députés ont débattu du changement de statut de protection du loup et de ses conséquences pour la Wallonie, en particulier pour la cohabitation avec l’élevage, les indemnités et l’encadrement via le plan et le réseau Loup. La ministre a précisé que la décision européenne relève d’abord de la Convention de Berne, qu’elle n’est pas encore directement applicable à l’Union européenne, et que la Wallonie reste en situation défavorable, avec des dérogations possibles dans des cas strictement encadrés. Elle a indiqué vouloir maintenir les moyens humains et financiers du plan Loup afin d’assurer une cohabitation optimale.
Le retour de l’utilisation des sacs-poubelles à Seraing
Les députés ont interrogé la ministre sur la crise de la fièvre catarrhale ovine (langue bleue), ses conséquences sur les troupeaux, la mortalité, les avortements, la baisse de production laitière, la perte du statut indemne et les besoins de soutien financier, notamment via une meilleure prise en charge de la vaccination et d’éventuelles indemnisations. La ministre a indiqué que la maladie touche fortement les ruminants, que les pertes sont déjà évaluées à plusieurs dizaines de millions d’euros et qu’elle a demandé un reporting régulier, pris contact avec les niveaux fédéral, flamand et européens, ainsi qu’avec les organisations agricoles, l’ARSIA et l’équarrissage. Elle a souligné que la prévention relève du fédéral, que les chiffres restent en évolution et sous-estimés, et que plusieurs pistes sont à l’étude: aides économiques compatibles avec le cadre européen, mesures sur la fertilité, adaptations PAC, soutien aux coûts de collecte des cadavres et amélioration de la communication et de la vaccination pour l’avenir.
Les décisions du Gouvernement de réduction des budgets en faveur de la biodiversité
Les députées Valérie Dejardin et Céline Tellier ont dénoncé la baisse annoncée des moyens consacrés à la biodiversité, en évoquant des coupes susceptibles de fragiliser des projets de terrain comme les haies, les arbres, les réserves naturelles ou la restauration des milieux. Anne-Catherine Dalcq a contesté les chiffres relayés dans la presse, affirmant que le budget n’était pas réduit de 75 % mais qu’il restait préservé à 85 % après transfert de certaines compétences vers le ministre Coppieters, soit une baisse nette de 15 %. Elle a soutenu que l’ambition en matière de biodiversité serait maintenue, mais avec des politiques plus ciblées, mesurables et davantage basées sur l’efficience des dépenses publiques. Les questionneuses ont toutefois maintenu leurs réserves et demandé des clarifications lors des travaux budgétaires.
La supervision déficiente des écoducs wallons
Nicolas Janssen a interpellé le ministre sur l’absence de monitoring généralisé et de standardisation des critères de conception des écoducs wallons, ainsi que sur la nécessité d’un inventaire et d’une cartographie des points de collision entre la faune et les véhicules. François Desquesnes a répondu que le SPW Mobilité et Infrastructures et le DNF suivent cet enjeu, qu’il existe 53 écoducs en Wallonie et que des clôtures sont présentes le long des grands axes pour limiter les traversées de gibier. Il a également rappelé, sur dix ans, 430 accidents impliquant du gibier, dont 40 blessés et 4 décès. En réplique, le député a plaidé pour une meilleure communication des chiffres et a indiqué que, selon les informations dont il disposait, aucun monitoring n’aurait été mis en place et aucune étude n’aurait été menée depuis 2007 sur la pertinence des écoducs.
La forte augmentation des demandes de prises en charge par le creaves de namur
Thierry Witsel a alerté sur la forte hausse des prises en charge au CREAVES de Namur, liée selon lui à des conditions climatiques particulières, à l’épuisement de certaines espèces et à la saturation de plusieurs centres, en demandant combien de CREAVES étaient fermés et quelles réponses structurelles étaient envisagées. Céline Tellier a répondu en indiquant que le Gouvernement avait déjà avancé sur le dossier et n’était pas resté inactif face aux demandes de création ou de renforcement de CREAVES. Le député a pris acte de ces éléments et a insisté sur l’importance du soutien à ces centres, essentiels pour l’accueil des animaux sauvages blessés par les citoyens.