Débats
Questions parlementaires
244 questions classées par date.
Les risques de remplacement massif des travailleurs par des robots chez Amazon
Germain Mugemangango a alerté sur le projet d’investissement d’Amazon en Belgique, en évoquant des fuites de documents faisant état d’une automatisation massive susceptible de remplacer jusqu’à 600 000 emplois, et a demandé si le ministre prendrait contact avec l’entreprise pour obtenir des garanties sociales et d’emploi, notamment pour la Wallonie. Pierre-Yves Jeholet a répondu qu’il s’agissait de fuites exprimant un « rêve » d’Amazon, que l’entreprise n’était pas encore implantée en Wallonie, et que la robotisation devait être abordée comme un enjeu de compétitivité et de création d’emplois directs et indirects. Il a ajouté préférer que l’investissement soit réalisé en Belgique plutôt que dans les pays voisins, tout en rappelant que des législations sur la protection du commerce de proximité étaient en cours au niveau national et européen. Le député a répliqué que le ministre ne donnait aucune garantie concrète et qu’en tant que ministre de l’Emploi, il devait se concentrer sur la préservation des emplois.
L’action du Gouvernement wallon face aux violations du droit international par le Gouvernement israélien
Céline Tellier a interpellé le ministre-président sur l’interception de la flottille humanitaire Thousand Madleens et a demandé quelles mesures concrètes la Wallonie pouvait prendre, notamment via des leviers économiques, pour soutenir les personnes arrêtées et sanctionner les violations du droit international par Israël. Adrien Dolimont a répondu que l’action immédiate relevait du ministre fédéral des Affaires étrangères, qui avait déjà engagé une action consulaire et rappelé son attention aux droits et à la sécurité des personnes concernées. Il a ajouté que la Wallonie soutenait l’action du gouvernement fédéral et les mesures prises au niveau européen, tout en estimant que le débat plus large sur Gaza dépassait le cadre de sa compétence. Céline Tellier a répliqué qu’il fallait aller au-delà des déclarations de principe et utiliser les compétences économiques régionales pour agir.
Le mal-être croissant des Wallons
Valérie Dejardin a dénoncé la dégradation du bien-être et de la santé mentale en Wallonie, en soulignant l’allongement des délais chez les psychologues conventionnés et la saturation des services de santé mentale, et a interpellé le ministre sur l’absence de concrétisation des promesses de campagne. Yves Coppieters a répondu que la santé mentale est une priorité de santé publique, a rappelé le futur plan stratégique régional prévu par décret pour fin décembre 2026, et a annoncé l’installation dès l’automne d’un comité de pilotage et de groupes de travail. Il a également mis en avant une enveloppe de plus de 6 millions d’euros destinée à des appels à projets en faveur de la résilience des jeunes et des opérateurs de promotion de la santé. La députée a jugé ces moyens insuffisants au regard de la gravité de la situation et a demandé des actions plus ambitieuses.
Le blues des mandataires
Jean-Paul Bastin a alerté sur le taux élevé de démissions parmi les mandataires communaux, sur les risques croissants de violences et de menaces à l’encontre des élus, et a पूछा si un dispositif d’observation et de protection existait. François Desquesnes a reconnu la gravité du phénomène, indiqué qu’un travail est mené avec l’Union des villes et communes et le SPW IAS sur la prévention et l’accompagnement, et a plaidé pour un renforcement des sanctions contre les menaces. Il a annoncé une rencontre prochaine avec le ministre fédéral de l’Intérieur afin de demander la correctionnalisation des menaces visant les élus locaux. Jean-Paul Bastin a salué cette volonté de renforcer l’arsenal juridique et de lutter contre tout sentiment d’impunité.
Le résultat des discussions avec les interlocuteurs sociaux du secteur sur l’évaluation des accords non marchands
Germain Mugemangango a interrogé le ministre sur l’issue des discussions avec les interlocuteurs sociaux concernant l’évaluation des accords du non-marchand et sur les conséquences budgétaires pour le secteur. Yves Coppieters a répondu qu’une méthodologie d’évaluation pour la période 2021-2024 avait été demandée fin mai, qu’une note avait été reçue début août des partenaires syndicaux et de l’UNIPSO, et qu’une réunion constructive s’était tenue le matin même pour fixer les objectifs et le rétroplanning. Il a indiqué que l’évaluation devait être finalisée pour avril 2026 et soumise au Gouvernement, avant le lancement des négociations futures. Le député a insisté sur la nécessité d’un budget suffisant et a évoqué la mobilisation du secteur, que le ministre n’a pas commentée sur le fond budgétaire.
Le dialogue après la manifestation pour l’emploi et contre la précarité
Les députés ont relayé les inquiétudes exprimées lors de la manifestation à Namur sur l’emploi, le pouvoir d’achat, les APE, les titres-services, les exclusions du chômage et la précarité croissante, en demandant une ouverture au dialogue avec les syndicats et le secteur associatif. Adrien Dolimont a répondu que le Gouvernement entend changer de modèle pour obtenir d’autres résultats, en jugeant nécessaire de réformer les aides à l’emploi, de simplifier les dispositifs et de mieux aligner les formations sur les besoins du terrain. Il a reconnu des défis sociaux et évoqué des actions en cours, notamment le plan de lutte contre la pauvreté, tout en estimant qu’une meilleure communication sur les réformes était nécessaire. Les interpellants ont ensuite dénoncé un bilan qu’ils jugent défavorable en matière d’emplois et de pression fiscale locale, ainsi qu’une absence de main tendue au dialogue.
Les critiques syndicales sur les réformes du Gouvernement et leurs conséquences sur la détérioration des conditions de vie des travailleurs
Les intervenants de l’opposition ont dénoncé les réformes du Gouvernement wallon et fédéral, qu’ils jugent défavorables à l’emploi, au pouvoir d’achat et à la justice sociale, en citant notamment les APE, les titres-services, les exclusions du chômage et la hausse de divers coûts pour les ménages et les communes. Adrien Dolimont a répondu que le Gouvernement entend changer de modèle pour obtenir des résultats différents, en affirmant que certaines critiques caricaturaient les réformes et que des mesures visent à simplifier les aides à l’emploi, mieux adapter les formations au terrain et éviter les effets d’aubaine. Il a aussi évoqué le travail en cours sur la lutte contre la pauvreté et reconnu la nécessité de mieux expliquer et, au besoin, d’adapter la communication autour des réformes.
La désignation de la capitale européenne de la culture en 2030 et son impact pour le rayonnement de la Wallonie
Geneviève Lazaron a regretté la désignation de Leuven comme capitale européenne de la culture 2030 et a salué le travail du collectif Namur 2030, en demandant si la Wallonie pouvait nouer d’autres partenariats et si l’enveloppe de 15 millions d’euros prévue sous le précédent gouvernement pouvait financer des projets sur le territoire. Adrien Dolimont a exprimé sa déception, tout en rappelant que cette candidature visait à renforcer le rayonnement international de Namur et de la Wallonie. Il a indiqué que l’argent ne serait pas versé à la Ville de Namur pour ce projet, mais qu’il pourrait être réorienté vers des initiatives d’intérêt territorial relevant des compétences régionales, avec une attention à la bonne utilisation des fonds publics.
Les craintes relatives à la survie des espaces communautaires
Bruno Lefèbvre a souligné l’utilité des espaces communautaires, créés en 2022 dans le cadre du Plan de relance pour lutter contre l’isolement, et a exprimé des inquiétudes quant à leur avenir alors que les besoins sociaux pourraient augmenter. Yves Coppieters a indiqué que 16 espaces communautaires sont concernés, qu’une évaluation est en cours et que son rapport est attendu pour fin septembre, ce qui conditionne la suite du dispositif. Il a précisé que le Gouvernement wallon a prolongé les subventions jusqu’à fin 2025 et qu’un appel a été lancé aux opérateurs, mais qu’un dossier manque encore, ce qui retarde la confirmation pour l’ensemble des projets. Le député a pris acte de cette prolongation, tout en insistant sur la nécessité de garantir des financements pour maintenir ces structures à l’avenir.
La nécessaire amélioration de la communication sur les chantiers autoroutiers
Bruno Lefèbvre a dénoncé l’insuffisance de la communication sur les chantiers autoroutiers, estimant que les informations publiées sur le site de la SOFICO ne sont pas complètes et compliquent la planification des trajets, notamment pour les usagers dépendant de la voiture. François Desquesnes a répondu que l’information de circulation relève du centre Perex, dépendant du SPW MI, et non de la SOFICO, tout en reconnaissant qu’un chantier aurait dû apparaître sur la carte et qu’il transmettrait le signalement à l’administration. Le député a répliqué que les GPS et applications comme Waze ne renseignent pas toujours les chantiers dès leur ouverture, ce qui confirme selon lui la nécessité d’améliorer la communication.
La réponse du Gouvernement wallon à l’appel d’Embuild sur la relance des commandes publiques
Germain Mugemangango a dénoncé l’impact des mesures du Gouvernement wallon sur le secteur de la construction, en particulier la réduction des primes de rénovation, qu’il associe à des faillites, à une baisse des commandes et à des pertes d’emplois, tout en appelant à davantage d’investissements publics. Cécile Neven a répondu que les inquiétudes du secteur sont réelles mais multifactorielles, qu’elles relèvent aussi d’autres niveaux de pouvoir, et que la réforme des primes était nécessaire pour garantir leur financement, tout en maintenant selon elle le régime le plus généreux du pays. Elle a rappelé qu’Embuild souligne également une baisse des faillites en Wallonie par rapport à la Flandre et à Bruxelles, et a indiqué que le nouveau régime global de primes est présenté positivement par la fédération.
Les suites de la rencontre avec la ministre Van Bossuyt sur les opportunités de la migration
Anne-Catherine Goffinet a demandé le contenu des échanges entre le Ministre-président et la ministre fédérale Van Bossuyt, ainsi que les mesures envisagées pour mieux coordonner l’accueil et l’accompagnement des personnes migrantes, en associant les associations de terrain. Adrien Dolimont a indiqué avoir abordé plusieurs dossiers transversaux, notamment la coordination entre niveaux de pouvoir, l’intégration et le rôle central de la formation, tout en respectant les compétences de chacun. Il a également évoqué la prise en charge des Ukrainiens et l’évolution des logements mis à leur disposition, qualifiant la rencontre de constructive. La députée a insisté en réplique sur la nécessité d’une approche rapide, humaine et en partenariat avec les associations, en citant des exemples étrangers de remise au travail.