Débats
Questions parlementaires
838 questions classées par date.
Les nouvelles agressions à l’égard des chauffeurs de bus des TEC
Les députés ont interpellé le ministre sur la multiplication des agressions visant les chauffeurs de bus TEC, en particulier dans la région du Centre, et sur le climat d’insécurité qui conduit à des grèves spontanées. François Desquesnes a rappelé avoir fait de ce dossier une priorité et a détaillé une politique de lutte articulée autour de cinq axes : prévention, accompagnement des victimes, sensibilisation, dissuasion par les caméras embarquées et répression systématique par dépôt de plainte. Il a précisé que l’opération Shuttle Secure sur la ligne 82 se poursuit en collaboration avec la police locale et fédérale, et qu’une rencontre avec les syndicats du Hainaut est prévue prochainement avec la direction de l’OTW. En réplique, Maxime Daye a jugé la réponse incomplète sur le bilan concret du dispositif Shuttle Secure et a signalé des problèmes de personnel au dispatching pouvant limiter l’efficacité de la pédale de détresse.
La sécurité des chauffeurs de bus des TEC
Les députés ont dénoncé la multiplication des agressions contre les chauffeurs TEC, notamment dans la région du Centre, et ont demandé quelles mesures concrètes avaient été prises pour garantir leur sécurité, y compris le bilan de l’opération Shuttle Secure sur la ligne 82 et l’extension éventuelle de ce dispositif. François Desquesnes a rappelé avoir fait de ce dossier une priorité et a présenté un plan articulé autour de cinq axes : prévention, accompagnement des victimes, sensibilisation, dissuasion par des caméras embarquées et répression systématique via dépôt de plainte et constitution de partie civile. Il a également annoncé une prochaine rencontre avec les syndicats du Hainaut, tandis que les députés ont insisté sur l’urgence de sanctions effectives et sur des moyens renforcés, notamment au dispatching, pour répondre aux alertes des conducteurs.
L’arrêt du projet de captation de carbone Columbus à Charleroi
Les députés interrogent le Gouvernement sur l’abandon de la phase d’industrialisation du projet Columbus à Charleroi, soutenu par la Région wallonne, et sur ses conséquences pour l’emploi, l’innovation et la filière hydrogène. Adrien Dolimont explique que la partie recherche et développement a été menée à terme, mais que des difficultés de marché, de calendrier et de respect des conditions du subside ont conduit à l’arrêt de l’industrialisation ; il annonce des discussions avec la Commission européenne et le Fédéral pour réaffecter les moyens vers la R&D en Wallonie. Il souligne que d’autres projets liés à l’hydrogène et au CO2 restent en cours et que le Gouvernement poursuit son soutien à la filière. Marie-Christine Marghem exprime des réserves sur la viabilité économique et environnementale de l’hydrogène vert, tandis que Jean-Jacques Cloquet insiste sur l’importance stratégique de maintenir ces compétences en Wallonie.
L’abandon du projet Columbus
Marie-Christine Marghem interroge le ministre-président sur les conséquences pour la Wallonie de l’abandon du projet Columbus, soutenu par des subsides régionaux, et critique la viabilité économique de la filière hydrogène vert. Adrien Dolimont répond que le projet n’a pas été inutile, mais que la partie « industrialisation » a été abandonnée en raison de marchés encore instables, de contraintes liées aux délais du PNRR et des difficultés d’exécution des subsides, tandis que la phase de recherche et développement a été menée à terme. Il indique que la Région va discuter avec la Commission européenne et le fédéral pour réorienter les moyens vers la R&D en Wallonie et précise que d’autres projets liés à l’hydrogène, notamment avec John Cockerill et le projet Breuer, restent suivis. Jean-Jacques Cloquet insiste enfin sur l’intérêt stratégique de conserver en Wallonie des entreprises et universités pionnières dans ce domaine.
La grève annoncée dans la fonction publique wallonne» Question d’actualité de Mme Bernard à Mme Galant, Ministre de la Fonction publique, de la Simplification administrative et des Infrastructures sportives, sur «le préavis de grève dans la fonction publique régionale wallonne» Question d’actualité de Mme Tillieux à Mme Galant, Ministre de la Fonction publique, de la Simplification administrative et des Infrastructures sportives, sur «le préavis de grève pour la journée du 14 novembre au sein de la fonction publique wallonne
Les députés ont débattu du préavis de grève annoncé dans la fonction publique wallonne pour le 14 novembre, sur fond de réforme visant la fin progressive de certaines nominations statutaires et le non-remplacement d’une partie des départs à la retraite. Les intervenants de l’opposition ont dénoncé une atteinte au statut, aux conditions de travail et à la qualité des services publics, tandis que Mme Galant a affirmé qu’il s’agissait d’une journée d’action et non d’un préavis de grève, en rappelant que la concertation syndicale était maintenue et que des nominations continuaient à être signées pendant la période transitoire.
La manifestation du secteur non marchand et les revendications des travailleuses et travailleurs du secteur à l’égard du Gouvernement wallon
Les députées ont relayé l’inquiétude du secteur non marchand, en particulier des maisons de repos, dénonçant le manque de moyens, d’effectifs, la dégradation de la qualité des soins, des dérives dans la répartition des tâches et un circuit médicamenteux jugé problématique. Elles ont demandé des mesures rapides pour rendre les professions plus tenables et attractives, ainsi qu’une clarification sur les orientations du Gouvernement wallon, allant jusqu’à évoquer la question des normes d’encadrement et de la compétence des maisons de repos. Yves Coppieters a indiqué avoir déjà rencontré syndicats, employeurs et gestionnaires, rappelé que les accords 2021-2024 doivent être évalués avant la préparation d’un nouvel accord plus ambitieux en deuxième partie de législature, et mis en avant les pistes de revalorisation salariale, d’extension de l’IFIC et d’adaptation des normes d’encadrement. Il a reconnu la gravité de la situation dans les maisons de repos, tout en soulignant la nécessité de concertation et de moyens budgétaires compatibles avec les contraintes des structures.
La non-conformité de certains nouveaux prélèvements dans le cadre des contaminations aux PFAS
Les députés ont dénoncé la répétition de non-conformités dans les nouveaux prélèvements sanguins réalisés chez des personnes exposées aux PFAS à Chièvres, Ronquières et Nandrin, ainsi que l’impact de ces erreurs sur la confiance des citoyens et la nécessité d’un éventuel nouveau prélèvement. Yves Coppieters a expliqué qu’après l’erreur initiale, l’ISSeP et le laboratoire appliquaient un principe de précaution renforcé, que les prélèvements étaient effectués par des infirmières et que les anomalies constatées concernaient 25 tubes sur 418, en raison d’hémolyse, sans mauvaise manipulation avérée. Il a précisé que, pour une dizaine de tubes suspects, un prélèvement capillaire moins invasif avait été demandé à 15 personnes, que les résultats n’étaient pas encore connus et que le volet juridique restait entre l’ISSeP et le laboratoire. Les intervenants ont enfin insisté sur la nécessité de transparence, d’accompagnement des victimes et sur le renforcement du cadre de l’ISSeP pour le biomonitoring PFAS.
Les nouveaux prélèvements non conformes dans le cadre des contaminations aux PFAS
Les députés ont interrogé le ministre sur de nouveaux prélèvements sanguins jugés non conformes chez des personnes exposées aux PFAS à Chièvres, Ronquières et Nandrin, en demandant si les informations de presse étaient exactes, quelles étaient les causes du problème et comment rassurer les citoyens concernés, parfois appelés à un troisième prélèvement. Yves Coppieters a indiqué qu’après l’erreur constatée fin août, l’ISSeP et le laboratoire appliquent une vigilance accrue; il a expliqué que 25 des 418 premiers échantillons présentaient une hémolyse, phénomène médical pouvant altérer un tube, et qu’en cas de doute il avait été demandé à 15 personnes de réaliser un prélèvement capillaire, moins invasif, plutôt qu’une nouvelle prise de sang. Il a précisé qu’aucune mauvaise manipulation n’était en cours, que les prélèvements se poursuivaient normalement et que le dossier juridique restait entre l’ISSeP et le laboratoire. Les députés ont salué les précisions et rappelé l’importance de la transparence, du suivi des victimes et du renforcement des moyens de l’ISSeP pour le biomonitoring PFAS.
Le développement du secteur des jeux vidéo et des arts numériques
Jean-Jacques Cloquet a mis en avant la crise du jeu vidéo, la baisse du chiffre d’affaires en Wallonie et le manque de débouchés pour les diplômés, qui les pousse à partir vers l’étranger. Il a demandé quelle était la vision du Gouvernement wallon pour structurer le secteur et retenir les talents, en soulignant aussi les retombées de l’art numérique pour la santé et la recherche. Pierre-Yves Jeholet a répondu que le secteur reste dynamique en Wallonie, mais que l’écosystème manque de lisibilité et de cohérence, malgré l’action d’acteurs comme le WALGA, le KIKK, les clusters et Wallimage. Il a indiqué que le Gouvernement veut clarifier les rôles, adapter davantage la formation aux besoins des entreprises, préserver les talents et poursuivre le soutien à l’internationalisation via l’AWEx.
Les besoins du secteur biotechnologique et biopharmaceutique wallon en matière d’investissements et le soutien des fonds publics wallons
Freddy Mockel a relayé les critiques de la direction de BioWin sur la frilosité des investisseurs privés et, selon elle, des fonds publics wallons, en plaidant pour davantage de souplesse dans les critères d’investissement et en interrogeant la stratégie de Wallonie Entreprendre et des invests régionaux. Pierre-Yves Jeholet a rappelé que la biotechnologie est un secteur stratégique pour la Wallonie et que le Gouvernement entend renforcer la cohérence et la lisibilité de l’écosystème de l’innovation et de la recherche. Il a souligné que Wallonie Entreprendre, Sambrinvest, Noshaq et d’autres invests soutiennent déjà des dizaines d’entreprises du secteur, avec des investissements de plusieurs dizaines de millions d’euros par an, et a indiqué que ce soutien serait poursuivi. En réplique, Freddy Mockel a pris acte de cette continuité, tout en estimant que la question de la souplesse des critères et d’un éventuel renforcement des moyens restait ouverte.
L’impact des nouvelles candidatures concurrentes pour l’implantation du télescope Einstein
Christine Mauel a souligné l’importance stratégique du télescope Einstein et l’émergence de nouvelles candidatures concurrentes, notamment en Lusace, tout en interrogeant le ministre sur les mesures prises par la Wallonie pour maximiser les retombées économiques, scientifiques et en matière de formation. Pierre-Yves Jeholet a rappelé l’ampleur du projet, les investissements déjà consentis par la Wallonie, et la confirmation, lors de la conférence interministérielle du 18 octobre, du soutien conjoint de l’Allemagne, des Pays-Bas et de la Belgique à la candidature de l’Euregio Meuse-Rhin. Il a indiqué mettre en place une coordination régionale associant les acteurs wallons afin de renforcer le dossier, valoriser les atouts du projet et anticiper ses retombées pendant les travaux et après son implantation.
Le récent contrat de John Cockerill pour la fourniture d’électrolyseurs en Inde
Valérie Bluge a salué le contrat conclu par John Cockerill en Inde pour fournir des électrolyseurs destinés à la production d’ammoniac vert, en soulignant son importance stratégique pour le rayonnement de la Wallonie et en interrogeant le ministre sur les contacts pris, les emplois potentiels et les retombées économiques. Pierre-Yves Jeholet a indiqué que la Région est en contact permanent avec l’entreprise, a présenté ce contrat comme une reconnaissance du savoir-faire wallon dans les technologies liées à l’hydrogène et aux énergies renouvelables, et a estimé qu’il pourrait générer de l’activité économique et des emplois supplémentaires. Il a aussi souligné que ce type de succès peut renforcer l’attractivité de l’entreprise et la renommée de la Wallonie à l’international.