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ActualitéWalloniemercredi 13 septembre 2023

Les chiffres sur le taux de demandeurs d’emploi inoccupés

Synthèse

Nicolas Tzanetatos dénonce l’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi inoccupés en Wallonie, en particulier à Liège et Charleroi, qu’il juge révélatrice d’un échec de la politique d’activation malgré les budgets consacrés au FOREm. Il souligne aussi les difficultés de recrutement dans certains secteurs comme l’HORECA et les conséquences budgétaires pour les villes et leurs CPAS. La ministre est interpellée sur les causes de cette situation et sur les moyens d’améliorer l’efficacité des dispositifs de remise à l’emploi.

Débat · 4 interventions

  1. Madame la Ministre, on a appris que le taux de demandeurs d’emploi inoccupés avait explosé en Wallonie. Au dire des observateurs, le constat est dramatique. Il est d’autant plus dramatique que dans le classement des villes qui sont touchées par une augmentation du nombre de demandeurs d’emploi inoccupés, figurent les deux métropoles wallonnes; Liège en numéro un et Charleroi en numéro deux. Pour Liège, c’est 21 838 personnes et pour Charleroi, 20 205. Le constat a forcément des répercussions négatives pour deux villes qui sont déjà touchées par un problème de toxicomanie, de sans-abrisme et de paupérisation. Lorsque l’on interroge les deux bourgmestres socialistes de ces deux villes, le premier – celui de Charleroi – a le courage de ne pas répondre et le second, dans la même veine, a le courage de dire «c’est une politique de la Région, allez vous adresser à la ministre de la Région». Ce que je fais. Je vais être clair, le budget consacré à la remise à l’emploi est conséquent; 2,5 milliards pour le FOREm. On a un budget qui concerne d’autres acteurs de la remise à l’emploi, mais force est de constater qu’aujourd’hui, cela ne marche pas. Donc, quelle est la solution? Comment devons-nous procéder en Wallonie pour avoir une politique d’activation qui soit enfin efficace? Parce qu’aujourd’hui la Wallonie pèche et ces deux villes sont dans le rouge au niveau budgétaire. Et on l’a vu, car le président du CPAS de Charleroi a lui aussi été interrogé, cela n’a pour conséquence que d’augmenter le coût du CPAS puisque le revenu d’intégration sociale à Charleroi représente 122 millions d’euros par an. Il est grand temps de pouvoir s’attaquer au problème, et cette fois-ci, de manière, je ne vais pas dire efficace, car je n’ai pas envie d’être insultant, mais autrement, parce que ce qu’on a fait jusqu’aujourd’hui, cela ne marche pas. Je vous remercie. 13 PW – Session 2023-2024 – CRI n° 2 – Séance plénière – Mercredi 13 septembre 2023

    Agressivité 60%Émotionnel 44%
  2. Madame la Ministre, je suis parlementaire et, si ma question peut vous déplaire, c’est mon rôle de vous la poser. _(Réaction de Mme la Ministre Morreale)_ Attendez. Laissez-moi finir. Vous parlez de politesse...

    Émotionnel 49%
  3. Si vous aviez les idées claires, vous m’auriez répondu en deux minutes. Je pose aujourd’hui une question sur la base de chiffres officiels et ce n’est pas moi qui les invente. Le constat, c’est celui des journalistes observateurs qui disent que c’est dramatique et qui vous l’ont dit. On a aujourd’hui changé le contrat de gestion du FOREm. Pourquoi? Parce qu’on s’est bien rendu compte qu’avec tout ce qu’on avait imposé jusqu’ici, rien ne marchait. Aujourd’hui, on a une obligation de résultat qui est imposée au FOREm. Ce n’est pas une obligation de moyens, mais de résultats; ce qui est un aveu que cela n’avait jamais fonctionné jusqu’ici. Les intentions ont peut-être une vocation positive, elles sont peut-être bonnes, mais aujourd’hui, la politique d’activation, cela ne marche pas. Combien de pièges à l’emploi existe-til? Je suis arrivé trois minutes trop tard, mais c’est encore une question que je posais. Il y a un tas de pognon qui est affecté à des personnes qui n’en ont pas besoin, alors qu’il y en a d’autres qui le demandent et qui ne demandent qu’une chose, c’est de travailler. Je viens d’une grande ville où l’on a des secteurs comme l’HORECA pour lesquels on ne trouve pas de main-d’œuvre. Je peux le dire parce que je suis un fils de restaurateur. Il ne faut pas de grandes études pour pouvoir servir une bière, un café. Il faut une petite formation. Et pour cela, on n’arrive même pas à trouver des employés pour des secteurs de faible qualification comme l’HORECA. C’est un problème en Wallonie, et c’est un problème...

    Agressivité 50%Émotionnel 53%
  4. Tout à fait. Je termine, une seconde, si vous le voulez bien, Monsieur le Président. Mme la Ministre a pris une minute de plus. Ce que je relaie aujourd’hui, c’est aussi le sentiment des différents employeurs des villes comme Charleroi et comme Liège.

    Agressivité 52%Émotionnel 73%

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