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ActualitéWalloniemercredi 29 juin 2022

La liste 2022 des métiers en pénurie de main-d’œuvre

Synthèse

Nicolas Tzanetatos souligne l’augmentation de la liste des métiers en pénurie en Wallonie, qui compte désormais 89 métiers, ainsi que l’importance du secteur HORECA, fortement représenté selon lui, dans un contexte de chômage et d’inactivité élevés. Il estime nécessaire de revoir les dispositifs de formation, les incitants à la formation et à l’embauche, ainsi que le traitement réservé aux personnes inactives pour mieux répondre aux besoins des secteurs en tension. Le ministre est interrogé sur les mesures à envisager pour attirer davantage de travailleurs vers ces emplois, jugés accessibles sans formation universitaire et pour lesquels la formation en situation de travail serait, selon le questionneur, la plus efficace.

Débat · 2 interventions

  1. Madame la Ministre, je reviens vers vous, à nouveau, pour parler de l’emploi et du manque de main-d’œuvre en Wallonie, alors que la Wallonie – on le sait, je l’ai dit il y a 15 jours en parlant du secteur du tourisme – souffre d’un taux d’inactivité beaucoup trop important, qui a des conséquences sociales, mais aussi et surtout économiques. Aujourd’hui, on apprend que la liste des métiers dits en pénurie augmente de 15 – elle s’élève aujourd’hui à 89 –, il y a 52 métiers qui sont dits critiques. De manière assez étonnante, un tiers des métiers qui viennent compléter cette liste relèvent de l’HORECA. Il y a 15 jours, je le disais à votre collègue, Mme De Bue, cela a un impact direct sur le tourisme, mais aussi sur notre économie. Aujourd’hui, l’on doit avoir l’honnêteté de poser un constat. On ne peut pas accepter que tant de personnes restent inactives dans le milieu professionnel, au niveau du travail, et accepter que notre économie, nos secteurs touristiques, nos activités récréatives souffrent d’un manque de main-d’œuvre. Je pense qu’il faut avoir le courage de redresser ou revoir la copie en termes de formations, d’incitants à la formation, en termes de primes à l’embauche et pourquoi pas, comme l’a dit l’UCM, revoir la manière avec laquelle les personnes non actives sont traitées par rapport à ces personnes qui cherchent de l’emploi dans ces secteurs dits en pénurie. J’aurais voulu avoir votre avis sur le sujet, Madame la Ministre, afin que l’on puisse espérer avoir un retour vers des chiffres plus cléments en matière de remise à l’emploi dans un secteur – j’ai parlé surtout de l’HORECA – qui ne demande pas une formation universitaire et qui, à mon avis, avec les outils que l’on a, permettrait de trouver preneur.

    Agressivité 58%Constructivité 42%Factuel 44%Émotionnel 64%
  2. Je trouve que l’on ne peut pas tout à fait comparer la situation de la Wallonie avec celle des États-Unis dans la mesure où le système social est complètement différent. Si aux États-Unis les personnes ont décidé de lâcher leur emploi, c’est parce que, d’abord, l’HORECA est un milieu difficile, on doit travailler quand d’autres s’amusent, mais aussi aux États-Unis, ils n’ont pas la même sécurité en termes de salaire, en termes de sécurité sociale comme les travailleurs peuvent l’avoir en Wallonie. En revanche, je l’ai dit, je suis un fils de restaurateur, j’ai moi-même travaillé dans le restaurant de mes parents pendant de nombreuses années. Je ne critique pas du tout l’HORECA, mais ce n’est pas un secteur qui demande une haute valeur ajoutée en termes de formation. Le meilleur moyen pour se former dans l’HORECA, c’est d’y travailler. Je pense qu’avec les budgets colossaux qu’attribue la Wallonie en termes P.W. – C.R.I. N° 25 (2021-2022) – Mercredi 29 juin 2022 18 d’emploi et de formation, on devrait être capable d’amener les gens à choisir l’HORECA, surtout que l’on cherche de la main-d’œuvre dans ce secteur. Une des pistes que je mettais sur la table était de réorienter la manière avec laquelle les aides existantes pouvaient être faites à l’égard de ce type de personne et de ce type de main-d’œuvre.

    Agressivité 40%Constructivité 42%Émotionnel 37%

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